El Niño en passe d’être sévère ; l’Équateur décrète l’alerte rouge // El Niño expected to be severe ; Ecuador declares red alert

Concentrations de CO2 : 427,02 ppm (1er septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Aujourd’hui, la Terre subit l’influence d’El Niño, un phénomène climatique naturel qui provoque un réchauffement anormal de l’océan Pacifique tropical. Ce réchauffement déclenche une interaction complexe entre l’océan et l’atmosphère, entraînant des perturbations météorologiques à l’échelle mondiale. Les scientifiques pensent qu’il existe 69 % de chances qu’en 2026 El Niño dépasse l’intensité des précédents épisodes depuis 1950.
Comme beaucoup, je me suis demandé s’il existait un lien entre El Niño et le réchauffement climatique actuel. Autrement dit, le réchauffement climatique d’origine humaine aggrave-t-il les phénomènes El Niño ?
Une nouvelle étude publiée dans la revue Science apporte une réponse positive à ma question, et l’explication se trouve avec les coraux. Selon cette étude, des données recueillies sur mille ans auprès de coraux des îles Galápagos, au large de l’Amérique du Sud, montrent qu’El Niño s’intensifie à mesure que la planète se réchauffe. Les coraux créent un squelette résistant à base de carbonate de calcium, dont la composition chimique renseigne sur la température à laquelle ils se sont développés. Ils croissent de un à deux centimètres par an en sécrétant différentes quantités de carbonate de calcium. La composition chimique de ces couches témoigne de la température de l’eau de mer dans laquelle les coraux ont grandi.
Les auteurs de l’étude écrivent que les épisodes El Niño des quatre dernières décennies ont été plus intenses que tous ceux observés au cours du millier d’années avant 1850 environ, date à laquelle l’activité humaine a commencé à impacter le climat avec les gaz à effet de serre.
Les chercheurs estiment que le réchauffement climatique intensifie le phénomène El Niño et prévoient des phénomènes climatiques extrêmes plus marqués, avec de plus en plus de pertes écologiques, infrastructurelles et humaines. Aucun pays ne dispose des ressources nécessaires pour se prémunir pleinement contre ces impacts.
Le phénomène climatique El Niño – Southern Oscillation (ENSO) – ou oscillation australe – est une cause majeure d’événements climatiques extrêmes d’une année sur l’autre, avec pour conséquence des sécheresses, des inondations, des feux de forêt, des ouragans, le blanchissement des coraux et des répercussions sur l’agriculture et la santé humaine. De plus, lors d’un épisode El Niño intense, les ouragans et les tempêtes tropicales ont tendance à être plus fréquents dans l’océan Pacifique.
Au final, la véritable question aujourd’hui n’est pas de savoir si El Niño va se produire, mais quelle sera son ampleur et quelles seront ses conséquences. Ce phénomène se superpose au réchauffement climatique et risque d’exacerber la hausse des températures que nous observons déjà en raison des gaz à effet de serre.

De par sa situation géographique, à proximité de l’océan Pacifique oriental, l’Équateur est l’un des pays les plus exposés au phénomène de réchauffement climatique El Niño. Le gouvernement vient de décréter l’alerte rouge sur l’ensemble du territoire face à l’évolution des conditions océaniques et atmosphériques liées à ce phénomène. En procédant ainsi, il déclenche un renforcement des mesures d’urgence à travers le pays.
Les autorités ont indiqué que cette déclaration vise à renforcer la préparation et à permettre d’anticiper les scénarios de risques potentiels et d’activer les mécanismes de protection de la population.
Conformément à cette mesure, les comités de protection civile provinciaux et municipaux seront sollicités afin de coordonner les efforts de préparation et d’intervention. Les collectivités locales ont également reçu pour instruction de mettre en œuvre leurs plans d’action existants relatifs à El Niño.
La résolution prévoit des évacuations préventives, des protocoles d’intervention, la mobilisation des ressources et des mesures de protection des populations dans les zones potentiellement touchées. En Équateur, quelque 1,3 million de personnes pourraient être exposées aux effets d’El Niño dans 17 provinces qui étaient auparavant placées en alerte orange. Le gouvernement a alloué 650 millions de dollars à différents ministères et agences d’État pour des mesures liées à ce phénomène. Environ 70 % de ces fonds sont destinés à la prévention, tandis que les 30 % restants financeront les actions d’intervention.
Les autorités ont déjà signalé les premiers impacts sur le secteur de la pêche artisanale. Les institutions étatiques coordonnent des mesures depuis février afin de contrer les effets d’El Niño et d’en réduire l’impact potentiel sur la population.

