Le ski à roulettes aux portes de nos massifs ! // Roller skiing soon in our mountains !

Ce n’est pas vraiment une surprise car le manque de neige s’est fait cruellement sentir dans les Pyrénées au mois de décembre 2018. En conséquence, les stations de ski de la chaîne ont enregistré une baisse de fréquentation cet hiver en raison de ce déficit d’enneigement en début de saison. Les premières chutes importantes sont intervenues les 22 et 23 janvier.

Le groupe N’Py, qui gère sept stations dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, a comptabilisé 1 739 900 journées ski au 7 avril, soit un recul de 10% par rapport à l’an dernier. Au total, 163 454 journées ski ont été enregistrées durant les 15 jours de vacances de Noël, soit une baisse de 40% par rapport à la saison précédente.

La situation s’est améliorée pendant les vacances de février,  avec une hausse de 13% par rapport à la saison 2017-2018, et ceci malgré une neige de piètre qualité à cause du temps trop chaud en février.

Faute de chutes de neige au printemps et de températures suffisamment basses pour déclencher les canons à neige, la grande majorité des stations pyrénéennes ont d’ores et déjà fermé.

Le massif pyrénéen représente environ 10% du marché du ski français, un des plus importants au monde. Selon l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), l’épaisseur de neige pourrait y diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés Celsius d’ici à 2050.

Source : France Info.

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The news did not really come as a surprise because the lack of snow was badly felt in the Pyrenees in December 2018. As a result, the ski resorts have recorded a decrease in attendance this winter because of this snowfall deficit at the beginning of the season. The first major falls occurred on January 22nd and 23rd.
The N’Py group, which manages seven resorts in the Hautes-Pyrénées and Pyrénées-Atlantiques, recorded 1,739,900 ski days on April 7th, a decrease of 10% compared to last year. A total of 163,454 ski days were recorded during the 15 days of Christmas holidays, a 40% drop from the previous season.
The situation improved during the February holidays, with a 13% increase over the 2017-2018 season, despite the poor quality of the snow due to the hot weather in February.
In the absence of snowfall in the spring and temperatures not low enough to trigger the snow cannons, the vast majority of Pyrenean resorts have already closed.
The Pyrenees represent about 10% of the French ski market, one of the largest in the world. According to the Pyrenees Observatory of Climate Change (OPCC), the snow depth could decrease by half and average maximum temperatures increase from 1.4 to 3.3 degrees Celsius by 2050.
Source: France Info.

En septembre, les températures étaient remarquablement chaudes dans les Pyrénées… (Photo: C. Grandpey)

…En décembre, le manque de neige se faisait cruellement sentir. (Capture d’image de la webcam de La Mongie)

Eau potable ou canons à neige ? Les stations de ski devront faire un choix !

Dans mon dernier livre « Glaciers en péril », je consacre un chapitre aux problèmes que commencent à rencontrer les stations de ski à cause du manque de neige hivernal. Bessans (Savoie) et Le Grand Bornand (Haute-Savoie) stockent d’importants volumes de neige sous des couches de sciure pour ne pas perdre l’organisation de compétitions de ski nordique. Ailleurs, on a construit des bassins de rétention afin de disposer de suffisamment d’eau pour alimenter les enneigeurs, sans avoir à utiliser l’eau destinée à la consommation de la population.

Dans les prochaines années, il est fort à parier que cette eau prévue pour le fonctionnement des canons à neige sera en priorité utilisée pour les usages domestiques. À La Clusaz (Haute-Savoie), une partie de ces équipements très gourmands en eau devront peut-être réduire leur production. La décision a été prise par la mairie pour garantir l’alimentation en eau potable du village suite à la sécheresse exceptionnelle de 2018 qui a également fiat chuter le niveau du lac d’Annecy. Pour être propre à la consommation, l’eau devra être filtrée grâce à une usine mobile installée prochainement. Cela devrait permettre de répondre à la demande dans cette commune qui passe de 1 800 à 25 000 habitants durant la saison d’hiver. D’ici 2021, une cinquième retenue collinaire pourrait voir le jour pour un usage partagé entre eau potable et neige de culture.

Source : France Info et presse locale.

