La cendre du Novarupta (Alaska) // Novarupta’s ash (Alaska)

Le 6 juin 1912, une violente éruption a secoué le Novarupta en Alaska, à l’intérieur de ce qui est aujourd’hui le Parc National du Katmai. Pendant trois jours, le volcan a vomi 100 fois plus de matériaux que l’éruption du Mont St. Helens, avec des panaches qui sont montés jusqu’à plus 30 kilomètres dans le ciel avant de retomber sur la vallée qui a été enfouie par endroits sous plus de 150 mètres de cendres et de roches volcaniques. Le Mont Katmai s’est effondré pendant l’éruption. Quatre ans plus tard, quand le botaniste Robert Griggs a visité la région, des gaz continuaient à s’échapper de la cendre qui recouvrait la vallée, et il lui a donné le nom de Vallée des 10 000 Fumées.
Aujourd’hui, quelques jours chaque année, le vent rappelle à la population de la région cette impressionnante éruption. Cela se passe le plus souvent à l’automne, lorsque les tempêtes balayent la région, avant l’arrivée de la neige.
La semaine dernière, de forts vents de nord-ouest ont soulevé la cendre de l’éruption du 20ème siècle, affectant la visibilité sur l’Ile Kodiak. Le Service Météorologique a publié un bulletin spécial pour Kodiak, avertissant les habitant que le vent avait soulevé la cendre qui se dirigeait essentiellement vers la partie ouest de l’île.
Aujourd’hui, une éruption semblable à celle du Novarupta affecterait gravement le trafic aérien. Au début du 20ème siècle, quand le Novarupta est entré en éruption, il n’y avait aucun avion dans le ciel; le premier aéronef a volé en Alaska seulement un an après l’éruption. De nos jours, le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde, avec plus de 200 vols par jour.
Pour calculer les effets qu’aurait aujourd’hui une éruption du Novarupta sur le trafic aérien, un chercheur américain a utilisé un modèle informatique appelé Puff développé par des scientifiques de l’Université de l’Alaska et affiné par un scientifique de l’Institut de Géophysique. A l’aide de ce modèle, le chercheur a imaginé que le Novarupta émettait de la cendre une fois par semaine pendant cinq ans. Il a constaté que la plupart des aéroports de l’hémisphère Nord fermeraient, mais aussi que la cendre de l’éruption atteindrait probablement l’Australie. Le pire scénario coûterait plus de 300 millions de dollars uniquement en termes de passagers et de vols retardés.
Source: Alaska Dispatch News.

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On June 6th 1912, a violent eruption shook Mt Novarupta in Alaska, in what is now Katmai National Park and Preserve. For three days, the volcano spewed 100 times more material than the Mount St. Helens eruption, shooting plumes 30 kilometres into the air and burying the valley downwind in over 150 metres of ash and volcanic rock. Mount Katmai collapsed during the explosion. Four years later, when botanist Robert Griggs visited the region, steam still poured from vents across the valley, prompting the crew to name it the Valley of 10,000 Smokes.

Today, a few times every year, the wind reminds the population of the region of that impressive eruption. It is most commonly seen in fall, when storms are passing through the area, and before snow has settled.

Last week, strong northwestern winds kicked up ash from the 20th century eruption, impacting visibility on Alaska’s Kodiak Island. The National Weather Service issued a special weather statement for Kodiak, letting locals know that loose ash had been stirred up, particularly toward the west side of the island.

Today, an eruption similar to Novarupta’s would severely affect air traffic. In the early 20th century, when Novarupta erupted, there were no planes in the air; the first plane didn’t fly in Alaska until one year after the eruption. Now, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world, with more than 200 flights a day.

To calculate the effects of a modern-day Novarupta on today’s air travel, a U.S. researcher used a computer model called Puff developed by University of Alaska scientists and refined by a scientist at the Geophysical Institute. The researcher used the model to spew ash from Novarupta’s vent once a week for five years and discovered that most airports in the Northern Hemisphere would close, but ash would also likely reach Australia. The worse case scenario would cost in excess of 300 million dollars just in terms of passengers and delayed flights.

