Neige par camion et hélicoptère : le gouvernement n’en veut plus !

C’est la nouvelle mode : Pour pallier le manque de neige provoqué par le réchauffement climatique, certaines stations importent de la poudreuse (qui ne l’est plus vraiment !) par camion ou par hélicoptère ! J’ai déjà attiré l’attention sur la station de Montclar Les 2 Vallées (Alpes-de-Haute-Provence) et sur celle de Gérardmer (Vosges) qui ont eu recours à ces deux moyens de transport pour essayer de faire plaisir aux touristes.

Ces derniers jours, la livraison exceptionnelle de neige par hélicoptère à la station de Luchon-Superbagnères (Haute-Garonne), qui avait déjà fait grincer les dents sur les réseaux sociaux, a déclenché le courroux des sphères gouvernementales. L’initiative du syndicat mixte Haute-Garonne Montagne a suscité une vague d’indignation jusqu’au sein du Ministère de l’Écologie.

Le but des deux opérations d’héliportage, avec la livraison de 50 tonnes de neige, était d’alimenter les espaces dédiés à l’apprentissage du ski, notamment ceux dédiés aux enfants et aux débutants et ainsi de pouvoir garantir 15 jours d’activité pour les écoles de ski de Superbagnères.

La neige fait terriblement défaut depuis quelques semaines sur le massif pyrénéen alors que les vacances d’hiver battent leur plein. Un grand soleil et des températures plus que printanières règnent sur la région. De ce fait, les stations de Haute-Garonne sont mises à rude épreuve. Comme je l’ai indiqué précédemment, Le Mourtis et Bourg-d’Oueil sont fermés, et seules 6 des 28 pistes sont ouvertes à Luchon-Superbagnères où il a été décidé d’importer de la neige par hélicoptère.

Depuis cet événement, le syndicat mixte et le Conseil départemental sont au centre de nombreuses critiques. Plusieurs membres du gouvernement se sont offusqués de cette opération et une réunion des principaux responsables du domaine skiable en France est prévue dans les prochains jours. Élisabeth Borne veut ainsi « mettre un coup d’arrêt rapide à telles opérations très polluantes. » La ministre entend pousser les élus locaux à trouver des solutions.

Abondamment relayé par les médias, ce manque de neige dans les stations de sports d’hiver de basse et moyenne altitude – avant que le phénomène atteignent leurs homologues situées plus haut – va peut-être finir par faire enfin prendre conscience à la population de la catastrophe qui guette notre planète. Le manque de neige dans les stations de ski n’est qu’un événement mineur à côté des conséquences à grande ampleur qui vont être provoquées par la hausse des températures dans le monde. Comme je l’ai indiqué il y a quelques jours, janvier 2020 a battu un nouveau record de chaleur.

En Auvergne comme dans les Pyrénées, la neige fait cruellement défaut. Les stations qui ont investi lourdement dans les canons à neige vont commencer à le regretter. (Image webcam capturée le 17 février 2020 à 8h30)

L’avenir incertain des stations de ski

Il y a quelques jours, on transportait la neige par camions à Gérardmer (Vosges) pour donner l’illusion que la saison de ski n’était pas fichue. En décembre 2019, je signalais que dans la station Montclar Les 2 Vallées (Alpes du Sud), on héliportait – à coups de milliers d’euros – la neige des sommets vers le bas du domaine où le manteau neigeux n’avait pas résisté au redoux. L’enneigement a pourtant été précoce et abondant au début de l’hiver, mais comme souvent ces dernières années, le mercure a ensuite dégringolé dans le thermomètre.

Le changement climatique est plus brutal dans les Alpes qu’ailleurs en France. Selon la revue Arctic, Antarctic, and Alpine Research, depuis la fin du 19ème siècle, on observe une augmentation moyenne des températures de 2°C. La hausse est de 2,8°C en hiver et de 1,5°C en été. De plus, on a observé dans les Alpes suisses entre 1970 et 2015 que la couverture neigeuse a été amputée de 8,9 jours par décennie à une altitude comprise entre 1139 et 2540 mètres.

Alors que commencent les vacances de février, les stations de ski sont exposées à cette fonte de la neige et bon nombre d’entre elles ont déjà fermé leurs portes par manque de poudreuse. Selon les dernières statistiques, 169 stations ont cessé leurs activités depuis 1951. Il y a eu une première volée de fermetures entre 1986 et 1990, à cause d’une succession d’hivers sans neige. Au début, les fermetures ont concerné des domaines skiables équipés de deux ou trois remontées mécaniques, mais depuis les années 2000, des stations mieux équipées ont cessé leurs activités.