Enneigeur et retenue collinaire au-dessus de Briançon (Hautes-Alpes)  [Photo: C. Grandpey]

Réchauffement climatique: Pas de neige, pas de ski ! // No snow, no skiing !

Je ne cesse de le répéter: c’est quand les gens ne pourront plus skier, faute de neige, qu’ils prendront réellement conscience de la gravité du réchauffement climatique. Le manque de neige dans nos massifs va avoir des conséquences économiques non négligeables. Faute de touristes en hiver, les stations vont voir leurs revenus fondre….comme neige au soleil. Celles qui se sont endettées lourdement pour financer les canons à neige vont se trouver dans une situation financière particulièrement difficile. Comme je l’ai indiqué dans mon livre « Glaciers en Péril », la neige de culture ne durera qu’un temps car les températures seront trop élevées pour permettre le déclenchement des enneigeurs. De plus, avec la fonte des glaciers, de nombreuses communes vont être confrontées à des problèmes d’alimentation en eau et il faudra alors utiliser celle stockée dans les réserves prévues pour les canons à neige.

Cette situation très sombre pour les années à venir en montagne est déjà en train de se profiler dans les Pyrénées où le manque de neige se fait cruellement sentir pendant ces vacances de Noël. Seules 13 stations, sur la trentaine que comptent les Pyrénées françaises, ont partiellement ouvert leurs domaines aux skieurs. Selon l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), l’épaisseur de neige dans les Pyrénées pourrait diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés d’ici à 2050. En 35 ans, la moitié des glaciers pyrénéens ont déjà fondu. La date d’ouverture des stations de ski a été largement retardée par rapport à quelques décennies en arrière. Ce retard atteint jusqu’à 55 jours pour les stations de basse altitude.

Les Alpes sont plus hautes et bénéficient d’un climat plus continental. Même si l’enneigement est en net déclin, la pénurie de poudreuse prendra un peu plus de temps à se faire sentir, mais elle interviendra un jour ou l’autre. Au mois d’avril dernier, une étude du Centre national de recherches météorologiques français prédisait « une réduction massive des quantités de neige naturelle sur les massifs montagneux au cours du 21ème siècle. On peut lire qu’ »au col de Porte, près de Grenoble, l’épaisseur moyenne de neige en hiver a été réduite de 40 % pour la période 1990-2017 par rapport à la période 1960-1990, pour une augmentation de la température de l’air de 1°C. Si on atteint les 2°C, l’épaisseur du manteau neigeux diminuera de près d’un tiers, et la durée d’enneigement sera raccourcie d’encore 34 jours. […] Les hivers bien enneigés seront de plus en plus rares et les hivers peu enneigés de plus en plus fréquents. » Selon l’OCDE, on peut raisonnablement penser que d’ici 2050, 80 des 300 stations de ski de moyenne montagne (situées entre 1 000 et 2 000 mètres d’altitude) sont menacées de fermeture, faute d’enneigement.

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I keep repeating it: When people can no longer ski because of the lack of snow, they will really become aware that global warming is no joke. The lack of snow in our mountains will have significant economic consequences. For lack of tourists in winter, the resorts will see their incomes melt … like snow in the sun. Those that have heavily indebted themselves to finance snow cannons will find themselves in a particularly difficult financial situation. As I mentioned in my book « Glaciers en Péril« , artificial snow will only last for a while because the temperatures will be too high to trigger the snow guns. In addition, with the melting of glaciers, many municipalities will face water supply problems and will have to use the water stored for snow cannons.
This very dark situation for years to come in our mountains is already emerging in the Pyrenees where the lack of snow is sorely felt during these Christmas holidays. Only 13 resorts, in the thirty or so of the French Pyrenees, have partially opened their domains to skiers. According to the Pyrenees Observatory of Climate Change (OPCC), snow thickness in the Pyrenees could decrease by half and average maximum temperatures increase from 1.4 to 3.3 degrees Celsius by 2050. In 35 years, half of the Pyrenean glaciers have already melted away. The opening date of ski resorts has been significantly delayed compared to a few decades back. This delay reaches up to 55 days for low altitude resorts.
The Alps have higher altitudes and enjoy a more continental climate. Although the snow is in decline, its shortage will take a little longer to be felt, but it will come one day or another. Last April, a study by the French National Meteorological Research Centre predicted « a massive reduction in the amount of natural snow on the mountain ranges during the 21st century. » One can read that « at the Col de Porte, near Grenoble , the average snow depth in winter was reduced by 40% for the period 1990-2017 compared to the period 1960-1990, for an increase of the air temperature of 1°C. If 2°C is reached, the thickness of the snow layer will decrease by almost a third, and the snow cover will be shortened by another 34 days. […] Winters with a lot of snow will be more and more rare and the dry winters more and more frequent. »According to the OECD, it is reasonable to think that by 2050, 80 out of the 300 mid-mountain ski resorts (between 1,000 and 2,000 metres above sea level) are likely to close due to the lack of snow.

