Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, résumées dans le dernier rapport de la Smithsonian Institution :

En Indonésie, des panaches de vapeur s’élèvent au-dessus du sommet du Merapi. Des avalanches de matériaux dévalent encore les flancs du volcan sur des distances pouvant atteindre 2 km. La morphologie du sommet a quelque peu changé en raison de l’effondrement d’une partie du dôme de 2018 et des effondrements de certaines parties de la lèvre du cratère. Une hausse de la sismicité est observée depuis quelques jours. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’activité éruptive persiste sur le Semeru où des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère est parfois visible la nuit et des avalanches incandescentes s’engouffrent souvent sur plus de 500 à 1500 m dans les ravines sur le flanc S du volcan. Deux événements éruptifs ont généré des panaches de cendre de 100 à 200 m de hauteur au-dessus du sommet les 23 et 24 novembre 2020. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE.

Un événement éruptif sur le Sinabung le 21 novembre 2020 a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 1 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km dans le secteur SE et 4 km dans le secteur NE. Source: CVGHM.

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Au Pérou, l’Instituto Geofísico indique que la sismicité a augmenté le 11 novembre 2020 sur le Sabancaya. Au cours de la semaine suivante, le nombre et l’ampleur des explosions ont augmenté et de l’incandescence  était visible à l’intérieur du cratère sur les données satellitaires. Cette hausse d’activité correspondait probablement à une émission de lave. L’apparition d’un nouveau dôme de lave dans la partie nord-est du cratère sommital a été confirmée par des images satellites. Le dôme, baptisé Iskay, couvre une superficie d’environ 12 000 mètres carrés.

Une moyenne quotidienne de 49 explosions a été enregistrée entre le 16 et le 23 novembre, avec des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 3,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à l’Orange et le public est prié de rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.

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En Equateur, une activité intense continue d’être enregistrée sur le Reventador. La sismicité se caractérise par des explosions, des séismes volcano-tectoniques et des épisodes de tremor harmonique, des événements longue période ainsi que des signaux indiquant des émissions de cendres. L’incandescence du cratère est visible de nuit. Des blocs incandescents continuent de rouler sur les flancs NE et S du volcan. La coulée de lave de 450 m de long sur le flanc NE reste active mais ne progresse plus.

Source: Instituto Geofisico.

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Au Kamtchatka, le niveau d’alerte et la couleur de l’alerte aérienne restent inchangés pour l’Ebeko, le Bezymianny, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch.

Source : KVERT.

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En Sicile, l’activité est redevenue normale sur le Stromboli après l’événement éruptif majeur du 16 novembre 2020. On observe des explosions stromboliennes d’intensité faible à moyenne, principalement dans les parties nord et centre-sud de la terrasse cratèrique.

Une activité strombolienne de fréquence et d’intensité variables, accompagnée d’émissions de cendres, est observée dans le Nouveau Cratère SE de l’Etna ainsi que dans le Bocca Nuova. La Voragine se contente de dégazer.

Source : INGV.

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Dernière minute : Après huit ans de repos sans pratiquement aucune activité, le volcan indonésien Lewotolo (Petites îles de la Sonde) est entré en éruption le 26 novembre 2020 avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 500 m au-dessus du sommet.

Le PVMBG a mis en garde contre les dangers potentiels, notamment les projections de roches incandescentes et les fortes retombées de cendres dans un rayon de 2 km du sommet.

La dernière éruption du Lewotolo a eu lieu en janvier 2012. Le volcan a produit d’épais panaches de gaz qui se sont élevés jusqu’à 250 m au-dessus du sommet.

Le niveau d’alerte reste à 2.

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Here is some news of volcanic activity around the world as summarized in the Smithsonian, Institution’s latest report.

In Indonesia, steam emissions can be seen rising above the summit of Mt Merapi. Avalanches of material still travel as far as 2 km down the flanks of the volcano. The morphology of the summit has somewhat changed due to the collapse of a part of the 2018 dome and rockfalls from parts of the crater rim. An increase in seismicity is currently observed.  The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Eruptive activity is still observed at Semeru where steam and ash plumes are rising up to 300 m above the summit. Crater incandescence is sometimes visible at night and incandescent avalanches often travel over 500-1,500 m down drainages on the S flank of the volcano. Two eruptive events produced ash plumes that rose 100-200 m above the summit pn November 23rd and 24th, 2020. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

An eruptive event at Sinabung generated an ash plume that rose 1 km above the crater rim on November 21st, 2020. The Alert Level remained at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source: CVGHM.

