Joe Biden annule le projet de forage dans l’Arctique alaskien // Joe Biden cancels the drilling project in Alaskan Arctic

Parmi les décrets signés par le nouveau Président Joe Biden après son investiture figure un «moratoire temporaire» sur toutes les concessions d’extraction de pétrole et de gaz dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).

Les défenseurs de l’environnement en Alaska et les leaders des communautés autochtones Gwich’in ont déclaré que la décision du Président leur avait procuré un immense soulagement. Les Gwich’in vivent juste en bordure du Refuge et dépendent des caribous qui viennent mettre bas dans la plaine côtière. En compagnie des écologistes, ils se sont toujours opposés aux forages pétroliers dans cette plaine, arguant que l’extraction du pétrole et du gaz nuirait à la faune et à la terre, et ne ferait qu’accentuer le changement climatique dans une région qui se réchauffe déjà rapidement.

Du côté des partisans des forages dans le Refuge, le gouverneur de l’Alaska, Mike Dunleavy, accuse Biden de vouloir «transformer l’Alaska en un grand parc national». Il a déclaré : «Je suis prêt à utiliser tous les moyens possibles pour défendre le droit des Alaskiens à avoir un emploi et à avoir un avenir en profitant de toutes les opportunités qui s’offrent à nous.» La délégation de l’Alaska au Congrès a également critiqué la décision de Biden de bloquer les forages pétroliers dans le Refuge. Selon ces délégués, la nouvelle administration devra trouver des compensations pour ceux qui auraient bénéficié financièrement de l’extraction du pétrole et du gaz, y compris l’État de l’Alaska, et Kaktovik Iñupiat Corp. et Arctic Slope Regional Corp deux sociétés pétrolières autochtones d’Alaska.

Cependant, même avant le décret signé par Joe Biden, l’avenir du Refuge en tant que source de pétrole et d’emplois était loin d’être assuré. L’administration Trump a organisé la vente de la première concession pétrolière dans le Refuge le 6 janvier 2021, à la suite d’une décision du Congrès en 2017 d’ouvrir la zone au forage. En réalité, la vente a suscité peu d’intérêt. Aucune grande compagnie pétrolière n’a été intéressée et la décision de Trump ne faisait pas l’unanimité parmi les pétroliers..

Le pétrole est une ressource essentielle en Alaska et rapporte beaucoup d’argent. Quand on voyage à travers l’État et quand on voit le pipeline trans-Alaska, on comprend très vite les revenus qui peuvent être tirés de l’or noir. L’administration de l’Alaska adresse à chaque habitant, chaque année, un chèque correspondant à une partie des revenus pétroliers. Cependant, l’avenir de ce chèque semble compromis. Le prix du pétrole est en chute libre et l’économie souffre de la pandémie de coronavirus. Le montant du chèque – environ 1000 dollars en 2020 – est devenu un enjeu politique dans un État qui a déjà du mal à payer ses factures.

La plupart des 730 000 Alaskiens considèrent cet argent comme un droit. Pour certains, les chèques servent à payer les vacances, à s’acheter des véhicules ou à financer les études de leurs enfants. Pour d’autres, le chèque représente l’essentiel des revenus, en particulier dans les zones rurales où des produits de base comme le lait ou les détergents pour la lessive doivent être importés par avion et deviennent presque des objets de luxe.

Source: Presse alaskienne.

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Among the list of executive orders President Joe Biden swiftly signed to undo Donald Trump’s actions, there is a “temporary moratorium” on all oil and gas leasing activities in the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).  .

Environmental groups and Indigenous Gwich’in leaders said the news gave them an overwhelming sense of relief. The Gwich’in live just outside the refuge, and depend on the caribou that commonly give birth in the coastal plain. They have long worked with environmental groups on an aggressive opposition campaign to oil drilling on the coastal plain, arguing that development would harm wildlife and the land and exacerbate climate change in a place that is already warming fast.

On the side of those who favour drilling in the Refuge, Alaska’s Governor Mike Dunleavy blasted Biden for “making good on his promise to turn Alaska into a large national park.”

“I’m prepared to use every resource available to fight for Alaskans’ right to have a job, and have a future by taking advantage of every opportunity available to us,” Dunleavy said in a statement.

