L’Everest et le réchauffement climatique (suite) // Mount Everest and global warming (continued)

Un numéro spécial (février-mars 2024) du National Geographic France est consacré à l’Everest. Comme je l’ai expliqué dans des articles précédents, les glaciers de l’Himalaya fondent rapidement, ce qui pourrait virer au cauchemar pour les populations qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau. L’Himalaya est un véritable château d’eau pour une grande partie de l’Asie du Sud-Est.

La chaîne himalayenne vue depuis l’espace (Source: NASA)

Voici ce qu’un sherpa a déclaré dans le National Geographic à propos du réchauffement climatique sur l’Everest : « Je vois que les couleurs de la cascade de glace du Khumbu changent. Jusqu’en 2010, il faisait très froid à la mi-mars et l’eau ne coulait pas. Aujourd’hui il y a une rivière et un pont serait nécessaire pour la traverser. Depuis 2005, les avalanches se multiplient et les grands glaciers à proximité du camp de base, à 8000 m d’altitude, ont reculé ou même disparu. Leur glace est perdue. […] Tout devient de plus en plus instable et la situation évolue très rapidement. Certaines zones deviennent de plus en plus dangereuses et la situation va empirer. »

Crédit photo: Wikipedia

L’ascension de l’Everest est l’un des exploits les plus difficiles à réaliser pour l’Homme, mais il devient encore plus difficile en raison du réchauffement climatique. La hausse des températures rend la topographie des glaciers de l’Himalaya plus incertaine, et les conditions météorologiques plus imprévisibles.
Un nombre record de personnes sont mortes en tentant de gravir l’Everest en 2023. Le gouvernement népalais a imputé le grand nombre de décès au réchauffement climatique, mais les scientifiques affirment que le réchauffement climatique n’est pas entièrement responsable, même si ses conséquences sont indéniables.
A cause du réchauffement climatique et de la modification de la topographie des glaciers, les montagnes himalayennes sont moins fiables. Les glaciers s’amincissent et reculent et le permafrost de roche dégèle. Plusieurs itinéraires empruntés par les alpinistes pour accéder aux plus hauts sommets dépendent de la stabilité des glaciers, comme la cascade de glace du Khumbu, à proximité du camp de base de l’Everest et escaladée pour atteindre le Camp 1. Cette cascade de glace, déjà très difficile à franchir, devient de moins en moins fiable. Des chercheurs ont foré le glacier Khumbu et ont découvert qu’il était très proche du point de fonte. Il suffira d’une légère hausse des températures pour que le glacier se mette à fondre rapidement.

Camp de base de l’Everest (Crédit photo: Wikipedia)

Le réchauffement climatique peut également accentuer d’autres risques tels que les chutes de pierres, en particulier dans les zones de haute montagne, car la cohésion de nombreuses formations rocheuses aux niveaux les plus élevés est assurée par le pergélisol qui dégèle aujourd’hui. Avant que la région ne commence à se réchauffer rapidement, les alpinistes pouvaient traverser avec une certaine sécurité certaines des zones les plus dangereuses car tout était gelé et beaucoup plus stable qu’aujourd’hui. De nombreuses pentes se retrouvent à nu pour la première fois et les avalanches de pierres deviennent de plus en plus imprévisibles. Une étude publiée par l’Union européenne des géosciences en juillet 2023 a révélé que le risque d’avalanches de neige et de glace dans l’Himalaya augmente avec la hausse des températures.
Les conditions météorologiques dans la région deviennent également de plus en plus irrégulières, ce qui rend difficile à plus de quelques jours la planification des expéditions. Les spécialistes de l’Everest savent qu’il existe une fenêtre « magique » en mai au cours de laquelle les vents tombent en dessous de 50 km/h. La fenêtre a tendance à apparaître à l’approche de la mousson, époque où le jet stream est repoussé, permettant aux vents de chuter considérablement et d’améliorer les conditions d’ascension. Mais ce calendrier a changé : en 2019, il n’y avait que trois jours propices à l’ascension de l’Everest, contre 11 à 14 jours auparavant. En mai 2022, presque tout le mois a bénéficié de conditions de vent favorables, ce qui n’était encore jamais arrivé.