Source: Alaska Dispatch News.

Falaises de cendre dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photos: C. Grandpey)

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Conséquences d’une éruption du Novarupta (Alaska) au 21ème siècle // Aftermath on a Novarupta eruption (Alaska) in the 21st century

drapeau-francaisLe 6 juin 1912, le volcan Novarupta est entré en éruption en Alaska et a envoyé de volumineux nuages de cendre autour du globe. Ce fut la plus importante éruption du vingtième siècle. La cendre est retombée aux États-Unis, au Canada et en Afrique. A l’époque, le trafic aérien était nul dans cette partie du monde. Aujourd’hui, la situation a bien changé !
Le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde. L’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande) en avril 2010 a démontré à quel point une éruption volcanique peut mettre à mal le trafic aérien. L’Europe a été quasiment paralysée. Au troisième jour de l’éruption, 17 000 vols étaient annulés en Europe. L’éruption islandaise, relativement mineure, a soulevé des questions sur les effets possibles d’une éruption de plus grande envergure, en particulier dans des régions où le trafic aérien est vital, comme l’Alaska et le nord du Canada.

Dans le sillage de l’éruption islandaise, Rebecca Anne Welchman, une étudiante britannique, a étudié quels seraient aujourd’hui les effets d’une éruption semblable à celle du Novarupta. Le titre de son travail de recherche est «Le monde à l’arrêt: Etude des effets actuels sur l’industrie aéronautique d’une éruption volcanique comme celle du Novarupta ».

Le nuage de cendre de l’éruption de 1912 – qui a duré environ 60 heures – s’est élevé à plus de 32 000 mètres, et le jet stream a emporté la cendre vers l’est. L’éruption a façonné la Vallée des 10.000 Fumées. On estime qu’elle a provoqué plus de retombées de cendre que toutes les autres éruptions des volcans d’Alaska réunies. La poussière et les aérosols soufrés ont été détectés en Californie, en Europe et en Afrique du Nord pendant les deux semaines qui ont suivi l’éruption. Il a également été fait état de retombées de cendre en Grèce. Cette cendre a également été repérée dans des carottes de glace prélevées au Groenland.

Les chercheurs estiment que 5 principaux secteurs de l’Alaska souffriraient d’une nouvelle éruption du Katmai: 1) le couloir aérien de l’Alaska; 2) Les ports et les bases militaires de la région; 3) L’industrie de la pêche et voies de navigation ; 4) La faune; 5) Les installations touristiques.
Aujourd’hui, plus de 200 vols par jour passent à proximité des volcans de l’Alaska. Le fret aérien est la principale source de revenus de cet Etat et un grand nombre de petites localités dépendent des aéroports locaux pour leur approvisionnement. 5% du fret aérien international des États-Unis est passé par l’aéroport international Ted Stevens d’Anchorage en 2008. Le trafic aérien sur l’ensemble du Pacifique Nord, de l’Alaska, du Canada et des États-Unis pourrait être affecté par une éruption, avec interruption du commerce aérien national et international.

Des simulations ont été effectuées entre 2005 et 2009 par les chercheurs pour examiner l’impact des nuages de cendre sur une longue période. Elles ont été ensuite importées dans un programme informatique géographique, ce qui a permis une évaluation visuelle de la répartition de la cendre. Une fois toutes ces informations rassemblées, il a été possible de comptabiliser pour chaque simulation le nombre d’aéroports directement affectés par les nuages de cendre. Les totaux et les moyennes ont été calculés pour chaque semaine afin d’établir le pire scénario. Sur la base du nombre de passagers et de la durée de la présence du nuage de cendre à proximité de l’aéroport, on a estimé les pertes totales sur sept jours.

Les simulations ont révélé que dans le pire des scénarios une éruption comme celle du Novarupta affecterait directement 43 aéroports par jour en Alaska, ainsi qu’environ 7 aéroports situés à proximité de la trajectoire empruntée par le nuage de cendre. Le coût total des retards et annulations de vols a été estimé à plus de 322 millions de dollars. Les gens seraient bloqués jusqu’à ce que les dépôts de cendre aient été nettoyés.