Alaska’s congressional delegation also slammed the move by Biden to block oil development in the Refuge. They say the new administration needs to figure out a way to compensate those that would have financially benefited from development, including the state of Alaska, and two Alaska Native corporations, Kaktovik Iñupiat Corp. and Arctic Slope Regional Corp.

However, even before Biden’s action, the refuge’s future as a source of oil and jobs was far from secure. The Trump administration held the refuge’s first oil sale on January 6th, 2021, following a 2017 decision by Congress to open the area to leasing. But the sale drew little interest. No major oil companies bid on the leases.

Oil is an essential resource in Alaska and brings a lot of money. When one travels across the State and sees the trans-Alaskan pipeline, one understands the revenues that can be drawn from the black gold. The Alaska administration cuts each resident a check every year from its oil wealth. However, the future of that unique payout is in question amid low oil prices and an economy battered by the coronavirus pandemic. The size of the check — about $1,000 in 2020 — has become a political battle in a state that already struggled to pay its bills. Many of Alaska’s 730,000 people see the money as a right. For some, the checks go toward vacations, vehicles or college savings. For others, they are a key part of their income, especially in rural areas where staples like milk, or laundry detergent have to be flown or shipped in and can come with luxury price tags.

Source: Alaskan newspapers.

Localisation du Refuge (Source : ANWR)

L’oléoduc trans-Alaska (Photo : C. Grandpey)

Réchauffement climatique et fonte de la glace // Global warming and ice melting

J’attends le verdict de la NASA et de la NOAA qui font le synthèse des températures globales sur les terres et sur les mers, mais je peux d’ores et déjà affirmer que 2020 sera très probablement l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées, rejoignant ainsi 2016 et 2019.

De janvier à octobre 2020, la température moyenne à la surface du globe a été supérieure d’environ 1,2°C à l’époque préindustrielle de 1850 à 1900. Pour la première fois depuis le début des mesures en 1900, la température maximale moyenne a dépassé 30°C pendant 4 jours de suite au mois de septembre 2020. Avec une température moyenne proche de 14°C au cours de l’année, 2020 dépasse la normale de près de 1,5°C.

En Sibérie arctique, les températures ont dépassé de plus de 5°C les moyennes habituelles, avec le record de 38°C le 20 juin 2020 dans la ville russe de Verkhoyansk.

La situation est semblable au Pôle Sud où la température moyenne sur l’année dans le nord de l’Antarctique a été supérieure à 0°C en 2020. Début février 2020, des scientifiques brésiliens ont relevé 20,75°C à l’extrémité de la péninsule Ouest antarctique.

L’article paru sur le site web de France Info à propos de l’Amérique du Sud fait échos à mes propos au cours de ma conférence « Glaciers en Péril ». Alors que je m’appuie sur le Pérou, France Info décrit le situation en Bolivie.où la Cordillère des Andes subit les assauts du réchauffement climatique. Le glacier Tuni disparaît plus rapidement que prévu ; sa fonte s’accélère depuis 30 ans. Cette fonte est une menace pour l’irrigation et l’alimentation en eau dans toute la région. Dans les grandes métropoles comme La Paz ou El Alto, les besoins en eau se font de plus en plus importants à cause de l’augmentation de la population et la croissance des grandes zones urbaines. La ville d’El Alto, par exemple, a une croissance d’environ 5% par an. Cette augmentation de la population urbaine est en partie due à une désertification des campagnes où le manque d’eau est de plus en plus sévère, en particulier pour l’irrigation des cultures. .

S’agissant de la fonte des glaciers dans le monde, la NASA a publié une série de photographies témoignant leur recul. Les images sont impressionnantes et parlent d’elles-mêmes que soit sur le Glacier Muir en Alaska ou sur le Glacier Qori Kalis au . Pérou. Baptisée «Images of Change», cette banque d’images se compose de vues entrecoupées de plusieurs décennies.

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I’m waiting for the verdict of NASA and NOAA which synthesize global temperatures on land and sea, but I can already say that 2020 will most likely be one of the 3 warmest years. ever recorded, together with 2016 and 2019.

