Réchauffement climatique : sévère sécheresse en Amazonie // Global warming : severe drought in the Amazon

Avec l’accélération du réchauffement climatique, de plus en plus d’événements extrêmes frappent notre planète, avec des ouragans, des sécheresses, des inondations, etc. Le bassin amazonien est actuellement confronté à l’une des pires sécheresses de son histoire. En juin 2024, des images satellites de l’Amazone et de ses affluents montraient des eaux vives et un niveau d’eau élevé. Aujourd’hui, à peine trois mois plus tard, les images des mêmes endroits montrent que le lit des rivières est complètement asséché. Les épisodes de sécheresse actuels sont les pires auxquels l’Amazonie ait été confrontée depuis le début des relevés en 1950. Ces conditions extrêmes bouleversent des vies, empêchent la navigation et menacent les dauphins, une espèce en voie de disparition dans la région. Des photos et des vidéos spectaculaires ont été diffusées dans les médias. Sur une photo, on peut voir une barge échouée sur des dunes de sable, là où les eaux coulaient il n’y a pas si longtemps. Sur une autre, un dauphin mort gît sur le sable ; en 2023, ce fut le sort de plus de 200 autres dauphins.

Le niveau du Rio Negro, l’un des principaux affluents de l’Amazone, baisse actuellement de 17,5 centimètres par jour en moyenne, selon les services météorologiques brésiliens. Dans certains endroits, comme la capitale Brasilia, on a recensé plus de 140 jours sans pluie. Le bassin amazonien souffre d’une situation qui ne s’est jamais produite auparavant. Selon les autorités, les changements sont « absolument énormes ». Elles ont exprimé leur inquiétude pour les quelque 60 % de Brésiliens dont la vie et les moyens de subsistance sont affectés par les conditions extrêmes. Outre les dangers immédiats pour l’emploi et l’approvisionnement alimentaire de nombreux Brésiliens, les autorités sont préoccupées par les causes de cette saison de sécheresse anormalement précoce et extrêmement grave.

Bien que le phénomène météorologique El Niño soit toujours présent, bien qu’en forte régression, ses effets sont encore sensibles et sont intensifiés par l’océan Atlantique plus chaud. La World Weather Attribution a calculé que la sécheresse de 2023 dans le bassin amazonien était 30 fois plus probable en raison de ces nouvelles conditions. Un chercheur de l’Institut national brésilien de recherche spatiale prévient que ces changements,qui viennent s’ajouter à la déforestation, poussent la région « vers un point de non-retour » au-delà duquel la situation deviendra irréversible.

Les sécheresses s’accompagnent également d’un risque d’incendie de forêt. La perte d’une partie encore plus grande de la couverture forestière de l’Amazonie serait un désastre. En 2022, la forêt amazonienne retenait 56,8 milliards de tonnes de carbone.

Personne n’est en mesure de faire remonter le niveau de l’eau des rivières dans le bassin amazonien. Les mesures à prendre pour réduire l’impact de la sécheresse en Amazonie incombent aux gouvernements et aux grandes entreprises qui doivent mettre en œuvre des plans pour réduire les émissions contribuant au réchauffement de la planète. De plus, des efforts de reforestation et de régénération du bassin amazonien préserveront sa biodiversité et contribueront ainsi à stabiliser la région. Les scientifiques affirment que les gouvernements peuvent atténuer l’impact des futures sécheresses en diminuant les niveaux de déforestation, en restaurant les forêts et en aidant les populations à s’adapter.

Source : Yahoo Actualités.

 

Vue de la sécheresse dans le Bassin de l’Amazon (Crédit photo : presse brésilienne)

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With the acceleration of global warming, more and more extreme events are affecting our planet, with hurricanes, droughts, floods, and so on. The Amazon Basin is currently facing one of the worst droughts of its history.

In June 2024, satellite images of the Amazon River and its tributaries captured healthy rushing waters and high water lines. Now, a mere three months later, images of the same locations depict completely dry riverbeds.

