Sécurité en montagne // Safety on mountains

Certains vont dire que j’insiste trop sur la sécurité en montagne – qui plus est sur les volcans – mais les derniers accidents observés sur le Mont Hood dans la Chaîne des Cascades aux Etats Unis, montrent que les conseils ne sont pas superflus.

Le 23 mars 2017, j’ai diffusé une note intitulée « Les pièges de l’Etna » qui invitait à la prudence sur le volcan sicilien.

Les pièges de l’Etna (Sicile / Italie) // The traps of Mount Etna (Sicily / Italy)

Le 26 janvier 2022 dans la soirée, le shérif du comté de Hood River (Oregon) a reçu un message indiquant qu’un randonneur de 28 ans avait chuté de la corniche de neige de Hogsback dans le cratère du Mont Hood; il avait fini sa course dans la fumerolle de Devils Kitchen. Son corps gisait sur des rochers au fond de la cavité de la fumerolle et il était grièvement blessé.
Le randonneur et ses deux amis s’étaient dirigés vers le sommet du Mt Hood en fin de journée le 26 janvier. Lorsqu’ils ont atteint la corniche de neige au cours de leur descente, la pente était verglacée. Le randonneur a tout de même voulu descendre en snowboard, mais il a perdu l’équilibre et le contrôle de sa planche et s’est retrouvé au fond de la fumerolle, plusieurs dizaines de mètres plus bas.
Grièvement blessé, il était incapable de s’extraire de cette fâcheuse posture. Ses amis ont appelé les secours. Deux équipes de sauveteurs ont été envoyées sur la montagne pour extraire le randonneur blessé et le mettre en lieu sûr. Un secouriste muni d’un respirateur a réussi à atteindre la victime vers minuit. L’homme a été sécurisé et hissé à la surface où il a été placé sur une coque. À l’aide de cordes pour gérer la descente le long du flanc abrupt du volcan, les sauveteurs ont atteint la remontée mécanique de Palmer, et la victime a pu ensuite être acheminée au parking de Timberline Lodge où une ambulance attendait.

Les autorités expliquent qu’il s’agissait de la troisième opération de sauvetage sur le Mont Hood en seulement cinq jours. Le beau temps de la semaine dernière a incité de nombreuses personnes à se rendre sur le volcan. Toutefois, même par temps clair, le Mont Hood en hiver reste un environnement dangereux. Escalader la montagne dans les conditions hivernales nécessite un équipement technique et de bonnes compétences en alpinisme. Les journées restent courtes en janvier, la température est extrêmement basse et il y a du vent. La montagne est souvent verglacée et la marge d’erreur est très faible.

Au cours de la semaine dernière, les sauveteurs ont observé des randonneurs sur le Mont Hood sans équipement adéquat, sans compétences en navigation et en alpinisme, et généralement mal préparés pour affronter de telles conditions. Il est donc conseillé aux randonneurs de solliciter l’aide d’un guide ou de suivre une formation auprès d’un club d’escalade.
Source : The Oregonian.

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Some will say that I insist too much on safety in the mountains – what’s more on volcanoes – but the latest accidents observed on Mount Hood in the Cascade Range (United States) show that some pieces of advice are not superfluous.
On March 23rd, 2017, I released a post entitled « The traps of Mt Etna » which urged visitors to be cautious on the Sicilian volcano.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/03/23/les-pieges-de-letna-sicily-italy-the-traps-of-mount-etna-sicily-italy/

On January 26th, 2022 in the evening, the Hood River County Sheriff received a report that a 28-year-old climber fell from a snow ridge in the Mt. Hood crater and slid into the Devils Kitchen fumarole. He landed on rocks deep in the fumarole cavity and sustained serious injuries.

The man and his two friends started for the summit late in the day on January 26th. When they reached the steep Hogsback snow ridge on their descent, the surface was slick with frozen ice. The climber attempted to snowboard down from this ridge, but lost his edge and slid out of control into the open fumarole several tens of meters below.

