Volcans du monde // Volcanoes of the world

Petite pause dans l’agonie des glaciers alpins. Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Au Chili, la lave continue de descendre sur le flanc NNE du Nevados de Chillán. On observe toujours des émissions de gaz et des explosions se font entendre de temps en temps. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le deuxième sur une échelle de quatre couleurs, et il est rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
Source: SERNAGEOMIN.

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L’activité effusive a diminué sur le Fuego (Guatemala) au cours des derniers jours. La coulée de lave qui descendait dans la ravine Ceniza (SSO) n’est plus active. Entre 6 et 16 explosions sont enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc secouent encore les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des retombées de cendres sont signalées quotidiennement dans plusieurs zones sous le vent. Des coulées de lave parcourent encore les ravines Seca et Ceniza sur 200-350 m.
Source: INSIVUMEH.

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En Éthiopie, les données satellitaires ont montré des anomalies thermiques dans les cratères S et N de l’Erta Ale à la mi-août 2020. Toutefois, le 5 septembre, seul le pit crater N présentait une anomalie thermique. Il est donc difficile de savoir si un lac de lave est toujours présent sur le volcan.
Source: Sentinel Hub.

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Comme je l’ai écrit dans une note publiée le 20 septembre 2020, un épisode éruptif majeur s’est produit sur le  Sangay (Équateur) le même jour. Le panache de cendres s’est élevé à 12,2 km d’altitude. D’importantes retombées de cendres ont été signalées dans les provinces à l’ouest du volcan. L’activité éruptive la plus intense a duré environ six heures et les nuages de cendres se sont ensuite dissipés. C’est l’épisode éruptif le plus significatif des derniers mois. Les autorités ont inspecté le confluent de la rivière Volcán (flanc SE) et de la rivière Upano, et ont observé d’importants dépôts de téphra, dont certains avaient formé un barrage. Normalement, le lit de l’Upano mesure environ 25 m de large dans cette zone, mais à cause des dépôts, il atteignait plus de 250 m et ne contenait presque pas d’eau.
Après l’explosion, l’activité est revenue à son niveau des mois précédents, avec des panaches de cendres s’élevant à 1 à 2 km au-dessus du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

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 L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité sismique a marqué une hausse sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) ces derniers jours, avec la présente d’un tremor continu. Aucune activité éruptive ou émission sommitale n’a été observée sur les images satellitaires et celles de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont passés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance recommandée). Cela ne signifie pas pour autant qu’une éruption est probable ou imminente. Cependant, les dernières éruptions du Pavlof se sont produites sans prévenir ou presque.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch et l’Ebeko, et au Jaune pour le Bezymianny car ces volcans peuvent se manifester sans prévenir. Les autres volcans de la région sont à la couleur Verte.

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Le lundi 21 septembre 2020 à 21h00 (heure locale) un séisme a été enregistré à la Réunion. IL a été localisé à 27 km sous le niveau de la mer, à 22 km au nord-ouest de Saint Denis. Sa magnitude a été mesurée à 4.4 sur l’échelle de Richter. L’OVPF indiquait que cet événement était isolé et d’origine tectonique.

Dans un nouveau bulletin publié le 23 septembre, l’OVPF indique que depuis le 20 septembre une reprise de la sismicité est observée sous le Piton de la Fournaise. Entre le 20 et le 22 septembre, 21 séismes de magnitude inférieure ou égale à M 1.0 ont été enregistrés et localisés sous le cratère Dolomieu entre 1,7 et 2,2 km de profondeur.

Cette sismicité s’accompagne d’une reprise de l’inflation – très faible pour le moment – de la base et du sommet de l’édifice volcanique.

Les émissions de CO2 dans le sol montrent également une inversion de tendance et une augmentation depuis la mi-août. En revanche, les émissions de SO2 restent en dessous du seuil de détection.

On assiste donc très probablement à un processus de recharge du réservoir superficiel qui, selon l’OVPF, peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que se déclenche une éruption. Le processus peut également s’arrêter sans donner lieu à brève échéance à une éruption, comme on a pu s’en rendre compte au début du mois de juillet 2020. .

