Vers un débordement du cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaï) ? // Will Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii) overflow some day ?

Le cratère de l’Halema’uma’u, au sommet du Kilauea, a beaucoup changé ces dernières années. Voici à quoi il ressemblait dans les années 2000 :

et en 2011 :

Photos: C. Grandpey

Plus de 50 épisodes ont été observés au sein du cratère de l’Halema’uma’u depuis le début de l’éruption actuelle du Kilauea, le 23 décembre 2024. D’énormes volumes de lave se sont déversés sur le plancher du cratère. Lors de l’Épisode 51, le volume de lave émise a été estimé à 5,1 millions de mètres cubes, couvrant environ 50 % du fond du cratère. On peut se demander si toute la lave émise au cours des différents épisodes — et ceux à venir — pourrait finir par remplir le cratère et même déborder. La réponse du HVO est qu’il est difficile de fournir une réponse précise.
L’Observatoire explique que la topographie de la caldeira sommitale présente plusieurs étages, avec une série de gradins situés à différentes altitudes. La partie la plus profonde s’est effondrée en 2018 (voir mes publications à ce sujet).

Vue du cratère effondré de l’Halema’uma’u en 2018 (Crédit photo : HVO)

Le volume restant dans la caldeira après les effondrements de 2018 était d’environ 83 km³, et le fond du cratère de l’Halemaʻumaʻu se situait à une altitude de 517 mètres. Cela signifie que la base de l’Halemaʻumaʻu, après l’effondrement de 2018, se trouvait 730 mètres plus bas que la falaise d’Uēkahuna (Uēkahuna Bluff), point culminant du Kilauea avec 1 247 mètres d’altitude.
Cinq éruptions au sein de l’Halemaʻumaʻu entre 2020 et 2023 ont comblé environ 25 % du volume créé par l’effondrement de 2018, ce qui a rehaussé le plancher du cratère de 400 mètres pour atteindre une altitude de 917 mètres.

Cratère de l’Halema’uma’u en 2023 (Crédit photo: HVO)

L’éruption en cours avec ses fontaines de lave a comblé 35 % supplémentaires du volume effondré en 2018 au cours des 18 derniers mois. Le plancher du cratère s’est ainsi trouvé rehaussé de 90 mètres supplémentaires.
Toutefois, l’éruption actuelle a comblé une profondeur pas très importante car la zone effondrée en 2018 avait une forme conique ; ainsi, la partie la plus profonde s’est remplie plus rapidement que le reste de la cavité lors des cinq premières éruptions suivant 2018.

Cratère de l’Halema’uma’u le 16 juillet 2026 (Crédit photo: HVO)

Les coulées de lave de l’éruption actuelle avec ses différents épisodes ont couvert une surface bien plus vaste — 4,5 km² — et gagnent donc en épaisseur plus lentement.
Au total, 60 % du volume effondré en 2018 a été comblé, ce qui a relevé le plancher du cratère de 490 mètres. Si l’éruption sommitale actuelle se poursuit au même rythme que l’année passée (0,16 km³/an) durant les 18 mois à venir, la zone effondrée en 2018 pourrait être presque entièrement comblée d’ici début 2028. Une fois la zone effondrée de 2018 comblée, la lave s’écoulera vers la partie orientale du fond de la caldeira principale. La dernière coulée de lave à cet endroit remonte à plus de 50 ans (juillet 1974).
Le volume nécessaire pour combler la caldeira principale est difficile à calculer car elle présente une rupture topographique au sud-ouest ; la lave s’y déversera donc avant d’atteindre le rebord plus élevé situé au nord. Cependant, comme les volcans effusifs déposent toujours davantage de lave à proximité de leurs sources, ils édifient des structures en bouclier qui finissent par dépasser en hauteur la topographie locale.
Quoi qu’il en soit, il faudra au moins 0,91 km³ de lave supplémentaire pour combler la caldeira, ce qui, au rythme actuel, nécessiterait encore 5 années.

Le débit de lave lors des épisodes éruptifs est impressionnant et la lave parcourt de longues distances à l’intérieur du cratère de l’Halemaʻumaʻu. (Image webcam de l’Épisode 50)

Toutefois, les épisodes de fontaines de lave au sommet ont également montré que le débit effusif varie dans le temps. Certains épisodes ont produit plus de lave que d’autres, en particulier ceux durant lesquels les bouches éruptives nord et sud généraient simultanément des fontaines. D’autres épisodes, impliquant une seule bouche, avec une hauteur de projection moindre, produisent moins de lave. Au final, cette variabilité fait que toute prévision concernant le remplissage du cratère débouche sur une simple estimation approximative.

