L’Arctique sur France 5…

France 5 a diffusé le 10 mars au soir un double documentaire qui montre parfaitement l’impact du RÉCHAUFFEMENT climatique (on ne parle pas de changement ou de dérèglement dans l’Arctique!) sur l’Alaska et l’Arctique en général.

Diego Buñuel (qui parle remarquablement anglais) s’est rendu en Alaska pour assister à la migration des saumons qui font le bonheur des grizzlis et leur permettent de stocker suffisamment de graisse pour affronter l’hiver. Comme lors de la mythique Ruée vers l’Or, ce phénomène attire aussi des milliers de pêcheurs qui rêvent de faire fortune en quelques semaines. Le réchauffement climatique impacte fortement les saumons et beaucoup de gens dans la région se posent des questions sur l’avenir de cette pêche.

https://www.france.tv/france-5/thalassa-aventures-extremes/6963088-il-etait-une-fois-l-alaska.html

Photo: C. Grandpey

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Dans un deuxième documentaire, Diego Buñuel se rend au Canada pour découvrir l’océan Arctique, l’un des plus importants pour l’humanité du point de vue climatique. Au nord du cercle polaire, les températures se sont réchauffées ces dernières années beaucoup plus rapidement que partout ailleurs dans le monde. Les conséquences de cette hausse des températures de l’Arctique sont planétaires : élévation du niveau des mers, cyclones dévastateurs, mégafeux de forêts. En compagnie de l’exploratrice Nathalie Lasselin et de la communauté Inuit d’Arctic Bay, Diego Buñuel plonge sous la banquise à la découverte d’un monde fascinant, extrême et encore largement méconnu. Les intervenants lacent un sacré message d’alerte. Reste à savoir s’il sera entendu.

https://www.france.tv/france-5/thalassa-aventures-extremes/6684710-arctique-l-ocean-blanc.html?fbclid=IwY2xjawI8ucRleHRuA2FlbQIxMQABHfWaR1N0h54p0e4KEC7eWp8grb6Df3bARObX1hNU_eBubbnPDblSVGN7Bg_aem_POlSz7yz2dAXzZLxMMNKDg#about-section

Photo: C. Grandpey

Ces deux documentaires ont fait remonter en moi des souvenirs de l’Arctique où je me suis rendu plusieurs fois et que j’ai largement évoqué sur ce blog. À mon petit niveau, je lance, moi aussi, des messages d’alerte, comme lors de ma dernière conférence à Royan. Je pense avoir convaincu quelque milliers de personnes en France, mais je suis conscient que c’est une goutte d’eau dans un océan de j’menfoutisme…

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Les mises à jour du Met Office concernant l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes (Islande) se ressemblent ces derniers temps. Les mesures de déformation indiquent que le soulèvement du sol se poursuit à un rythme similaire à celui des dernières semaines. La quantité de magma sous Svartsengi est désormais supérieure à celle observée avant l’éruption du 20 novembre 2024. La probabilité d’une intrusion magmatique et d’une éruption augmente, et tout indique qu’elle pourrait se produire dans les jours ou les semaines à venir. Nous sommes loin des prévisions du Met Office d’une éruption d’ici fin janvier !
Si une éruption se produit, il est très probable que le magma perce la surface dans la zone entre Sundhnúkur et Stóra-Skógfell, comme ce fut le cas lors de six des sept éruptions depuis le début de l’activité volcanique fin 2023. L’exception a été l’éruption de janvier 2024, lorsque le magma a fait surface juste au sud de Hagafell. L’impact d’une éruption entre Sundhnúkur et Stóra-Skógfell dépendra de l’extension de la fissure éruptive vers le nord ou vers le sud.
Il est probable que l’éruption se produira avec un délai d’avertissement très limité. Lors des deux dernières éruptions, 30 à 40 minutes seulement se sont écoulées entre les premiers signes d’activité sismique et le début d’une éruption.
Source : IMO.

Source: IMO

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Le 12ème épisode éruptif du Kilauea (Hawaï), dans le cratère de l’Halema’uma’u, a commencé le 4 mars 2025 vers 7h30 (heure locale) et a pris fin le 5 mars à 10h37, après quelque 22 heures d’activités. Comme précédemment, l’activité a culminé avec des fontaine de lave allant de 60 à 120 de mètres de hauteur et des coulées qui se sont épanchées sur le plancher du cratère. Dès l’arrêt des fontaines de lave, le HVO a observé une reprise de l’inflation sommitale, annonciatrice d’un probable 13ème épisode éruptif.