Station météo sur l’Everest (Crédit photo: National Geographic)

La plupart des régions montagneuses possédant des glaciers dans le monde montrent qu’elles sont affectées par le réchauffement climatique. Les recherches montrent que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites, les glaciers continueront à perdre de la masse et à reculer considérablement. Ceux qui étudient l’Himalaya depuis des années ont constaté des changements visibles à l’œil nu, notamment les pentes mises à nu sur les flancs des montagnes et des lacs de plus en plus nombreux à la surface des glaciers.
Cependant, le réchauffement climatique n’est probablement pas responsable de la majorité des décès sur l’Everest au cours des dernières années. Dix-sept alpinistes sont morts sur l’Everest en 2023, un chiffre très élevé comparé à la moyenne de quatre à six alpinistes par saison dans le passé. Le gouvernement népalais a imputé la forte augmentation du nombre de décès sur l’Everest au réchauffement climatique, mais ce sont davantage les guides inexpérimentés, mal équipés ou non qualifiés qui sont responsables de la majorité des décès. Selon les sherpas, sur les 17 décès constatés, 11 auraient pu être évités. La seule année où il y a eu autant de morts a été 2014, où 17 personnes sont également mortes, mais la majorité des décès étaient des sherpas tués dans une avalanche. Il y a eu un nombre record d’alpinistes en 2023, ce qui a accru la probabilité de décès supplémentaires.

Il faut parfois faire la queue pour essayer d’atteindre le sommet (Crédit photo: National Geographic)

Le Népal a délivré un nombre record de 478 permis d’escalade à des étrangers en 2023. Si l’on tient compte du nombre de sherpas les accompagnant, ce nombre grimpe à environ 1 200 personnes en quête du sommet de l’Everest au printemps. L’imprévisibilité des conditions météorologiques est susceptible d’entraîner une surpopulation au sommet. Les prévisionnistes ne peuvent prédire les conditions avec certitude que quatre ou cinq jours à l’avance, ce qui oblige tout le monde à se limiter à une fenêtre plus réduite. En conséquence, au lieu d’être réparties sur cinq jours, 400 personnes se retrouvent entassées dans une fenêtre d’un ou deux jours, avec une queue sans fin pour atteindre le sommet. .

Source : presse internationale.

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A special issue (February-March 2024) of the National Geographic France is dedicated to Mount Everest. As I explained in previous posts, the glaciers in the Himalays are melting rapidly, which may turn into a nightmare for the populations that depend on them for their water supply. The Himalayas are a real water tower for a large part of southeast Asia.

Here is what a sherpa says in the National Geographic about global warming on Mount Everest : « I can see the colours of the Khumbu Icefall are changing. Until 2010, it was very cold by mid-March and water was not flowing. Today there is a river and a bridge would be necessary to cross it. Since 2005, there have been more and more avalanches and great glaciers close to the base camp at 8000m a.s.l. have been retreating or even disappearing. Their ice is lost. […] Everything is becoming more unstable and the situation is changing very rapidly. Some areas are getting more dangerous and it will be worse and worse. »

Climbing Mount Everest is one of the most difficult feats known to humankind, but the expedition is getting even more challenging due to global warming. Warming temperatures around the globe are making both the topography of the glaciers in the Himalayas and the weather patterns more unpredictable.

A record number of people died while attempting to climb Mount Everest in 2023. While the Nepalese government blamed global warming for the extraordinary number of deaths, experts say global warming may not be entirely responsible, although its consequences are undeniable.

Because of global warming, the topography of the glaciers, mountains are less reliable. Glaciers in the Himalayas are thinning and retreating and rock permafrost is thawing. Several of the routes that climbers use to gain access to higher peaks rely on the stability of glaciers, such as the Khumbu Icefall, located near the Everest base camp and used to trek up to Camp 1. The Khumbu Icefall, which is already really difficult to navigate, that becomes less reliable. Researchers have drilled into the Khumbu Glacier near the Everest base camp and found that it is very close to the melting point. With just a small increase in atmospheric temperatures, the glacier won’t be far from melting rapidly.

Global warming can also exacerbate other risks like rockfall events, especially in the high mountain areas because many of the formations in the highest levels are held together by alpine permafrost which is thawing today. Before the region began to warm rapidly, climbers could have more confidence in passing some of the most treacherous areas because everything was frozen hard and much more stable. Many of the slopes are becoming exposed for the first time, and rock avalanche events are becoming increasingly unpredictable.

A study published in the European Geosciences Union in July 2023 found that snow and ice avalanches in the Himalayas are increasing risks for climbers as global temperatures increase.