Fontaine de lave jaillissant de la seule bouche nord lors de l’Épisode 51 (Image webcam)

Un autre facteur important à prendre en compte est l’altitude des bouches éruptives au sein du cratère de l’Halemaʻumaʻu dont le plancher se trouve 65 mètres plus bas que la lèvre du cratère.
Si les bouches venaient à dépasser en hauteur la lèvre du cratère, la lave pourrait s’écouler vers le sud-ouest, à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaï, sans toutefois représenter une menace pour les zones habitées.
Pour répondre simplement à la question de savoir si la lave débordera de la caldeira, il faut considérer la durée de l’éruption, le débit effusif au fil du temps et la manière dont la lave s’accumule autour des bouches éruptives. Pas facile de faire une prévision fiable ! Bien que rien n’indique pour l’instant un changement dans cette éruption, l’évolution de l’activité éruptive du Kīlauea dans son ensemble entre également en ligne de compte. Le déclenchement d’une nouvelle éruption ailleurs sur le volcan reste toujours une possibilité.

Carte montrant la physionomie actuelle de la caldeira sommitale du Kilauea

Source : HVO.

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Halema’uma’u Crater at the summit of Kiluea has much changed in the past years. More than 50 episodes have been observed during the current Kilauea eruption since December 23, 2024, within Halema’uma’u Crater. Huge volumes of lava have poured onto the crater floor. During Episode 51, the volume of erupted lava was estimated at 5.1 million cubic meters which covered about 50% of the crater floor. One can wonder whether all the lava emitted during the different episodes, with more to come, could fill Halema’uma’u Crater. The HVO’s answer says it is difficult to give an accurate answer.

The Observatory explains that the topography of the summit caldera, is stepped, with a series of ledges at different elevations. The deepest part collapsed downward in 2018 ( see my posts about this event).

Volume of what was left within the caldera after the 2018 collapses was about 83 km3 and the bottom of Halemaʻumaʻu Crater settled at an elevation of 517 meters above sea level. This means the base of Halemaʻumaʻu after the 2018 collapse was 730 meters lower than Uēkahuna Bluff which is the highest point on Kilauea at an elevation of 1,247 meters.

Five eruptions within Halemaʻumaʻu between 2020 and 2023 filled in about 25% of the 2018 collapse volume, raising the crater floor by 400 meters to an elevation of 917 meters.

An additional 35% of the 2018 collapsed volume was filled in by the ongoing eruption and its lava fountains during the past 18 months, and the crater floor is an additional 90 meters higher.

However, the current eruption has filled in less depth because the 2018 collapsed area was cone shaped, so the deepest part filled the fastest during the first five eruptions after 2018 and required less volume of lava to do so.

Lava flows during the ongoing episodic eruption covered a much larger area – 4.5 km2 – and therefore accrue thickness more slowly.

A total of 60% of the 2018 collapsed volume has been filled in, raising the crater floor by 490 meters. Assuming the ongoing summit eruption continues at the same rate is has during the past year – 0.16 km3 – for the next year and a half, the 2018 collapse area could be almost totally filled by early 2028.

Once the 2018 collapsed area fills in, lava will flow onto the east part of the main caldera floor.

The last time lava flowed here was more than 50 years ago (July 1974) when a series of fissures opened on the south caldera rim and floor.

The volume required to fill the main caldera is difficult to calculate because it is topographically “breached” to the southwest, meaning lava will spill out this way before reaching the taller rim on the north side. But since effusive volcanoes always deposit more lava closer to its sources, they build up shields that eventually overcome the local topography.

In any case, at least another 0.91 km3 is required to fill the caldera, which at current rates would take an additional 5 years.

However, fountaining episodes at the summit have also demonstrated, eruption rates vary with time. Some episodes erupted more lava than others, particularly those during which the north and south vents produce fountains. Other episodes, with only one vent erupting at a lower height, produce less lava. This variability makes all filling forecasts very rough estimates.

Another important factor to consider is the elevation of the vents within Halemaʻumaʻu, which remain 65 meters lower than the crater rim.

If the vents grow above the crater rim, this also could send lava downslope to the southwest within Hawai’i Volcanoes National Park, where it would pose no threat to communities.

The easiest answer to the question of whether lava will flow out of the caldera is that it depends on how long this eruption continues, what rate lava erupts through time and where it builds up the area around the vents. While there is no sign of this eruption changing, it also depends on whether eruptive activity at Kilauea changes, as a new eruption beginning elsewhere is always a possibility.

Source : HVO.