Source : USA Today via Yahoo News.

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Today, our planet is being influenced by El Niño, a natural climate phenomenon that causes the tropical Pacific Ocean to become warmer than usual. This sets off a complex dance between the ocean and the atmosphere, which leads to weather impacts all over the world. Scientists warn that there is a 69% chance of a historic event that would exceed the strength of previous El Niño events dating back to 1950.

Like many people, I wondered whether there was a link between El Niño and the current global warming that is affecting the Earth. In other words, is human-caused global warming making El Niños worse?

A new study published in the journal Science suggests the answer is positive, and the reason can be found in undersea corals. According to the new study, a 1,000-year-long record from corals in the Galapagos Islands off South America shows that El Niño is intensifying as the planet warms. Corals grow in the regions where El Niños are strongest, and they can live for decades to centuries. They grow one to two centimeters per year by secreting layers of calcium carbonate. The chemistry of these layers provides a record of the seawater temperature in which the corals grew.

The authors of the study write that El Niño events in the last four decades were stronger than any in the 1,000 years prior to about 1850, when humans began impacting the climate with greenhouse gases.

The researchers believe global warming is supercharging El Niño, and they expect stronger climate extremes that will amplify ecological, infrastructural and human losses. No country has the resources to be fully protected from these impacts.

Overall, the El Niño-Southern Oscillation (ENSO) pattern is a leading source of year-to-year climate extremes and is linked to droughts, floods, wildfires, hurricanes, coral bleaching events and impacts on agriculture and human health. In addition, during a strong El Niño, hurricanes and tropical storms tend to be more prolific in the Pacific Ocean.

The real question today is not whether El Niño is going to happen, but how bad is it going to be, and how bad the impacts will be. This event is superimposed on global warming, and it is likely to supercharge the temperature increase that we would normally see from greenhouse gases.

Due to its geographical position which is close to the eastern Pacific Ocean, Ecuador is one of the countries that are most under the influenca of the El Niño warming phenomenon. The government has just declared a nationwide red alert on as ocean-atmospheric conditions associated with the El Niño phenomenon evolve, triggering expanded preparations and emergency response measures across the country.

The authorities said the declaration is intended to strengthen preparedness and allow them to anticipate potential risk scenarios and activate mechanisms to protect the population.

Under the measure, provincial and municipal Emergency Operations Committees (COE) will be activated to coordinate preparedness and response efforts. Local governments have also been instructed to implement their existing action plans for El Niño.

The resolution provides for preventive evacuations, response protocols, the mobilization of resources and measures to protect people in areas that could be affected. About 1.3 million people could be exposed to the effects of El Niño across 17 provinces that had previously been under an orange alert.

The government has allocated $650 million across different state ministries and agencies for measures related to the phenomenon. About 70% of the funds are earmarked for prevention, while the remaining 30% will support response efforts.

Authorities have already reported initial impacts on the artisanal fishing sector. State institutions have been coordinating measures since February to address the effects of El Niño and reduce its potential impact on the population.

Source : USA Today via Yahoo News.