Weather patterns in the region are also becoming more erratic, making it difficult for climbers to plan safe expeditions from more than a few days out. Everest experts know that there is a « magical » window in May in which the winds die down below 50 km per hour. The window tends to appear as the monsoon season approaches and the jet stream gets pushed off, allowing the winds in the region to drop dramatically and improving conditions for climbing. But that timing has been changing.In 2019, there were only three days suitable for climbing, as opposed to the typical 11 to 14 days before. However, in May 2022, nearly the entire month had favorable wind conditions, something that has never happened before.

Most glacier mountain regions around the world give evidence thaey are affected by global warming. Research shows that if greenhouse gas emissions are not drastically reduced, glaciers will keep losing mass and retreating drastically. All models predict the same thing : big declines in total glacier volumes and glacier extents. For those who have studied the Himalayas for years, the changes are apparent to the naked eye, including exposed slopes on the flanks of the main glaciers and lakes of water pooling on the ice surfaces.

However, global warming is likely not the culprit for majority of deaths on Everest in the past years.

Seventeen climbers died while trying to Everest in 2023, an extraordinary figure compared to the average of four to six climbers per season in the past. While the Nepalese government blamed the steep increase in Everest fatalities on global warming, inexperienced and ill-equipped or unqualified guides is likely to blame for the majority of the deaths. According to the sherpas, of the 17 people who died, 11 of the deaths were preventable. The only year that saw just as many deaths was in 2014 when 17 people also died, but the majority of the deaths were sherpas who were killed in a single avalanche.

There were a record number of climbers in 2023, which increased the likelihood of more deaths.

Nepal issued a record 478 climbing permits to foreigners for 2023. When accounting for the number of sherpas accompanying the foreigners, the number jumps to about 1,200 climbers pursuing Everest’s summit over the spring. The unpredictability of the weather patterns could also lead to overcrowding on the summit. If forecasters can only predict conditions with certainty four or five days out, it forces everybody into a smaller summit window. As a consequence, instead of being able to spread 400 people out over five days, everybody gets crammed into a one or two-day window.

Source : International news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une série de puissantes éruptions a été observée sur le Ruang, le volcan le plus méridional de l’arc des îles Sangihe, dans la province de Sulawesi du Nord (Indonésie). L’éruption a commencé aux premières heures du 17 avril 2024. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à 3 sur une échelle de 4 niveaux. Les autorités locales ont évacué plus de 800 personnes vivant sur l’île à titre préventif. Elles craignaient que le volcan s’effondre dans la mer et déclenche un tsunami, comme cela a déjà eu lieu en 1871. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 13,7 km au-dessus du niveau de la mer.

L’éruption s’est à nouveau intensifiée pendant la nuitdu 17 au 18 avril, poussant les autorités à relever le niveau d’alerte au maximum sur une échelle de quatre niveaux. L’aéroport international de Manado situé à plus d’une centaine de kilomètres du volcan a été fermé. Des évacuations massives, s’ajoutant à celles du 17 avril, ont été décrétées dans la région. 11 000 habitants étaient concernés dans la zone proche du volcan, qui comprend l’île de Tagulandang, où vivent environ 20 000 personnes.

Le Ruang, à ne pas confondre avec Raung sur l’île de Java, n’est pas le volcan indonésien le plus connu. C’est le volcan insulaire le plus méridional des îles Sangihe. Il se trouve dans un étroit détroit au sud-ouest de l’île Tagulandang.

Le sommet présente un cratère partiellement occupé par un dôme de lave qui s’est formé en 1904. Le dernier épisode éruptif de ce volcan remonte à septembre 2002, avec un VEI 4. Les éruptions explosives se sont souvent accompagnées de formation de dômes de lave et de coulées pyroclastiques qui ont endommagé des zones habitées.
Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

Vue de l’éruption dans sa phase initiale (Crédit photo : PVMBG)

Dernière minute (19 avril 2024)  : l’éruption du Ruang continue de provoquer des perturbations dans l’espace aérien. L’aéroport international Sam Ratulangi de Manado, situé à environ 95 kilomètres du Ruang, reste fermé au moins jusqu’à aujourd’hui 19 avril.
Le port de Tagulandang est actuellement opérationnel pour gérer les évacuations et la distribution de l’aide aux localités touchées.
Après l’éruption qui a débuté le 16 avril, les réseaux d’électricité et de communication ont été interrompus dans le village de Laing Patehi sur l’île de Ruang, tandis que dans le village de Lumbo sur l’île de Tagulandang, les réseaux de communication ne fonctionnent pas de manière optimale.