The current disastrous droughts are the worst that the Amazon has faced since records began in 1950. they are upending lives, stranding boats, and threatening endangered dolphins. Shocking photos and videos have been released in the media. In one picture, one can see a barge ship stranded high and dry on sand dunes, where waters used to flow. In another, a dead dolphin lies on the sand; in 2023, this was the fate of more than 200 dolphins.

The Rio Negro, which is one of the Amazon’s largest tributary rivers, is currently falling 17.5 centimeters a day on average, according to Brazil’s weather service. And in some places, like the capital of Brasília, there have been more than 140 days without rain.

The Amazon Basin is suffering a situation that has never happened before. Authorities are forced to admit that the changes as « absolutely enormous. » They have voiced concern for the approximately 60% of Brazil whose lives and livelihoods will be affected by the extreme conditions.

Aside from the immediate dangers to jobs and food supply for many Brazilians, officials are highly worried about the causes behind this unseasonably early and extremely severe drought season. While the El Niño weather pattern is still occurring, although strongly declining, its effects were extended and intensified by a warmer Atlantic Ocean. The World Weather Attribution calculated that the 2023 drought in the Amazon Basin was made 30 times more likely to occur due to these changing conditions.

A research scientist at Brazil’s National Institute for Space Research warns that these changes, combined with deforestation, are pushing the area « toward a potential tipping point » beyond which the situation will become irreversible.

With the droughts also comes the wildfire risk. Losing more of the Amazon’s forest cover would be devastating. It was holding 56.8 billion metric tons of carbon as of 2022.

While nobody can directly raise water levels, the highest impact on the Amazon’s drought will come from governments and large corporations who execute their plans to reduce their planet-warming emissions. Additionally, working to reforest and regenerate the Amazon Basin will preserve its critical biodiversity, helping stabilize the area. Scientists say that governments can mitigate the impact of future droughts by decreasing levels of deforestation, restoring forests and helping communities adapt.

Source : Yahoo News.

Septembre 2024 : le 2ème mois de septembre le plus chaud // September 2024 : second hottest September

Selon l’agence climatique européenne Copernicus, Septembre 2024 a été le 2ème mois de septembre le plus chaud jamais enregistré en Europe et dans le monde, poursuivant une série de plus d’un an de températures exceptionnelles qui rend « quasiment certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais mesurée », devant le record déjà établi en 2023. Septembre 2024 s’est caractérisé par des précipitations extrêmes qui se produisent de plus en plus souvent, et sont aggravées par une atmosphère et une masse océanique plus chaudes. Ainsi, la température trop élevée de l’eau dans le Golfe du Mexique a favorisé le développement d’ouragans atteignant le niveau maximal  5 sur l’échelle Saffir-Simpson. Les dégâts occasionnés par des phénomènes extrêmes sont immenses, avec des localités quasiment rasées de la surface de la Terre.

S’agissant des températures, la température moyenne de l’air en surface en septembre 2024 a été de 16,17 °C, soit 0,73 °C au-dessus de la moyenne de septembre 1991-2020, et 1,54 °C au-dessus du niveau préindustriel. La température moyenne mondiale des 12 derniers mois (octobre 2023 – septembre 2024) est la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour une période de 12 mois.
L’anomalie de température moyenne mondiale depuis le début de l’année (janvier-septembre 2024) est de 0,71 °C supérieure à la moyenne de 1991-2020, ce qui est le niveau le plus élevé jamais enregistré pour cette période et 0,19 °C plus chaud que la même période en 2023. Il est donc presque certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée.

En septembre 2024, une grande partie de l’Europe a connu des précipitations supérieures à la moyenne. Aujourd’hui, c’est le sud-est des États Unis qui doit faire face à des précipitations extrêmes avec les ouragans Helene et Milton. Le mois de septembre 2024 a été également plus humide que la moyenne en Afrique du Nord, au nord-est de la Russie, à l’est de la Chine, au nord-ouest de l’Australie, à l’extrême sud de l’Afrique et à l’extrême sud du Brésil. Taïwan et les Philippines ont été touchés par le typhon Krathon et le Pakistan a été gravement touché par la mousson. Les inondations ont tué plus de 200 personnes au Népal (voir ma note précédente).
À l’inverse, le temps a été plus sec que la moyenne en Irlande, dans le nord du Royaume-Uni et dans la majeure partie de l’Europe de l’Est. Des conditions plus sèches que la moyenne ont été observées dans l’ouest des États Unis avec des chaleurs extrêmes en Arizona, dans l’extrême est de la Russie et dans le nord-est de la Chine, dans l’est de l’Australie, dans la majeure partie de l’Afrique australe et en Amérique du Sud où une sécheresse sévère affecte le bassin de l’Amazone.