Point de non-retour pour les coraux // Tipping point for the corals

Avec le réchauffement climatique, l’expression « point de bascule ou point de basculement » – autrement dit ‘point de non-retour’ – est devenue à la mode, mais pas pour le meilleur. Un « point de bascule » se produit lorsqu’un petit changement fait basculer tout un système vers un nouvel état, en provoquant une transformation importante et durable. Dans le domaine climatique, ces points de non-retour sont des moments précis où la Terre s’est tellement réchauffée que certains effets deviennent irréversibles. Malheureusement, notre planète approche rapidement de multiples points de bascule qui pourraient transformer notre monde, avec des conséquences dramatiques pour les populations et la nature. Parmi ces points de bascule figurent la fonte des calottes glaciaires, le dépérissement de la forêt amazonienne, le blanchissement des récifs coralliens et l’arrêt de courants océaniques vitaux.
Selon un nouveau rapport rédigé par des scientifiques européens, compte tenu de l’état désastreux des récifs coralliens, la Terre a désormais atteint son premier point de basculement en matière de réchauffement climatique d’origine anthropique. Le deuxième rapport mondial sur les points de bascule, publié en octobre 2025, explique que les récifs coralliens d’eau chaude, dont dépendent près d’un milliard de personnes et un quart de la vie marine, sont en train de « dépasser leur point de basculement ». Les récifs coralliens assurent les moyens de subsistance d’un demi-milliard de personnes et fournissent des services écosystémiques. Ils assurent notamment une pêche abondante et la protection vitale des côtes contre les ondes de tempête et la montée du niveau de la mer pour les communautés vivant le long des littoraux. Les coraux sont essentiels à la santé des océans. Bien qu’ils ne couvrent que 0,2 % des fonds marins, ils abritent au moins un quart des espèces marines. Ils offrent un refuge aux jeunes poissons et abritent de petits organismes et des poissons qui servent de nourriture aux poissons de plus grande taille.

Photo: C. Grandpey

Si le réchauffement climatique n’est pas inversé, les vastes récifs tels que nous les connaissons aujourd’hui disparaîtront, même si de petits refuges peuvent survivre et doivent être protégés. Un rapport publié en 2022 a montré que près de 15 % des récifs coralliens ont disparu depuis 2009. Les scientifiques estiment que le point de basculement pour les récifs coralliens se situe probablement autour de 1,2 °C de réchauffement climatique, avec un maximum de 1,5 °C. Au cours des deux années qui ont suivi la publication du Rapport mondial sur les points de bascule, la température globale de la planète a été la plupart du temps supérieure de 1,5 °C au niveau préindustriel. Cela a provoqué des vagues de chaleur marines qui ont entraîné un blanchissement important de 80 % des récifs coralliens. Il est également devenu évident aujourd’hui que le réchauffement climatique dépassera inévitablement 1,5 °C en moyenne, peut-être dès 2030. Par conséquent, les chercheurs ont conclu que les récifs coralliens ont franchi un point de bascule où la majorité d’entre eux souffrent ou subiront un dépérissement généralisé.

Crédit photo: NOAA

La plupart des scientifiques s’accordent à dire que les récifs coralliens ont bel et bien franchi le point de basculement, notamment en Floride et dans les Caraïbes. Certains affirment même que le point de bascule pour les récifs coralliens a été franchi il y a des décennies, et que la transition des récifs coralliens historiques vers un autre type d’écosystème est déjà bien engagée. Le premier épisode de blanchissement corallien à l’échelle mondiale s’est produit en 1998, année particulièrement chaude. Les scientifiques prédisaient alors que ces épisodes de mortalité massive se reproduiraient de plus en plus fréquemment avec la hausse continue des températures due au réchauffement climatique. Ils avaient raison. Par exemple, la Grande Barrière de corail en Australie a connu six blanchissements coralliens à grande échelle au cours de la dernière décennie (en 2002, 2016, 2017, 2020, 2022, 2024 et 2025). Il ne reste aujourd’hui quasiment plus de récifs intacts dans le monde.