Selon les données du BPBD, 272 foyers, soit 838 personnes, ont été déplacées sur l’île de Tagulandang. Dans le même temps, l’évacuation des habitants se poursuit sur l’île de Tagulandang, en particulier du côté ouest face à l’île de Ruang. La collecte de données en cours par le gouvernement local indique l’évacuation de 6 045 personnes.
Le Ruang est actuellement visible mais partiellement recouvert de brume. Le cratère principal émet des panaches blancs d’intensité modérée à forte, à environ 50-100 mètres au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte est maintenu à 4, le maximum.
Source : Jakarta Globe.

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Toujours dans les îles Sangihe, à environ 150 km au nord du Ruang, une hausse de la sismicité volcanique a été enregistrée sur l’Awu le 22 mars, puis à nouveau du 10 au 15 avril 2024, ainsi qu’une inflation de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte est passé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à au moins 5 km du cratère.

La dernière période éruptive de l’Awu a duré de juin à août 2004 avec un VEI 2. L;histoire montre que le volcan est très actif, avec des éruptions dévastatrices en 1711, 1812, 1856, 1892 et 1966. Elles ont produit d’importantes coulées pyroclastiques et des lahars, conduisant à la mort de plus de 8 000 personnes.

Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

Sismicité sur l’Awu entre août 2023 et avril 2024 (Source: PVMBG)

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Une hausse de la sismicité à faible profondeur est enregistrée sur le Kuchinoerabujima (Îles Ryukyu / Japon) depuis début avril. Le nombre et la magnitude de ces événements restent élevés. Le niveau d’alerte est passé à 3 (sur une échelle de 1 à 5) le 13 avril 2024. Le public a été prévenu que des blocs éjectés et des coulées pyroclastiques peuvent impacter les zones proches du sommet.
Source : JMA.

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En Islande, cela fait un mois que l’éruption a débuté sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar, sur la péninsule de Reykjanes. Il s’agit de la plus longue éruption de la série qui a commencé en décembre 2023, et de la deuxième plus longue des éruptions sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021. Cette dernière éruption a débuté dans la soirée du 16 mars 2024 sur une fracture de près de 3 km de long.
Au début, la lave s’est dirigée principalement vers le sud et le sud-est, le long des digues de terre en direction de la Suðurstrandarvegur, et vers le nord-ouest en direction de la Grindavíkurvegur. Environ quatre heures après le début de l’éruption, la lave a recouvert la Grindavíkurvegur. L’éruption est désormais stable mais le Met Office indique qu’elle diminue très lentement. Dans le même temps, on observe une hausse du soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi, ce qui est tout à fait cohérent avec le fait que le débit de l’éruption diminue. Une partie du magma provenant des profondeurs s’accumule sous Svartsengi car le cratère qui s’est ouvert sur la fracture éruptive ne peut pas absorber la totalité du magma en provenance des profondeurs.
Source : MetOffice.

Image webcam de l’éruption le 16 avril 2024

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L’activité éruptive se poursuit sur le Poás (Costa Rica). Des bouches au fond sec du cratère émettent des panaches de gaz et de vapeur. Le nombre d’événements phréatiques a commencé à augmenter le 10 avril 2024 avec des panaches qui se sont élevés de 500 m de hauteur. La population de plusieurs localités a signalé une odeur de soufre. Une petite explosion le 14 avril a produit de l’incandescence et une émission de cendres qui s’est élevée à moins de 300 m de hauteur.
Source : OVSICORI.

Exemple d’incandescence dans le cratère du Poás le 22 avril 2017 (Crédit photo: OVSICORI)

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Une nouvelle éruption phréatique s’est produite sur le Taal (Philippines) le 12 avril 2024, avec un panache de vapeur qui s’est élevé à 2,4 km au-dessus du niveau de la mer. Quatre autres éruptions phréatiques ont produit des panaches qui s’élevaient de 100 à 300 m de hauteur. Des éruptions de moindre intensité ont suivi ces événements qui provenaient d’une nouvelle bouche sur le côté sud-ouest du Main Crater. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanente.
Source : PHIVOLCS.