From January to October 2020, the average temperature on Earth’s surface was about 1.2°C higher than during the pre-industrial era from 1850 to 1900. For the first time since measurements began in 1900, the maximum temperature average exceeded 30°C for 4 days in a row in September 2020. With an average temperature close to 14°C during the year, 2020 is above normal by almost 1.5°C.

In Arctic Siberia, temperatures were more than 5°C above average, with the record high of 38°C on June 20th, 2020 in the Russian city of Verkhoyansk.

The situation is similar at the South Pole where the average temperature over the year in the north of Antarctica was above 0°C in 2020. In early February 2020, Brazilian scientists noted 20.75°C at the end of the West Antarctic Peninsula.

The article on the France Info website about South America echoes my words during my « Glaciers at Risk » conference. While I rely on Peru, France Info describes the situation in Bolivia, where the Andes is under the assault of global warming. The Tuni Glacier is disappearing faster than expected; its melting has accelerated for 30 years. This melting is a threat to irrigation and water supply throughout the region. In larger cities like La Paz or El Alto, water needs are increasing due to the increase in population and the growth of large urban areas. The city of El Alto, for example, is growing by about 5% per year. This increase in the urban population is partly due to the desertification of the countryside where the lack of water is increasingly severe, in particular for the irrigation of crops. .

Regarding the melting of glaciers around the world, NASA has published a series of photographs showing their retreat. The pictures are impressive and speak for themselves whether on the Muir Glacier in Alaska or the Qori Kalis Glacier in. Peru. Called « Images of Change », this image bank consists of views interspersed with decades.

Le glacier Muir a reculé de plus de 7 kilomètres entre 1941 et 2004 et s’est aminci de plus de 875 mètres (Source : USGS).

Le dernier coup d’éclat de Trump // Trump’s latest glorious feat

Les gens qui, comme moi, aiment l’Alaska et l’Arctique ont inévitablement entendu parler de l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), 78000 kilomètres carrés d’une beauté sauvage à couper le souffle dans la région de North Slope, au nord-est de l’Alaska. C’est le plus grand refuge faunique des États-Unis. On y rencontre une grande variété de plantes, d’animaux et d’oiseaux migrateurs.

La menace planait  depuis plusieurs années. Le président Barack Obama avait fait la sourde oreille, mais Donald Trump ne pouvait pas quitter la présidence sans prendre une de ces décisions stupides dont il a le secret : ouvrir l’ANWR au forage pétrolier et gazier. Les protagonistes du  projet parlent de forage «écologiquement sûr» mais oublient de mentionner les innombrables fuites d’hydrocarbures à Prudhoe Bay et le long de l’oléoduc Trans-Alaska, sans oublier les dizaines de milliers de mètres cubes qui ont pollué le sol pendant des jours.

Le 6 janvier 2021, le Bureau of Land Management, qui dépend de l’administration Trump, doit organiser une vente virtuelle de baux pétroliers et gaziers pour forer dans l’ANWR. Plus précisément, les forages auront lieu dans la vaste plaine côtière, au coeur même du Refuge. Cette zone est un lieu de naissance de la faune arctique, en particulier pour les ours polaires de la Mer de Beaufort, une espèce menacée qui ne compte que 900 individus.

Avec ce projet de forage, ce sont 10 000 années de beauté naturelle qui seront bientôt proposées au plus offrant, à partir de 25 dollars l’acre (0,40 ha). L’acquéreur pourra donc librement effectuer des tests sismiques, ce qui revient à faire vibrer la terre avec un énorme équipement. Si les tests montrent une belle promesse de pétrole (qui reste à prouver), on verra probablement apparaître un complexe industriel avec des routes, des pistes d’atterrissage et des oléoducs connectés à Prudhoe Bay, à environ 130 kilomètres à l’ouest. De toute façon, même si les tests sismiques ne sont pas concluants, ils laisseront de nombreuses cicatrices qui seront visibles pendant des décennies.

Avec Donald Trump, l’initiatrice du projet est Lisa Murkowski, la sénatrice de l’Alaska. Elle et ses collègues républicains ont déclaré que le projet injecterait des revenus importants dans les finances de l’Etat, malgré la mise en garde de l’organisation Taxpayers for Common Sense selon laquelle le projet serait «de toute évidence irresponsable et imprudent sur le plan financier».

