La fumée australienne fait le tour du monde // Australian smoke travels around the world

Selon la NASA, la fumée produite par les gigantesques incendies de végétation en Australie devrait faire le tour de la Terre. Grâce à ses nombreux satellites, la NASA a observé la trajectoire de la fumée et des aérosols en provenance des incendies australiens. Les conséquences ne se limitent pas à ce seul territoire. La fumée a actuellement un «impact spectaculaire» sur la Nouvelle-Zélande, avec de graves problèmes de qualité de l’air et un assombrissement de la neige au sommet des montagnes. Comme je l’ai indiqué précédemment, les célèbres glaciers néo-zélandais Fox et Franz Josef ont pris une teinte marron à cause de la fumée générée par les incendies en Australie.
Selon l’agence spatiale, la fumée a déjà effectué «la moitié du tour de la Terre» après avoir traversé l’Amérique du Sud où le ciel s’est voilé et où on a pu admirer des levers et couchers de soleil très colorés. On s’attend à ce que la fumée fasse au moins une fois le tour du globe, avant d’assombrir à nouveau le ciel australien.
Le phénomène peut être comparé aux nuages ​​de cendre émis par les volcans et qui sont entraînés par la rotation de la terre lors d’une éruption majeure. C’est ce qui a été observé en 1980 et 1991 lors des éruptions du mont St Helens (Etats-Unis) et du  Pinatubo (Philippines) avec un abaissement de la température de la Terre de quelques dixièmes de degrés. Plus spectaculaire encore, l’éruption du Laki en Islande en 1783 a eu des effets dévastateurs dans toute l’Europe, avec un hiver volcanique et la mort de milliers de personnes. Certains historiens sont même allés jusqu’à dire que le mécontentement provoqué par l’éruption (famines à cause des récoltes dévastées) a pu déclencher la Révolution française de 1789.
Source: NASA.

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According to NASA, the smoke from the ongoing bushfire crisis in Australia is expected to travel “full circuit” around the world. Using a fleet of satellites, NASA has been analyzing the smoke and aerosols coming from the fires blazing in Australia. They are not just causing devastation locally. The smoke is currently having a “dramatic impact” on neighbour country New Zealand, causing severe air quality issues and darkening mountaintop snow. Earlier this month, it was reported that the Fox and Franz Josef glaciers in New Zealand had turned brown as a result of the bushfires’ smoke.

According to the space agency, the smoke has already travelled “halfway around Earth” as it crossed South America, turning the skies hazy and causing colourful sunrises and sunsets. The smoke is expected to make at least on full circuit around the globe, returning once again to the skies over Australia.

The phenomenon can be compared with the ash clouds emitted by volcanoes which travel around the earth during major eruption. This was observed in 1980 and 1991 during the Mt St Helens and Mt Pinatubo eruptions when the Earth’s temperature decreased by a few tenths of degrees. More importantly, the 1783 eruption of Laki in Iceland had devastating effects all over Europe, causing a volcanic winter and the deaths of thousands of people. Some historians went as far as saying that the discontent caused by the eruption (famine because of ruined crops) may have triggered the French Revolution of 1789.

Source: NASA.

Images satellites des incendies et de la fumée qui s’en échappe, et qui s’évacue de manière spectaculaire au sud-est de l’Australie (Source: NASA)

La Nouvelle Zélande sous la fumée australienne! // New Zealand beneath the Australian smoke!

Les fumées générées par les incendies de végétation en Australie affectent désormais la Nouvelle-Zélande qui se trouve pourtant à plus de 2 000 kilomètres de distance. J’ai indiqué précédemment que la neige et les glaciers des Alpes du Sud sont en train de brunir à cause des particules de cendre qui s’y déposent. La police exhorte maintenant le public à ne pas les appeler. Les gens s’inquiètent du ciel orange au-dessus de leur pays. Les médias sociaux sont inondés de photos montrant le ciel enfumé et teinté d’orange.