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In Peru, the Instituto Geofísico indicates that seismicity at Sabancaya increased on November11th, 2020. During the following week, the number and magnitude of explosions increased, and crater incandescence was visible in satellite and webcam data. The increased activity likely signified lava effusion. A new lava dome in the NE part of the summit crater was confirmed in satellite images. The dome, named Iskay, covers an area of about 12,000 square metres.
A daily average of 49 explosions was recorded between November 16th and 23rd with gas and ash plumes that rose as high as 3.5 km above the summit.

The Alert Level remains at Orange and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the summit.

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In Ecuador, a high level of activity continues to be recorded at Reventador . Seismicity is characterized by explosions, volcano-tectonic and harmonic tremor events, and long-period earthquakes as well as signals indicating ash emissions. Crater incandescence is visible at night. Incandescent blocks keep rolling down the NE and S flanks of the volcano. The 450-m-long lava flow on the NE flank remains active but no longer advances.

Source: Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, the alert levels and aviation colour codes remain unchanged for Ebeko, Bezymianny, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch.

Source: KVERT.

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In Sicily, activity has gone back to normal on Stromboli following the major eruptive event of November 16th, 2020. One can observe low to medium intensity strombolian explosions, mainly in the north and central-south parts of the crater terrace.

Strombolian activity of variable frequency and intensity accompanied by ash emissions is observed at Mt Etna’s New SE Crater as well as within Bocca Nuova. Voragine is only degassing.

Source : INGV.

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Last minute: After eight years of rest with hardly any activity, the Indonesian volcano Lewotolo (Lesser Sunda Islands) erupted on November 26th, 2020, sending an ash plume up to 500 m above the summit.

PVMBG warned of potential hazards, including incandescent rocks and heavy ashfall within a radius of 2 km from the summit.

Lewotolo’s last eruption occurred in January 2012. The volcano produced thick, white plumes that rose up to 250 m above the summit.

The Alert Level remains at 2.

Episode éruptif sur le Klyuchevskoy le 18 novembre 2020 (Crédit photo: KVERT)

35 nouveaux lacs alpins !

Un nouveau livre intitulé « Les lacs de Savoie : du Bourget aux lacs nouveau-nés », écrit par le naturaliste Jean-Pierre Martinot, le glaciologue Hugo Mansoux et illustré avec les photos de Philippe Béranger, nous apprend que 35 nouveaux lacs sont apparus en Savoie ces quarante dernières années. L’ouvrage met ainsi en lumière un aspect du réchauffement climatique resté relativement discret en France, mais bien connu dans d’autres contrées de la planète, et souvent à une plus grande échelle.

La naissance de ces nouveaux lacs alpins est directement liée à la hausse des températures et elle est facile à comprendre. Ces plans d’eau se trouvent tous en altitude, la majorité en Haute-Maurienne, à proximité de glaciers qui fondent et reculent inéluctablement chaque année. L’un des exemples les plus marquants est celui du lac de l’Arpont, dans le magnifique parc national de la Vanoise. Au début des années 1980, le glacier empiétait encore sur la moitié du lac, à 2670 mètres d’altitude. A présent il a  reculé de plusieurs centaines de mètres et le lac est totalement libéré des glaces

Les auteurs de l’ouvrage nous expliquent que ces jeunes lacs de montagne se forment de deux manières : soit en remplissant une cavité formée dans la roche par l’abrasion du glacier : soit par un effet barrage, c’est-à-dire que des pierres charriées sur le front du glacier s’accumulent et donnent naissance à une retenue d’eau naturelle une fois que la glace a fondu. Ce phénomène n’est pas nouveau puisque nombre de lacs de montagne existants se sont formés ainsi il y a des milliers d’années. Ce qui est préoccupant, c’est l’accélération de l’apparition de nouveaux lacs depuis le milieu du 20ème siècle. Ils se formaient autrefois sur des siècles, mais apparaissent désormais en quelques dizaines d’années.

Source : Presse régionale et nationale.