Volcano Island dans le cratère du Taal (Crédit photo: Wikipedia)

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) se poursuit avec une moyenne de 44 explosions quotidiennes. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 12 km autour du sommet.
Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP)

Eruption typique du Sabancaya (Crédit photo: IGP)

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Il n’y a actuellement aucune activité éruptive sur le Kilauea (Hawaï), ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le tourisme volcanique sur l’archipel. Une faible sismicité continue d’être enregistrée sous le sommet du Kilauea et dans la zone du rift sud-ouest. Le nombre quotidien de séismes reste bien inférieur à ce qu’il était lors de l’intrusion de janvier à février ou avant les récentes éruptions sommitales.
Le niveau de déformation du sol reste faible et stable.
Les émissions de SO2 sont peu importantes depuis octobre 2023 avec une moyenne de 60 tonnes par jour le 27 mars 2024.

Source : HVO.

Calme plat dans le cratère de l’Halema’uma’u (Image webcam)

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Sur l’Ile de la Réunion, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique qu’aucune activité éruptive n’a été observée au cours du mois de mars 2024. Pour mémoire, la dernière éruption a pris fin le 10 août 2023, après avoir débuté le 2 juillet de cette même année

L’OVPF précise que le mois de mars 2024 aura été marqué par une augmentation de la sismicité sous le sommet à partir du 5 mars, passant de 1 séisme volcano-tectonique superficiel par jour en début du mois à 4 à 5 événements en milieu de mois, pour redescendre à 1 séisme par jour

en fin de mois. La plupart de ces séismes étaient de faible magnitude, mais 17 d’entre eux ont pu être localisés sous le cratère Dolomieu.

L’inflation sommitale qui s’était arrêtée fin novembre 2023 a repris en février 2024. Elle est liée à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel localisé à 1,5-2 km de profondeur sous le cratère Dolomieu.

Dans la conclusion de son rapport pour le mois de mars, l’Observatoire rappelle que le processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le

toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et à une éruption. Le phénomène peut également s’arrêter sans donner lieu – à brève échéance – à une éruption.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A series of powerful eruptions took place at Ruang, the southernmost volcano in the Sangihe Island arc, in the North Sulawesi province (Indonesia). The eruption started in the early hours of April 17th, 2024. The Aviation Color Code was raised to Red, the Volcano Alert Level to 3 out of 4, and local authorities started evacuating more than 800 people living on the island as a preventive measure. There were fears the volcano could collapse into the sea and trigger a tsunami, as this happened in 1871. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose up to 13.7 km above sea level.

The eruption intensified again during the night of April 17th-18th, prompting authorities to raise the alert level to the maximum on a scale of four levels. The Manado international airport located more than a hundred kilometers from the volcano was closed. Massive evacuations, in addition to those of April 17th, were ordered in the region. 11,000 residents were affected in the area near the volcano, which includes the island of Tagulandang, where around 20,000 people live.

Ruang, not to confuse with Raung on Java, is not the best known Indonesian volcano. It is the southernmost island volcano in the Sangihe Islands. It is located across a narrow strait SW of the larger Tagulandang Island. The summit contains a crater partially filled by a lava dome initially emplaced in 1904. The last eruptive episode at this volcano was in September 2002, with a VEI 4. Explosive eruptions have often been accompanied by lava dome formation and pyroclastic flows that have damaged inhabited areas.

Latest (April 19th, 2024) : Mount Ruang’s eruption, is still causing airspace disruptions until at least April 19th, 2024. . Consequently, Sam Ratulangi International Airport in Manado City, which is about 95 kilometers from Mount Ruang, stays closed for now.

The Tagulandang Port is currently operational for evacuation mobilization and distribution of aid to affected communities.

After the explosive eruption that started on April 16th, electricity and communication networks were disrupted in Laing Patehi Village on Ruang Island, while in Lumbo Village on Tagulandang Island, communication networks are not functioning optimally. According to BPBD data, there are 272 households or 838 people displaced on Tagulandang Island. Meanwhile, evacuation of residents is also carried out on Tagulandang Island, especially on the west side facing Ruang Island. The data collection is still ongoing by the local government, with temporary data totaling 6,045 people.

Mount Ruang is currently visible but partly covered in mist. The main crater is emitting white plumes with moderate to thick intensity, about 50-100 meters above the summit.

The alert level is kept at 4, the highest on a 4 colour scale.

Source : Jakarta Globe, PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution..

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Still in the Sangihe Islands, about 150 km north of Ruang, an increase in both deep and shallow volcanic earthquakes at Awu were recorded on March 22nd and again during April 10th-15th, 2024, together with an inflation of the volcano. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

The last eruptive period at Awu lasted from June to August 2004 with a VEI 2. Historically, the volcano has been highly active, with devastating eruptions in 1711, 1812, 1856, 1892, and 1966 that produced significant pyroclastic flows and lahars, leading to over 8 000 deaths.