Vue de la Grande Barrière (Crédit photo: Wikipedia)

Le dernier rapport mondial sur les points de bascule est un nouveau signal d’alarme pour les gouvernements du monde entier. Ils doivent s’attaquer de toute urgence à la crise des récifs coralliens. La protection locale ne suffit pas ; elle sert trop souvent d’écran de fumée à l’inaction face au réchauffement climatique. Ainsi, des pays comme les États-Unis, l’Australie et l’Arabie saoudite se revendiquent comme des leaders mondiaux en matière de protection des récifs coralliens et de restauration de minuscules zones de ces derniers, tout en refusant de limiter l’utilisation des combustibles fossiles. Cherchez l’erreur !
Source : USA Today via Yahoo News.

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With global warming, “tipping point” has become a fashionable expressio, but not for the best. A “tipping point” occurs when a small change tips a system into a new state, causing significant and long-term transformation. With the climate, these points of no return are specific moments when the planet has warmed so much that certain effects become irreversible. Unfortunately, we are rapidly approaching multiple Earth system tipping points that could transform our world, with devastating consequences for people and nature.The tipping points include melting ice sheets, Amazon rainforest dieback, the bleaching of coral reefs and the collapse of vital ocean currents.

According to a new report by scientists in Europe, with the dire condition of the Earth’s coral reefs, the planet has now reached its first tipping point for human-caused global warming. Their second Global Tipping Points Report, released in October 2025 warns that warm-water coral reefs, on which nearly one billion people and a quarter of all marine life depend, are « passing their tipping point. » Coral reefs support the livelihoods of half a billion people, and they provide ecosystem services that include supporting abundant fisheries and providing vital coastal protection from storm surges and rising sea levels for communities living behind them.

Overall, corals are vital to the health of the oceans. Although they cover only 0.2% of the ocean floor, they are home to at least a quarter of all marine species. They provide safety for juvenile fish and are home to small organisms and fish that provide food for larger fish.

Unless global warming is reversed, extensive reefs as we know them today will be lost, although small refuges may survive and must be protected.

A report released in 2022 showed that almost 15% of the planet’s reefs have vanished since 2009. It has been assessed by scientists that the coral reef tipping point is likely around 1.2 degrees Celsius global warming and at a maximum of 1.5 degrees global warming, In the two years since the Global Tipping Points Report was released, the world has spent most of the time at 1.5 degrees above the pre-industrial level. This has caused marine heatwaves that have led to severe bleaching impacts on 80% of the world’s coral reefs. It has also become clear that the world will inevitably exceed 1.5 degrees average global warming, perhaps as soon as 2030. Therefore, the researchers have concluded that coral reefs have passed a tipping point where a majority of them are suffering or will suffer widespread dieback.

Most experts agree that coral reefs have indeed passed their tipping point, especially in Florida and the Caribbean. Some even say that we passed the tipping point for coral reefs decades ago, and the transition from historical coral reefs to a different type of ecosystem is already well underway. The first global-scale coral bleaching event occurred in 1998 which was a particularly hot year. Scientists predicted then that these mass mortality events would reoccur more and more frequently as temperatures continued to increase due to global heating. They were right: The Great Barrier Reef in Australia, for example, has experienced widespread and severe coral bleaching six times in the past decade (in 2002, 2016, 2017, 2020, 2022, 2024 and 2025). There are now almost no unbleached reefs left anywhere in the world..

Once again, the latest Global Tipping Points Report is a wake-up call for the world’s governments to deal urgently with the coral reef crisis. Local protection isn’t enough – and too often it’s a smokescreen for inaction on climate change. For example, countries like the USA, Australia and Saudi Arabia claim to be world leaders in protecting reefs and restoring tiny patches of them, while they still refuse to curtail fossil fuels.

Source : USA Today via Yahoo News.