Assez étrangement, le Ministère de la Santé a déclaré que la fumée qui est en train d’envahir le pays ne devrait pas avoir d’impact sur l’air ambiant. Cependant, les autorités ont ajouté rapidement qu’il est possible que certaines personnes subissent des effets néfastes même si le niveau de pollution reste relativement faible. Comme d’habitude, les personnes les plus à risque sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants, celles qui souffrent d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques.
Source: New Zealand Herald.
Je me souviens avoir traversé la Californie il y a quelques années, lorsque des incendies de forêt ravageaient une partie de l’État. La fumée était partout, avec une couche de cendre sur le sol et sur les voitures. Dans de telles conditions, les gens inhalent forcément les particules de fumée. Les autorités néo-zélandaises doivent l’admettre, même si elles veulent être rassurantes. De même, elle doivent éviter de passer sous silence, comme c’est le cas actuellement, la responsabilité du changement climatique parmi les causes des incendies de forêt en Australie.

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The smokes from the wildfires in Australia are now affecting New Zealand more than 2,000 kilometres away. I indicated previously that the snow and glaciers in the Southern Alps are turning brown because of the ash particles. The police are now urging the public not to call them. People worry about orange skies above the country. Social media has been flooded with pictures of the smoky, orange-tinged skies.

Strangely enough, the Ministry of Health said the smoke currently over the country was not expected to impact the air humans breathe. However, authorities added rapidly that it is possible that some people may still experience ill effects even though the pollution levels remain relatively low. As usual, people who are more at risk include pregnant women, babies and children, those who suffer from asthma or other respiratory conditions, older people or those with chronic illnesses.

Source: New Zealand Herald.

I can remember travelling across California a few years ago when wildfires were ravaging a part of the State. The smoke was everywhere, with a layer of ash on the ground and on the cars. In such conditions, people do inhale the smoke particles. New Zealand authorities have to admit it, even though they want to be reassuring. In the same way, they should not forget to mention the responsibility of climate change among the causes of the wildfires in Australia.

Auckland avant et après l’arrivée de la fumée australienne (Photos : C. Grandpey & Angela Scott)

La cendre australienne et ses effets sur les glaciers néo-zélandais // Australian smoke and its impact on New Zealand glaciers

Comme je l’ai écrit précédemment, les glaciers de Nouvelle-Zélande brunissent à vue d’œil à cause de la fumée en provenance des incendies de forêt en Australie. Les particules de cendre risquent fort d’accélérer la fonte de la glace.
Un jetstream a véhiculé dans l’atmosphère de grandes quantités de fumée et de cendre générées par les incendies dans les Etats de Victoria et Nouvelle-Galles du Sud. Cette cendre s’est déposée en cours de route sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande où se dressent les Alpes du Sud. Les photos et vidéos prises à l’occasion du Nouvel An montrent que les particules de cendre ont donné de nouvelles couleurs aux sommets enneigés et aux glaciers qui, comme le Fox et le Franz Josef, se trouvent à plus de 2 000 kilomètres de l’Australie. Leur surface a pris la couleur du caramel
La conséquence la plus grave est que cette cendre va probablement accélérer la fonte des glaciers. Les effets du réchauffement climatique sont déjà visibles sur ces langues de glace dont l’accès a été récemment interdit en raison du risque d’effondrement de leurs vallées. Cette fois, c’est l’albédo qui sera impacté. En effet, les zones blanches couvertes de glace et de neige n’absorbent pas le rayonnement solaire aussi rapidement car leur blancheur étincelante le renvoie vers le ciel. Ce phénomène induit des températures plus basses que dans les zones ayant un indice de blancheur inférieur ; ces dernières absorbent rapidement le rayonnement, ce qui augmente leur température.
Bien qu’il soit trop tôt pour dire exactement à quel point les particules de cendre affecteront les glaciers de Nouvelle-Zélande, les scientifiques ont découvert que les incendies de forêt en Amazonie ont fait fondre plus rapidement les glaciers de la Cordillère des Andes, avec des polluants tels que le carbone noir et la poussière qui se sont logés dans la glace, réduisant ainsi la capacité du glacier à réfléchir la lumière du soleil.
Source: Presse néo-zélandaise.

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As I put it before, New Zealand glaciers are turning brown because of the smoke from the Australian wildfires. The problem is that the smoke particles are likely to accelerate the melting of the ice.