Source : OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur sa page Facebook qu’une activité strombolienne permanente et régulière est observée sur l’Etna (Sicile) depuis le 10 juillet 2020 au niveau d’une bouche qui s’est ouverte dans la dépression (la « selle ») entre le Nouveau Cratère SE et l’ancien. Cette activité d’intensité moyenne ne montre actuellement aucune tendance de hausse ou de diminution.

Dans le même temps, on observe une petite activité strombolienne dans le Cratère NE et des émissions de cendre dans la Voragine.

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Short break in the slow death of Alpine glaciers. Here is some news of volcanic activity around the world.

 In Chile, lava continues to advance down Nevados de Chillán’s NNE flank. Gas emissions and occasional explosions are also recorded. The alert level remains at Yellow, the second level on a four-color scale, and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Source: SERNAGEOMIN.

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Effusive activity decreased at Fuego (Guatemala) during the past days. The lava flow that descended the Ceniza drainage (SSW) is no longer active. Between 6 and 16 explosions are recorded each hour, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves are still rattling buildings within a 20-km radius. Ashfall is reported daily in several areas downwind. Lava flows are still travelling 200-350 m down the Seca and Ceniza drainages.

Source: INSIVUMEH.

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In Ethiopia, satellite data showed thermal anomalies in both of Erta Ale’s S and N pit craters in mid-August 2020, though by 5 September only the N pit had anomalous temperatures. Thus, it is difficult to know whether a lava lake is still present on the volcano.

Source: Sentinel Hub.

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As I put it in a post released on September 20th, 2020, a major eruptive episode occurred at Ecuador’s Sangay volcano on that same day. The ash plume rose to 12.2 km. Heavy ashfall was reported in provinces west of the volcano The major ash emissions ended lasted about six hours and the clouds later dissipated. It was the most powerful eruptive episode of the past months. Authorities inspected the confluence of the Volcán River (SE flank) and Upano River, and observed significant deposits of tephra, some of which had damned the river. Normally the Upano was about 25 m wide in that area but because of the deposits it was more than 250 m across and had almost no water in it. After the explosion, activity returned to levels similar to previous months with ash plumes rising 1-2 km above the volcano.

Source: Instituto Geofisico.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that seismic activity has increased at Pavlof (Aleutians Alaska) over the past days, with an ongoing tremor. No eruptive activity or emissions from the summit have been observed in satellite and web camera views. The aviation colour code and the alert level have been raised to Yellow and Advisory, respectively. This does not mean that an eruption is likely or imminent. However, past eruptions of Pavlof occurred with little or no warning.

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In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for Sheveluch and Ebeko, and Yellow for Bezymianny as these volcanoes may erupt without warning. The code is Green for the other volcanoes of the region.

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An earthquake was recorded at Reunion Island on Monday September 21st, 2020 at 9:00 p.m. (local time)  It was located 27 km below sea level, 22 km northwest of Saint Denis. Its magnitude was measured at 4.4 on the Richter scale. OVPF indicated that this event was isolated and of tectonic origin.

In a new bulletin released on September 23rd, OVPF indicates that since September 20th a resumption of seismicity has been observed under Piton de la Fournaise. Between September 20th and 22nd, 21 earthquakes with magnitudes less than or equal to M 1.0 were recorded and located under the Dolomieu Crater at depths between 1.7 and 2.2 km.
This seismicity is accompanied by a resumption of inflation – very low for the moment – of the base and the summit of the volcanic edifice.
CO2 emissions in the soil also show a trend reversal and have increased since mid-August. On the other hand, SO2 emissions remain below the detection threshold.
We are therefore very likely witnessing a process of recharging the shallow reservoir which, according to OVPF, can take several days to several weeks before an eruption occurs. The process can also stop without an eruption, as happened in early July 2020..
Source: OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catania) indicates on his Facebook page that a permanent and regular strombolian activity has been observed since July 10th, 2020 on Mt Etna (Sicily) at a vent which opened in the « saddle » between the New SE Crater and the ancient crater. This medium-sized activity does not currently show any increasing or decreasing trend.