Selon les données provisoires, l’étendue quotidienne de la glace de mer arctique a atteint son 6ème minimum annuel le plus bas tandis que l’étendue mensuelle de la glace de mer s’est classée au 5ème rang, à 19 % en dessous de la moyenne.
La glace de mer antarctique montre une valeur mensuelle inférieure de 7 % à la moyenne ; c’est la deuxième étendue la plus basse pour septembre, après septembre 2023.
Source : Copernicus.

Photo: C. Grandpey

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According to the European climate agency Copernicus, September 2024 was the 2nd warmest September ever recorded in Europe and worldwide, continuing a series of more than a year of exceptional temperatures that makes it « almost certain that 2024 will be the warmest year ever », ahead of the record already set in 2023. September 2024 was characterized by extreme precipitation that occurs more and more frequently, and is aggravated by a warmer atmosphere and warmer oceans. For example, the excessively high water temperature in the Gulf of Mexico favored the development of hurricanes reaching the maximum level 5 on the Saffir-Simpson scale. The damage caused by extreme events is immense, with municipalities were virtually wiped off the surface of the Earth.

In terms of temperature, the average surface air temperature in September 2024 was 16.17 °C, which is 0.73 °C above the September 1991-2020 average and 1.54 °C above the pre-industrial level. The global average temperature for the past 12 months (October 2023-September 2024) is the second warmest on record for a 12-month period.
The global average temperature anomaly since the beginning of the year (January-September 2024) is 0.71 °C above the 1991-2020 average, which is the highest level on record for this period and 0.19 °C warmer than the same period in 2023. It is therefore almost certain that 2024 will be the warmest year on record.

In September 2024, much of Europe experienced above-average rainfall. Today, the southeastern United States is facing extreme rainfall with Hurricanes Helene and Milton. September 2024 was also wetter than average in North Africa, northeastern Russia, eastern China, northwestern Australia, southernmost Africa, and southernmost Brazil. Taiwan and the Philippines were hit by Typhoon Krathon, and Pakistan was severely affected by the monsoon. Floods killed over 200 people in Nepal (see my previous post).
Conversely, Ireland, northern United Kingdom, and most of Eastern Europe were drier than average. Drier than average conditions were observed in the western United States with extreme heat in Arizona, far eastern Russia and northeastern China, eastern Australia, most of southern Africa and South America where severe drought is affecting the Amazon basin.

According to provisional data, the daily extent of Arctic sea ice reached its 6th lowest annual minimum while the monthly extent of sea ice ranked 5th, 19% below average.
Antarctic sea ice showed a monthly value 7% below average; this is the second lowest extent for September, after September 2023.
Source: Copernicus.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon avec une hausse de la sismicité et des émissions de SO2. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 100 à 850 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Crédit photo: Phivolcs

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Le PHIVOLCS a signalé une augmentation du nombre d’événements phréatiques sur le Taal au cours des dernières semaines. Des émissions de vapeur et de gaz, parfois volumineuses, s’élevaient de 1 à 2 km au-dessus du cratère. Des remontées de fluides chauds étaient visibles dans le lac presque quotidiennement. Une éruption phréatomagmatique enregistrée le 2 octobre 2024 a éjecté de brefs jets de matériaux noirs suivis d’un panache volumineux de vapeur. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 8 927 tonnes par jour le 21 septembre 2024, mais ont ensuite diminué. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).