Sur les 169 fermetures, 45% ont été causées par le manque d’enneigement. Les autres raisons sont la concurrence économique entre les stations, la mauvaise gestion financière ou les changements de pratiques sociétales. En particulier, la population skieuse française est vieillissante. Par manque d’argent, beaucoup de jeunes n’ont plus les moyens de s’offrir ce luxe. Ils représentaient 20% de la clientèle des stations en 1995, contre 14% aujourd’hui. Selon l’Observatoire des domaines skiables de France, la fréquentation globale des stations stagne depuis 2008.

En France, le pic du nombre de stations en service a été atteint au début des années 1990, avec plus de 500 domaines skiables en activité. C’est alors que le lent déclin s’est amorcé, même si recensait encore 414 stations en 2018, année funeste avec cinq fermetures.

Ce sont logiquement les massifs de moyenne montagne, davantage touchés par le recul de l’enneigement à cause de leur basse altitude, qui enregistrent le plus de fermetures de domaines. Ainsi, dans le Massif Central, le nombre de stations a chuté de 40 en 1985 à 18 en 2019. La situation est la même dans le Jura, les Vosges et à un degré moindre les Pyrénées. Les stations des Alpes en plus haute altitude sont mieux protégées même si elles comptent aussi des victimes. De 350 en 1990, elles sont passées à moins de 300 aujourd’hui. Dans les Alpes du Nord, une station comme Sixt-Fer-à-Cheval n’a pas résisté. On peut aussi citer la station Saint-Honoré 1500, au sud de Grenoble. Malgré ces difficultés, la France se classe au troisième rang mondial en nombre de journées-skieurs par an, derrière les États-Unis et l’Autriche.

Face à l’accentuation du réchauffement climatique, il faudra que les domaines skiables s’adaptent, par exemple en multipliant les canons à neige au bord des pistes, à condition que le réchauffement climatique ne s’accélère pas comme il le fait aujourd’hui.. Cette solution provisoire est fortement critiquée par les écologistes car les réserves collinaires en altitude retiennent une eau qui n’atteindra jamais les vallées.

Les stations de ski de moyenne montagne, comme celle de Villars-de-Lans rachetée par l’ex-basketteur Tony Parker dans le Vercors, seront de plus en plus menacées et les canons à neige seront inopérants pendant des périodes de plus en plus longues. Il faut donc s’attendre à de nouvelles fermetures de stations de ski, avec leur cortège de difficultés car l’économie locale dépend directement ou indirectement des revenus du ski.

Adapté d’un article paru sur le site slate.fr.

En Auvergne, les canons à neige sauvent ce qu’ils peuvent. La météo n’est guère favorable aux chutes de neige dans les prochains jours.

La neige va-t-elle disparaître de nos montagnes ?

Nous sommes fin  décembre 2019 – début janvier 2020. L’hiver vient de débuter officiellement au calendrier et la saison de ski devrait commencer à battre son plein. Le problème, c’est que le réchauffement climatique est en train de brouiller les cartes et toutes les stations ne sont pas logées à la même enseigne. Si les stations alpines de haute altitude bénéficient de condition d’enneigement favorables, il n’en va pas de même de leurs homologues de moyenne et basse montagne. Celles du Jura et du Massif Central, en particulier, font grise mine. La situation n’est pas brillante non plus dans les Pyrénées où de nombreuses pistes restent fermées. La France connaît ces jours-ci un régime de hautes pressions et de nouvelles chutes de neige ne sont pas prévues à court terme par Météo France.