Image webcam de la fin de l’épisode éruptif

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Dans un bulletin diffusé le 5 mars 2025, l’INGV indique que les phénomènes éruptifs observés sur l’Etna (Sicile) ces dernières semaines ont maintenant cessé. En particulier, à partir du 2 mars, l’émission de lave a progressivement cessé au niveau de la bouche éruptive qui s’est ouverte le 8 février et le champ de lave est en cours de refroidissement. L’amplitude moyenne du tremor a chuté
à des valeurs moyennes, avec une tendance presque stationnaire.

Source: INGV

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Une forte anomalie thermique au-dessus du Bezymianny (Kamchatka) a été identifiée sur des images satellites du 20 au 28 février 2025. Des avalanches de débris incandescents ont dévalé les flancs SE et une incandescence sommitale était visible de nuit. Les panaches de cendres générés par les avalanches de débris s’élevaient à plus de 2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Source : KVERT.

Épisode éruptif sur le Bezymianny (Crédit photo: KVERT)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie). Des panaches de cendres denses sont observés jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet. L’incandescence sommitale, reflétée dans le panache, est visible sur plusieurs images de la webcam. Un article de presse indique que l’aéroport Frans Xavier Seda (à 60 km à l’ouest du volcan) a été temporairement fermé le 2 mars en raison des impacts de la cendre émise par le Lewotobi.
Selon un autre article de presse, quelque 250 familles qui se trouvaient dans des centres d’évacuation depuis novembre 2024 ont été relogées temporairement le 24 février, et les familles restantes profiteront de la prochaine phase de relocalisation.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

 

Crédit photo : GVN

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L’activité éruptive du Poás (Costa Rica) s’est poursuivie à des niveaux variables du 21 février au 4 mars 2025. Les émissions de SO2 ont fluctué à des niveaux élevés. Aucun événement éruptif n’a été enregistré du 21 au 22 février. De fréquentes petites éruptions phréatiques à partir de la Boca C ont été observées le 23 février à un rythme de 5 à 20 événements par heure. De fréquentes petites éruptions phréatiques au niveau de la Boca A et de la Boca C se sont poursuivies du 25 février au 4 mars ; elles ont généré des panaches de vapeur et de gaz et ont éjecté des matériaux à des hauteurs allant jusqu’à 100 m au-dessus de la surface de la Laguna Caliente.
Source : OVSICORI.

Exemple d’activité éruptive sur le Poás

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte du Yakedake (arc volcanique de Nankai / Japon) à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 4 mars 2025. Le nombre de petits séispes d’origine volcanique avec des épicentres près du sommet avait commencé à augmenter la veille. De plus, une inflation a été détectée près du sommet dans les données GNSS. La JMA a demandé au public de rester à au moins 1 km du cratère.

Crédit photo : GVN

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Ces derniers jours, de nombreux articles de presse ont mis en garde contre une possible éruption imminente et désastreuse du Mt Spurr (Alaska), mais la situation n’est en réalité pas aussi inquiétante qu’on le dit. Certes, une augmentation de l’activité volcanique a été observée. L’AVO explique que cette activité s’est caractérisée par une sismicité élevée et une déformation continue de la zone sommitale. Cependant, le nombre de séismes a légèrement diminué au cours des derniers jours. De légères émissions de vapeur sont parfois observées sur les images des webcams. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre niveaux et la couleur de l’alerte aérienne reste Jaune, le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs.
De semblables périodes de hausse d’activité se sont déjà produites sur le Mt Spurr et l’histoire montre qu’il n’y a jamais eu d’éruptions de grande ampleur sur ce volcan.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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 Sur l’île de la Réunion, le cyclone Garance a fortement impacté les capteurs de l’Observatoire installés sur le Piton de La Fournaise. Les volcanologues se doutaient que le matériel avait souffert, mais les dégâts constatés sont stupéfiants.

Aujourd’hui, tout le personnel de l’Observatoire est à pied d’œuvre pour remettre en état l’ensemble des outils détruits, ou fortement abîmés, par le passage de Garance. Ce matériel est indispensable car il permet d’avertir la population en cas d’éruption.

Le bilan est lourd : trois stations sont complètement détruites et une quatrième partiellement. Une quinzaine d’antennes sont cassées, Des portes de coffret électronique et des coffres de protections ont été arrachés. Des panneaux solaires ont été détruits.

Malgré ces difficultés, les scientifiques mettent tout en œuvre pour reprendre leur surveillance du Piton de La Fournaise qui, heureusement, traverse actuellement une période de calme.