The climber fell to the rocky, exposed bottom of the fumarole cavity where he was seriously injured and unable to extract himself. His friends called 911 for a rescue. Two teams of rescuers were sent high on the mountain to extract and lower the injured climber to safety. A rescuer wearing a respirator and using gas monitors managed to reach the victim around midnight. The team stabilized the man and hoisted him to the surface where he was loaded in a litter.

Using ropes, the rescuers then lowered him down steep ice slopes to the top of the Palmer ski lift, where he was transferred to a snow cat that transported him to Timberline Lodge parking lot and a waiting ambulance.

Authorities explain that it was the third rescue on Mt. Hood in only five days. Clear skies during the past week encouraged many people to explore winter conditions high on the mountain. Even on a clear day, however, Mt. Hood’s winter is a dangerous environment. Climbing in these conditions requires technical equipment and advanced mountaineering skills. With short daylight, extreme low temperatures and wind, the mountain remains icy and slick, and gives no margin for error. Over the past week, rescuers observed climbers on Mt. Hood without appropriate equipment, lacking navigation and mountaineering skills, and generally unprepared for these conditions. Interested climbers are encouraged to hire a guide or seek training from an established climbing club.

Source: The Oregonian.

Vues du Mont Hood (Photos: C. Grandpey)

Nouvelles de Sicile

Le sauvetage d’un randonneur qui savait chuté dans un ravin (canelone) du côté de la Schiena dell’Asino, sur le versant sud de l’Etna, à 2246 m d’altitude, s’est terminée par un drame en fin d’après-midi le 28 novembre 2021. Les opérations de secours pour remonter l’homme qui souffrait probablement d’une fracture de la jambe avaient été rendues délicates par la neige, de fortes rafales de vent glacial, du brouillard et des températures en dessous de zéro. Pour une raison non encore précisée, un membre du Secours alpin et spéléologique sicilien (Sass) est décédé au cours de l’opération de sauvetage. Mort pour éviter la mort des autres. Bien triste nouvelle.

Par ailleurs, on observe une hausse de la sismicité en mer, dans l’ouest de la Sicile. Un séisme de M 2,5 a été enregistré dans le détroit de Messine le 29 novembre 2021 6h06 à une profondeur de 6 kilomètres. D’autres secousses ont été enregistrées ce matin dans les îles Éoliennes,avec des événements compris entre M 2,7 et M 3,2, à des profondeurs comprises entre 38 et 78 kilomètres.
Le 28 novembre un séisme de M 4,3 a été enregistré dans le secteur d’Alicudi. Trois autres secousses étaient trop faibles pour être ressenties par la population. Une quatrième avait une magnitude de M 3,8 à 34 km de profondeur.

Sources: La Sicilia, INGV.

Photo: C. Grandpey

Les ours dans les Pyrénées…et en Alaska!

C’était à prévoir: les réactions sont vives dans les Pyrénées après l’accident intervenu le samedi 20 novembre 2021 dans le département de l’Ariège., Une ourse accompagnée de deux oursons a attaqué un chasseur dans le Couserans. L’homme chassait le sanglier quand l’accident s’est produit. Il a été grièvement blessé par les crocs de l’animal, mais a eu le temps de l’abattre.

En Alaska, une région du monde que je connais bien, un tel événement serait apparu dans la rubrique des faits divers du journal local. Il arrive assez fréquemment que des chasseurs ou des randonneurs se fassent attaquer par un ours mâle, mais plus souvent par une ourse accompagnée de ses oursons. L’attaque est parfois mortelle. Dans certains cas, l’animal est abattu pendant l’accident, ou à postériori par les agents des Eaux et Forêts. En Alaska, on abat systématiquement un ours qui a tué ou attaqué un être humain. Dans le cas d’une agression, la victime est autorisée à tirer sur l’ours avec une arme à feu, à condition que la légitime défense soit prouvée. Abattre un ours sans raison apparente est interdit par la loi et très sévèrement puni.