La neige est pourtant un enjeu économique. Avec 10 millions de touristes par an dans les stations, et 53 millions de forfaits journaliers, la France est numéro 3, derrière les États-Unis et l’Autriche. L’or blanc génère deux milliards d’euros de chiffre d’affaire et 120 000 emplois, mais la poule a peut-être pondu la plus grande quantité de ses œufs d’or ! Le GIEC prévoit un réchauffement climatique au-delà de 2,5°C 2100, et la neige aura probablement déserté une grande partie de nos montagnes d’ici là. Comme on peut le lire sur le site web de la radio France Info, « il faudra faire du ski dans la Cordillère des Andes ou dans l’Himalaya ! »
Certes, il y aura encore des périodes d’enneigement, mais une étude récente prévoit que les stations situées autour de 1500 mètres perdront dans quelques années 100 jours de neige par an, particulièrement en début et fin de saison. En conséquence, de plus en plus de stations s’équipent de canons à neige, en sachant que pour que ces enneigeurs fonctionnent il faut des températures suffisamment basses, ce qui n’est pas gagné ! En plus, ces canon à neige sont très gourmands : Pour un hectare à enneiger, il faut pulvériser 4 000 m3 d’eau, l’équivalent d’une piscine olympique. Pour l’ensemble des pistes les plus menacées, c’est 28 milliards de litres d’eau, c’est la consommation en eau potable de 540 000 habitants par an. On va me rétorquer que cette eau provient de réserves collinaires et ne tire donc pas sur le réseau d’alimentation domestique. C’est vrai, mais suffiront-elles toujours à produire la neige de culture ?
Un autre article de France Info donne l’exemple de la station de ski d’Auron (Alpes-Maritimes) qui a recours aux enneigeurs pour compenser l’absence de neige naturelle causée par le réchauffement climatique. Pour assurer une quantité suffisante, la station a investi 28 millions d’euros dans la neige de culture depuis 2002. 405 enneigeurs ont ainsi été installés. Leur production n’a cessé d’augmenter ces dernières années, mais le coût est considérable: un euro le mètre cube de neige fabriqué. Depuis le début de la saison, la station a ainsi dépensé 75 000 euros. De plus, la ressource en eau pose problème. Stockée dans une réserve collinaire, elle s’évapore en partie lors de la production de neige de culture. Pourtant, sans de tels équipements, l’avenir de la station serait compromis. Dans cette partie des Alpes, les scientifiques expliquent que l’enneigement hivernal moyen pourrait baisser de 10 à 40 % d’ici 2050.

Source : France Info.

Sans canons à neige, la saison de ski serait fortement compromise (Photo: C. Grandpey)

Nouvel avis de décès

A l’image des Islandais qui ont inauguré le 18 août 2019 une plaque commémorative à la mémoire du défunt glacier Okjokull, les élus écologistes régionaux ont déposé le 23 octobre une plaque « à la mémoire du glacier Arriel » qui a définitivement fondu dans les Pyrénées béarnaises, victime du réchauffement climatique

Le glacier d’Arriel, à proximité du lac d’Arrémoulit, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, connaît donc le même sort que celui de 50% des glaciers pyrénéens ces dernières années. Ils disparaîtront probablement tous d’ici 2040. On peut lire sur la plaque : « Cette plaque atteste que nous savons ce qu’il se passe et que nous savons ce qu’il faut faire. Vous seul-e-s saurez si nous l’avons fait »

La disparition d’un glacier, même de petite taille dans les Pyrénées ou sur les autres massif, n’est pas anodine. Les élus présents à la cérémonie ont rappelé que « les glaciers forment des réserves d’eau douce capitales, tant pour les activités humaines que pour les écosystèmes de l’ensemble du Sud-Ouest : agriculture, tourisme, production hydroélectrique… »

D’après un constat de l’association pyrénéenne de glaciologie Moraine, qui étudie l’évolution des glaciers pyrénéens depuis vingt ans, ces derniers pourraient complètement disparaître d’ici à 2050. On comptait 90 glaciers dans les Pyrénées en 1850, contre 23 aujourd’hui.

Source : Synthèse de la presse régionale.

Situé à la base de la face Nord du Pic d’Arriel, le glacier s’était considérablement réduit et se distinguait à peine ces dernières années (Crédit photo : Wikipedia)

La catastrophe glaciaire dans les Pyrénées

Hier sur sa page d’accueil, Google faisait apparaître une fillette en train de gambader sur un glacier.

Au train où vont les choses, une telle image ne sera bientôt plus d’actualité. Comme je viens de le souligner, les glaciers alpins continuent de fondre à une vitesse vertigineuse et ceux des Pyrénées sont une espèce en voie de disparition.

Sur son site web, le journal La Dépêche consacre un long article à la disparition annoncée des glaciers pyrénéens. L’article commence avec le glacier d’Ossoue qui se réduit comme peau de chagrin. Depuis 1967, date de la création du Parc National des Pyrénées, 80 % du glacier ont fondu et sa disparition totale est prévue pour 2040.

Dévoilé le 12 novembre dernier, le rapport de l’Observatoire pyrénéen sur le changement climatique (OPCC) a indiqué que la hausse de la température a été de +1,2 °C en 50 ans sur la chaîne. Cela signifie que la température moyenne des Pyrénées a augmenté de 30 % de plus que la moyenne mondiale ces cinquante dernières années.