L’Alaska dépend du reste des Etats-Unis pour son approvisionnement en nourriture. L’Etat s’appuie sur l’aviation pour approvisionner les villages les plus éloignés et n’est pas en mesure d’offrir un transport alternatif. L’aviation est particulièrement vitale pendant l’hiver lorsque les routes sont impraticables en raison de la neige. Les approvisionnements de ces régions deviendrait rapidement impossible, ce qui entraînerait forcément des problèmes de santé et mettrait la vie des gens en danger.
En outre, l’Alaska est une escale obligée pour le ravitaillement des navires et des avions qui traversent le Pacifique ou l’Arctique. Leur immobilisation pendant plusieurs jours serait une perte financière importante pour l’économie de l’Alaska.

Tous les vols long courrier entre les États-Unis et l’Asie, l’Australasie et certains pays du Moyen-Orient passent au-dessus de l’Alaska. Le tourisme serait fortement impacté dans le monde entier. De nombreuses industries perdraient probablement confiance à l’égard de l’aviation pour le transport des marchandises avec des conséquences désastreuses pour les compagnies aériennes et les aéroports. En seulement 20 jours, la cendre recouvrirait l’hémisphère nord ainsi que le sud de l’Inde. Si la cendre venait à traverser l’équateur, la situation deviendrait catastrophique. Si le Katmai, ou n’importe quel autre volcan, devait connaître une nouvelle éruption de cette ampleur, cela causerait des perturbations sur toute la planète. La simulation montre qu’une éruption de cette envergure ne se dissiperait pas rapidement et pourrait mettre le monde à genoux.

L’étude devra être approfondie, mais elle donne un aperçu de ce qui nous attend, en Alaska et ailleurs dans le monde, si une éruption à grande échelle, comme celle du Novarupta, se produisait un jour.

Source : Alaska Park Science, Volume 11, Issue 1.

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drapeau-anglaisOn June 6th 1912, Novarupta erupted in Alaska, sending ash over the globe. It was the biggest eruption of the twentieth century. The ash settled over the U.S.A., Canada and as far as Africa.

Today, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world. The eruption of Eyjafjallajökull (Iceland) in April 2010 demonstrated how disruptive a volcanic eruption can be to the aviation industry, as Europe was almost brought to a standstill. By the third day of the eruption, 17,000 flights had been cancelled across Europe. The relatively small eruption in Iceland raised questions about the possible effects of a larger eruption, particularly in an area where air traffic is vital, such as Alaska and northern Canada.

With the Iceland eruption in mind, British graduate student Rebecca Anne Welchman  investigated the possible effects of a Novarupta scale eruption. The title of the study was “Bringing the World to a Standstill: An Investigation into the Effects of a Novarupta Scale Volcanic Eruption on Today’s Aviation Industry.”

The ash cloud from the1912 eruption – which lasted approximately 60 hours – rose to over 32,000 metres, and the jet stream carried the ash eastwards. The eruption formed the Valley of 10,000 Smokes. It is estimated that it created and spread more ash fallout than all the other historic eruptions from Alaska volcanoes combined. The dust and sulphurous aerosols were detected over California, Europe and North Africa within two weeks of the eruption. It was also reported that ash reached as far as Greece. The ash and dust deposited by the eruption have also shown up in ice cores taken from Greenland.

Researchers believe 5 main sectors in Alaska would suffer from another Katmai cluster eruption: 1) Alaska’s air corridor; 2) Regional and military bases and ports; 3) Fisheries and shipping lanes; 4) Wildlife habitats; 5) Tourist facilities.