At the same time, there is also a minor strombolian activity within the Northeast Crater, and there are sporadic ash emissions from the Voragine

L’Etna vu par la webcam L.A.V.E. le 22 septembre 2020

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

 Des panaches de vapeur s’élèvent actuellement jusqu’à 500 m de hauteur au-dessus du sommet du Sinabung (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et 4 km dans le secteur NE.
Source: CVGHM.

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Au Kamtchatka, un nouveau dôme de lave a commencé à croître dans le cratère du Bezymianny dont la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Des explosions ont été observées sur l’Ebeko au début du mois de septembre, avec des panaches de cendres atteignant 3,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source : KVERT.

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Au Guatemala, entre 6 et 12 explosions sont enregistrées chaque heure sur le Fuego, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc font vibrer les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des matériaux incandescents éjectés de 100 à 300 m de hauteur provoquent des avalanches de blocs dans plusieurs ravines; les avalanches atteignent parfois la végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent.
L’activité du cratère Mackenney du Pacaya se caractérise par l’émission de coulées de lave et des explosions stromboliennes qui éjectent des matériaux jusqu’à 200 m au-dessus du sommet. Une coulée de lave active a parcouru le flanc nord-est sur 1 250 m; une autre environ 300 m sur le versant N. L’activité explosive fait vibrer des maisons dans un rayon de 4 km
Source: INSIVUMEH.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé continue d’être enregistré sur le Reventador. Début septembre, les émissions de gaz, de vapeur et de cendres atteignaient 1 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulaient sur le flanc N et parcouraient jusqu’à 600 m le long des flancs S et SW. La coulée de lave sur le flanc NE n’a pas progressé.
Source: Instituto Geofisico.

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Au Costa Rica, le gouvernement a entamé le processus de déplacement des tours de télécommunication dans le parc national de l’Irazu en raison d’un important glissement de terrain qui a commencé le 26 août 2020. Les autorités demandent aux visiteurs d’éviter la partie inférieure de la montagne car des éboulements sont imminents. Quelque 25 millions de mètres cubes se sont détachés jusqu’à présent.
Source: The Watchers.

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On observe actuellement un faible niveau d’activité à White Island (Nouvelle-Zélande). Les données recueillies au cours des dernières semaines montrent que le magma à faible profondeur dégaze rapidement à travers un système bien ouvert. La température reste élevée au niveau des bouches actives (environ 440 ° C), soit 100 degrés de moins qu’en juillet. Certaines bouches se sont agrandies et l’eau s’est accumulée sur le fond du cratère. On observe également un affaissement continu au niveau des bouches actives et des parties S et O des parois du cratère. Le tremor volcanique est généralement faible, hormis une courte période début août. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

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Alors que le ciel de l’ouest des États-Unis était envahi par la fumée des incendies de forêt, l’Alaska était également aux prises avec un problème de qualité de l’air né il y a un siècle. De forts vents du sud ont remobilisé la cendre de l’éruption de 1912  du Novarupta , et envoyé un nuage de cette même cendre à environ 1200 mètres de hauteur le 14 septembre 2020. Il n’a pas été fait état de retombées de cendre dans les localités à proximité du Parc National du Katmai, mais un message d’alerte a été adressé aux pilotes d’aéronefs car  la cendre peut endommager les moteurs. Ce genre d’événement se produit régulièrement chaque année au printemps et à l’automne.
Il est bon de rappeler que l’éruption du Novarupta, l’une des plus importantes au monde, a commencé le 6 juin 1912. Elle a duré 3 jours et a propulsé la cendre jusqu’à 30 kilomètres au-dessus de la région du Katmai. L’USGS estime qu’un volume de 15 kilomètres cubes de lave a été émis par le volcan. L’éruption du Novarupta a été la plus puissante du 20ème siècle et figure parmi les plus importantes de l’histoire. Les cendres se sont déposées dans la Vallée des Dix Mille Fumées.
Suite à l’apparition du nuage de cendre, l’AVO a rassuré la population et précisé qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle éruption. Les pluies qui se sont abattues le 15 septembre sur la région de Bristol Bay ont mis fin à l’alerte.
Source: Médias d’information de l’Alaska.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

Steam plumes are currently rising up to 500 m above Sinabung’s summit (Indonesia). The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source : CVGHM.

