2023 a bien été l’année la plus chaude // 2023 was definitely the hottest year

On le savait déjà, mais l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de confirmer que 2023 a officiellement été l’année la plus chaude de tous les temps.
L’OMM utilise six ensembles de données provenant de différents pays pour contrôler les températures sur Terre. Ces données révèlent que la température annuelle moyenne a été supérieure de 1,45°C à l’ère préindustrielle (1850-1900). Chaque mois entre juin et décembre 2023 a établi de nouveaux records. Juillet et août ont été les deux mois les plus chauds jamais enregistrés.
Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente et les neuf dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

Toutes les agences climatiques confirment que 2023 a bien été l’année la plus chaude (Source: OMM)

———————————————————–

We already knew it, but the World Meteorological Organization (WMO) is confirming that 2023 officially smashed the global temperature record.
WMO uses six leading international datasets from across the globe to monitor global temperatures. They reveal a new annual temperature average of 1.45°C set against the pre-industrial era (1850-1900). Every month between June and December 2023 set new records. July and August were the two hottest months ever recorded.

Since the 1980s, each decade has been warmer than the previous one and the past nine years have been the warmest on record.

La glace de mer antarctique encore au plus bas // Antarctic sea ice still at its lowest

Contrairement aux informations répandues par certains négationnistes du réchauffement climatique, le National Snow and Ice Data Center (NSIDC) indique que pour la troisième année consécutive, la couverture de glace de mer autour de l’Antarctique est tombée en dessous de 2 millions de kilomètres carrés, un seuil qui n’avait pas été dépassé avant 2022 depuis le début des mesures satellitaires en 1979. Les dernières données du NSIDC confirment que les trois dernières années ont été les trois plus faibles jamais enregistrées en termes de quantité de glace de mer autour du continent.

Source: NSIDC

La glace de mer antarctique atteint chaque année son point le plus bas au cœur de l’été austral, en février. Le 18 février 2024, la couverture moyenne de la glace de mer est tombée pendant cinq jours à 1,99 million de kilomètres carrés et le 21 février à 1,98 million. Le record était de 1,78 million, établi en février 2023. On ne saura que dans une semaine ou deux si le niveau actuel représente le minimum de cette année.

Source: NSIDC

La glace de mer antarctique atteint son apogée chaque année au mois de septembre, mais l’étendue maximale en 2023 était la plus basse jamais enregistrée, battant le record précédent d’environ 1 million de kilomètres carrés. La couverture a semblé se redresser légèrement en décembre avec le retour du regel, mais elle est ensuite retombée au niveau actuel.
Les scientifiques étudient les causes du déclin de la banquise, mais ils sont de plus en plus convaincus que la cause principale est le réchauffement de l’océan Austral qui entoure le continent. J’ai expliqué le phénomène dans plusieurs notes sur ce blog. En outre, la glace de mer renvoie le rayonnement solaire, de sorte que l’absence de glace peut entraîner un réchauffement plus important des océans.

Source: British Antarctic Survey

Outre son étendue plus réduite, la glace de mer est également moins épaisse dans de nombreuses régions.
Les écosystèmes de l’Antarctique sont liés à la glace de mer, depuis le phytoplancton capable d’éliminer le carbone de l’atmosphère jusqu’aux sites de reproduction des manchots.
Les scientifiques ont averti que la perte de glace de mer n’est que l’un des nombreux changements majeurs observés en Antarctique et susceptibles d’avoir des conséquences à l’échelle de la planète. En particulier, sa disparition expose une plus grande partie du continent à l’océan, ce qui accélère la fonte des glaciers avec comme conséquence la hausse du niveau de la mer dans le monde.
Source : NSIDC.

——————————————————–

Contrary to the information spread by certain global warming deniers, the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) indicates that for the third year in a row, sea ice coverage around Antarctica has dropped below 2 million square kilometers, a threshold which before 2022 had not been breached since satellite measurements started in 1979. The latest data from the NSIDC confirms the past three years have been the three lowest on record for the amount of sea ice around the continent.

Antarctica’s sea ice reaches its lowest extent at the height of the continent’s summer in February each year. On 18 February 2024, the five-day average of sea ice cover fell to 1.99 million square kilometers and on 21 February was at 1.98 million. The record low was 1.78 million, set in February 2023. Whether the current level represents this year’s minimum won’t be known for another week or two.

Antarctica’s sea ice reaches its peak each September, but the maximum extent in 2023 was the lowest on record, easily beating the previous record by about 1 million square kilometers. Coverage appeared to recover slightly in December as the refreeze progressed, but then fell away again to the current levels.

Scientists are still investigating what is causing the decline in sea ice, but they are more and more convinced that the cause lies with the warming the Southern Ocean that encircles the continent. I have explaines the phenomenon in several posts on this blog. Besides, sea ice reflects solar radiation, meaning less ice can lead to more ocean warming.

Beside the reduced extent of the sea ice, it is also thinner on average in many areas.

Antarctica’s ecosystems are tied to the sea ice, from the formation of phytoplankton that can remove carbon from the atmosphere to the breeding sites of penguins.

Scientists have warned the loss of sea ice is just one of several major changes being observed in Antarctica that is likely to have global consequences – in particular, its loss is exposing more of the continent to the ocean, accelerating the loss of ice on the land, which can push up global sea levels.

Source : National Snow and Ice Data Center.

Péninsule de Reykjanes (Islande) : l’éruption continue // Reykjanes Peninsula (Iceland) : the eruption continues

20 mars 2024.

17 heures : L’éruption se poursuit aujourd’hui. Voici une capture d’écran de la webcam installée le long de la fissure éruptive ce matin à 7h00.

Il semble que l’émission de lave soit assez stable ou en légère baisse. Cependant, une inflation du sol est toujours enregistrée dans la région de Svartsengi, ce qui montre que le magma alimente toujours le réservoir superficiel.

Une image InSAR obtenue le 19 mars 2024 a montré des signes évidents d’inflation du sol dans le secteur de Svartsengi du 17 au 18 mars. Les données GPS du 18 mars laissent supposer que l’inflation pourrait diminuer dans les prochains jours. Cela pourrait être dû au fait que le magma s’écoule désormais facilement vers la surface le long de la fracture éruptive et ne s’accumule pas sous Svartsengi. L’évolution des données concernant l’éruption et la déformation du sol au cours des prochains jours permettra de savoir si un équilibre est atteint entre l’afflux de magma sous Svartsengi et l’émission de lave à la surface.

Il ne semble pas que l’éruption soit sur le point de se terminer ; elle a déjà duré plus longtemps que les trois autres éruptions survenues près de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar. Cependant, l’expérience montre qu’une éruption dans la région peut s’arrêter brusquement.
Les éruptions précédentes ont commencé soudainement et l’activité a rapidement décliné, comme ce fut le cas avec cette éruption. Elles se sont ensuite arrêtées, alors que celle-ci se poursuit.
Le front des coulées semble avoir cessé de progresser et la nouvelle lave s’accumule maintenant sur l’ancienne. Le front de la coulée de lave la plus au sud se trouve à environ 300 mètres de la Suðurstrandarvegur qui ne semble donc pas menacée pour le moment.

Source : Met Office via Iceland Monitor.

—————————————————

March 20th, 2024.

5:00 pm : The eruption is continuing today. Here is a screenshot of the webcam along the eruptive fissure this morning at 7:00 am.

Il looks as if the lava output is fairly stable or slightly declining. However, ground inflation is still recorded in the Svartsengi area, showing that magma is still feeding the shallow reservoir.

An InSAR image published on March 19th, 2024 showed clear signs of land inflation in Svartsengi from 17 to 18 March. GPS data from 18 March suggest that the inflation rate is possibly decreasing. This could be due to magma now flowing towards the surface and therefore not accumulating beneath Svartsengi. The development of the eruption and deformation signals over the next few days will reveal whether an equilibrium will be reached between the magma inflow beneath Svartsengi and the lava flow on the surface.