Today, over 200 flights per day pass in the range of Alaska’s volcanoes. Air freight is the primary source of aviation commerce in Alaska, and many of the smaller communities rely on local airports for supplies. About 5% of all US-international air cargo passed through Ted Stevens Anchorage International Airport in 2008. Air traffic over the entire North Pacific, Alaska, Canada and U.S.A could be affected, interrupting both national and international air commerce

Simulations from 2005 until 2009 were run by the researchers to look at how the ash would behave over a longer period. They were imported into a Geographical Information Systems program, which allowed a visual assessment of the distribution of ash. Once all this information was collated, the number of  airports directly affected by the ash clouds was counted on each simulation. The totals and mean averages were calculated per week to discover a ‘worst-case’ scenario. Based on passenger numbers and how long the ash cloud was in the vicinity of the airport, a total loss figure was estimated for the seven days

The simulations revealed that in the worst-case scenario a Novarupta-like eruption in Alaska would directly affect 43 airports per day in the State, as well as an average of 7 airports close to the ash cloud path. The total cost for delayed and cancelled flights for the scenario was estimated over $322 million. People would become stranded until the eruption deposits were cleaned up.

Alaska is reliant on food from mainland U.S.A. It is dependent on aviation to supply remote villages and is not able to offer alternative transport. Aviation is particularly vital during the winter when roads are impassable due to snow. Supplies in these areas would quickly run out, causing extra health issues and putting people’s lives at risk.

Besides, Alaska is used as a midway-stop for ships and planes to refuel when travelling across the Pacific or Arctic. Having planes grounded for many days would be a significant financial strain on Alaska’s economy.

All major flights from the U.S. to Asia, Australasia and some to the Middle East fly over Alaska. The tourism industry would be heavily affected around the globe. Many industries would likely lose confidence in the reliance on aviation for the transport of goods as a result of the disruption. In this case, whilst airports would probably be affected all over the world, air traffic itself would likely not be possible throughout North America and Europe. In just 20 days, ash covered the whole of the northern hemisphere as well as southern India. If volcanic ash were to cross the equator, it would become a devastating situation. If Katmai, or even any volcano, were to erupt at this magnitude again, it would cause global disruption. The simulation showed that an eruption of this size is not likely to dissipate quickly and could bring the world to a standstill.

There is still room for many developments of the study but it gives a basic overview of what we could be dealing with, maybe in our life time, if not in Alaska, somewhere else around the world, if a large-scale eruption were to take place.

Source : Alaska Park Science, Volume 11, Issue 1.

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Simulation de la dispersion de la centre au bout de 20 jours d’une éruption du Novarupta qui aurait débuté le 6 juin 2009.

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L’éruption du Novarupta comparée à d’autre éruptions majeures dans le monde.

La cendre du Katmai (Alaska) // The ash from Katmai (Alaska)

drapeau-francaisLa NASA a publié une image obtenue grâce au spectroradiomètre d’imagerie à résolution modérée (MODIS) sur le satellite Terra le 2 décembre 2016. Une autre photo a été prise le 5 décembre 2016. Les deux images montrent un panache de cendre volcanique en suspension au-dessus du golfe d’Alaska, en particulier dans la deuxième image. Cependant, le panache n’est pas le résultat d’une éruption; il s’agit d’ancienne cendre déposée dans le Katmai lors de l’éruption du Novarupta en 1912 et soulevée par le vent. Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement est observé. Des vents violents ont déjà remobilisé la cendre dans cette région en octobre 2015. De plus, de semblables nuages de cendre envahissent parfois l’île Kodiak où ils perturbent la vie des habitants:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/03/14/29162/

J’ai rédigé une note sur l’éruption de Novarupta en juin 2012 à l’occasion du centième anniversaire de cet événement:
Https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2012/06/06/il-y-a-tout-juste-un-siecle-le-volcan-novarupta-alaska/

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drapeau-anglaisNASA has released an image captured by the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer (MODIS) on Terra satellite on December 2nd 2016. Another image was acquired on December 5th 2016. Both images show a plume of volcanic ash hanging over the Gulf of Alaska, especially in the second image. However, the plume is not the product of an eruption; it is re-suspended ash deposited in Katmai by the 1912 eruption of Novarupta. High winds previously stirred up ash in the area in October 2015. Similar ash clouds are sometimes observed on Kodiak Island where they disturb the lives of the inhabitants :

 https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/03/14/29162/

I wrote a note about the Novarupta eruption in June 2012 for the hundredth anniversary of this event:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2012/06/06/il-y-a-tout-juste-un-siecle-le-volcan-novarupta-alaska/

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On aperçoit le nuage de cendre en bleu dans l’angle supérieur droit de l’image.