Il y a plusieurs mois, cinq grandes banques américaines ont déclaré qu’elles ne financeraient pas l’extraction de combustibles fossiles dans le Refuge Arctique. Selon elles, les forages dans cette réserve naturelle de l’Arctique n’ont aucun sens actuellement avec la forte volatilité du marché pétrolier. L’administration Trump a décidé d’ignorer cette recommandation et a hâte de vendre l’un des endroits les plus sauvages et les plus beaux de la planète avant que Joe Biden ne prenne ses fonctions en janvier. Trump se moque des mises en garde des experts selon lesquels la politique économique américaine reposant sur les combustibles fossiles est, à long terme, suicidaire. Le problème, c’est que l’Alaska est politiquement républicain et le pétrole finance 85% du budget de fonctionnement de l’État. Chaque habitant reçoit un chèque annuel de dividende pétrolier !

La décision de l’administration Trump va à l’encontre du dernier rapport du GIEC dont la conclusion était que «nous devons réduire de moitié nos émissions de CO2 d’ici 2030 et laisser dans le sol 80% de toutes les réserves pétrolières connues, sans les faire brûler. Sinon, notre planète connaîtra une hausse de température estimée à quatre degrés Celsius d’ici 2100.» Pour la population de la région, les Gwich’in, l’Arctic National Wildlife Refuge est «le lieu sacré où la vie commence». Pour essayer de sauver le Refuge, ils ont intenté des poursuites avec d’autres groupes autochtones ; ils ont essayé de convaincre de grandes banques, vêtus de leur tenue traditionnelle. En vain. C’était le pot de terre contre le pot de fer…

Source: Yahoo News, The Guardian.

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People who, like me, love Alaska and the Arctic have inevitably heard of the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), a 78,000-square-kilometre place of stunning wild beauty in north-east Alaska, in the North Slope region. It is the largest national wildlife refuge in the United States. The refuge includes a large variety of species of plants and animals and migratory birds.

The threat had been there for several years. President Barack Obama had turned a deaf ear, but Donald Trump could not leave the presidency without making another stupid decision: open ANWR to oil and gas drilling. The people who encourage the project talk about drilling in an “environmentally safe” manner without mentioning the hundreds of oil spills in Prudhoe Bay and along the Trans-Alaska Oil pipeline, including a 267,000-gallon spill that went undetected for days.

On January 6th, 2021, the Bureau of Land Management, directed by the Trump administration, is scheduled to hold a virtual oil and gas lease sale for drilling in ANWR. More specifically, the drilling would take place in the vast coastal plain, the Refuge’s biological heart: the birthing grounds of the Arctic fauna, especially the Beaufort Sea population of polar bears, a threatened species, numbering only 900.

Thus, 10,000 years of natural beauty will soon be granted to the highest bidder, beginning at $25 an acre. The winner could initiate seismic testing, which means shaking the earth with massive vibration trucks. If the testing shows a strong promise of oil (which is currently unknown), they may build an industrial complex of roads, desalinization plants, airstrips and pipelines, all tied into Prudhoe Bay, about 130 kilometres to the west. Even if the seismic testing does not prove successful, it will produce many scars visible for decades.

Together with Donald Trump, the initiator of the project is Alaska’s Republican senator Lisa Murkowski.. She and her Republican colleagues said it would pump significant revenue into the treasury, despite the Taxpayers for Common Sense’s warning that it would be “blatantly irresponsible and fiscally reckless”.

Months ago, five major U.S. banks announced they would not finance fossil fuel extraction in the Arctic Refuge. They said that Arctic refuge drilling makes zero sense in today’s reality of high oil market volatility. The Trump Administration is ignoring the warning and rushing to sell off one of the wildest places before President-elect Biden takes office in January. Trump does it despite the experts’ warning that the US fossil fuel economy is, in the long run, suicidal. However, in politically conservative Alaska, where oil finances 85% of the state’s operating budget and every resident gets an annual oil dividend check.

The Trump Administration’s decision goes against the recent report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) whose conclusion was that “we must cut our CO2 emissions in half by 2030, and leave 80% of all known oil reserves in the ground, unburned. If not, our planet will experience an estimated four-degree Celsius rise by 2100.”

