C’est souvent une bonne chose de rafraîchir la mémoire. En 1979, donc quelques années après le début officiel du réchauffement climatique, Haroun Tazieff se trouvait sur un plateau de télévision en compagnie de l’explorateur océanographique Jacques-Yves Cousteau et du glaciologue Claude Lorius.
En réécoutant ce document, on se rend compte que Tazieff était un visionnaire et ses propos cadrent parfaitement avec l’actualité d’aujourd’hui. Alors que Cousteau qualifiait le réchauffement climatique de « baratin », Tazieff tentait déjà d’alerter la population sur les conséquences du phénomène à l’échelle de la planète. Selon lui, « on ne protège pas nos forêts pour faire des profits colossaux. Si au lieu de détruire les forêts françaises, on les protégeait et on en augmentait la surface, il n’y aurait pas de danger avec le gaz carbonique et au contraire il y aurait de plus en plus d’oxygène.” Aujourd’hui, son discours semble plus que jamais d’actualité. “La pollution industrielle dégage des quantités de produits chimiques de toute nature, dont une énorme quantité de gaz carbonique. […] Il pourrait y avoir un effet de serre général, un réchauffement de 2 ou 3°C de la température de l’atmosphère d’où fusion d’une énorme quantité de glace polaire, aussi bien au sud qu’au nord et de glace de montagne. Et il pourrait y avoir une montée des eaux qui pourrait amener à la noyade de toutes les côtes. »
En 1979, le glaciologue Claude Lorius critiquait les propos de Tazieff sur l’Antarctique en affirmant qu’une hausse de température de 2 ou 3°C n’aurait pas une incidence catastrophique sur la glace de ce continent car elle existe depuis une dizaine de millions d’années. On se rend compte aujourd’hui que le glaciologue avait parlé un peu vite…




Nous ne sommes pas encore en mesure de prévoir les éruptions et il semble que nous ne soyons pas non plus en mesure de prévoir la trajectoire que peut emprunter une coulée de lave. Comme je l’ai déjà écrit, la lave dans la Meradalir menace de déborder dans une vallée adjacente et d’atteindre la Suðurstrandavegur, la Route 427 qui longe la côte sud de la péninsule de Reykjanes entre Grindavík et Ölfus.
We are not yet able to predict eruptions and it looks as if we are not able either to predict the route a lava flow can take. As I put it before, lava in Meradalir threatens to overflow in a valley and reach Suðurstrandavegur, a road that runs along the south coast of the Reykjanes peninsula between the municipalities of Grindavík and Ölfus.