La catastrophe glaciaire ne se limite pas aux Pyrénées. Une équipe internationale de chercheurs menée par l’Université de Zurich (Suisse) a publié dans la revue Nature les résultats des fontes observées à l’échelon planétaire en 55 ans. En combinant les observations glaciologiques de terrain et les données satellitaires, les scientifiques ont minutieusement calculé la quantité de glace perdue ou gagnée entre 1961 et 2016 sur 19 000 glaciers de 19 régions différentes, de l’Alaska aux Andes en passant par l’Arctique, le Groenland, la Russie, l’Europe, le Caucase et l’Antarctique. Le bilan est terrible puisqu’il se solde par la perte de 9 625 milliards de tonnes de glace en un demi-siècle, ce qui a fait monter le niveau des mers de 2,7 cm.

S’agissant des Pyrénées, les données de l’OPCC sont également sans appel. On peut lire dans le rapport que l’accélération du recul des glaciers représente une perte irréversible en termes de patrimoine culturel et environnemental pyrénéen. De 1984 à 2016,  20 des 39 glaciers – soit près de la moitié – comptabilisés en 1984 ont disparu, soit une perte de surface glaciaire équivalente à 516 hectares. Les six situés au cœur du Parc National – Las Néous, les Oulettes de Gaube, le Petit Vignemale, Ossoue, Gabiétous et Taillon – sont, eux aussi, victimes du réchauffement climatique. Leur superficie totale a diminué de 86 % depuis 1850 et cette tendance semble s’accélérer avec une diminution de moitié depuis 2000.

Comme dans les Alpes, la profonde modification des cycles de gel et de dégel affectera la sécurité des usagers. Avec la fonte du permafrost de roche, les éboulements et glissements de terrain vont être de plus en plus fréquents.

Sans oublier l’impact du réchauffement climatique sur les stations de ski. L’an dernier, les stations du Col du Tourmalet, la Mongie en tête, ont attendu en vain la neige pour Noël…

Source : La Dépêche.

Un visiteur de mon blog vient de m’adresser cette photo de la face nord du Vignemale. Le cliché a été réalisé le 6 septembre 2019 au niveau des Oulettes de Gaube, sur les moraines. L’auteur de la photo fait remarquer qu’il y a 100 ans le glacier du petit Vignemale  (à gauche) et celui des Oulettes (au centre) étaient jointifs et descendaient un peu plus bas que le front des moraines. Plusieurs sites Internet proposent des cartes postales très explicites montrant cette disparition.

Cette photo prise depuis le Pic de Midi de Bigorre, confirme la disparition des glaciers sur la chaîne pyrénéenne (Photo : C. Grandpey)

Une invasion de microplastiques (2) dans les hautes vallées pyrénéennes // An invasion of microplastics (2) in the high Pyrenean valleys

Les accumulations de microplastiques ne concernent pas que les glaciers de nos montagnes. Dans une étude parue le 15 avril 2019 dans Nature Geoscience, des chercheurs ont mis en évidence de grosses quantités de ces particules dans les Pyrénées ariégeoises, dans une zone Natura 2000, à 1 425 mètres d’altitude. Il s’agit de la haute vallée de Vicdessos, une zone préservée des activités humaines, à environ 120 km de Toulouse.

L’équipe internationale constituée de chercheurs du CNRS, des Universités de Toulouse et Orléans et de l’université de Strathclyde en Écosse, a mis en évidence des plastiques dans les pluies et neiges qui tombent sur les Pyrénées. Après avoir récolté des échantillons pendant cinq mois sur le site lors de l’hiver 2017-2018, leur étude a consisté à les analyser pour leur contenu en microplastiques.

L’article publié dans Nature Geoscience révèle que les pluies et les neiges contiennent un nombre significatif de microplastiques, invisibles à l’œil nu et d’une taille de moins de 5 mm. Au final, les chercheurs ont décompté un dépôt de plus de 365 particules de microplastiques par mètre carré et par jour, un nombre comparable à celui mesuré dans des grandes métropoles comme Paris !

L’étendue de la distance parcourue par les microplastiques n’est pas encore connue, mais l’analyse de la trajectoire aérienne montre que des fragments voyagent dans l’atmosphère sur au moins une centaine de kilomètres. On peut affirmer sans équivoque qu’ils sont transportés par le vent. Les facteurs de dégradation du plastique sont assez bien connus, mais les facteurs et les mécanismes de transport – en particulier le transport atmosphérique –  apparaissent complexes et constituent un nouveau domaine de recherche.