En France, la situation est beaucoup plus compliquée car les ours ne vivent pas dans la toundra. Ils ont été réintroduits – ce mot est très lourd de sens – dans une région où l’élevage occupe de nos jours une place importante. Selon la présidente du conseil départemental, « cet accident est dramatique. Nous n’avons cessé d’alerter l’Etat sur les dangers de cette présence de l’ours. […] Ces ours ont été réintroduits sans concertation et désormais, nous faisons face à une reproduction galopante. L’ours ne cohabite avec aucune activité. » De son côté, le président de la fédération de chasse de l’Ariège a déclaré: « Nous ne sommes pas contre la réintroduction de l’ours, mais le pays n’est plus conçu pour permettre cette cohabitation. »

Les partisans de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées tiennent évidemment un autre discours. Selon le directeur de l’association Pays de l’Ours, « avec cet accident, l’ours va se retrouver à nouveau sur le banc des accusés. Tout ceci n’est pas raisonnable. » Les membres de l’association font remarquer que « c’est la première fois depuis 25 ans qu’un ours blesse un homme dans les Pyrénées […]. Une ourse ne mord pas un homme sans raison. La seule explication possible est qu’elle ait senti ses oursons menacés. »

C’est exactement cela. On se retrouve dans la même situation qu’en Alaska où beaucoup d’accidents se produisent quand une ourse craint pour ses oursons.

Il est bien évident qu’un tel accident est rare dans les Pyrénées parce que la densité ursine est faible. Le nombre d’accidents va de pair avec l’importance de la population d’ours. Plus ils sont nombreux, plus le risque d’accidents est élevé.

En Alaska, la densité de la population d’ours dépend de l’abondance de la nourriture. Ainsi, sur la péninsule de l’Alaska ou sur l’île Kodiak, on rencontre des densités atteignant un ours par mile carré (2,6 km2). Ailleurs dans l’Etat, cette densité est plus faible, mais la rencontre avec un ours est toujours possible. J’ai connu de tels moments à plusieurs reprises, en particulier le long des rivières. Lorsque je taquinais le saumon, j’avais avec moi un spray anti-ours,au cas où. De plus , je conseille aux randonneurs de signaler leur présence, par exemple en accrochant un grelot à leur sac à dos. La pire des choses est de surprendre un ours. L’attaque est alors inévitable.

S’agissant des accidents, les dernières statistiques indiquent qu’il y a eu 66 attaques d’ours en Alaska de 2000 à 2017. Au cours de cette période, les rencontres ours-humains ont entraîné 68 hospitalisations. Cela représente en moyenne 3,8 admissions chaque année, tandis que le taux moyen d’hospitalisations pour attaque d’ours est de 8,6 pour 10 000 hospitalisations par an.

Quand j’ai pris cette photo d’une ourse…..

…les oursons étaient à une dizaine de mètres derrière elle. Photos express depuis le marchepied du véhicule et moteur allumé! (Photos: C. Grandpey)

Pour mieux connaître les ours:

Bombe volcanique de juillet 2018 : Le propriétaire de « Lava Boat Tours » accusé de négligence // July 2018 lava bomb : « Lava Boat Tours » owner accused of negligence

Rappelez-vous: en juillet 2018, lors de l’éruption du Kilauea, une explosion a eu lieu à Kapoho, sur la côte de la Grande Ile, là où la lave s’écoulait dans l’océan. Comme cela se produit de temps en temps, une explosion soudaine et violente, causée par le contact entre la lave et l’eau de mer, a projeté une pluie de bombes dont certaines ont atterri sur un bateau affrété par une agence de voyage et blessé des touristes à bord. Une jeune femme originaire de l’Illinois, âgée de 20 ans, a été grièvement blessée. Aujourd’hui, sa famille poursuit en justice l’agence de voyage et son propriétaire en les accusant de négligence. Les autres passagers du bateau ont subi des brûlures et des blessures sans gravité.

La jeune femme a été frappée par une bombe d’un diamètre estimé entre 30 et 60 centimètres qui lui a brisé un fémur, un tibia et le bassin, ainsi que d’autres blessures qui ont nécessité trois interventions chirurgicales dans un hôpital d’Honolulu. La famille a déclaré devant le tribunal que les frais médicaux dépassaient 400 000 dollars. D’autres soins et donc d’autres fais devraient intervenir dans un proche avenir.
Sans surprise, cette affaire entraîne une bataille juridique. L’agence de voyage – Lava Ocean Tours – et son propriétaire sont accusés de négligence et de s’être approchés trop près de l’entrée de la lave dans l’océan, et de ne pas avoir suffisamment averti les passagers de l’embarcation des dangers potentiels de l’excursion. Selon les avocats de la famille de la victime, le propriétaire avait demandé et obtenu l’autorisation de naviguer dans une zone de sécurité de 300 mètres à partir de l’entrée de lave dans la mer, distance qui avait été décrétée par la Garde côtière américaine pour des raisons de sécurité. De plus, les garde-côtes avaient prévenu le propriétaire de Lava Ocean Tours qu’en pénétrant à l’intérieur de la zone de sécurité, il devrait «assumer tous les risques et responsabilités qui y sont associés, notamment les blessures, la mort et les dommages aux personnes et aux biens ». Le propriétaire de l’agence a déclaré à la presse en juillet qu’il se trouvait à environ 240 mètres de l’entrée de la lave dans l’océan et qu’il était en train de quitter la zone au moment de l’explosion.
Les plaignants allèguent que pendant plus d’un an avant l’accident, les garde-côtes et le HVO avaient averti Lava Ocean Tours « que la lave a tendance à exploser lorsqu’elle se déverse dans les eaux froides de l’océan et que l’on sait, au vu des données historiques à Hawaii, que de telles explosions peuvent projeter des blocs jusqu’à un mètre de diamètre sur des distances allant jusqu’à 250 mètres. » Par ailleurs, un document fourni par l’accusation démontre que l’agence de voyage continuait à effectuer ses excursions avec des approches à moins de 250 mètres des points d’entrée de la lave dans l’océan, ce qui mettait forcément en danger la santé et la sécurité des passagers en les exposant au risque d’explosion.
Les avocats de l’agence de voyage ont qualifié l’accident d’ »événement volcanique imprévisible en mer… qui s’est produit sans prévenir. » Ils ont ajouté que « les blessures, dommages et / ou pertes… occasionnés au cours de l’excursion susmentionnée n’ont été causés ni par une faute, ni par une négligence de la part de ”Lava Ocean Tours. » Ils on également ajouté « que la partie adverse avait elle aussi fait preuve de négligence dans les poursuites engagées » contre Lava Ocean Tours.
Les avocats de la jeune femme ont déposé une requête en rejet de la plainte déposée par l’agence de voyage. La requête inclut une déclaration écrite du propriétaire de l’agence de voyage à la Garde côtière, en date du 2 juin 2017, dans laquelle il contestait la zone de sécurité: « Pendant le temps passé devant les coulées de lave, je ne me suis jamais senti en danger ou menacé. […] Les bateaux d’excursion de lave ne sont pas une exception. Il existe de nombreuses autres agences proposant des excursions extrêmes en bateau, qu’il s’agisse de descendre les rapides d’une rivière en jet-boat, de naviguer près des glaciers, ou de faire de surf sur de grosses vagues. »
Document à l’appui, le père de la jeune femme a déclaré qu’il « n’avait d’aucune manière été averti du risque d’explosion de la lave au cours de l’excursion, ainsi que du risque de blessure pour les passagers ». Il a ajouté: « J’avais mes trois filles avec moi. Deux d’entre elles étaient de jeunes adolescentes. Je n’aurais jamais acheté cette excursion… si on m’avait prévenu que la lave pourrait exploser. »
Source: Journaux hawaïens.

On peut tirer plusieurs conclusions de cet accident du mois de juillet 2018. Il montre qu’une telle excursion devant l’arrivée de la lave en mer comporte des risques et qu’une explosion peut se produire. D’ailleurs, le HVO et la Protection Civile hawaiienne ont mis constamment en garde sur ce risque d’explosion le long du littoral.

Le propriétaire de la compagnie est bien sûr en tort car il s’est approché trop près (240 mètres) du site où la lave arrivait dans la mer alors que les gardes-côtes imposaient une distance de sécurité de 300 mètres. Aux Etats-Unis, on ne plaisante pas avec la loi !