Source : PVMBG, Jakarta Post, Smithsonian Institution.

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Shallow volcanic earthquakes at Kuchinoerabujima (Ryukyu Islands / Japan) have been recorded since the beginning of April. The number and magnitude of the earthquakes remains elevated. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-5) on April 13th , 2024. The public has been warned that ejected blocks and pyroclastic flows may impact areas close to the summit area.

Source : JMA.

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In Iceland, it is a month since the eruption started on the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula. It has been the longest of all in this series of eruptions and the second-longest of the eruptions on the Reykjanes peninsula since 2021. The event started in the evening of March 16th, 2024 on a fissure that was nearly 3 km long.

At the beginning, lava flowed mostly to the south and southeast, along the defense walls toward the Suðurstrandarvegur road, and to the northwest toward Grindavíkurvegur road. About four hours after the eruption began, lava flowed across Grindavíkurvegur road. The eruption now is stable but the Met Office indicates it is very slowly decreasing. At the same time, there is an increase in the inflation underneath Svartsengi, which is entirely consistent with the fact that the flow of the eruption is decreasing. Part of the magma coming from depth accumulates underneath Svartsengi, but the crater cannot handle the entire flow.

Source : Met Office.

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Eruptive activity continues at Poás (Costa Rica).Vents on the dry crater floor emit gas and steam plumes and the number of phreatic events began to increase on April 10th, 2024. The plumes rose 500 m. Residents in several communities reported a sulfur odor. A small explosion on April 14th produced a pulse of incandescence and an ash emission that rose less than 300 m.

Source : OVSICORI.

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A new phreatic eruption occurred at Taal (Philippines) on April 12th, 2024, with a steam plume that rose 2.4 km above sea level. Four other phreatic eruptions produced steam plumes that rose 100-300 m. More minor eruptions followed these events which originated from a new vent on the SW side of Taal Main Crater. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and the public is remindes that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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The eruption at Sabancaya (Peru) continues with an average of 44 daiky explosions. Gas-and-ash plumes rise as high as 3 km above the summit. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is askedto stay outside a 12-km radius from the summit.

Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP)

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There is currently no erutive activity at Kilauea (Hawaii), which id not good news for volcanic tourism on the archipelago. Low-level seismicity continues beneath the summit of Kilauea and the Southwest Rift Zone. The number of daily earthquakes remains well below those detected during the January–February intrusion or prior to recent summit eruptions.

Rates of ground deformation remain low and stable.

SO2 emissions have remained at low levels since October 2023 with an average of 60 tonnes per day recorded on March 27th, 2024.

Source : HVO.

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On Reunion Island, the Piton de la Fournaise Volcanological Observatory (OVPF) indicates that no eruptive activity was observed during the month of March 2024. For the record, the last eruption ended on August 10th 2023, after starting on July 2nd of that same year
OVPF specifies that the month of March 2024 was marked by an increase in seismicity beneath the summit from March 5th, going from 1 shallow volcano-tectonic earthquake per day at the start of the month to 4 – 5 events in the middle of the month, and then to 1 earthquake per day
at the end of the month. Most of these earthquakes were of low magnitude, but 17 of them could be located under the Dolomieu crater.
Summit inflation which stopped at the end of November 2023 resumed in February 2024. It is linked to a pressurization of the shallow magmatic reservoir located at a depth of 1.5-2 km beneath the Dolomieu crater.
In the conclusion of its report for the month of March, the Observatory explains that the pressurization process of the surface reservoir can last several days to several weeks before the roof of the reservoir weakens and ruptures, causing an injection of magma towards the surface and triggering an eruption. The phenomenon can also stop without causing an eruption in the short term.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les coraux en urgence absolue // Corals in absolute emergency

Cela fait plusieurs années que j’alerte sur ce blog (voir, entre autres, mes notes du 4 juillet 2018, 23 décembre 2025, 3 mars 2024) sur la situation catastrophique des récifs coralliens dans le monde, et leur blanchissement sous l’effet du réchauffement climatique. Une note rédigée le 12 mars 2024 attirait l’attention sur La Grande Barrière de Corail, au large de la côte du Queensland au nord-est de l’Australie. Long de 2 300 kilomètres, c’ est le plus grand écosystème sur Terre, visible depuis l’espace. Il abrite une biodiversité extraordinaire, mais est sous la menace de la hausse de la température de l’océan.