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In Kamchatka, a new lava dome has started growing in the summit crater of Bezymianny whose aviation colour code remains at Yellow.  (the second lowest level on a four-color scale).

Explosions have been observed at Ebeko in early September, with ash plumes up to 3.5 km a.s.l. The aviation colour code remains at Orange.

Source: KVERT.

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In Guatemala, between 6 and 12 explosions are recorded each hour on Fuego, with ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves rattle buildings within a 20-km radius. Incandescent material ejected 100-300 m high cause avalanches of blocks in several drainages; avalanches sometimes reach the vegetation. Ashfall is reported in several areas downwind.

Activity at Pacaya’s Mackenney Crater is characterized by the emission of lava flows and Strombolian explosions that eject material as high as 200 m above the summit. An active lava flow has travelled on the NE flank over 1,250 m; another on the N flank is about 300 m long. Explosive activity rattled houses within a 4-km radius

Source : INSIVUMEH.

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In Ecuador, a high level of activity continues to be recorded at Reventador. In early September, gas, steam, and ash emissions rose as high as 1 km above the summit crater. Incandescent blocks rolled down the N flank and travelled as far as 600 m down the S and SW flanks. The lava flow on the NE flank has not lengthened.

Source: Instituto Geofisico.

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In Costa Rica, the government has started the process of relocating telecommunication towers in the Irazu National Park due to an ongoing massive landslide which started on August 26th, 2020. Officials warn people to avoid the lower part of the mountain as rockslides are imminent, with around 25 million cubic metres of land detached so far.

Source : The Watchers.

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Low levels of activity are observed at White Island (New Zealand). The data collected during the past weeks show that shallow magma is degassing at a high rate through an open, unobstructed system. Temperatures at the gas vents remain high (about 440°C), which is 100 degrees less than in July. Some of the gas vents have become larger and water has ponded on the crater floor. Continuing subsidence of the active vent areas and the S and W parts of Main Crater wall is also observed. The volcanic tremor is generally low, except for a short period in early August. The volcanic alert level has been lowered to 1 and the aviation colour code remains at Yellow.

Source: GeoNet.

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While western U.S. was suffering from hazy skies from wildfires, Alaska was dealing with an air quality problem born a century ago. Strong southerly winds picked up loose ash from the 1912 Novarupta eruption, sending an ash cloud about 1,200 metres into the sky on September 14th, 2020. There were no reports of ashfall in nearby communities near Katmai National Park, but pilots were warned about the cloud because the ash can cause damage to plane engines. This sort of event happens every spring and autumn.

It is wotrh remembering that Novarupta’s three-day eruption, one of the world’s largest, began on June 6th, 1912, and sent ash as high as 30kilometres above the Katmai region. The USGS estimates a volume of 15 cubic kilometres of magma was erupted. The Novarupta eruption was the most powerful of the 20th century and ranks among the largest in recorded history.

The ash was deposited in the Valley of Ten Thousand Smokes.

After the last ash cloud, AVO issued a statement alerting people that this was not a new eruption. Widespread rains on September 15th in the Bristol Bay region prompted the cancellation of ash advisories.

Source: Alaskan news media.

Nuage de cendre du Novarupta emporté par le vent vers l’île Kodiak en octobre 2014 (Source : NASA)

Vallée des 10 000 Fumées (Photos : C. Grandpey

L’éruption du Mont Spurr (Alaska) en 1953 // The 1953 Mt Spurr eruption in Alaska