A jetstream transported large amounts of smoke and ash from the wildfires in Victoria and New South Wales. This ash deposited along the way in New Zealand’s South Island where the country’s Southern Alps are located. Pictures and videos taken on New Year’s Day show that the ash particles discoloured the snowy mountain peaks and glaciers. The Fox and Franz Josef glaciers, which are more than 2,000 kilometres from Australia, now look like caramel

The most serious consequence is that the ash will accelerate glacier melting. The effects of global warming are already visible on these glaciers whose access has recently been forbidden because of the risk of collapse in their valleys. This time, it is the albedo that will be impacted. Indeed, areas that are covered in white ice and snow do not absorb solar radiation as fast because the white surfaces reflect it, causing lower temperatures than areas with a lower whiteness value which are quick to absorb the radiation and increase and hold on to the temperatures.

While it is too early to say exactly how the particles will affect the glaciers in New Zealand, scientists have found that forest fires in the Amazon have caused glaciers in the Andes to melt faster, with pollutants such as black carbon and dust lodged in the ice, reducing the glacier’s ability to reflect sunlight.

Source: Presse néo-zélandaise.

Le Mont Cook et la zone d’accumulation glaciaire avant les incendies en Australie (Photo: C. Grandpey)

Les sommets des Alpes du Sud après les retombées de cendre (Source: Anonyme Instagram)

Réchauffement climatique : La pollution des navires en escale // Global warming: Pollution of ships in ports of call

S’agissant des gaz à effet de serre, cause principale de l’accélération du réchauffement climatique, on nous parle beaucoup des voitures et des conséquences nocives des gaz d’échappement sur l’atmosphère. On nous parle des vignettes CRIT’AIR qui sont censées réduire la pollution automobile.

A côté de cela, il est un fléau que les médias oublient de mentionner : les fumées émises par les navires à quai dans les ports. Ainsi, à Marseille (Bouches-du-Rhône), les navires en escale sont responsables de près de 15% de la pollution atmosphérique. Ils rejettent dans l’atmosphère des gaz toxiques comme l’oxyde d’azote – jusqu’à 40% du taux présent dans la ville – des gaz à effet de serre et des suies perceptibles jusque dans les habitations des riverains. La solution à ce problème est bien connue, mais jamais mise en application. Elle consisterait à relier les bateaux en escale au réseau électrique.

Un plan « Escales zéro fumée » a été présenté le jeudi 5 septembre 2019 par la région PACA. Il vise à généraliser le raccordement des navires au réseau électrique dans les grands ports de Marseille, Nice et Toulon, moyennant un investissement de 30 millions d’euros. Les compagnies maritimes devront donc payer leur consommation. Des quais électriques devraient être installés à partir de 2025. La plupart des riverains pensent que cette date est trop éloignée. Tendant les prochaines années, on va continuer à enregistrer des milliers de nouveaux décès provoqués par cette pollution des bateaux en escale. 67 000 décès prématurés sont imputés chaque année à la pollution de l’air pour un coût estimé à 100 milliards d’euros. Un élu socialiste a demandé l’interdiction des bateaux à fioul lourd dans le port de Marseille, comme c’est le cas à Miami, affirmant que « les grandes compagnies de croisière envoient leurs bateaux les plus polluants à Marseille ». Selon la société Marseille Provence Cruise Terminal, qui gère les terminaux de croisière dans la cité phocéenne, près de 500 escales ont été enregistrées en 2018.

La chaîne de radio France Info nous explique que pour les riverains du quartier de Mourepiane qui surplombe le port de Marseille, la situation est souvent intenable. Ainsi, depuis le 3 juillet, le Liverpool Express, un porte-conteneurs allemand, est en maintenance dans la forme 10 du Grand Port de Marseille et les cheminées du navire continuent à  émettre en permanence leurs fumées toxiques ingérées par les poumons des riverains. Ce n’est qu’un exemple de la pollution générée par les ferries, cargos et navires de croisière lorsqu’ils sont à quai.

Source : France Info.