The local Gwich’in people call the Arctic national wildlife refuge “the sacred place where life begins.” To save the refuge, they have filed lawsuits with other Native groups, and visited major banks, dressed in their traditional attire. But it was definitely the earthen pot against the iron pot…

Source: Yahoo News, The Guardian.

Source : Wikipedia

Glissements de terrain en série // A series of landslides

Nous sommes en décembre mais il ne fait pas froid dans les hautes latitudes. En conséquence, le sol est à peine gelé ou pas du tout. Lorsque de fortes pluies s’abattent sur ces régions, elles peuvent déclencher d’importants glissements de terrain. C’est ce qui vient de se passer en Colombie-Britannique au Canada, dans l’est de l’Islande et en Alaska

Un glissement de terrain majeur a frappé Bute Inlet en Colombie-Britannique. Tel un tsunami, le flot de débris a causé des ravages dans la forêt, détruisant au passage l’habitat de nombreux animaux. En arrivant dans la mer, le flot de boue a mis en danger le trafic maritime dans la région. On pense que le glissement de terrain s’est produit fin novembre, à la suite de fortes pluies. A la source, le glissement de terrain a probablement été provoqué par un bloc de glace qui s’est détaché d’un glacier et a terminé sa course dans le lac glaciaire. Ce dernier, à son tour, a éventré la moraine qui le retenait et propulsé une énorme vague de boue, d’arbres et de débris en aval. L’événement a complètement modifié le cours de la rivière Southgate qui est un refuge pour de nombreux animaux comme les saumons, les grizzlys, les lynx et les wapitis.

Source: CBC.CA

Une alerte a été déclenchée le 15 décembre 2020 à Seyðisfjörður, dans les Fjords de l’Est de l’Islande, en raison de glissements de terrain. L’alerte est également valable pour le reste des fjords de l’Est. Cinquante maisons ont été évacuées suite à des glissements de terrain à Seyðisfjörður. Le sol en partie gelé sur le flanc des montagnes est complètement saturé après six journées inhabituelles de fortes pluies. De nouvelles précipitations sont prévues, probablement sous forme de neige en montagne. Quelque 120 personnes ont dû évacuer leurs maisons. Aucun blessé n’a été signalé et il est difficile de savoir pour le moment s’il y a eu des dégâts importants.

Source: Iceland Monitor.

La semaine dernière, un glissement de terrain majeur s’est produit à Haines (Alaska) après que de fortes pluies aient frappé la région. Deux personnes sont toujours portées disparues et des centaines d’autres ont dû être évacuées. Plusieurs maisons ont été détruites par la boue.

Source : Anchorage Daily News.

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We are in December but it is not cold in high latitudes so that the ground is not frozen or only half frozen. When heavy rains fall on these regions, they may trigger significant landslides. This is what has just happened in Canada’s British Columbia, in eastern Iceland and in Alaska

A massive landslide hit Bute Inlet in British Columbia, triggering a wave of debris that caused a lot of destruction to the forest, wiping out critical habitat for many animals, and causing hazards for marine traffic in the area. The landslide is believed to had happened in late November, following heavy rains that struck the region.

The landslide probably originated with a block of glacier that crashed into the glacial lake. This in turn caused the lake to break the moraine that retained it and send a huge flow of mud, trees and debris downslope. The event completely changed the course of the Southgate River which is a refuge to many animal populations such as salmon, grizzly bears, bobcats, and elk.

Source: CBC.CA

An alert phase was declared on December 15th, 2020 in Seyðisfjörður, East Fjords (Iceland), due to landslides. A warning was also issued for the rest of the East Fjords for the same reason. Fifty houses were evacuated after landslides occurred in Seyðisfjörður. The partly frozen soil in the mountain slopes is completely saturated after six days of unusually heavy rain. There is more precipitation in the forecast, which will likely be in the form of snow in the mountains.

About 120 people had to evacuate their homes. No injuries have been reported and it is unclear whether there has been damage to property.

Source: Iceland Monitor.

Last week, a major landslide occurred in Haines (Alaska) after heavy rains impacted the region. Two persons are still reported missing and hundreds had to be evacuated. Several houses were destroyed by the mud.

Source : Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey