Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Après une quarantaine de minutes de sismicité intense et de déformation du sol, une nouvelle éruption fissurale a débuté dans la soirée du 16 mars 2024 sur la péninsule de Reykjanes (Islande), à proximité de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar. La fracture éruptive mesurait environ 3 km de long et une partie est encore active aujourd’hui. La lave jaillit de 6 bouches actives. Les coulées de lave vers le sud ont été déviées de Grindavík et orientées vers le sud-est par les digues de terre. Même si l’éruption se poursuit, les fronts de lave n’avancent plus et la Suðurstrandarvegur n’est plus menacée. La superficie du champ de lave est estimée à 5,85 kilomètres carrés, sur la base d’une image satellite acquise le 17 mars. Les données de déformation montrent que le magma continue d’alimenter l’éruption.
Source : Met Office islandais.

Image webcam de l’éruption le 20 mars 2024

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L’éruption de Fernandina (Galapagos) qui a débuté le 2 mars 2024 s’est produite à partir d’une vingtaine de fractures réparties en circonférence sur 4,3 km de long sur le flanc supérieur SE du volcan, entre 1 000 et 1 200 m d’altitude. Plusieurs coulées de lave sont descendues sur le flanc SE ; le front le plus éloigné atteint environ 750 m d’altitude, avec une longueur totale de 8 à 9 km. L’activité a diminué le 6 mars et une seule fracture (Fissure 13) continuait alors d’émettre de la lave. L’activité s’est intensifiée le 13 mars. Les coulées de lave de la Fissure 13 étaient toujours actives le 19 mars, au vu des anomalies thermiques observées sur les images satellite.
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Parc National des Galapagos

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Selon l’ambassade des États-Unis au Nicaragua, le Parque Nacional Volcán Masaya est resté fermé le 12 mars 2024 en raison d’un fort risque d’activité explosive dû à l’obstruction du lac de lave par des dépôts de glissement de terrain dans le cratère Santiago. Selon un article de presse du 13 mars, l’INETER a indiqué que les glissements de terrain le long des parois intérieures du cratère sud-ouest et nord-ouest se poursuivaient.

Lac de lave du Masaya (Crédit photo: INETER)

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Selon l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), l’émission de lave se poursuit dans le cratère du Nyamulagira. Des anomalies thermiques ont été observées le 17 mars 2024 sur une image satellite dans une zone juste au nord-est de la partie centrale de la caldeira. Une anomalie thermique plus importante dans la même zone avait déjà été observée sur une image satellite le 7 mars.

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Une éruption d’intensité moyenne se poursuit sur le Reventador (Equateur). La sismicité se caractérise par de nombreuses explosions quotidiennes, des séismes longue période, des épisodes de tremor harmonique et des événements associés aux émissions de cendres et de gaz qui s’élèvent jusqu’à 1,3 km au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux incandescents sont visibles la plupart des nuits ; elles descendent jusqu’à 900 m du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Instituto Geofisico

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Au Pérou, on enregistre chaque jour une trentaine d’explosions sur le Sabancaya. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent en moyenne à 2200 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

Toujours au Pérou, l’Ubinas émet des nuages de vapeur et de gaz qui montent à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.

Source: IGP.

Panaches de cendres du Sabancaya (Crédit photo: IGP)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After about 40 minutes of increased seismicity and ground deformation, a new fissure eruption began in the evening of March 16th, 2024 on the Reykjanes Peninsula (Iceland), close to the Sundhnúkagígar crater chain. The fissure was about 3 km long and a partof it is still active today with lava emerging from 6 vents. Lava flows to the south were diverted from Grindavík along the barriers towards the SE. Although the eruption is continuing, the lava fronts are no longer moving forward and Suðurstrandarvegur is no longer under threat. The area of the flow field was an estimated 5.85 square kilometers, based on a satellite image acquired on 17 March. Deformation data suggest that magma continues to feed the eruption.

Source : Icelandic Met Office.

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The eruption at Fernandina (Galapagos) that began on March 2nd, 2024 occurred from about 20 circumferential fissures within an area 4.3 km long on the upper SE flank, between 1,000-1,200 m elevation. Multiple lava flows descended the SE flank; the longest lobe reached about 750 m elevation,with a total length of 8-9 km. Activity declined on March 6th and only one fissure (Fissure 13) continued to effuse lava. The activity level changed from high to moderate on March 13th. The lava flows from Fissure 13 were still active during on March 19th, based on thermal anomalies identified in satellite images.

Source : Instituto Geofisico.

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According to the U.S. Embassy in Nicaragua, the Parque Nacional Volcán Masaya continued to be closed on March 12th, 2024 due to an increased potential explosive activity due to the blocking of the lava lake by landslide deposits in Santiago Crater. According to a 13 March news article, INETER reported that landslides from the inner SW and NW crater walls were continuing.

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According to the Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), lava effusion is continuing at Nyamulagira. Thermal anomalies in an area just NE of the central part of the caldera were identified in a 17 March satellite image. A larger thermal anomaly in the same area had already been observed in a 7 March image.

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A moderate eruption continues at Reventador (Ecuador). Seismicity is characterized by numerous daily explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with ash and gas emissions that rise as high as 1.3 km above the crater. Avalanches of incandescent material are visible on most overnights, descending the flanks as far as 900 m from the summit. The Alert Level is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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In Peru, around thirty explosions are recorded every day on Sabancaya. They generate ash plumes which rise on average up to 2200 meters high. The alert level is kept at Orange.

Still in Peru, Ubinas emits steam and gas clouds that rise 800 m above the summit. The alert level remains at Yellow.
Source ; IGP.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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El Niño, La Niña et le réchauffement climatique // El Niño, La Niña and global warming

Comme je l’ai indiqué précédemment, le mois de février 2024 a été le plus chaud de l ‘histoire et, plus globalement, l’ensemble du dernier hiver a suivi la même trajectoire. Les agences météorologiques ont trouvé un coupable tout indiqué pour expliquer ces records de température : El Niño, mais les causes principales se trouvent probablement ailleurs.

El Niño – qui veut dire « l’enfant » en espagnol – fait référence à Jésus, car ce phénomène atteint son apogée à l’époque de Noël. Ce sont les pêcheurs péruviens qui l’ont baptisé ainsi. Il a été découvert dans les années 1920 par un physicien anglais qui a mis en évidence l’oscillation australe liée à El Niño.

El Niño influence fortement le comportement des alizés dans le Pacifique. En temps normal, autour de l’équateur, ces vents soufflent d’est en ouest, ce qui a pour effet de pousser les eaux chaudes de surface vers l’ouest où il se produit de fortes précipitations à cause de la chaleur et l’humidité. On observe aussi une remontée des eaux froides le long des côtes américaines.

El Niño entraîne une inversion des alizés dans le Pacifique. De ce fait, les eaux près de l’Australie et de l’Asie sont plus froides, provoquant des sécheresses. Des ouragans se forment au milieu du Pacifique et frappent la Polynésie.

Les climatologues pensent que El Niño devrait se faire sentir jusqu’en mai 2024 sur la plus grande partie de la planète.

 

A l’opposé, La Niña se traduit par une diminution de la température à la surface des eaux de l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur. La Niña a été appelée ainsi car quelques-unes de ses caractéristiques sont inverses par rapport à El Niño, comme le renforcement des alizés dans le Pacifique ouest. Cela s’accompagne d’une modification des couches de températures des océans.

La Niña n’affecte pas toutes les régions du Globe de la même manière. Ainsi, on observe une augmentation du nombre de cyclones dans le Pacifique ouest, une tendance à la sécheresse en Afrique de l’Est et dans l’est de l’Amérique du Sud et une humidité accrue en Afrique australe.

La Niña intervient en principe tous les quatre à cinq ans environ, et dure environ un à deux ans, mais ce rythme connaît parfois des dérèglements.

 

Selon une étude de l’Organisation météorologique mondiale(OMM) publiée le 6 mars 2024, El Niño est responsable des dernières hausses de température. Le phénomène a d’abord un impact local, notamment le long des côtes et dans les pays bordant la zone est du Pacifique. On l’accuse notamment d’avoir favorisé les incendies qui ont ravagé le Chili en février 2024.

La plupart des études expliquent qu’El Niño modifie la circulation atmosphérique à l’échelle de la planète, d’abord sur l’ensemble des zones équatoriales, mais aussi à des latitudes plus moyennes, d’où le fait qu’on peut voir ses effets dans des régions comme Californie.

Le dernier événement El Niño est apparu en juin 2023, a connu son pic en décembre et janvier, et il décline progressivement en intensité jusqu’à sa disparition prévue en mai 2024. L’OMM en conclut que le dépassement des moyennes de saison devrait durer encore quelques mois. On entrera alors dans une phase neutre avant de voir La Niña pointer son nez. Cela ne veut pas dire pour autant que les températures globales vont baisser de manière spectaculaire. En observant les courbes thermiques, on se rend vite compte que les températures sur notre planète ont continué d’augmenter lorsque La Niña était présente.

Anomalies thermiques à la surface de l’océan Pacifique oriental avec El Niño (à gauche) et La Niña (à droite)

Il ne faut pas se voiler la face et chercher des causes qui n’existent pas. Ce sont bien les gaz à effet de serre qui sont la principale cause du réchauffement climatique. Il suffit d’observer le parallélisme entre l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère (Courbe de Keeling) et l’évolution des températures globales pour s’en rendre compte. Les émissions de gaz comme le CO2 ou le méthane sont responsables de la hausse des températures moyennes. El Niño ne fait qu’accentuer ponctuellement le phénomène, en rajoutant 0,1 ou 0,2°C.

 

Evolution des températures // Evolution des concentrations de CO2

En France, les températures mensuelles sont au-dessus des moyennes de référence depuis février 2022. Cette situation dépasse largement le phénomène El Nino qui, à l’image des courants marins, pourrait être modifié à son tour par le dérèglement climatique que nous connaissons. C’est une des questions sur lesquelles travaillent les scientifiques.

Source: France Info, Futura Science,Copernicus.

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As I indicated previously, the month of February 2024 was the warmest in history and, more generally, the whole past winter followed the same pattern. Weather agencies have found a natural culprit to explain these temperature records: El Niño, but the main causes probably lie elsewhere.

El Niño – meaning “child” in Spanish – refers to Jesus, as this phenomenon reaches its peak around Christmas time. It was Peruvian fishermen who gave it this name. It was discovered in the 1920s by an English physicist who highlighted the Southern Oscillation linked to El Niño.
El Niño strongly influences the behaviour of the trade winds in the Pacific. Normally, around the equator, these winds blow from east to west, which pushes warm surface waters towards the west where heavy precipitation occurs due to the heat and the humidity. One also observes a rise in cold waters along the American coasts.
El Niño causes a reversal of the trade winds in the Pacific. As a result, waters near Australia and Asia are colder, causing droughts. Hurricanes form in the middle of the Pacific and hit Polynesia.
Climatologists believe that El Niño will probably be felt until May 2024 over most of the planet.

In contrast, La Niña results in a decrease in the surface temperature of the waters of the eastern Pacific Ocean, around the equator. La Niña was so called because some of its features are the opposite of El Niño, such as the strengthening trade winds in the western Pacific. This goes with a change in ocean temperature layers.
La Niña does not affect all regions of the Globe in the same way. Thus, one can observe an increase in the number of cyclones in the western Pacific, a trend towards drought in East Africa and eastern South America, and increased humidity in southern Africa.
La Niña generally occurs approximately every four to five years, and lasts approximately one to two years, but this rhythm sometimes experiences disruptions.

According to a study by the World Meteorological Organization (WMO) published on March 6th, 2024, El Niño is responsible for the latest temperature increases. The phenomenon first has a local impact, particularly along the coasts and in the countries bordering the eastern Pacific area. He is accused of having favored the wildfires which ravaged Chile in February 2024.
Most studies explain that El Niño modifies atmospheric circulation on a planetary scale, firstly over all equatorial zones, but also at more mid-latitudes, hence  its effects in areas like California.
The last El Niño event appeared in June 2023, peaked in December and January, and gradually declined in intensity. It is expected to disappear in May 2024. The WMO concludes that the exceedance of seasonal averages is expected to last a few more months. Earth will then enter a neutral phase before La Niña’s return. This does not mean, however, that global temperatures will drop dramatically. When observing thermal curves, we quickly realize that temperatures on our planet continued to increase when La Niña was present.
We should not turn a blind eye and look for causes that do not exist. Greenhouse gases are the main cause of global warming. We just need to observe the parallelism between the evolution of CO2 concentrations in the atmosphere (Keeling Curve) and the evolution of global temperatures to realize this. Emissions of gases such as CO2 or methane are responsible for the rise in average temperatures. El Niño only occasionally accentuates the phenomenon, adding 0.1 or 0.2°C.

In France, monthly temperatures have been above the reference averages since February 2022. This situation goes far beyond the El Nino phenomenon which, like marine currents, could in turn be modified by the climate disruption that we are experiencing. This is one of the questions that scientists are working on.
Source: France Info, Futura Science, Copernicus.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’éruption effusive continue sur l’île Fernandina (Galapagos/Équateur), avec plusieurs coulées de lave sur le versant SSE du volcan. Des observations par les gardes du parc les 4 et 5 mars 2024 ont révélé que l’activité avait diminué et que les coulées de lave n’avaient que légèrement avancé. Les données satellitaires ont indiqué que les émissions de SO2 continuaient à diminuer et étaient d’environ 2 228 t/jour le 5 mars. Les panaches de gaz s’élèvent de 370 à 970 m au-dessus du sommet. Des centaines d’anomalies thermiques ont continué d’être détectées les 5 et 6 mars, parfois élevées à très élevées. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 7,9 km sur la base de données satellitaires et de cartes.
L’éruption fait suite à une forte sismicité dans la seconde moitié de l’année 2023, avec une déformation du sol qui a atteint 80 cm.
L’éruption actuelle pourrait être plus importante que celles observées en 2017 (VEI 2), 2018 (VEI 1) et 2020 (VEI 0).
Bien que certains rapports indiquent qu’une ou plusieurs coulées de lave ont atteint l’océan, il ne semble pas que cela soit exact, ou que les entrées en mer sont de très faible ampleur.
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Parc national des Galapagos

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Après le raté du 2 mars 2024, une éruption est toujours prévue à court terme sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Le magma continue de s’accumuler sous le secteur de Svartsengi et les volcanologues locaux pensent qu’une éruption pourrait se produire entre le mont Stóra-Skógfell et le mont Hagafell. La ville de Grindavik et le Blue Lagoon ont été évacués lors de l’alerte du 2 mars, mais ce dernier a rouvert quelques heures plus tard. Le Met Office ne cesse de mettre en garde qu’une éruption pourrait commencer avec un préavis très court, de seulement 30 minutes.
Source : Met Office.

La centrale de Svartsengi reste sous la menace de la lave (Crédit photo: Iceland Monitor)

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L’éruption du Lewotolok (Île de Lembata / Indonésie) se poursuit. Les panaches de cendres continuent de s’élever jusqu’à 900 m au-dessus du sommet. La coulée de lave sur le flanc SE est longue de 2 km et celle sur le flanc S atteint 600 m. Leurs fronts n’avancent pas, bien que l’émission de lave continue à la source ; lde nouvelles coulées ont peut-être recouvert les plus anciennes. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 2 km de la bouche active et à 3 km de celles sur les flancs S et SE. Selon un article de presse, il a été demandé aux habitants de conduire leur bétail dans les villages.

Toujours en Indonésie, l’Ibu (Halmahera) continue d’être actif avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 200 à 1 500 m au-dessus du sommet. Des retombées ont été signalées dans les zones habitées à l’ouest le 2 mars. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4,

L’activité éruptive se poursuit sur le Marapi (Sumatra/Indonésie) avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 200 à 500 m au-dessus du sommet. On observe encore de l’incandescence au niveau du cratère certaines nuits. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 4,5 km du cratère actif.
Source : CVGHM.

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) avec une incandescence observée la nuit dans le cratère. Les événements éruptifs génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent généralement à 1 km au-dessus du cratère. Une explosion le 2 mars 2024 a éjecté de gros blocs à 300-500 m de distance. Une autre explosion, le 3 mars, a éjecté d’autres blocs à 600-900 m de la bouche active. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5) et le public est prié de rester à 2 km des deux cratères actifs.

Source : JMA.

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Une lente émission de lave se poursuit probablement dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska). Quelques petits séismes d’origine volcanique sont enregistrés quotidiennement par le réseau sismique. La plupart du temps, les nuages masquent en partie les images fournies par les satellites et celles des webcams. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch – Vigilance – le troisième niveau sur une échelle de quatre niveaux, et la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

Source : AVO.

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Il convient de noter que le 5 mars 2024, le PHIVOLCS a abaissé le niveau d’alerte du Mayon (Philippines) à 1, sur une échelle de 0 à 5. En effet, l’activité a régulièrement diminué au cours des deux derniers mois. Les données montrent que le volcan reste globalement en phase d’inflation, bien qu’une déflation ait été détectée sur certaines parties des flancs nord et sud. L’incandescence au sommet est faible et visible uniquement à l’aide d’un téléobjectif. Malgré la diminution de l’activité, la population est priée de rester à l’écart de la zone de danger permanent d’un rayon de 6 km.

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch. Elle reste en Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The effusive eruption at Fernandina volcano (Galapagos / Ecuador) continues, with several lava flows on the SSE slope of the volcano.Observations by park rangers on March 4th and 5th, 2024 indicated that activity had decreased and the lava flows had only advanced slightly. Satellite data indicated that SO2 emissions continued to decline and were about 2,228 t/day on March 5th. Gas plumes rose 370-970 m above the summit. Hundreds of thermal anomalies continued to be detected during 5-6 March with a few being characterized as high to very high. The lava flows had traveled as far as 7.9 km based on satellite data and maps.

The eruption follows increased seismicity detected in the latter half of 2023, culminating in 80 cm ground deformation.

Data suggests it is likely that the current eruption will be larger than those observed in 2017 (VEI 2), 2018 (VEI 1), and 2020 (VEI 0).

While some reports mentioned one or more lava flows reached the ocean, it does not seem they were correct or were very small.

Source : Instituto Geofisico.

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After the failure of March 2nd, 2024, an eruption is still predicted in the short term on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Magma accumulation is still observed in the Svartsengi area and local volcanologists think an eruption might occur between Mt. Stóra-Skógfell and Mt. Hagafell. The town of Grindavik and the Blue Lagoon were evacuated during the alert of March 2nd, but the latter reopened a few hours later. The Met Office keeps warning that an eruption might start with very short notice, as little as 30 minutes.

Source : Met Office.

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The eruption of Lewotolok (Lembata Island / Indonesia) continues. Ash plumes keep rising as high as 900 m above the summit. The lava flow on the SE flank is 2 km long and the flow on the S flank 600 m long. Their fronts do not advance, though lava effusion continues ; new flows possibly overlapped the older flows. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2 km away from the active vent and 3 km from the vent on the S and SE flank. According to a news article residents were asked to bring their livestock into the villages.

Still in Indonesia, Ibu (Halmahera) continues to erupt with ash plumes that rise 200-1,500 m above the summit. Ashfall was reported in residential areas to the west on 2 March. The Alert Level remains at 2 on a four-level scale,

Eruptive activity continues at Marapi (Sumatra / Indonesia) with ash plumes that rise 200-500 m above the summit. Crater incandescence can still ne observed some nights. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 4.5 km away from the active crater.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity continues at Minamidake Crater of Sakurajima (Japan) with nighttime crater incandescence. Eruptive events generate ash plumes that usually rise 1 km above the crater. An explosion on 2 March 2024 ejected large blocks 300-500 m from the active vent. Another explosion on 3 March ejected more blocks 600-900 m from the vent. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and the public is asked to stay 2 km away from the two active craters.

Source : JMA.

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Slow lava effusion likely continues in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska). A few small daily volcanic earthquakes are recorded by the seismic network on most days. Most of the time, clouds partly obscure satellite and webcam views. The Volcano Alert Level remains at Watch (the third level on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

Source : AVO.

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It should be notes that on 5 March 2024, PHIVOLCS lowered the Alert Level for Mayon (Philippines) to 1 (on a 0-5 scale )as activity levels had steadily declined over the past two months. Data show that the volcano remains inflated overall, though deflation is detected on some parts of the north and south flanks. Incandescence at the summit is weak and only visible with the aid of a telescope. Despite the decrease in activity, residents are asked to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone.

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In Kamchatka, the aviation color code is kepet at Orange for Ebeko and Sheveluch. It remains at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Le lac Titicaca victime du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers // Lake Titicaca, a victim of global warming and glacier melting

Parmi tous les endroits au monde qui témoignent du réchauffement climatique figure le lac Titicaca, la plus grande étendue d’eau douce d’Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde. A la frontière entre le Pérou et la Bolivie, le lac, long de 190 km et large de 80 km à plus de 3 800 mètres d’altitude, est niché au cœur des Andes et de leurs glaciers dont l’eau de fonte alimente normalement le lac. Comme ailleurs dans le monde, les glaciers reculent et leur eau n’est plus suffisante pour alimenter le lac. La conséquence, c’est que le lac perd son eau à un rythme alarmant, au grand désespoir des agriculteurs locaux.
Le lac, autrefois considéré comme une divinité par les peuples précolombiens qui vivaient sur ses rives, constitue un écosystème majeur pour la faune et une source d’eau pour des millions de personnes, comme les habitants d’El Alto, à environ 40 kilomètres à l’est. De plus, le lac Titicaca représente une zone de pêche de la plus haute importance pour les populations vivant le long de ses berges. Aujourd’hui, le niveau de l’eau est catastrophique, aggravé par le phénomène El Nino qui réduit les précipitations dans la région, avec une longue période de sécheresse et des températures trop élevées.
Les récoltes manquent d’eau, les puits se sont asséchés à cause de la longue période de sécheresse et le bétail souffre car il n’y a plus de nourriture. La sécheresse approche des niveaux critiques pour l’agriculture de la région. S’il ne pleut pas dans les prochains mois, on ne pourra pas planter les pommes de terre, l’un des aliments de base des communautés rurales et des villes boliviennes.
Autour du lac, les eaux se sont retirées du rivage. Les scientifiques expliquent que 95% de la perte d’eau est due à l’évaporation provoquée en très grande partie par le réchauffement climatique. L’ensemble de la Bolivie a connu une baisse de 39 % de ses eaux de surface naturelles, telles que les rivières et les lagunes, entre 1985 et 2022.
Le lac Titicaca a été nommé « Lac menacé de l’année » par le Global Nature Fund (GNF) et le réseau mondial des lacs Living Lakes, qu’il coordonne. En effet, outre la crise actuelle de l’eau, le lac est très pollué. Environ deux millions de Péruviens et de Boliviens vivent dans le bassin versant de cet immense lac et en dépendent comme réservoir d’eau potable. Le problème, c’est qu’une grande partie des eaux usées de la région s’écoulent directement dans le lac sans avoir été traitées. À cela s’ajoutent des pesticides issus de l’agriculture et des eaux contaminées par des métaux lourds provenant d’activités minières souvent illégales dans la région. Les conséquences sont dramatiques et expliquent les odeurs nauséabondes sur certaines rives du lac.
Source : Presse internationale.

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Among all the places in the world that bear witness to global warming, there is Lake Titicaca, South America’s largest body of fresh water and the highest navigable lake in the world. On the border between Peru and Bolivia, the lake, which is 190 km long and 80 km wide at an altitude of over 3,800 meters, is nestled amid the Andes mountains and their glaciers whose melt water normally feeds the lake. Like elsewhere in the world, there glaciers are retreating and their water is no longer sufficient. The consequence is that the lake is losing its water at an alarming rate, to the dispair of local farmers.

The lake, once seen as a deity by the pre-Columbian people that lived on its shores, is an important ecosystem for wildlife and a water source for millions of people, including in the city of El Alto, some 40 kilometers to the east. In addition, it represents the utmost important fishing ground for the people living along its shores. But its water levels are now reaching record lows, worsened by the El Nino weather phenomenon that means less rain in the area, compounding a long dry spell and high temperatures.

The crops are parched, nearby water wells have dried up amid a long spell of drought, and the livestock is suffering with no more food. The drought is approaching critical levels for the region’s agriculture. If it does not rain by early December there will be no planting of potatoes, one of the food staples for Bolivia’s rural communities and cities.

Around the lake, the waters have receded from the shoreline, Experts say ninety-five percent of the water loss from the lake is due to evaporation, which shows that this is totally or almost totally caused by global warming. Bolivia overall has seen a 39% drop in its natural surface waters, such as rivers and lagoons, between 1985 and 2022.

Lake Titicaca has been named « Threatened Lake of the Year » by the Global Nature Fund (GNF) and the global lake network Living Lakes, which it coordinates. Indeed, beside the current water crisis, the lake is highly polluted. About two million Peruvians and Bolivians live in the catchment area of this giant lake and depend on it as a drinking water reservoir. However, a large part of the wastewater from the region flows untreated directly into the lake. In addition, there are pesticides from agriculture and heavy metal contaminated wastewater from partly illegal mining in the region. The consequences are drastic and can be smelled by everyone, with a stench on some of the lake’s shores.

Source : International news media.

Image satellite du lac Titicaca (Source : Copernicus Sentinal 2)