Péninsule de Reykjanes (Islande) : débordement de lave et effondrement du cratère actif // Reykjanes Peninsula (Iceland) : lava overflow and collapse of the active crater

Le dernier cratère actif sur la fracture éruptive s’est effondré le 7 avril 2024 au soir, suite à un épisode de débordement. La coulée de lave qui en a résulté s’est brièvement dirigée vers le nord, sans réelle menace pour les structures voisines.
Lorsque l’effondrement de la paroi du cratère s’est produit, il était rempli à ras bord de lave bouillonnante avec quelques petits débordements vers l’est. La lave a commencé à vraiment déborder, provoquant l’effondrement de la paroi nord du cratère. Ce dernier s’est à nouveau rempli et de nouveaux débordements de lave ne peuvent être exclus.
Source : Met Office.

Image webcam de l’éruption

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The last remaining active crater on the eruptive fissure collapsed on April 7th, 2024 in the evening, following an episode of lava overflowing. The resulting lava flow started flowing for a short time in a northerly direction, with no real threat to nearby structures.

When the collapse of the crater wall occurred, the vent was full of bubbling lava that was occasionally spraying eastward. Lava began to overflow, followed by the collapse of the crater wall. The vent has again filled with lava and more overflows cannot be excluded.

Source : Met Office.

Islande : la lave va-t-elle déborder et atteindre une route? // Iceland : will lava overflow and reach a road?

Nous ne sommes pas encore en mesure de prévoir les éruptions et il semble que nous ne soyons pas non plus en mesure de prévoir la trajectoire que peut emprunter une coulée de lave. Comme je l’ai déjà écrit, la lave dans la Meradalir menace de déborder dans une vallée adjacente et d’atteindre la Suðurstrandavegur, la Route 427 qui longe la côte sud de la péninsule de Reykjanes entre Grindavík et Ölfus.
Les scientifiques islandais expliquent que la lave n’a pas encore commencé à déborder de la vallée de Meradalir, mais ce n’est qu’une question de temps. Elle se trouve actuellement au niveau d’un col – le Meradalaskarð – où elle atteint huit mètres d’épaisseur. Il suffirait d’un mètre de plus pour qu’elle déborde dans la vallée. Le 10 août 2022, les scientifiques ont estimé qu’un tel événement pourrait se produire en quelques heures, mais jusqu’à présent, le niveau de la lave a augmenté plus lentement que prévu.
Ce qui intrigue les scientifiques, c’est que la lave a décidé de couler dans d’autres directions depuis qu’elle s’est rapprochée du col. Ils sont forcés d’admettre que « la façon dont la lave s’écoule est aléatoire ». Des langues se détachent du lac de lave formé à la source, et le 11 août, la lave s’écoulait principalement dans le voisinage immédiat du cratère, vers l’ouest et le nord. En conséquence, les scientifiques ne sont pas en mesure de dire si la lave débordera de la vallée « demain ou dans une semaine ».
Par mesure de précaution, le Département de Protection civile construira probablement des barrages pour essayer d’empêcher la lave d’atteindre la Route 427. De tels barrages ne sont que des mesures temporaires, mais de tels obstacles sur le chemin de la lave ont connu un certain succès en 2021 lors de la précédente éruption.
Source : médias d’information islandais.

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We are not yet able to predict eruptions and it looks as if we are not able either to predict the route a lava flow can take. As I put it before, lava in Meradalir threatens to overflow in a valley and reach Suðurstrandavegur, a road that runs along the south coast of the Reykjanes peninsula between the municipalities of Grindavík and Ölfus.

Local scientists say that lava has yet to start flowing out of the Meradalir valley, but it is just a matter of time. Lava is currently at a mountain pass called Meradalaskarð where it has reached a height of eight metres. Should it rise a metre or higher, it will overflow the valley. On August 10th, 2022, scientists estimated that this could happen over the course of a few hours, but so far, the lava level has been rising slower than anticipated.

What puzzles the scientists is that the lava has been flowing in other directions since it got close to the pass. Scientists need to admit that « the way the lava flows is random ». Tongues are breaking off from the lake of lava at the source and on August 11th the lava was mostly flowing in the immediate vicinity of the crater, mostly to the west and the north. As a consequence, it is not possible for scientists to say whether the lava will overflow the valley “tomorrow or in a week

As a precaution, the Department of Civil Protection will likely build deflecting dams to prevent lava from flowing onto Rte. 427. Such dams are only temporary measures, but experiments erecting these barriers in the path of oncoming lava were successful in 2021 during the previous eruption.

Source: Icelandic news media.

Digue érigée lors de l’éruption de 2021 (Photo: C. Grandpey)

La Soufrière de St Vincent: Une éruption et des questions // St Vincent’s La Soufriere: An eruption and questions

Le dôme de lave continue de croître dans le cratère de La Soufrière. Il représente en ce moment environ les trois quarts de la hauteur du dôme de 1979. La croissance se poursuit en direction de l’est et l’ouest du cratère, dans le fossé qui entoure le dôme de 1979.