Les chercheurs soulignent que l’aspect le plus préoccupant de leur étude, c’est sans doute qu’elle a été réalisée dans une région considérée comme relativement préservée des activités humaines actuelles, en raison de son inaccessibilité et de son éloignement des grandes villes et des centres industriels.

Source : actu.fr.

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The accumulations of microplastics do not only concern the glaciers of our mountains. In a study published on April 15th, 2019 in Nature Geoscience, researchers have found large quantities of these particles in the Ariege region of the Pyrenees, in a Natura 2000 area, 1425 metres above sea level. They found them in the high valley of Vicdessos, a protected area of ​​human activities, about 120 km from Toulouse.
This international team made up of researchers from the CNRS, the Universities of Toulouse and Orleans and the University of Strathclyde in Scotland, has discovered plastics in the rain and snow that fall on the Pyrenees. After collecting samples for five months at the site during the winter of 2017-2018, their study consisted in analyzing them for their microplastic content.
The article published in Nature Geoscience reveals that rain and snow contain a significant number of microplastics, invisible to the naked eye and less than 5 mm in size. In the end, the researchers counted a deposit of more than 365 microplastic particles per square metre and per day, a number comparable to that measured in major cities like Paris!
The extent of the distance travelled by microplastics is not yet known, but analysis of the air trajectory shows that fragments travel in the atmosphere over at least a hundred kilometres. It can be said unequivocally that they are carried by the wind. Plastic degradation factors are fairly well known, but transport factors and mechanisms – particularly atmospheric transport – are complex and will represent a new area of ​​research.
The researchers point out that the most worrying aspect of their study is undoubtedly that it was carried out in a region considered relatively untouched by human activities, due to its inaccessibility and distance from major cities and industrial centers.
Source: actu.fr.

Vue de la vallée de Vicdessos et du Pic de Montcalm (Crédit photo: Laurent Vaquié / Wikipedia)

Le ski à roulettes aux portes de nos massifs ! // Roller skiing soon in our mountains !

Ce n’est pas vraiment une surprise car le manque de neige s’est fait cruellement sentir dans les Pyrénées au mois de décembre 2018. En conséquence, les stations de ski de la chaîne ont enregistré une baisse de fréquentation cet hiver en raison de ce déficit d’enneigement en début de saison. Les premières chutes importantes sont intervenues les 22 et 23 janvier.

Le groupe N’Py, qui gère sept stations dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, a comptabilisé 1 739 900 journées ski au 7 avril, soit un recul de 10% par rapport à l’an dernier. Au total, 163 454 journées ski ont été enregistrées durant les 15 jours de vacances de Noël, soit une baisse de 40% par rapport à la saison précédente.

La situation s’est améliorée pendant les vacances de février,  avec une hausse de 13% par rapport à la saison 2017-2018, et ceci malgré une neige de piètre qualité à cause du temps trop chaud en février.

Faute de chutes de neige au printemps et de températures suffisamment basses pour déclencher les canons à neige, la grande majorité des stations pyrénéennes ont d’ores et déjà fermé.

Le massif pyrénéen représente environ 10% du marché du ski français, un des plus importants au monde. Selon l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), l’épaisseur de neige pourrait y diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés Celsius d’ici à 2050.

Source : France Info.

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The news did not really come as a surprise because the lack of snow was badly felt in the Pyrenees in December 2018. As a result, the ski resorts have recorded a decrease in attendance this winter because of this snowfall deficit at the beginning of the season. The first major falls occurred on January 22nd and 23rd.
The N’Py group, which manages seven resorts in the Hautes-Pyrénées and Pyrénées-Atlantiques, recorded 1,739,900 ski days on April 7th, a decrease of 10% compared to last year. A total of 163,454 ski days were recorded during the 15 days of Christmas holidays, a 40% drop from the previous season.
The situation improved during the February holidays, with a 13% increase over the 2017-2018 season, despite the poor quality of the snow due to the hot weather in February.
In the absence of snowfall in the spring and temperatures not low enough to trigger the snow cannons, the vast majority of Pyrenean resorts have already closed.
The Pyrenees represent about 10% of the French ski market, one of the largest in the world. According to the Pyrenees Observatory of Climate Change (OPCC), the snow depth could decrease by half and average maximum temperatures increase from 1.4 to 3.3 degrees Celsius by 2050.
Source: France Info.

En septembre, les températures étaient remarquablement chaudes dans les Pyrénées… (Photo: C. Grandpey)

…En décembre, le manque de neige se faisait cruellement sentir. (Capture d’image de la webcam de La Mongie)