La Smithsonian Institution explique que le Mont Spurr est un stratovolcan de l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il tire son nom du géologue et explorateur Josiah Edward Spurr qui a conduit une expédition dans la région en 1898.
Le niveau d’alerte du Mt Spurr est actuellement Vert. Il a été porté à la couleur Jaune le 26 juillet 2004 en raison d’une hausse de la sismicité. L’AVO avait également détecté la présence d’un cratère d’effondrement occupé par un lac entouré par la glace et la neige qui recouvraient le sommet. Ce lac s’était peut-être formé suite à une augmentation du flux de chaleur à travers le dôme de lave sommital.
Le 3 mai 2005, une coulée de débris a été observée sur les images de la webcam et une grande partie du lac s’était vidée.
Les deux éruptions historiques du Mont Spurr en 1953 et 1992 ont déposé de la cendre sur la ville d’Anchorage. Le journal local, l’Anchorage Daily News a récemment publié un article sur l’événement de 1953, avec le «Jeudi des Cendres».
Le matin du 9 juillet 1953, la nuit a soudain envahi Anchorage lorsque la cendre est tombée du ciel. Un match de baseball a dû être annulé et reporté. La cause du phénomène était le Mont Surr qui était entré en éruption sans prévenir vers 5 heures du matin ce jour-là, en propulsant des tonnes de particules de cendres à des milliers de mètres de hauteur. Des témoins ont déclaré que la colonne de cendres avait atteint une hauteur d’environ 15 km et ressemblait à un champignon atomique. Des éclairs parcouraient cette colonne et les flancs de la montagne donnaient l’impression de vibrer.
Jusqu’ç ce jour de juillet 1953, on considérait que le Mt Spurr était un volcan en sommeil, bien qu’il y ait eu des signes d’activité. Ainsi, au cours du printemps, des pilotes indépendants avaient observé de la vapeur en train de s’échapper du sommet pour la première fois de mémoire d’homme. Bien que visible depuis Anchorage par temps clair, le volcan était une curiosité pour la plupart des habitants.
Les premières retombées de cendres à Anchorage ont commencé vers 10 heures du matin et ont poussé les propriétaires d’avions à les déplacer rapidement vers des sites en dehors de la zone touchée. À la base militaire d’Elmendorf, tous les pilotes et le personnel au sol ont fait une course contre la montre. Tous les aéronefs opérationnels ont été mis à l’abri dans l’intérieur de l’Etat, essentiellement à Fairbanks. Lorsque la visibilité est devenue nulle, les aéroports de la ville ont cessé leurs activités.
Vers 11 heures du matin, les capteurs des lampadaires ont mis en route l’éclairage public, mais les autorités les ont rapidement éteints, par crainte d’endommager les deux centrales électriques qui alimentent la ville et provoquer une panne d’électricité.

À 13 heures, l’obscurité était totale, rompue uniquement par les lumières des bâtiments et les phares des voitures.
Selon les estimations, jusqu’à 10 000 tonnes de cendres volcaniques sont tombées sur Anchorage. Une couche de cendre enveloppait la ville où les arbres pliaient sous son poids. La presse locale a baptisé cette journée Ash Thursday – « Jeudi des Cendres » – et «Spurrs Day».
Pendant le déluge de cendres, les personnes qui possédaient des parapluies et des imperméables les ont utilisés. Certains habitants portaient des masques pour se protéger contre la poussière. La plupart du temps, les habitants se sont mis à l’abri jusqu’au moment où le ciel commence à s’éclaircir.
Certaines personnes âgées ont comparé l’événement à l’éruption du Novarupta-Katmai en 1912. Ils se sont souvenus de trois jours de complète obscurité, d’eau contaminée et de cadavres d’oiseaux au sol. Cependant, l’éruption du Mt Spurr était breaucoup moins inquiétante que celle du Novarupta