A La Mongie, à 1800 mètres d’altitude, le manque de neige est évident, même sur les versants qui ne reçoivent pas le soleil. Les températures sont trop élevées pour pouvoir activer les canons à neige (Capture d’image de la webcam le 1er janvier 2018).

De l’énergie solaire pour les trains en Inde // Solar energy for trains in India

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de fustiger le gouvernement indien, signataire de la COP 21 mais gros producteur et utilisateurs de charbon. Pourtant, dans le pays qui compte certaines des villes les plus polluées au monde, le gouvernement ainsi que les entreprises privées font des efforts pour transiter vers une économie plus durable.

L’Indian Railways, l’entreprise publique qui exploite le réseau ferroviaire en Inde, a pris l’initiative d’installer des panneaux solaires sur 250 de ses trains, afin de respecter les normes gouvernementales en vigueur et de réduire drastiquement les coûts du carburant ainsi que les émissions polluantes. L’installation n’a pas encore commencé mais l’entreprise a déjà réussi à mobiliser la somme nécessaire à l’installation des systèmes qui seront utilisés pour les lumières et la climatisation. Installée sur six trains pour une période d’essai de deux mois avant d’être étendue à l’ensemble du réseau, cette initiative devrait relancer le pays dans sa course à l’écologie.

Ce n’est pas la seule initiative que le gouvernement tente de mettre en place pour réduire la pollution qui gangrène le pays. Plus tôt cette année, le ministre indien des Finances a annoncé que 7 000 gares ferroviaires à travers le pays seront alimentées par l’énergie solaire pour mettre en œuvre 1 000 mégawatts de capacité d’énergie solaire. 300 gares ont déjà fait l’objet d’installation de panneaux solaires sur leurs toits. Ce nombre devrait passer à 2000 dans les années à venir.

Selon une étude menée par le Programme des Nations Unies pour le Développement, 25% des besoins énergétiques des chemins de fers indiens pourraient être comblés par cette installation d’ici 2025. En raison de la baisse des prix de l’énergie solaire au cours des derniers mois, l’Inde a annulé les plans visant à construire près de 14 gigawatts de centrales au charbon.

Source : Lumières de la Ville.

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I have repeatedly criticized the Indian government, a signatory to COP 21, but also a major producer and user of coal. Yet in the country which has some of the most polluted cities in the world, the government and private companies are making efforts to transit to a more sustainable economy.
Indian Railways, the public company that operates the rail network in India, has decided to install solar panels on 250 of its trains to meet government standards and drastically reduce fuel costs, as well as polluting emissions. The installation has not yet begun but the company has already managed to gather the necessary amount to install the systems that will be used for lights and air conditioning. Based on six trains for a two-month trial period before being extended to the entire network, this initiative should revive the country in his race to ecology.
This is not the only initiative that the government is trying to put in place to reduce the pollution that affects the country. Earlier this year, the Indian Finance Minister announced that 7,000 railway stations across the country will be powered by solar energy to implement 1000 megawatts of solar energy capacity. 300 stations have already received solar panels on their roofs. This number should increase to 2,000 in the coming years.
According to a study by the United Nations Development Program, 25% of the energy requirements of Indian railways could be met by these solar panels by 2025. Due to the fall in the prices of solar energy in the past months, India has canceled plans to build nearly 14 gigawatts of coal-fired power plants.
Source: Lumières de la Ville.

Des trains et des gares solaires bientôt en Inde

(Source: Indian Railways)