Les oursins menacent les coraux à Hawaï // Urchins are a threat to corals in Hawaii

Beaucoup de ceux qui ont voyagé à Hawaï connaissent Hōnaunau Bay sur la côte ouest de la Grande Île. C’est une zone prisée des plongeurs et des snorkeleurs. Le problème aujourd’hui est que Hōnaunau Bay est envahie par les oursins qui menacent de détruire le récif corallien. Le nombre d’oursins explose car les espèces de poissons qui contrôlent habituellement leurs populations déclinent à cause de la surpêche. C’est un nouveau coup dur porté à ce récif déjà victime de la pollution, des vagues de chaleur océaniques et de l’élévation du niveau de la mer à cause du réchauffement climatique.
C’est ce que l’on peut lire dans une nouvelle étude publiée en mai 2025 dans la revue PLOS ONE. Les chercheurs ont recensé en moyenne 51 oursins par mètre carré, ce qui représente l’une des densités les plus élevées jamais enregistrées sur les récifs coralliens dans le monde. Les oursins sont de petits invertébrés marins qui se caractérisent par un corps épineux ; ils sont présents dans les océans du monde entier. Ils jouent un rôle utile dans la prévention de la prolifération des algues qui peuvent étouffer l’oxygène des coraux. Cependant, ils rongent également le récif et leur surabondance peut provoquer une érosion dévastatrice.

 

Source : Natural History Museum

À Hōnaunau Bay, le corail peine déjà à se reproduire et à croître en raison de la chaleur des océans et de la pollution de l’eau, ce qui le rend encore plus vulnérable à l’érosion causée par les oursins.
On mesure en général la croissance du récif par la quantité de carbonate de calcium produite par mètre carré chaque année. L’étude indique que le récif de Hōnaunau Bay croît 30 fois plus lentement qu’il y a quarante ans. Dans les années 1980, les niveaux de production étaient d’environ 15 kilogrammes par mètre carré dans certains secteurs d’Hawaï, signe d’un récif en bonne santé. Aujourd’hui, le récif de Hōnaunau Bay ne produit que 0,5 kg par mètre carré. Pour compenser l’érosion due aux oursins, il faudrait qu’au moins 26 % de la surface du récif soit recouverte de coraux vivants, et une couverture corallienne encore plus importante serait nécessaire à sa croissance.
Les auteurs de l’étude expliquent que ce qui se passe dans cette partie d’Hawaï est emblématique des pressions grandissantes auxquelles sont confrontés les récifs dans toute la région. Les conséquences du déclin des coraux sont considérables. Les récifs coralliens sont parfois surnommés les « forêts tropicales de la mer » en raison de leur importante vie océanique. Ils jouent également un rôle essentiel dans la protection des côtes contre les ondes de tempête et l’érosion. En effet, si le récif ne parvient pas à suivre l’élévation du niveau de la mer, il perd sa capacité à limiter l’énergie des vagues, ce qui accroît les risques d’érosion et d’inondation pour les communautés côtières.
Malgré les problèmes à affronter, les chercheurs soulignent que la partie n’est pas forcément perdue Des groupes locaux de Hōnaunau s’efforcent de réduire la pression de la pêche, d’améliorer la qualité de l’eau et de participer à la restauration des coraux.
Source : CNN via Yahoo News.

 

À Hōnaunau Bay, Two Step est l’un des meilleurs sites pour le snorkeling. Avec un peu de chance, on peut nager en compagnie des tortues ou des raies manta (Photo : C. Grandpey)

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Many of those who have travelled to Hawaii know Hōnaunau Bay, an area popular with snorkelers and divers. The problem today is that Hōnaunau Bay is teeming with urchins that threaten to push the coral reef past the point of recovery..Sea urchin numbers here are exploding as the fish species that typically keep their populations in check decline due to overfishing, It is another blow to a reef already suffering damage from pollution as well as global warming-driven ocean heat waves and sea level rise.