L’éruption du mont Spurr en 1953 n’a tué personne. À Anchorage, une seule personne a été blessée lorsque les cendres et l’obscurité ont envahi la ville. Il s’agit d’une femme qui a voulu traverser une rue dans l’obscurité et a été renversée par un camion.
La vie à Anchorage est rapidement revenue à la normale. Le temps était à nouveau clair et ensoleillé le lendemain, et le match de baseball annulé a pu être joué normalement. Le jour suivant, les avions ont pu à nouveau décoller et atterrir dans l’aéroport international. Par la suite, le vent soulevait encore la cendre, ce qui gênait la visibilité pour les petits avions, mais c’était un problème relativement mineur et sporadique.
Anchorage avait des vendeurs de journaux dans les rues à cette époque, et l’éruption a généré les meilleures ventes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale! Les vols touristiques à destination du Mont Spurr ont brièvement connu du succès, avec un nombre record de décollages et d’atterrissages.
Un photographe local a filmé le moment où Anchorage s’est retrouvée dans l’obscurité, ainsi que le nouveau cratère du Mont Spurr, pour Pathè News. La séquence été diffusée dans les cinémas Empress et Fourth Avenue du centre-ville. Ce petit film d’une minute est disponible sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Huit jours a près l’éruption, la pluie a nettoyé la ville en emportant une grande partie de la cendre. Toute la poussière n’est pas tombée uniquement en Alaska. Moins d’une semaine plus tard, des pilotesqui passaient au-dessus des Grands Lacs ont repéré des nuages ​​de cendres du Mont Spurr qui avaient dérivé vers l’est, atteignant le Canada et l’Océan Atlantique. Fin juillet et début août, des nuages ​​de poussière volcanique étaient visibles sur l’Europe, comme un cadeau envoyé par l’Alaska…
Source: Anchorage Daily News.

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The Smithsonian Institution explains that Mount Spurr is a stratovolcano in the Aleutian Arc of Alaska, named after geologist and explorer Josiah Edward Spurr who led an expedition to the area in 1898.

The alert level for Mt Spurr is currently Green. It was raised to Yellow on July 26th, 2004 due to an increase in seismicity. There was also the presence of a collapse pit, filled with water forming a new crater lake in the ice and snow that covered the summit. This lake may have been caused by an increase in heat flow through the summit lava dome.

On May 3rd, 2005, a debris flow was observed in webcam images andmuch of the lake had drained away.

Mount Spurr’s two historical eruptions in 1953 and 1992, deposited ash on the city of Anchorage. The local newspaper Anchorage Daily News has recently published an article about the 1953 event and “Ash Thursday”.

It was the morning of July 9th, 1953, everything got suddenly pitch black when ash fell from the sky. A baseball game had to be cancelled and rescheduled. The culprit was Mount Surr which had unexpectedly started erupting at about 5 a.m. that day, ejecting tons of ash particules thousands of metres into the air. Witnesses said the ash column reached a height of about 15 km and looked like an atomic bomb’s mushroom cloud. Lightning flashed within that column, and the sides of the mountain visibly shook.

Mount Spurr was previously listed as dormant, though there had been warning signs. That spring, civilian pilots observed steam venting from the peak for the first time in living memory. Though visible from Anchorage on clear days, the volcano was just a curiosity to most residents.

The first dustings in Anchorage began around 10 a.m. and caused civilian pilots to rapidly relocate their planes to sites outside the affected area. At Elmendorf’s military base, all pilots and ground personnel raced against time. All operational aircraft were dispersed into the Interior, most to Fairbanks. When visibility dropped to zero, the city’s airports ceased operations.

Around 11 a.m., the sensors on the streetlights triggered tham on, but officials soon switched them off, fearing damage to the city’s two power plants and a resulting electricity shortage. By 1 p.m., there was complete darkness, broken only by building and car lights.

According to estimates, as much as 10,000 tons of volcanic ash fell on Anchorage. A layer of ash draped the city, with shrubs and smaller trees bending under the weight.  Local newspapers had their fun renaming the day as “Ash Thursday” and “Spurrs-Day”.

During the ashy deluge, those with umbrellas and raincoats used them. Some residents donned masks to filter out the dust. Otherwise, most residents sought shelter and stayed there until the sky began to lighten.

Some elder residents compared the event with the 1912 Novarupta-Katmai eruption and remembered three days of pure darkness, poisoned water, and birds that fell dead to the ground. However, compared to Novarupta, the Mount Spurr eruption was nothing to worry about.

No one died from the 1953 Mount Spurr eruption. In Anchorage, the ash and darkness contributed to just one injury. A woman who had stepped into a street in the darkness was struck by a passing truck.