Source : Réunion la 1ère.


Sous la violence des rafales de vent, le béton censé protéger et solidifier la structure s’est fissurée et le tube en plastique a explosé. (Crédit photo : OVPF)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

The Met Office’s updates about volcanic activity on the Reykjanes peninsula (Iceland) look like each other these days. Deformation measurements indicate that land uplift continues at a similar rate as in recent weeks. The amount of magma beneath Svartsengi is now greater than what was estimated before the eruption that began on November 20th, 2024. The likelihood of magma intrusion and an eruption is increasing, and all indications suggest that this could happen within the coming days or weeks. We are far from the Met Office’s predictions of an eruption by the end of January !

Should an eruption occur, it is most likely that magma would first surface in the area between Sundhnúkur and Stóra-Skógfell. This has been the case in six out of the seven eruptions that have taken place since volcanic activity began in late 2023. The exception was the eruption in January 2024 when magma first surfaced just south of Hagafell. The impact of an eruption between Sundhnúkur and Stóra-Skógfell will depend on whether the eruptive fissure extends northward or southward.

Eruptions are expected to occur with very limited warning time. In the last two eruptions, only about 30–40 minutes passed from the first signs of seismic activity to the onset of an eruption.

Source : IMO.

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The 12th eruptive episode of Kilauea Volcano, Hawaii, in Halema’uma’u Crater, began on March 4, 2025, at approximately 07:30 (local time) and ended on March 5 at 10:37, after about 22 hours of activity. As ipreviously, activity culminated in lava fountaining ranging from 60 to 120 meters in height and lava flows that spilled onto the crater floor. As soon as the lava fountaining ceased, HVO observed a resumption of summit inflation, indicating alikely 13th eruptive episode.

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In a bulletin released on 5 March 2025, INGV reports that the eruptive phenomena observed on Mt Etna (Sicily) in recent weeks have now ceased. In particular, from 2 March, the emission of lava has gradually stopped at the eruptive vent that opened on 8 February and the lava field is cooling. The average amplitude of the tremor has dropped to medium values, with an almost stationary trend.

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A strong thermal anomaly over Bezymianny (Kamchatka) was identified in satellite images during 20-28 February 2025. Incandescent debris avalanches descended the SE flanks and summit incandescence was visible during dark hours. Ash plumes generated from debris avalanches rose more than 2 km above the summit. The Aviation Color Code remains at Orange.

Source : KVERT.

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Eruptive activity continues at Lewotobi Laki-laki (Indonesia). Dense ash plumes are observed rising as high as 2.5 km above the summit. Incandescence at the summit and reflected in the plume is visible in several of the webcam images. A news article noted that the Frans Xavier Seda Airport (60 km west of the volcano) was temporarily closed on 2 March due to impacts from ash.
According to a news article about 250 families that had been in evacuation centers since November 2024 moved to temporary housing on 24 February, and the remaining families will move during the next relocation phase.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source : CVGHM.

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Eruptive activity at Poás (Costa Rica) continued at variable levels during 21 February-4 March 2025. SO2 émissions fluctuated at high levels. There were no eruptive events recorded during 21-22 February. Frequent small phreatic eruptions from Boca C were detected on 23 February at a rate of 5-20 per hour. Frequent small phreatic eruptions from both Boca A and Boca C continued during 25 February-4 March; the events produced plumes of steam and gas and ejected material to heights as high as 100 m above the surface of Laguna Caliente.

Source : OVSICORI.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the Alert Level for Yakedake (Nankai Volcanic Arc / Japan) to 2 (on a scale of 1-5) on 4 March 2025, noting that the number of small volcanic earthquakes with epicenters near the summit began increasing the day before. Additionally, inflation near the summit was detected in GNSS data. JMA warned the public to stay at least 1 km from the crater.

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Many articles in the newspapers these last days warned about a possinle imminent and disastrous eruption of Mt Spurr (Alaska), but the situation is actually not as worrisome as they say. Sure, an increase in acticity has been observed at the volcano. AVO reports that the ongoing unrest at the volcano is characterized by elevated seismicity and continuing deformation. However, the number of earthquakes slightly decreased during the past few days. Minor steam emissions are sometimes observed in webcam images. The Volcano Alert Level remains at 2 on a four-level scale and the Aviation Color Code remains at Yellow, the second lowest level on a four-color scale.

Similat periods of unrest have already occurred at Mt Spurr and history shows that there has never been large-scale eruptions at this volcano.

Source : AVO.