On observe des émissions de gaz à partir de plusieurs zones du dôme de 1979, mais aussi au niveau de plusieurs fissures qui se sont ouvertes dans le plancher du cratère. Les dégâts subis par la végétation sont importants dans les parois intérieures est, sud et ouest du cratère.

Les émissions de gaz et de vapeur sont visibles depuis l’Observatoire de Belmont. Les personnes vivant dans des zones proches du volcan doivent s’attendre à de fortes odeurs de soufre en fonction de l’orientation du vent.

Le niveau d’alerte reste à Orange. Aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Le public doit s’abstenir de visiter La Soufrière.

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Les habitants de St Vincent, mais aussi par les scientifiques qui travaillent sur La Soufrière se demandent si le nouveau dôme peut déborder de la lèvre du cratère. En l’état actuel des choses,  il y aura des signes avant-coureurs si une telle situation devait se produire. Grâce aux vols d’observation et aux caméras de surveillance, les scientifiques disent qu’ils sauront quand la lave sera sur le point de déborder du cratère.

Le 4 janvier 2021, le volume du dôme était estimé à environ 700 000 m3. Si la vitesse de croissance actuelle se poursuit, il faudra environ six mois et demi pour que le dôme recouvre la totalité du cratère. Le 12 janvier 2021, le nouveau dôme se développait à raison d’environ 1,5 m3 par seconde.

Une autre question est souvent posée: Si l’éruption devient explosive, y a-t-il un risque de tsunami? Bien que les tsunamis ne soient pas exceptionnels dans les Caraïbes orientales, l’UWI tient à rassurer le public et explique que le risque d’un tsunami, en ce moment, est très faible.

Les tsunamis volcaniques sont généralement causés par l’entrée d’une masse importante de matériaux dans un lac, dans la mer ou un océan. L’événement déplace alors un volume d’eau important. Lors d’éruptions volcaniques, les pans entiers d’un volcan peuvent s’effondrer, soit à cause de l’éruption, soit parce qu’un grand volume de matériaux disparaît dans l’eau. [NDLR : C’est ce qui s’est passé à Stromboli (Sicile) le 31 décembre 2002 avec l’effondrement d’une énorme partie sous-marine de la Sciara del Fuoco.]

En ce qui concerne La Soufrière, les scientifiques de l’UWI ne pensent pas qu’un effondrement des flancs du volcan se produira. En conséquence, le risque de tsunami est faible.

Source : Presse locale.

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The dome continues to grow within the crater of La Soufriere volcano. It is now about three quarters the height of the pre-existing 1979 dome. The growth continues with lateral spreading of material towards the east and west along the moat areas surrounding the 1979 dome.

Gas emissions are observed from several areas of the 1979 dome as well as the crater floor through several cracks which have developed.

Damage to the vegetation is extensive within the eastern, southern, and western parts of the inner crater walls.

Gas and steam emissions can still be observed from the Belmont Observatory. Persons living in areas close to the volcano should expect strong sulphur smells, depending on changes in wind direction.

The alert level remains at Orange. No evacuation order has been issued. The public should refrain from visiting the La Soufrière Volcano.

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The main question asked by St Vincent’s residents, but also by the scientists currently working on the La Soufriere volcano is: Can the new dome overtop the existing crater rim? For the time being, there will be ample warning if this were to occur. With continuing observation flights and the monitoring cameras, scientists say they will know when it is going to spill over.

As of January 4th, 2021, the volume of the dome was estimated at about 700,000m3. If the current effusion rate continues, it will take it about six and a half months to cross the crater rim. As of January 12th, 2021, the new dome was growing at an approximate rate of 1.5 m3 per second.

Another question is : If the eruption becomes explosive, is there a risk of a tsunami? Although tsunamis are no stranger to the Eastern Caribbean, UWI want to reassure the public and explain that the threat of a tsunami, at this time, is very unlikely.

Volcanic tsunamis are generally caused by a large mass entering a body of water (a lake, sea, or ocean) and displacing a significant volume of water. In volcanic eruptions, large parts of a volcano can fail – either because of the explosive eruption or a large volume of loose material falling into the water. [Personal note: This is what happened at Stromboli (Sicily) on December 31st, 2002 with the collapse of a huge submarine chunk of the Sciara del Fuoco.]

As far as La Soufriere is concerned, UWI scientists don’t think a flank collapse will happen. Therefore, the possibility of a tsunami is not very high.

Source : Local news media.

Vue du dôme le 14 janvier 2021 (Crédit photo : UWI)