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Source: NASA.

La cendre du Katmai (Alaska) // The ash of Katmai (Alaska)

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory vont se rendre sur l’Ile Kodiak afin d’installer des appareils destinés à mesurer la cendre volcanique produite par l’éruption du volcan Novarupta en 1912. L’éruption fut la plus puissante du 20ème siècle. Elle a donné naissance à  une zone désertique de 110 kilomètres carrés, la Vallée des 10 000 Fumées qui fait aujourd’hui partie du Parc National du Katmai, sur la péninsule de l’Alaska. Plus d’un siècle après l’éruption, la cendre volcanique constitue toujours un réel danger. En effet, une couche de cendre atteignant parfois 18 mètres d’épaisseur demeure dans certaines vallées du Katmai et cette cendre peut être emportée par le vent vers Kodiak quand la région n’est pas recouverte de neige. Cela crée un danger pour les avions et parfois pour la population. Les fortes rafales de vent soulèvent de volumineux panaches de cendre qui sont détectés par les satellites depuis l’espace et peuvent être confondus avec une nouvelle éruption volcanique. Si la cendre atteint 6.000 mètres d’altitude, elle devient une menace réelle pour les vols transcontinentaux. La cendre du Katmai est généralement observée entre 1500 et 3300 mètres, ce qui peut causer des problèmes aux pare-brise et aux moteurs des petits aéronefs.
L’Observatoire va installer des instruments de mesure de particules sur deux sites pour recueillir des échantillons de cendre et évaluer la quantité de cendre dans l’air ambiant..
Source: AVO.

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drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory is sending scientists to Kodiak Island to set up equipment that can monitor volcanic ash from the Novarupta-Katmai eruption in 1912. The eruption was the largest in the 20th Century and created a 110-square-kilometre desert known as the Valley of 10,000 Smokes in what is now Katmai National Park on the Alaska Peninsula. More than a century later, ash from the event is still creating a hazard. Indeed, ash up to 18 metres deep remains in some valleys in Katmai and can be kicked up and blown toward Kodiak when it’s not covered by snow, creating a hazard for aircraft and possibly human health. When strong winds blow, the ash kicks up in such large volumes, it’s detected from space and can be mistaken for a new volcanic eruption. If ash reaches 6,000 metres, it’s considered a major threat to trans-continental aircraft. Ash from Katmai typically has been observed at 1,500 to 3,300 metres, which can cause abrasion issues for the windshields and engines of smaller aircraft.

The Observatory will install particulate measuring instruments at two locations to collect ash samples and assess how much is blown around.

Source: AVO.

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Photos: C. Grandpey

La cendre du Novarupta et l’île Kodiak (Alaska)

drapeau francaisL’éruption du volcan Novarupta en Alaska est terminée depuis plus d’un siècle (elle a eu lieu en 1912), mais elle peut encore indirectement perturber la vie dans certaines parties de l’État. Par exemple, jeudi dernier, des vents forts soufflant du nord-ouest ont envoyé la cendre de l’éruption sur certaines parties de l’île Kodiak, limitant la visibilité et obligeant certaines compagnies aériennes à annuler des vols. Alaska Airlines a annulé un vol aller et un vol retour   et Ravn Alaska deux vols vers Kodiak.
La cendre et la poussière ont principalement touché les parties sud et ouest de l’île après avoir parcouru environ 160 km depuis la péninsule de l’Alaska et traversé le détroit de Shelikof.
L’éruption de juin 1912 est considérée comme la plus grande éruption volcanique du 20ème siècle. Pendant trois jours, le Novarupta a vomi lave et cendre. Au cours de l’éruption, le Mont Katmai, situé à une dizaine de kilomètres, s’est partiellement effondré.

Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisThe eruption of Novarupta volcano in Alaska has been over for more than a century (it occurred in 1912) but it may still indirectly disturb life in some parts of the State. For instance, last Thursday strong northwest winds blew ash and dust from the 20th century eruption over parts of Kodiak Island, limiting visibility and prompting some airlines to cancel flights. Alaska Airlines cancelled one flight into and one flight out of Kodiak and Ravn Alaska also cancelled two flights,

The ash and dust mainly affected the southern and western parts of the island after being carried roughly 160 kilometres from the Alaska Peninsula and across Shelikof Strait.

The eruption in June 1902 is considered as the largest volcanic eruption of the 20th century. For three days, Novarupta spewed lava and ash. During the eruption, Mount Katmai, 10 km away, partially collapsed.

Source : Alaska Dispatch News.

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La Vallée des 10 000 Fumées s’est formée pendant l’éruption du Novarupta. La hauteur des falaises de ponce donne aujourd’hui une idée de la puissance de cet événement.   (Photo :  C.  Grandpey)

Novarupta (Alaska / Etats Unis)

drapeau francais.jpgQuand le volcan Novarupta est entré en éruption en juin 1912, il a émis un nuage de cendre et de ponce qui est monté jusqu’à 30 km de hauteur au-dessus de la région quasiment déserte du Katmai. Cette ponce a donné naissance à la Vallée des 10 000 Fumées où elle atteint parfois une vingtaine de mètres de hauteur. Le nuage a ensuite traversé les Etats-Unis et a été observé jusqu’en Algérie. Ce fut l’une des éruptions les plus violentes de l’histoire, 10 fois plus puissante que celle du Mont St Helens en 1980.

Aujourd’hui, même si l’éruption est terminée depuis longtemps, il lui arrive d’affecter indirectement la région. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière quand une brume épaisse a recouvert une partie de l’île Kodiak et perturbé la vie locale.

Les services météorologiques ont expliqué que des vents forts et le manque de neige dans la région étaient responsables du phénomène. Ils avaient permis à des nuages de cendre du Novarupta de monter jusqu’à 1200 mètres de hauteur avant de traverser le détroit de Shelikof et d’atteindre l’île Kodiak, en déclenchant une alerte pour l’aviation.

Les images satellites ont montré « un panache laiteux » et les autorités ont ensuite confirmé la présence de particules de cendre.

A Larsen Bay, petite communauté de 90 âmes sur la côte NO de Kodiak, un épais brouillard a persisté jusqu’à mardi en fin d’après-midi. Les habitants n’ont pas été trop inquiets car ils ont déjà été confrontés au brouillard volcanique. Cette fois, la cendre a recouvert les rues et les voitures. Les gens ont dû prendre des précautions et même porter des masques anti-poussière.

Source : Anchorage Daily News.

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drapeau anglais.jpgWhen Novarupta erupted in June 1912, it spit ash and pumice as high as 30 km above the sparsely populated Katmai region, covering the remote area now known as the Valley of 10,000 Smokes to depths of up to 20 metres. The volcanic cloud spread across the U.S. and travelled as far as Algeria. It was one of the largest volcanic eruptions in recorded history – 10 times more powerful than the 1980 eruption of Mount St. Helens.

Today, although the eruption has been over for a long time, it may still indirectly affect the region. A smog-like haze hung over part of Alaska’s Kodiak Island this week, disturbing the life of local residents.

The National Weather Service explained that strong winds (with gusts of more than 80 km/h) and a lack of snow Tuesday helped stir up ash from the 1912 eruption of Novarupta.

The ash drifted up to about 1200 metres and travelled over the Shelikof Strait and across Kodiak Island, prompting an aviation alert.

A satellite image showed a « milky white plume » and authorities later confirmed the existence of ash particles.

At Larsen Bay, a community of about 90 people on Kodiak Island’s northwest coast, a thick haze lingered until late Tuesday afternoon. The ash wasn’t alarming, as residents of Larsen Bay have experienced haze from volcanoes before. This time, ash dusted streets, boardwalks and cars. People had to wear masks and take care of themselves.

Source : Anchorage Daily News.

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Le nuage de cendre du Novarupta vu depuis l’espace (Credit: NASA)

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Falaise de ponce dans la Vallée des 10 000 Fumées

(Photo: C. Grandpey)