Life in Anchorage quickly returned to normal. The next day was clear and sunny and the cancelled baseball game could be played normally.The following day, planes were again able to fly in and out of the International Airport. In the following days, the wind sometimes kicked up the ash again, hampering visibility for small planes, but that was a relatively minor and sporadic issue.

Anchorage had newspaper street salesmen at this time, and the eruption edition was the best seller since the end of World War II ! Sightseeing flights to Mount Spurr became briefly popular, with a a record month of takeoffs and landings.

A local photographer captured footage of the blackout and cleanup in Anchorage, as well as Mount Spurr’s new crater, for Pathè News, which aired at the downtown Empress and Fourth Avenue theaters. This minute-long newsreel is available on YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Eight days later, it finally rained, washing away some of the dirt. Not all the dust fell in Alaska. Within a week, pilots over the Great Lakes spotted clouds of ash from Mount Spurr, which carried eastward across Canada and the Atlantic Ocean. In late July and early August, dust clouds from Mount Spurr were visible over Europe, a kind of gift sent by Alaska…

Source: Anchorage Daily News.

Images extraites du film (Source : You Tube)

Le Mont Spurr aujourd’hui (Crédit photo : Wikipedia)

Le dégel du pergélisol de la Sibérie à l’Alaska // Permafrost thawing from Siberia to Alaska

L’écroulement d’un  réservoir de mazout à Norilsk (Sibérie) à la fin du mois de mai 2020, et la pollution que l’accident a occasionnée, ont quelque peu réveillé les médias qui ont daigné consacrer quelques reportages à cette catastrophe environnementale. Il est à noter que les autorités russes ont été assez longues à admettre que l’écroulement de la citerne de carburant était dû au dégel du pergélisol. A cause du réchauffement climatique, le sol normalement gelé s’est affaissé sous le poids de la citerne, envoyant quelque 21 000 tonnes de mazout dans la nature. Par comparaison, le naufrage de l’Exxon Valdez avait libéré 37 000 tonnes de pétrole en Alaska en 1989.

Norilsk n’est pas un cas isolé et ce genre d’accident est appelé à se multiplier. On estime que la limite du pergélisol s’est déplacée de 130 km vers le nord au Québec entre 1960 et 2010. J’ai expliqué comment les installations gazières devaient être contrôlées et réajustées régulièrement dans la Péninsule de Yamal en Sibérie. Les fondations de l’usine Yamal LNG font appel à une ingénierie unique expliquée à cette adresse : https://www.ep.total.com/fr/domaines/gaz-naturel-liquefie/yamal-lng-decouvrir-notre-projet-en-russie/fondations-sur-permafrost

Le pergélisol recouvre la plus grande partie de l’Arctique, mais les infrastructures pétrolières ou gazières ne sont pas présentes partout. En Alaska, c’est le terminal pétrolier de Prudhoe Bay qui est le plus menacé. En 1978, le pergélisol à 20 mètres de profondeur à Prudhoe Bay avait une température de -8,7°C. En 2018, le température était montée à -5,2°C.
Les entreprises alaskiennes ont mis en place des stratégies pour faire face aux variations des températures saisonnières avec des unités de réfrigération souterraines pour maintenir la stabilité du sol. Mais l’impact du réchauffement se fera aussi sur les infrastructures environnantes, y compris la Dalton Highway, route non goudronnée (NDLR : aux multiples ornières ! Prudence si vous l’empruntez !) reliant les champs pétrolifères à l’intérieur de l’Alaska.

Les géologues expliquent que les risques de déversements d’hydrocarbures au Canada ne sont pas liés au dégel du pergélisol car il n’y a pas d’énormes réservoirs comme à Norilsk. En revanche, on parle de problèmes liés au trafic maritime qui va forcément augmenter dans l’Arctique avec la fonte de la glace de mer prévue pendant l’été à partir de 2040.

Quand on avance le risque de marée noire qui ne manquera pas d’apparaître avec l’intensification du trafic maritime dans l’Océan Arctique, certains font remarquer que les microbes ont une capacité étonnante de dégradation des hydrocarbures, malgré le froid. La grande inconnue sera toutefois la glace car on ne sait pas si les microbes seront aussi efficaces pour dégrader les couches d’hydrocarbures sur la glace.

Pour essayer de contrer le réchauffement climatique et le dégel du pergélisol, différentes techniques sont déjà mises en œuvre dans les villes avec la construction d’immeubles sur pilotis pour permettre la circulation de l’air. Une solution souvent envisagée est de pomper de l’air froid dans le sol durant l’hiver, pour accélérer le refroidissement saisonnier sous les infrastructures menacées.

L’un des points peu étudiés à propos du dégel du pergélisol est la formation de nappes d’eau souterraine, un phénomène inquiétant car la circulation souterraine de l’eau pourrait accélérer le dégel du pergélisol et créer des affaissements importants. On a vu apparaître brutalement des thermokarsts, affaissements de sols localisés, très spectaculaires, faisant souvent des dizaines de mètres de large et plusieurs mètres de profondeur, au milieu des terres arctiques.

Source : Presse canadienne.

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The collapse of an oil tank in Norilsk (Siberia) at the end of May 2020, and the pollution the accident caused, have somewhat woken up the media, that have accepted to devote a few reports to this environmental disaster. It should be noted that the Russian authorities took quite a while to admit that the collapse of the fuel tank was due to the thawing of permafrost. Due to global warming, the normally frozen ground sank under the weight of the tank, sending some 21,000 tonnes of fuel oil into the wild. By comparison, the sinking of  Exxon Valdez released 37,000 tonnes of oil in Alaska in 1989.
Norilsk is not an isolated case and such accidents are set to multiply. It is estimated that the permafrost limit shifted 130 km northward in Quebec between 1960 and 2010. I explained how gas installations have to be checked and readjusted regularly in the Yamal Peninsula in Siberia. The foundations of the Yamal LNG factory use unique engineering explained at this address: https://www.ep.total.com/fr/domaines/gaz-naturel-liquefie/yamal-lng-decouvrir-notre-projet-en-russie/fondations-sur-permafrost

Permafrost covers most of the Arctic, but oil and gas infrastructure is not everywhere. In Alaska, the Prudhoe Bay oil terminal is the most threatened. In 1978, the permafrost 20 meters deep at Prudhoe Bay had a temperature of -8.7°C. In 2018, the temperature rose to -5.2°C.
Alaskan companies have strategies in place to deal with seasonal temperature variations with underground refrigeration units to maintain soil stability. But the impact of global warming will also be on the surrounding infrastructures, including the Dalton Highway, a gravel road (Editor’s note: with multiple potholes! Be careful if you drive on it!) connecting the oil fields to the interior of Alaska .
Geologists explain that the risk of oil spills in Canada is unrelated to thawing permafrost because there are no huge tanks like in Norilsk. The problems will rather be related to maritime traffic which will inevitably increase in the Arctic with the melting of sea ice expected during the summer from 2040.
When one puts forward the risk of an oil spill which will inevitably appear with the intensification of maritime traffic in the Arctic Ocean, some point out that microbes have an astonishing capacity for degrading oil, despite the cold. The big unknown, however, will be the ice because it is not known whether the microbes will be as effective in breaking down the oil layers on the ice.
To try to face global warming and the thawing of permafrost, different techniques are already implemented in cities with the construction of buildings on stilts to allow air circulation. A solution often considered is to pump cold air into the ground during winter, to speed up seasonal cooling under threatened infrastructure.
One of the little-studied points about thawing permafrost is the formation of underground water pockets, a disturbing phenomenon because the underground circulation of water could accelerate the thawing of permafrost and create significant subsidence. We have seen the sudden appearance of thermokarsts, localized, dut very spectacular subsidence of soil, often tens of meters wide and several meters deep, in the middle of the Arctic tundra.
Source: Canadian Press.

Hausse de température du pergélisol à 20 m de profondeur à Prudhoe Bay (Alaska) entre 1979 et 2019 (Source : Université de Fairbanks)

Oléoduc transalaskien entre Prudhoe Bay au nord et Valdez au sud (Photo : C. Grandpey)

Thermokarst en Sibérie (Crédit photo : Wikipedia)