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On Réunion Island, Cyclone Garance had a major impact on the Observatory’s sensors installed on Piton de La Fournaise. Volcanologists suspected that the equipment had suffered, but the damage observed is greater than predicted.
Today, all the Observatory staff are working hard to repair all the tools destroyed, or seriously damaged, by Garance. This equipment is essential because it allows the population to be warned in the event of an eruption.
The toll is heavy: three stations were completely destroyed and a fourth partially. About fifteen antennas are broken, Electronic box doors and protective boxes have been torn off. Solar panels have been destroyed.
Despite these difficulties, scientists are doing everything they can to resume their monitoring of Piton de La Fournaise which, fortunately, is currently going through a quiet period.
Source: Réunion la 1ère.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Courses de chiens de traîneaux et réchauffement climatique // Sled dog racing and global warming

Les défenseurs de la cause animal diront que c’est une bonne nouvelle : le réchauffement climatique complique l’organisation des emblématiques courses de chiens de traîneaux sur le continent nord-américain car la hausse des températures rend le manteau neigeux moins fiable. Certains des États les plus septentrionaux des États-Unis, comme l’Alaska, l’Idaho et le Minnesota, ont dû faire face à des difficultés pour organiser des courses ces dernières années, car les hivers plus chauds ont rendu le terrain impraticable pour tirer des traîneaux sur de longues distances.
L’Iditarod Trail Sled Dog Race, la compétition de 1 600 km à travers la nature sauvage de l’Alaska connue sous le nom de « Dernière grande course sur Terre », a commencé sa 53ème édition le 1er mars 2025, mais le départ a été déplacé d’Anchorage à Fairbanks, à environ 575 kilomètres au nord, en raison du manque de neige. Le sol était gelé, l’herbe sèche de la toundra recouvrait le sol et il n’y avait pas de neige.

Photo: C. Grandpey

En 2024, le marathon de chiens de traîneaux John Beargrease au Minnesota a été reporté et finalement annulé en raison du faible enneigement. Cette année, la course a été retardée de plus d’un mois en raison des températures chaudes et d’une piste jugée trop dangereuse. L’Idaho Sled Dog Challenge a également connu des difficultés en 2024 en raison de l’absence de météo hivernale, mais a finalement eu lieu fin janvier.
La déception se fait aussi sentir parmi les chiens lorsque les courses sont annulées. Contrairement à ce que disent certains, les chiens adorent participer aux courses et sont vraiment enthousiastes à l’idée de l’aventure qui les attend. Je peux personnellement le confirmer car j’ai pu voir des courses en Alaska.

Photo: C. Grandpey

 Les climatologues indiquent que les températures hivernales dans des endroits comme le Minnesota et l’Alaska sont variables d’une année à l’autre mais montrent une tendance à la hausse. On a constaté une forte augmentation des températures dans le Minnesota entre 1895 et 2024, en particulier dans la partie nord de l’État. Les températures moyennes dans le Minnesota ont augmenté d’environ 2,2 °C, mais ce sont les basses températures hivernales qui ont augmenté le plus, d’environ 4,4 °C, et la tendance devrait se poursuivre à l’avenir.
En Alaska, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,8 °C au cours des 50 dernières années. Les conditions de course de l’Iditarod peuvent être aussi variables que les saisons hivernales. En 2019, il y avait un manque de glace de mer sur une partie du parcours, mais les conditions ont été acceptables pendant plusieurs années qui ont suivi. Cependant, 2025 s’avère différente, avec un manque criant de neige sur plusieurs parties du parcours.
Les organisateurs de l’Iditarod doivent s’adapter pour maintenir les traditions. Depuis sa création en 1973, la course a acquis la réputation d’une bataille acharnée entre des équipages de mushers et de chiens composées de concurrents féroces. Selon l’esprit de la course, les équipages doivent aller d’Anchorage à Nome pour commémorer le trajet parcouru par 20 équipes en 1925 pour livrer des médicaments en pleine épidémie de diphtérie. Il faut environ 10 jours aux premiers mushers pour terminer le parcours. Pendant les 30 premières années de l’Iditarod, la course n’a jamais eu besoin d’être déplacée. Toutefois, la course a dû s’adapter quatre fois au cours des 23 dernières années à l’évolution de l’environnement.

 Pour faire face à la hausse des températures et au manque de neige, il va probablement falloir utiliser de plus en plus souvent de la neige artificielle qui devra ensuite être stockée pour pouvoir la transporter par camion afin de garantir une quantité suffisante sur le parcours de la course.