This is the conclusion of a new study published in May 2025 in the journal PLOS ONE. The researchers found on average 51 urchins per square meter, which is among the highest recorded densities on coral reefs anywhere in the world. Sea urchins are small marine invertebrates, characterized by their spiny bodies and found in oceans around the world. They play a useful role in preventing algae overgrowth, which can choke off oxygen to coral. However, they also eat the reef and too many of them can cause damaging erosion.

In Hōnaunau Bay, the coral is already struggling to reproduce and grow due to ocean heat and water pollution, leaving it even more vulnerable to the erosion inflicted by sea urchins.

Reef growth is typically measured by the amount of calcium carbonate it produces per square meter each year. The study says that the reef in Hōnaunau Bay is growing 30 times more slowly than it did four decades ago. In the 1980s, production levels were around 15 kilograms per square meter in parts of Hawaii, signaling a healthy reef. Today, the reef in Hōnaunau Bay produces just 0.5 kg per square meter. To offset erosion from urchins, at least 26% of the reef surface must be covered by living corals – and even more coral cover is necessary for it to grow.

The authors of the study explain that what is happening in this part of Hawaii is emblematic of the mounting pressures facing reefs throughout the region. The implications of coral decline are far-reaching. Coral reefs are sometimes dubbed the “rainforests of the sea” because they support so much ocean life. They also play a vital role protecting coastlines from storm surges and erosion. Indeed, if the reef can’t keep up with sea-level rise, it loses its ability to limit incoming wave energy. That increases erosion and flooding risk of coastal communities.

Despite the challenges, researchers emphasize that the reef’s future is not sealed. Local groups in Hōnaunau are working to reduce fishing pressure, improve water quality and support coral restoration.

Source : CNN via Yahoo News.

L’acidification des océans : une bombe à retardement // Ocean acidification : a ticking time bomb

Alors que l’UNOC-3 se déroule à Nice (France), nous apprenons que les profondeurs océaniques ont franchi une limite cruciale qui menace leur capacité à fournir aux eaux de surface leur nourriture et leur oxygène.
Près des deux tiers des eaux océaniques situées à moins de 200 mètres de profondeur, ainsi que près de la moitié de celles situées au-dessus, ont dépassé les niveaux d’acidité qui assuraient leur sécurité. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée par le Plymouth Marine Laboratory (PML) dans la revue Global Change Biology. Il convient de noter que cette étude a été financée en partie par la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), agence fédérale américaine ciblée par d’importantes réductions budgétaires de la part de l’Administration Trump, en grande partie en raison de son rôle dans l’étude du réchauffement climatique.
Selon le PML, la baisse du pH des océans est « une bombe à retardement pour les écosystèmes marins et les économies côtières ». Certains des changements les plus importants dans les eaux profondes se produisent au large des côtes de l’ouest de l’Amérique du Nord, là où sont installées de vastes pêcheries de crabe et de saumon.