Comme je l’ai écrit plus haut, de tels lacs se forment ailleurs dans le monde suite à la fonte des glaciers. C’est ce qui se passe dans l’Himalaya et plus particulièrement au Népal où l’on observe de plus en plus de « lacs tueurs. » L’eau de fonte s’accumule souvent devant la partie frontale des glaciers où elle est retenue par de fragiles moraines. Avec le temps, la pression exercée par l’eau risque d’éventrer ces barrages naturels et d’envoyer des torrents d’eau dans les vallées, avec un très gros risque pour les villages qui s’y trouvent. On a recensé des menaces identiques dans la Cordillère des Andes péruvienne. Certains de ces lacs instables sont équipés de capteurs censés alerter les autorités en cas de rupture de la digue morainique.

En France, le glacier de Tête Rousse (Haute-Savoie) recèle en son sein une énorme poche d’eau, à 3200 mètres d’altitude. En 2010, les autorités ont décidé de mettre en place une spectaculaire opération de pompage pour éviter une catastrophe. Tout le monde avait en tête le drame du 12 juillet 1892 quand une gigantesque vague de 300 000 mètres cubes avait enseveli les thermes de Saint-Gervais et fait au moins 175 victimes. Vous trouverez la description de cet événement sur cette page de mon blog : https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/04/23/saint-gervais-haute-savoie-toujours-sous-la-menace-du-glacier-de-tete-rousse/

Au Pérou, le lac Palcacocha menace la ville d’Huaraz [Crédit photo : Wikipedia]

Dérèglement climatique : des glaciers du Pérou aux éclairs de l’Inde // Climate change: from glaciers in Peru to lightning in India

Les médias français seraient-il en train de se réveiller ? Certains ont timidement évoqué le dégel du permafrost  – alors que c’est la cause évidente – pour expliquer le déversement d’une cuve de diesel dans une rivière de Sibérie, avec la pollution inévitable qui s’en est suivie.

Aujourd’hui, le site web de la radio France Info indique que le réchauffement climatique a provoqué la fonte de la moitié de la surface des glaciers du Pérou au cours des 50 dernières années, avec la formation de nouveaux lacs. Ce n’est malheureusement pas un scoop. D’ailleurs, l’information ne fait pas la une des journaux. La politique intérieure est beaucoup plus importante.

J’ai écrit plusieurs notes dans lesquelles j’évoque le fonte des glaciers péruviens, avec les conséquences dramatiques pour la production d’eau potable, d’électricité et sur l’agriculture avec les problèmes d’irrigation. J’ai expliqué aussi que la fonte des glaciers et la disparition de leur eau allait entraîner des transferts de populations vers Lima, la capitale, où l’approvisionnement en eau dépend…des glaciers de la Cordillère des Andes .

Le Pérou a perdu 51% de sa surface glaciaire au cours des 50 dernières années en raison du réchauffement climatique. France Info donne l’exemple du glacier Pastoruri, long d’environ 5 kilomètres, qui a perdu plus de 50% de sa surface et reculé de 650 mètres entre 1980 et 2019, avec la formation d’un nouveau lac frontal.

Ce que ne précise pas la chaîne de radio, c’est que ces lacs de fonte glaciaire sont retenus par des moraines fragiles qui peuvent se rompre et libérer des quantités colossales d’eau qui vont menacer les villages en aval. C’est un problème que j’ai évoqué dans cette note le 3 mai 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/05/03/perou-leau-des-glaciers-menace-des-populations-peru-the-water-from-glaciers-threatens-populations/

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Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on apprends qu’en Inde la foudre tue régulièrement, mais que le récent bilan est particulièrement inquiétant. Les autorités de l’Etat de Bihar, dans le nord-est du pays, ont annoncé dimanche 5 juillet 2020 que des éclairs avaient tué au moins 147 personnes en dix jours, et 215 personnes depuis le mois de mars. Les scientifiques indiens pensent que cette recrudescence a probablement un lien avec le dérèglement climatique. En effet, la hausse des températures et le taux d’humidité trop important provoqué par des précipitations plus intenses sont les principales causes de la multiplication des éclairs.

Source : France Info.

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Are the French media becoming aware of climate change ? Some have timidly explained that the thawing of permafrost – when it is the obvious cause –  was the cause of the diesel spill in a Siberian river, with the inevitable pollution that ensued.
Today, France Info radio website reports that global warming has caused half of the surface of Peru’s glaciers to melt over the past 50 years, with the formation of new lakes. This is unfortunately not a scoop. The news does not make the headlines. Domestic policy is much more important.
I have written several notes drawing attention to the melting of Peruvian glaciers, with the dramatic consequences for the production of drinking water, electricity and on agriculture with irrigation problems. I also explained that the melting of the glaciers and the disappearance of their water would lead to population transfers to Lima, the capital, where the water supply depends … on the glaciers of the Andes.
Peru has lost 51% of its ice surface in the past 50 years due to global warming. France Info gives the example of the Pastoruri glacier, about 5 kilometres long, which lost more than 50% of its surface and retreated by 650 metres between 1980 and 2019, with the formation of a new frontal lake.
What the radio station does not specify is that these glacial lakes are held back by fragile moraines that can break open and release huge amounts of water that will threaten villages. This is a problem that I mentioned in this post on May 3rd, 2018:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/05/03/perou-leau-des-glaciers-menace-des-populations-peru-the-water-from-glaciers-threatens-populations/

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Bad news never coming alone, we learn that in India lightning kills regularly, but that the recent death toll is particularly worrying. Authorities in Bihar state in the northeast of the country announced on Sunday July 5th, 2020 that lightning strikes have killed at least 147 people in ten days, and 215 people since March. Indian scientists believe that this upsurge is probably linked to climate change. Indeed, the rise in temperatures and the excessively high humidity caused by more intense precipitation are the main causes of the multiplication of lightning.
Source: France Info.

Pastoruri, l’un des glaciers de la Cordillera Blanca (Crédit photo: Wikipedia)

Effondrement glaciaire au Pérou // Glacial collapse in Peru

Avec le réchauffement climatique, le risque d’effondrement glaciaire augmente dans les montagnes. Des événements dramatiques se sont produits au cours de la dernière décennie, comme l’avalanche de Gayari en 2012 au Pakistan et le glissement de terrain de Villa Santa Lucia en 2017 au Chili. Des laves torrentielles ont également affecté les villages de Bondo et Chamoson (Suisse) en août 2017 et 2018, respectivement.
Il y a quelques jours, un effondrement glaciaire majeur s’est produit près du Machu Picchu (Pérou) le 24 février 2020, provoquant une coulée de débris catastrophique qui a coûté la vie à au moins quatre personnes. On déplore également 13 disparus.
L’événement s’est probablement produit sur le Salkantay. On estime que 400 000 mètres cubes de glace, de roches et d’autres matériaux se sont détachés de la face ouest de la montagne et se sont précipités dans la lagune de Salkanraycocha, ce qui, par contrecoup, a fait brusquement grossir le débit de la rivière Salkantay.
La lave torrentielle a dévasté au moins 15 villages des deux côtés du lit de la rivière. Le 27 février, le dernier bilan était de 4 morts et 13 disparus. Ces chiffres sont probablement provisoires étant donné l’ampleur de la catastrophe.
La cause de l’effondrement semble être une rupture de la masse rocheuse qui s’est fragmentée et a provoqué l’avalanche de glace. La cause de cette rupture est très probablement la fonte du permafrost de roche qui rend le soubassement instable et entraîne l’effondrement du glacier qui le surmonte.
Source: The Watchers et presse internationale.

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With global warming, the risk of glacier collapse is getting higher in the mountains. Dramatic events occurred during the last decade, like the 2012 Gayari avalanche in Pakistan and the 2017 Villa Santa Lucia landslide in Chile. Other lava-like flows of mud also affected the villages of Bondo and Chamoson (Switzerland) in August 2017 and 2018, respectively.

A few days ago, a massive glacier collapse took place near Machu Picchu (Peru) on February 24th, 2020, resulting in a catastrophic debris flow that claimed the lives of at least four people and left 13 others missing.

The event likely occurred on Salkantay mountain. An estimated 400 000 cubic metres of ice, rocks and other material fell off the west face of the mountain into Salkanraycocha lagoon, drastically increasing the flow of the Salkantay River.

The debris flow affected at least 15 villages on both sides of the river bed. The latest toll on February 27th was 4 dead and 13 missing. These figures are uncertain given the magnitude of the flow.

The cause of the collapse seems to be a wedge failure in the rock mass that has fragmented and caused the ice avalanche. The cause of this failure is most probably the melting of the rock permafrost which itself causes the instability of the bedrock and leads to the collapse of the glacial mass above.

Source: The Watchers and international press.

Site de l’effondrement glaciaire (Source: Presse péruvienne)

Dans le Valais, Chamoson porte encore les traces de la lave torrentielle qui a traversé le village en août 2018. (Photos: C. Grandpey)