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When it comes to greenhouse gases, the main cause of accelerating global warming, we hear a lot about cars and the harmful effects of exhaust fumes on the atmosphere. We are told about the CRIT’AIR stickers that are supposed to reduce car pollution.
Beside that, there is a scourge that the media forget to mention: fumes emitted by ships docked in ports. In Marseilles (Bouches-du-Rhône), for example, ground-based vessels account for nearly 15% of air pollution. They release into the atmosphere toxic gases such as nitrogen oxide – up to 40% of the rate present in the city – greenhouse gases and soot that can be seen into the homes of residents. The solution to this problem is well known, but never implemented. It would consist in connecting the boats in call to the electricity network.
A plan « Ports of call with zero smoke » was presented on Thursday, September 5th, 2019 by the PACA region. It aims to generalize the connection of ships to the electricity network in the major ports of Marseilles, Nice and Toulon, with an investment of 30 million euros. Shipping companies will have to pay for their electricity consumption. Electric docks should be installed from 2025. Most residents think that this date is too far away. Over the next few years, there will still be thousands of new deaths caused by this pollution of vessels calling. 67,000 premature deaths are attributed each year to air pollution at an estimated cost of 100 billion euros. An elected Socialist asked for the ban of heavy fuel oil in the port of Marseilles, as is the case in Miami, saying that « the big cruise companies send their most polluting boats to Marseilles. » According to the company Marseille Provence Cruise Terminal, which manages cruise terminals in the Mediterranean city, nearly 500 stopovers were recorded in 2018.
The France Info radio channel explains that for the residents of the Mourepiane district overlooking the port of Marseilles, the situation is often unbearable. For instance, since July 3rd, the Liverpool Express, a German container ship, is in maintenance in Dock10 of the Grand Port of Marseille and the funnels of the ship continue to emit permanently their toxic fumes ingested by the lungs of the residents. This is just one example of the pollution generated by ferries, cargo ships and cruise ships when they are docked.
Source: France Info.

Les paquebots font escale dans le port de Juneau (Alaska) où ils déversent des milliers de touristes, mais aussi d’énormes quantités de gaz toxiques (Photo: C. Grandpey)

Les feux de forêts au Canada font fondre la banquise // Wildfires in Canada are melting the ice sheet

Les forêts canadiennes sont en feu, avec 9000 km2 ravagés par les flammes depuis le début de l’année 2017 en Colombie-Britannique. Ces incendies, ainsi que d’autres au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest ont envoyé de la fumée dans l’atmosphère, parfois jusqu’à 13 kilomètres de hauteur.
Une fois dans l’atmosphère, cette fumée forme une couverture si épaisse qu’elle fait disparaître le soleil dans le nord du Canada. Elle se dirige ensuite vers l’Arctique où elle est susceptible d’accélérer la fonte de la glace en mer et sur terre.
Selon la NASA, la fumée a établi un record d’épaisseur cette année et a été particulièrement dense dans les provinces des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut.
Selon l’Observatoire Terrestre de la NASA, il y a en ce moment une énorme quantité d’aérosols dans l’air. Les aérosols sont de petites particules, telles que la suie ou la cendre volcanique, qui renvoient la lumière du soleil. Le 15 août 2017, l’Ozone Mapping and Profiler Suite (OMPS) à bord du satellite Suomi NPP a enregistré des valeurs d’indice aérosol jusqu’à 49,7. C’est plus de 15 points au-dessus du record précédent établi en 2006 par des incendies en Australie. D’autres records d’indice aérosol ont également été enregistrés les 13 et 14 août. Bien que le satellite Suomi NPP soit relativement récent, l’indice aérosol par satellite remonte au satellite Nimbus-7 en 1978, ce qui permet aux scientifiques de comparer les données sur une longue période.
Selon la NASA, le Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS), radiomètre infrarouge à bord du satellite Suomi NPP, a détecté une fumée particulièrement dense qui obscurcissait une vaste zone du nord du Canada à partir du 15 août 2017.
Une autre image satellite, en provenance du satellite Aqua, montre un nuage de fumée au nord des zones situées près du lac Athabasca. Les feux de forêts en Colombie-Britannique ont été suffisamment intenses pour produire de nombreux pyrocumulus semblables aux cumulonimbus qui se développent pendant les orages. De tels nuages ​​peuvent propulser la fumée très haut dans l’atmosphère, jusque dans la stratosphère où elle peut rester pendant des jours ou plus.
Les incendies canadiens sont inquiétants pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ils signalent la transition vers un avenir où il y aura de plus en plus de feux de forêts dans le Grand Nord, car le changement climatique rend les conditions plus propices à de tels phénomènes. Ensuite, ils sont idéalement situés pour envoyer directement la fumée vers la glace de mer arctique et la calotte glaciaire du Groenland, particulièrement vulnérables en ce moment. En plus de perturber l’équilibre thermique de l’atmosphère, la fumée dépose des particules de suie de couleur sombre sur la glace, ce qui accélère sa fonte en abaissant le pouvoir réfléchissant de la glace et en lui faisant absorber davantage les rayons du soleil.
Des études ont lié le nombre croissant d’incendies de forêts dans certaines régions du Canada et des États-Unis au réchauffement climatique. En fait, selon une étude publiée en 2013, le nombre d’incendies dans les forêts boréales, entre l’Alaska et le Canada d’une part, et entre la Scandinavie et la Russie d’autre part, est le plus important jamais enregistré au cours des 10 derniers millénaires.
Source: Mashable.com.