Le cœur du problème est celui contre lequel les scientifiques mettent en garde depuis longtemps : la combustion continue de combustibles fossiles à l’échelle mondiale. Cette combustion libère du dioxyde de carbone qui, une fois dissous dans l’eau, rend les mers et les océans plus acides. En conséquence, les eaux océaniques deviennent moins accueillantes pour des espèces telles que les coraux et les palourdes qui constituent le fondement de l’écosystème océanique. On peut lire dans l’étude : « Au vu de l’évolution de ces eaux profondes, les conséquences de l’acidification des océans pourraient être bien pires que prévu.»
Il y a cinq ans, les océans ont probablement déjà franchi un seuil critique quand le niveau de carbonate de calcium, essentiel au développement des coquilles des animaux, est tombé à plus de 20 % en dessous des niveaux préindustriels. Si cela se confirme, ce changement signifie que la Terre a franchi sept des neuf limites nécessaires au maintien de son écosystème, comme l’a constaté en 2024 l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam. Ce changement signifie également que nous assistons à la perte d’habitats essentiels dont dépendent d’innombrables espèces marines.
On peut également lire dans l’étude : « Que ce soit avec les récifs coralliens qui favorisent le tourisme ou les industries conchylicoles qui permettent aux communautés côtières de subsister, nous mettons en jeu la biodiversité et des milliards de dollars de valeur économique chaque jour où nous tardons à agir.»
Les autres conséquences sont encore plus graves. L’augmentation de l’acidité des océans s’explique par le fait que leurs eaux ont absorbé environ un tiers du dioxyde de carbone généré par la combustion en surface du charbon, du pétrole et du gaz. Or, plus ces eaux absorbent de dioxyde de carbone, plus leur capacité à absorber davantage de réchauffement en surface diminue. Encore plus grave, selon la NASA, les mers et les océans ont également absorbé 90 % du réchauffement climatique émis à la surface de la Terre.
En plus d’absorber la chaleur et le dioxyde de carbone, l’océan fournit également 50 % de l’oxygène de la Terre, qui provient de ces écosystèmes marins menacés par le réchauffement et l’acidification. La perte d’écosystèmes et la combustion de combustibles fossiles signifient que le niveau d’oxygène sous la surface diminue, et avec lui, plus lentement, l’oxygène au-dessus de la surface.
Source : The Hill, via Yahoo News.

Le blanchissement des coraux est l’une des principales conséquences de l’acidification des océans (Crédit photo: NOAA)

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While UNOC-3 is taking place in Nice (France), we leran that the deep oceans have crossed a crucial boundary that threatens their ability to provide the surface with food and oxygen.

Nearly two-thirds of the ocean below 200 meters, as well as nearly half of that above, have breached “safe” levels of acidity. These are t he findings of a new study published by the British Plymouth Marine Laboratory (PML) in the journal Global Change Biology. It should be noted that the research was funded in part by the National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), a federal agency that has been targeted for steep cuts by the Trump Administration, in large part because of its role in investigating global warming.

According to the PML, the fall in ocean pH is “a ticking time bomb for marine ecosystems and coastal economies. ” Some of the biggest changes in deep water are happening off the coast of western North America, home to extensive crab and salmon fisheries.

The core problem is one scientists have warned about for a long time: the continued global burning of fossil fuels, which releases carbon dioxide, an acid when dissolved in water, which is making the seas and oceans more acidic. As a consequence, ocean waters are getting less hospitable to species such as corals and clams that form the foundation of the ocean’s ecosystem. One can read in the study : « Since these deeper waters are changing so much, the impacts of ocean acidification could be far worse than we thought. »

As of five years ago, the oceans may have crossed a critical threshold in which oceanic levels of calcium carbonate, the main ingredient in limestones, and also the shells of those animals, fell to more than 20 percent below pre-industrial levels. If true, that shift would mean the Earth has passed seven out of nine of the critical “planetary boundaries” needed to maintain its ecosystem, as the Potsdam Institute for Climate Impact Research found last year. That shift also means we are witnessing the loss of critical habitats that countless marine species depend on.

One can also read in the study : “From the coral reefs that support tourism to the shellfish industries that sustain coastal communities, we’re gambling with both biodiversity and billions in economic value every day that action is delayed.”

The further implications are even more serious. The reasons for the ocean’s rise in acid, or fall in base, is that its waters have absorbed about one-third of all the carbon dioxide released by surface burning of coal, oil and gas. But the more carbon dioxide it absorbs, the lower its ability to absorb more warming on the surface. Making that dynamic even more dramatic, seas and oceans have also absorbed 90 percent of the global heating that the Earth’s surface would have otherwise experienced, according to NASA.

In addition to absorbing heat and carbon dioxide, the ocean also provides 50 percent of the Earth’s oxygen, which comes from the very marine ecosystems that warming and acidification are threatening. Ecosystem loss and fossil fuel burning mean that levels of oxygen below the surface are decreasing, as, more slowly, is oxygen above the surface.

Source : The Hill, via Yahoo News.