 La Grande Barrière de Corail vue depuis l’espace (Source : NASA)

Il y a quelques semaines, l’agence européenne COPERNICUS a indiqué que la température moyenne de la surface des océans en février 2024 atteignait 21,06 °C, battant le précédent record de 20,98 °C établi en août 2023.

Dans une publication en date du 15 avril 2024, la NOAA alerte sur un épisode massif de blanchissement des coraux dans le monde en raison de ces températures record. Ce phénomène de dépérissement des coraux menace la survie même des récifs. Le blanchissement actuel des coraux à l’échelle planétaire est le quatrième enregistré par la NOAA depuis 1985, le troisième en quinze ans après 2010 et 2016.

La souffrance des coraux dans un tel environnement est facile à comprendre. En raison du stress thermique provoqué par la chaleur, les colonies de corail éjectent les algues symbiotiques qu’elles abritent et qui leur procurent des nutriments. Sans ces algues colorées, les coraux deviennent transparents et ne montrent plus que la blancheur de leur squelette de calcaire.

Crédit photo : NOAA

Les scientifiques font toutefois remarquer que lphénomène n’est pas irréversible. Les coraux touchés peuvent survivre si les températures baissent et si d’autres facteurs de stress (surpêche, pollution, activités humaines) se réduisent. Mais cela fait beaucoup de ‘si’ et la tendance n’est pas bonne.

Dans un rapport publié en 2018, le GIEC prédisait la disparition de 70 à 90% des coraux si la hausse de la température moyenne atteignait 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, et 99% à + 2°C. Même si des travaux sont réalisés pour déplacer des coraux vers des eaux plus profondes, où la température est plus fraîche, ou en replanter, comme cela se fait au large de la Floride (voir ma note du 3 mars 2024), le meilleur moyen de préserver les coraux passe par une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les conséquences du blanchissement des récifs coralliens sont multiples. Ce phénomène bouleverse la vie sous-marine et les écosystèmes, car de nombreuses espèces se réfugient dans les coraux pour se nourrir et se reproduire. Selon une publication de l’IRD, ils « hébergent la plus grande diversité en poissons marins alors qu’ils ne couvrent que 0,1 % de la surface des océans ». À côté de cela, le CNRS rappelle que plus de 500 millions de personnes dépendent de ces écosystèmes à travers le monde, pour leur alimentation avec la pêche, leur emploi avec le tourisme ou pour leur sécurité, les récifs coralliens agissant comme une protection contre les risques de submersion, notamment en cassant la houle.

Source : France Info, presse nationale et internationale.

Coraux sur l’île de la Réunion (Photo : C. Grandpey)

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I have been warning for several years (see, among others, my posts of July 4th, 2018, December 23rd, 2025, March 3rd, 2024) about the disastrous situation of coral reefs in the world, and their bleaching under the effect of global warming. A post written on March 12th, 2024 drew attention to The Great Barrier Reef, off the coast of Queensland in northeastern Australia. At 2,300 kilometers long, it is the largest ecosystem on Earth, visible from space. It is home to extraordinary biodiversity, but is under threat from rising ocean temperatures. A few weeks ago, the European agency COPERNICUS reported that the average ocean surface temperature in February 2024 reached 21.06°C, beating the previous record of 20.98°C set in August 2023.
In a report released on April 15th, 2024, NOAA warns of a massive episode of coral bleaching worldwide due to these record temperatures. This phenomenon threatens the very survival of reefs. The current global coral bleaching is the fourth recorded by NOAA since 1985, and the third in fifteen years after 2010 and 2016.
The suffering of corals in such an environment is easy to understand. Due to thermal stress caused by heat, coral colonies eject the symbiotic algae they harbour and which provide them with nutrients. Without these colored algae, the corals become transparent and only show the whiteness of their limestone skeleton.
Scientists point out, however, that the phenomenon is not irreversible. Affected corals can survive if temperatures drop and other stressors (overfishing, pollution, human activities) are reduced. But that’s a lot of ‘ifs’ and the trend is not good.
In a report published in 2018, the IPCC predicted the disappearance of 70 to 90% of corals if the increase in average temperature reached 1.5°C compared to the pre-industrial era, and 99% at + 2°C. Even if work is carried out to move corals to deeper waters, where the temperature is cooler, or to replant them, as is being done off the coast of Florida (see my note of March 3rd, 2024), the best way to preserving corals requires reducing greenhouse gas emissions.
The consequences of coral reef bleaching are multiple. This phenomenon disrupts underwater life and ecosystems, because many species take refuge in corals to feed and reproduce. According to an IRD publication, they “host the greatest diversity of marine fish even though they cover only 0.1% of the ocean surface”. Besides this, the CNRS recalls that more than 500 million people depend on these ecosystems throughout the world, for their food through fishing, employment through tourism or for their security as coral reefs act as a protection against risks of submersion, particularly when breaking the swell.
Source ; France Info, national and international press.