L’activité phréatomagmatique a été captée par une caméra thermique :

https://x.com/i/status/1841437543528796221

Crédit photo: Phivolcs

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De petites émissions de cendres se poursuivent à White Island (Nouvelle-Zélande). Lors d’un survol le 24 septembre 2024, les scientifiques ont observé que les émissions contenaient moins de cendres et que les panaches étaient à la fois moins vigoureux et moins continus. Ils s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus de l’île. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et lla couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko. Elle reste Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Le nombre d’événements sismiques associés au mouvement de fluides a augmenté en intensité et en nombre par rapport à la semaine précédente. Les images de la webcam confirment la présence d’émissions de cendres associées à certains de ces événements ainsi que les projections occasionnelles de matériaux plus chauds. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. La sismicité associée à la fracturation des roches a augmenté ; les événements avaient des profondeurs allant de moins de 1 km jusqu’à 8 km sous le sommet. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile / Italie). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de deux bouches dans la zone cratèrique N dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco et au moins deux bouches dans la zone cratèrique C-S (centre-sud). Les explosions dans la zone N se produisent à un rythme de 3 à 15 événements par heure. Les explosions au niveau des bouches de la zone C-S se produisent principalement à un rythme de 1 à 5 événements par heure. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : INGV.

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Une forte activité éruptive continue sur le Yasur (Vanuatu) dont le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 0 à 5. Les explosions continuent, produisant des émissions de gaz, de vapeur et/ou de cendres. Certaines explosions peuvent éjecter des matériaux qui retombent dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer à moins de 600 m autour des limites de la zone d’exclusion permanente.

Source : VMGD.

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En Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le volcan Ibu dont le niveau d’alerte reste à 3. Il est conseillé au public de se tenir à au moins 4 km du cratère actif.

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Laki-laki du Lewotobi dont le niveau d’alerte reste à 3.

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit avec des effondrements du dôme de lave SO qui produisent de nombreuses avalanches. Quelques coulées pyroclastiques sont également observées. Le niveau d’alerte reste à 3.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec de nombreux événements explosifs quotidiens enregistrés par le réseau sismique. Les panaches de cendres s’élèvent de 100 à 600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon with increased seismicity and SO2 emissions. Gas-and-steam emissions usually rise 100-850 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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PHIVOLCS has issued advisories for Taal reporting an increase in the number of phreatic events during the past weeks. Daily white steam-and-gas emissions that were sometime voluminous rose 1-2 km above the crater. Hot fluids were visible upwelling in the lake almost daily. A phreatomagmatic eruption recorded on 2 October ejected short black jets of material followed by a voluminous plume. SO2 emissions averaged 8,927 tonnes per day (t/d) on 21 September 2024 but later decreased. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ).

The phreatomagmatic cativity was captured by a thermal camera :

https://x.com/i/status/1841437543528796221

Source : PHIVOLCS.

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Minor ash emissions continue at White Island (New Zealand). During a 24 September 2024 overflight, scientists observed that the emissions contained less ash and the plumes were both less vigorous and not as continuous. Thet rose as high as 1 km above the island. The Volcanic Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : GeoNet.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia). The number of seismic events associated with fluid movement increased in both magnitude and number compared to the previous week. Webcam images confirm ash emissions associated with some of these events along with occasional ejections of hotter material. Ash plumes rise as high as 2 km above the crater.ashfall has been reported in several municipalities. Seismicity associated with rock fracturing increased ; the events had depths ranging from less than 1 km down to 8 km below the summit.The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily / Italy). Webcam images show Strombolian activity at two vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. Explosions in Area N occurat a rate of 3-15 events per hour. Explosions at the vent in Area C-S mainly occur at a rate of 1-5 events per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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The Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) reports that activity at Yasur continues at a level of “major unrest,” as defined by the Alert Level 2 status (on a scale of 0-5). Explosions continue, producing emissions of gas, steam, and/or ash.The report warns that some of the explosions may eject material that falls in and around the crater. The public is reminded to not enter the restricted area within 600 m around the boundaries of the Permanent Exclusion Zone.

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In Indonesia, eruptive activity continues at Ibu whose Alert Level remains at 3. The public is advised to stay 4 km away from the active crater.

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Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki Crater The Alert Level remains at 3.

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The eruption at Merapi (on Java) continues with collapses of the SW lava dome that produce numerous avalanches. A few pyroclastic flows are also observd. The Alert Level remains at 3.