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Forests in Canada are ablaze, with 2.2 million acres going up in flames so far this year in British Columbia alone. These fires, and others in the Yukon and Northwest Territories, have been belching smoke into the air, in some cases up to 13 kilometres high.

Once in the atmosphere, weather patterns are causing the wildfire smoke to converge into a blanket so thick it’s blotting out the sun across northern Canada. This smoke is working its way to the high Arctic, where it could speed up the melting of sea and land ice.

According to NASA, the smoke has set a record for its thickness, and has been especially dense across the Northwest Territories, Yukon, and Nunavut provinces.

According to NASA’s Earth Observatory, there is a huge quantity of aerosols in the air. Aerosols are small particles, such as soot or volcanic ash,  that reflect incoming sunlight. On August 15th 2017, the Ozone Mapping and Profiler Suite (OMPS) on the Suomi NPP satellite recorded aerosol index values as high as 49.7. This was more than 15 points higher than the previous record, which was set in 2006 by fires in Australia. Aerosol index records were also set on August 13th and 14th. Although the Suomi NPP satellite is quite new, the satellite aerosol index dates back to the Nimbus-7 satellite in 1978, giving scientists a longer data set.

According to NASA, the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on the Suomi NPP satellite captured particularly heavy smoke obscuring a wide swath of northern Canada as of August 15th, 2017.

Another satellite image, from the Aqua satellite, shows smoke billowing north from areas near Lake Athabasca. The fires in British Columbia were intense enough to produce numerous pyrocumulus clouds that tower into the sky, resembling thunderstorms. Such clouds can vault smoke high into the atmosphere, all the way to the stratosphere, where it can linger for days or longer.

The Canadian fires are important for several reasons. First, they signal the transition to a more combustible future in the Far North, as climate change makes conditions more conducive to large wildfires. Second, they are ideally located to directly feed smoke toward vulnerable Arctic sea ice and the Greenland Ice Sheet. In addition to altering the heat balance of the atmosphere, the smoke can deposit dark soot particles on the ice, which hastens melting by lowering the reflectivity of the ice and causing it to absorb more incoming sunlight.

Studies have tied the increasing number of large fires in parts of Canada and the U.S. to global warming. In fact, the level of fire activity across the boreal forests, which stretch from Alaska to Canada and around the top of the world to Scandinavia and Russia, is unprecedented in the past 10,000 years, according to a study published in 2013.

Source: Mashable.com.

Concentrations d’aérosols au Canada entre le 10 et le 15 août 2017

(Source : NASA)

 

Les ronds de gaz de l’Etna // Mount Etna’s gas rings

drapeau francais   Il y a quelques jours, à l’occasion du dernier paroxysme du Cratère SE, plusieurs observateurs ont vu des ronds de gaz s’élever dans le ciel de la Sicile. Ce phénomène quelque peu surprenant n’a rien d’exceptionnel. On l’observe de temps à autres sur les volcans actifs quand les conditions nécessaires sont réunies.

Pour mémoire, j’ai expliqué la formation de ces ronds dans une note intitulée « Pourquoi l’Etna fume-t-il la pipe ? » le 11 février 2010 :

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2010/02/11/pourquoi-letna-fume-t-il-la-pipe/

drapeau anglais   A few days ago, during the last paroxysm at the New Crater, several observers noticed that gas rings were rising in the sky above the volcano. This surprising phenomenon is not exceptional and is sometimes observed on active volcanoes when the conditions are favourable.

I explained the formation of these gas rings in a note entitled “Why does Mount Etna smoke the pipe?” on February 11th 2010:

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2010/02/11/pourquoi-letna-fume-t-il-la-pipe/

Etna-pipe-3

(Photo:  C. Grandpey)