Le ski dans la tourmente

La saison de compétition de ski chez les professionnels s’est terminée à Saalbach en Autriche, le 24 mars 2024, comme elle avait commencé à Sölden, en octobre 2023, avec des annulations de courses. Cette saison, 16 courses majeures ont été annulées, cinq autres ont été reportées, dans tous les massifs d’Europe mais aussi en Amérique du Nord. Le nombre d’annulations a doublé par rapport à la saison 2022-2023, qui était déjà une saison record en la matière. Comme l’a déclaré le champion français Cyprien Sarrazin : « Ça a été compliqué cette année. Il faudra qu’on s’adapte et qu’on évolue. On ne peut pas continuer comme ça. Je n’ai pas les solutions. »

Pourtant, les stations ont tout essayé : stockage de neige de l’année précédente sous la sciure comme à Bessans ou au Grand Bornand, transport par camion, canons à neige, ou encore injection d’eau dans la piste. Cette situation a de quoi faire réfléchir les diffuseurs et les sponsors qui cautionnent et investissent des millions d’euros dans un sport que le réchauffement climatique met en sursis. La candidature de la France à l’organisation des Jeux d’Hiver de 2030 a de quoi faire réfléchir… Il va être urgent que les Alpes sortent de leur déni du réchauffement climatique.

Stockage de neige à Bessans (Savoie) [Photo: C. Grandpey]

S’agissant du ski de loisir, la situation n’est guère plus brillante, avec un déficit observé depuis le début de la saison, notamment dans les Pyrénées. Les difficultés deviennent de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique, et un manque d’enneigement inquiétant pour les ressources en eau dans le Sud-Ouest. Toute la Catalogne voisine est en alerte hydrique depuis plusieurs mois.

D’ici 2050, selon certaines estimations, de nombreuses stations de ski situées à moins de 1 200 mètres d’altitude devront s’en remettre entièrement aux enneigeurs si elles ne veulent pas se retrouver en faillite. Depuis les années 1970, les relevés montrent que le manteau neigeux des Alpes diminue globalement de 5,6 % par décennie et l’épaisseur de la couche de neige de plus de 8,4 %. L’enneigement n’est plus la panacée que l’on croyait autrefois.

Enneigeur dans la station des Angles (Pyrénées Orientales) [Photo: C. Grandpey]

S’agissant de l’écologie souvent vantée par les stations, il faut savoir que les canons à neige représentent 25 % des émissions de carbone d’une station et ne peuvent pas fonctionner dans certaines conditions climatiques, à partir de 1 °C ou plus ou encore lorsque le temps est humide. Leurs besoins en énergie et en eau sont si importants que des chercheurs de l’université de Bâle, en Suisse, ont averti que l’augmentation potentielle de 79 % de la demande en eau dans les stations situées à moins de 1 800 mètres d’altitude pourrait entraîner des conflits avec les communautés locales.

Les dameuses sont encore plus polluantes que les enneigeurs. Jusqu’à 60 % des émissions de carbone d’une station proviennent des engins de damage des pistes. Pour y remédier, les stations font désormais la course pour convertir ces véhicules à l’huile végétale hydrotraitée (HVO) afin de réduire les émissions.

Avec la hausse des températures dans les montagnes, tous ces équipements et infrastructures de haute technologie sont vulnérables à un plus grand nombre d’avalanches de neige humide et lourde engendrées par les hivers plus chauds, les températures fluctuantes et les vents plus forts.

Adaptabilité et diversification des activités seront essentielles à la survie des stations pendant la saison de ski. Il est donc urgent de trouver de nouvelles stratégies pour l’hiver car des milliers de familles en dépendent et seul le tourisme permet aux gens de vivre de manière stable dans les vallées alpines.

Source: France Info, Sud-Ouest, National Geographic.