Je pense aussi qu’il est nécessaire, avant d’entamer ce genre d’excursion, de faire signer une décharge aux clients en les invitant à dégager l’agence de toute responsabilité en cas de problème. Cela suppose, bien sûr, que l’organisateur de l’excursion respecte les normes de sécurité, ce qui ne semble pas avoir été le cas au moins de juillet 2018.

En tout état de cause, je conseille vivement aux participants d’un voyage aux Etats-Unis de posséder une assurance et de vérifier les modalités de prise en charge en cas d’accident. Il n’y a pas de sécurité sociale aux Etats-Unis au sens où on l’entend en France. En cas d’hospitalisation, il faut payer les frais médicaux directement à l’hôpital.

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Remember: in July 2018, during the Kilauea eruption, an explosion occurred at Kapoho, on the shore of Hawaii Big Island, in the place where lava was flowing into the ocean. As this may occur from time to time, a sudden violent explosion, caused by the contact between lava and sea water, hurled a profusion of bombs some of which landed on a tour boat and injured tourists on board. A 20-year-old Illinois woman was seriously injured and her family is now suing the tour company and its owner in state court. The other passengers in the tour boat suffered minor burns and scrapes. The tour boat company has now to go to court and is accused of negligence by the young woman’s family.

The young woman was hit by a lava bomb estimated at between 30 end 60 centimetres in diameter. It broke her thigh bone, tibia and pelvis and left her with other injuries that required her to undergo three surgeries at a hospital in Honolulu. The family said in court filings her medical expenses are “in excess of $400,000.” The woman is expected to continue accruing additional medical expenses for the foreseeable future.

The tour company – Lava Ocean Tours – and its owner are accused of negligence in piloting the sightseeing boat too close for safety to the lava ocean entry and not adequately warning potential passengers of the tour’s potential hazards. According to the suit, the owner had applied for and was granted permission to navigate his vessels inside a 300-metre safety zone from lava ocean entry points the U.S. Coast Guard had established to protect people and vessels from exploding molten rock. However, the Coast Guard had warned the owner of Lava Ocean Tours that by entering the safety zone he would have to “assume any and all risks and liabilities associated therewith, including but not limited to: injury, death and damage to persons or property.” The owner told the press in July he was about 240 metres from the lava ocean entry and was in the process of leaving the zone when the explosion occurred.

The plaintiffs allege that for more than a year before the incident, the Coast Guard and Hawaiian Volcano Observatory had warned Lava Ocean Tours “that lava has a propensity to explode when it flows into cool ocean waters, and that historical data in Hawaii showed such explosions had been known to hurl lava rocks as much as a metre wide across distances as great as 250 metres. Nevertheless, according to a document, the boat tour company continued to take their tours much closer than 250 metres to lava entry points, thereby gambling with their passengers’ health and safety and exposing passengers to the risk of exactly the kind of explosion that occurred.

The tour company’s lawyers called the incident “an unforeseeable offshore volcanic event … which occurred without warning” and added, “any injuries, damages and/or losses resulting … or otherwise arising out of the aforementioned voyage were neither caused nor contributed to, by any fault, negligence or neglect on the part of” Lava Ocean Tours. It also alleged “that any claimants were themselves negligent in and about the matters alleged in any related claims or actions” against Lava Ocean Tours.

The young woman’s lawyers have filed a motion to dismiss the tour company’s complaint. The motion includes written testimony by the owner of the boat tour company to the Coast Guard in opposition to the lava safety zone, dated June 2nd, 2017, in which he said: “During my time at the lava flows I have never experienced a moment where I felt unsafe or threatened. … Lava tour boats are not alone there are many operations who provide extreme boat tours whether you want to go jet boating river rapids, cruise up next to glaciers, go big wave surfing.”

In a supporting document, the woman’s father said he was “given no warning about any risk that the lava we would be seeing might explode or possibly injure the passengers in some other way.” He added: “I had my three daughters with me. Two of them were young teens. I would never have taken on this trip … if I had been warned that the lava could explode.”

Source: Hawaiian newspapers.

L’arrivée de la lave en mer est très spectaculaire, mais elle peut devenir explosive et présenter un danger (Photos: C. Grandpey)