It does not look as if the eruption is about to end, and it has already been longer than all the other three eruptions that have occurred near the Sundhnúkagígar crater row. However, experience also shows that an eruption in the region can stop suddenly.

The previous eruptions started with a bang and rapidly subsided, as has been the case with this eruption. They then stopped, which this one did not. .

The front of the lava flows seem to have stopped moving and the new lava seems to flow on top of the existing lava. The front of the south flow is about 300 metres from the Suðurstrandarvegur road.

Source : Met Office via Iceland Monitor.

Vague de chaleur au Brésil et température ressentie record

Nouvelle conséquence du réchauffement climatique, la vague de chaleur qui touche l’Amérique latine depuis le début de l’année a fait grimper la température ressentie à 62,3 °C à à Guaratiba, un quartier de l’ouest de Rio de Janeiro (Brésil) pendant le week-end du 16 au 17 mars 2024. C’est un record depuis que ce type de mesure a commencé en 2014.

Avec une température réelle maximale de 42 °C le 17 mars, la température ressentie a atteint des sommets. Emblématiques de Rio, les plages d’Ipanema et Copacabana étaient noires de monde. Beaucoup de gens ont également trouvé refuge au parc de Tijuca, véritable poumon vert en pleine ville.

Dans le même temps, de très fortes précipitations affectent le sud du Brésil. Certaines localités de l’État du Rio Grande do Sul enregistrent des volumes de précipitations exceptionnellement élevés.

Les experts attribuent ces phénomènes extrêmes et l’instabilité météorologique au réchauffement climatique et au phénomène El Niño qui touche le cône sud de l’Amérique latine, en pleine période estivale, provoquant des incendies de forêt au Chili.

Voici ci-dessous quelques explications à propos des expressions « température ressentie », « chaleur ressentie » et « froid ressenti » .

++++++++++

LA TEMPÉRATURE RESSENTIE.

La température ressentie est un indice qui exprime la sensation subjective de froid ou de chaleur en fonction de la température mesurée, du vent, de l’ensoleillement direct et de l’humidité relative. Si la température ressentie est exprimée par un nombre ressemblant à une température, il s’agit d’un indice, pas d’une température réelle. L’indice Windchill représente une sensation de froid sur la peau ; l’indice Humidex un inconfort dû à la chaleur et l’humidité.

Froid ressenti

Pour le froid, le calcul du Windchill (ou indice de refroidissement éolien) dépend du vent et de la température de l’air. Plus le vent est fort, plus le Windchill est bas. Par exemple pour une température de −10 °C et un vent de 30 km/h, l’indice est de -20, ce qui signifie que la sensation de froid est à peu près équivalente à celle ressentie à une température ambiante de −20 °C par une journée sans vent sur la peau nue.

 

Chaleur ressentie

La chaleur est de plus en plus inconfortable à mesure que l’humidité augmente. En effet, plus l’air est humide moins le mécanisme de transpiration est efficace pour rafraîchir le corps. La température ressentie dépend également du rayonnement solaire, qui frappe directement la peau ou non, et du vent.

L’indice Humidex est un « indice d’inconfort ressenti » utilisé au Canada et tenant compte seulement de l’humidité de l’air ambiant.

L’Indice de chaleur (Heat Index) utilisé aux États-Unis est similaire à l’Humidex mais ses valeurs sont exprimés en température équivalente.

La température au thermomètre-globe mouillé comporte des paramètres pour tenir compte de l’effet rafraîchissant du vent et aggravant de l’ensoleillement.

Utilité des indices de température ressentie

L’indice de refroidissement éolien est indispensable en hiver dans les pays au climat rigoureux comme le Canada. Il permet de conseiller la population sur les précautions à prendre.

Les différents indices de chaleur permettent d’estimer l’effet des chaleurs extrêmes sur la population : déshydratation, coup de chaleur, etc. qui peuvent mener de l’inconfort à la mort. P

La prévision des températures ressenties permet aux personnes et aux autorités de prendre les mesures nécessaires ( pour prévenir les effets des températures extrêmes.

Source : médias internationaux, Wikipedia, Météo France.