Le réchauffement climatique peut poser des défis aux organisateurs de courses de chiens de traîneaux, mais en Alaska, les mushers pensent que les courses longue distance continueront, à condition d’apporter des adaptations appropriées aux parcours. Les organisateurs et les participants devront continuer à faire preuve de flexibilité s’ils veulent préserver l’avenir de ces courses. C’est ainsi qu’au Canada, la Yukon Quest a dû être raccourcie en 2024, comme je l’ai expliqué dans ma note du 8 février de cette année-là :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/02/08/yukon-quest-canada-le-rechauffement-climatique-a-raccourci-la-course-yukon-quest-canada-global-warming-shortened-the-race/

Source : Yahoo Actualités.

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Animal rights activists will say this is good news. : global warming is complicating iconic dogsledding races around the North American continent as rising global temperatures make snowpack in traditionally cold climates less reliable. Some of the northernmost U.S. states like Alaska, Idaho and Minnesota have faced challenges in hosting dogsled races in recent years as warmer winters made the terrain unsustainable to pull sleds for long distances.

The Iditarod Trail Sled Dog Race, the 1,600 km trek across the Alaskan wilderness known as the « Last Great Race on Earth, » started its 53rd annual competition on March 1st, 2025, but the start of the race was moved from Anchorage to Fairbanks, about 575 kilometers to the north, due to a lack of snow. The ground was frozen with bare, dry tundra grass and no snow.

In 2024, the John Beargrease sled dog marathon in Minnesota was postponed and ultimately canceled due to low levels of snow. This year, the race was delayed by more than a month due to warm temperatures and a dangerous trail. The Idaho Sled Dog Challenge faced difficulties in 2024 as well due to the absence of winter weather, but ultimately took place in late January 2024.

The disappointment extends to the dogs when races are canceled. Contrary to what some people say, the dogs love going to the race and get really keen on the adventure ahead. I can personally conirm this as I could see dogsledding races in Alaska.

Climate scientists indicate that winter temperatures in places like Minnesota and Alaska are variable year over year but showing an upward trend. There has been a strong increase in temperatures in Minnesota between 1895 and 2024, especially in the northern region of the state. Average temperatures in Minnesota have increased by about 4 degrees Fahrenheit (2.2°C), but low temperatures in the winter have increased the most,by about 8 degrees Fahrenheit (4.4°C) and the trend is likely to continue in the future.

In Alaska, annual average temperature has increased by 3.4 degrees Fahrenheit (1.8°C) over the past 50 years. Annual race conditions for Iditarod can be as variable as the winter seasons. In 2019, there was a lack of sea ice on one portion of the Iditarod trail, but route conditions were decent in several of the years that followed. However, 2025 is proving to be different,with a notable lack of snow in several portions of the Iditarod route.

Race organizers must adjust to keep traditions alive. Since its inception in 1973, Iditarod has earned the reputation of a grueling battle among teams consisting of fierce competitors. Historically, the teams of dogs and mushers run from Anchorage to Nome to commemorate the route traveled by 20 dogsled teams in 1925 to deliver medicine amid a diphtheria epidemic. It takes about 10 days for the first mushers to complete the route. For the first 30 years of the Iditarod’s history, the race never had to be moved. Now the race had to adapt four times in the last 23 years to the changing environment.

In order to face the rising temperatures and the lack of snow, snowmaking equipment may be increasingly utilized in the future, as will stockpiling snow to truck out to the path to ensure enough to pad the routes of the race. A warming climate may pose challenges for race organizers, but in Alaska, the mushers think it is possible for long-distance races to continue with proper adaptations to the course. Dogsled organizers and participants will need to continue to be flexible if they want to keep a future for racing. For instance, the Yukon Quest had to be shortened in Canada in 2024 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/02/08/yukon-quest-canada-le-rechauffement-climatique-a-raccourci-la-course-yukon-quest-canada-global-warming-shortened-the-race/

Source : Yahoo News.

Les glaciers à Royan le 4 mars 2025 !

Je présenterai le mardi 4 mars 2025 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » dans le cadre de l’Université Inter-Âges de ROYAN ( Charente-Maritime). Elle aura lieu à 14h30 à la Salle Jean Gabin 112 rue Gambetta. La conférence est ouverte aux non-adhérents de l’association, au tarif de 7 euros.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du réchauffement climatique.
Lors de ses voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer un CD de 160 photos de glaciers à travers le monde, ainsi que l’ouvrage « Dans les Pas de l’Ours » écrit conjointement avec Jacques Drouin.

Photo: C. Grandpey