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Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily events recorded by the seismic network. Ash plumes rise 100-600 m above the summit. The Alert Level remains at 2 .

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Pas d’effondrement démographique à l’île de Pâques // No population collapse in Easter Island

Selon une étude incluant l’analyse de l’ADN de 15 anciens habitants de l’île de Pâques – Rapa Nui – publiée début septembre 2024 dans la revue scientifique Nature, l’île n’a jamais connu d’effondrement démographique comme le laissait supposer des études précédentes. L’analyse de l’ADN révèle également que les habitants d’Easter Island, située à environ 3 700 kilomètres du continent sud-américain, ont atteint les Amériques dans les années 1300, bien avant l’arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde en 1492.
Colonisée par des marins polynésiens il y a 800 ans, Rapa Nui, aujourd’hui partie du Chili, possède des centaines de têtes de pierre monumentales, les moai, qui font écho au passé. Selon certains scientifiques, l’exploitation des ressources limitées de l’île de Pâques a entraîné un déclin démographique catastrophique, une dévastation écologique et la destruction d’une société par des luttes intestines. Cependant, cette théorie restait controversée, et d’autres preuves archéologiques suggéraient que Rapa Nui abritait une société petite mais durable.
Pour leur nouvelle analyse, les scientifiques ont utilisé pour la première fois de l’ADN prélevé sur des restes humains conservés au Musée de l’Homme à Paris pour savoir si l’île de Pâques avait connu un effondrement sociétal auto-infligé. Cette nouvelle approche a permis de faire la lumière sur son passé mystérieux. Pour étudier plus en détail l’histoire de Rapa Nui, les chercheurs ont séquencé les génomes de 15 anciens habitants qui ont vécu sur l’île au cours des 400 dernières années.
Les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’un goulot d’étranglement génétique correspondant à une forte baisse de la population. Au lieu de cela, l’île abritait une petite population qui a régulièrement augmenté en taille jusqu’aux années 1860. À cette époque, des esclavagistes venus du Pérou ont enlevé de force un tiers de la population de l’île.
Les génomes ont également révélé que les habitants de l’île de Pâques avaient échangé des gènes avec une population amérindienne, ce qui laisse supposer que les habitants ont traversé l’océan vers l’Amérique du Sud entre 1250 et 1430, avant l’arrivée de Colomb aux Amériques, et bien avant que les Européens n’atteignent Rapa Nui en 1722.
Source : CNN via Yahoo News.

Moai à l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

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According to an analysis of ancient DNA from 15 former inhabitants, part of a study published early September 2024 in the scientific journal Nature, Easter Island, never experienced a population collapse as suggested by previous studies. The analysis also reveals that inhabitants of the island, which lies about 3,700 kilometers from the South American mainland, reached the Americas in the 1300s, long before Christopher Columbus’ 1492 landing in the New World.

Settled by Polynesian seafarers 800 years ago, Rapa Nui, today part of Chile, has hundreds of monumental stone heads, known as moai, that echo of the past.

According to some experts, Easter Island’s exploitation of limited resources resulted in a catastrophic population decline, ecological devastation and the destruction of a society through infighting. However, that theory remains contentious, and other archaeological evidence suggests that Rapa Nui was home to a small but sustainable society.

The new analysis marks the first time scientists have used ancient DNA to address the question of whether Easter Island saw a self-inflicted societal collapse, helping to shed light on its mysterious past. To investigate Rapa Nui’s history further, researchers sequenced the genomes of 15 former residents who lived on the island during the past 400 years. The remains are stored at the Musée de l’Homme in Paris, which is part of the French National Museum of Natural History.

The researchers found no evidence of a genetic bottleneck corresponding to a steep drop in population. Instead, the island was home to a small population that steadily increased in size until the 1860s. At this point, slave raiders from Peru forcibly removed one-third of the island’s population.

The genomes also revealed that the Easter Islanders had exchanged genes with a Native American population, suggesting that the inhabitants crossed the ocean to South America somewhere between 1250 and 1430, ahead of Columbus’ arrival in the Americas, and well before Europeans reached Rapa Nui in 1722.

Source : CNN via Yahoo News.