Séismes et éruptions : la Sicile s’inquiète… // Earthquakes and eruptions : Sicily is getting anxious…

Un réveil de l’Etna, un accès de colère du Stromboli, deux séismes entre Lampedusa et Linosa pour l’un et au large des Iles Eoliennes pour l’autre; il y avait de quoi mettre en émoi la presse sicilienne le 14 mai 2022!

Comme je l’ai indiqué précédemment, la lave a percé le flanc sud du Cratère Sud-Est de l’Etna et une coulées avance jusqu’à la base du cône. Le 13 mai, une violente explosion a secoué le Stromboli avec des projections de matériaux jusque sur le Pizzo.

Les séismes enregistrés le 14 mai avaient des magnitudes de M 3,6 au large de Lampedusa et de M 3;8 au large des Eoliennes. Les hypocentres ont été localisés respectivement à 10 et 11 km de profondeur. Ces événements ne semblent pas avoir causé de dégâts.

Selon l’INGV, le coupable de cette sismicité est probablement le complexe Alfeo-Etna, un immense système de failles, pouvant atteindre une centaine de kilomètres de long, situé à l’est de l’escarpement ibléo-maltais qui génère un essaim sismique avec des événements mineurs depuis novembre 2021. Les données géologiques et géophysiques acquises en mer ces dernières années indiquent que la zone de déformation, d’une orientation nord-ouest-sud-est, de la faille Alfeo-Etna modifie le fond marin au large de la côte ionienne en rejoignant, le long de la Timpa d’Acireale, les systèmes de failles actives du versant oriental de l’Etna.
S’agissant de la surveillance de la faille Alfeo-Etna, je vous renvoie à une note que j’ai publiée sur ce blog le 15 février 2021:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/02/15/letude-de-la-faille-au-pied-de-letna-the-study-of-the-fault-at-the-foot-of-mt-etna/

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An awakening of Mt Etna, a fit of anger at Stromboli, two earthquakes between Lampedusa and Linosa for one and off the Aeolian Islands for the other; there was enough to stir the Sicilian press on May 14th, 2022!
As I indicated before, lava has pierced the southern flank of Etna’s Southeast Crater and a flow is advancing to the base of the cone. On May 13th, a violent explosion shook Stromboli with projections of materials as far as the Pizzo.

The earthquakes recorded on May 14th had magnitudes of M 3.6 off Lampedusa and M 3.8 off the Aeolian Islands. The hypocenters were located respectively at 10 and 11 km depth. These events do not appear to have caused any damage.
According to INGV, the cause of the seismicity probably lies with the Alfeo-Etna complex, a huge fault system, up to a hundred kilometers long, located east of the Ibleo-Maltese escarpment which has been generating a seismic swarm with minor events since November 2021. Geological and geophysical data acquired at sea in recent years indicate that the deformation zone, with a northwest-southeast orientation, of the Alfeo-Etna fault modifies the seabed off the Ionian coast as it merges, along the Timpa of Acireale, with the active fault systems of the eastern slope of Mt Etna.
Regarding the monitoring of the Alfeo-Etna fault, you can have a look at a post I published on this blog on February 15, 2021:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/02/15/letude-de-la-faille-au-pied-de-letna-the-study-of-the-fault-at-the-foot-of-mt- etna/

La lave sur le flanc du Cratère SE de l’Etna (Capture webcam)

Ensemencer les nuages pour faire pleuvoir… // Cloud seeding to trigger the rain…

Ces temps-ci, la mode semble être à l’ensemencement des nuages, une technologie dont le but est de déclencher la pluie dans une région en proie à une grave sécheresse. L’ensemencement des nuages consiste à utiliser de l’iodure d’argent pour lier les gouttelettes d’eau dans les nuages afin de former des cristaux de glace qui tombent sous forme de neige ou de pluie, selon l’altitude. Des fusées d’iodure d’argent sont envoyées depuis le sol sous la base du nuage, ou par avion, sur le dessus du nuage.
L’ensemencement des nuages existe depuis des décennies, mais a gagné en popularité ces dernières années, encouragé par des travaux qui ont prouvé son succès relatif. En 2020, une étude publiée par la National Academy of Sciences a révélé que dans des conditions favorables (température suffisamment basse et vents correctement orientés), l’ensemencement peut extraire 3 à 5 % de pluie supplémentaires des nuages.

De nombreux comtés du sud du Nouveau-Mexique connaissent des conditions de sécheresse extrêmes, avec une nouvelle saison d’ incendies qui a commencé au printemps et devrait s’aggraver à l’approche de l’été.
C’est pourquoi l’Interstate Stream Commission a approuvé une opération d’ensemencement de nuages que dirigera la Seeding Operations and Atmospheric Research, une société basée au Texas. Des avions enverront de l’iodure d’argent dans des nuages ​​ciblés dans l’espoir de déclencher les précipitations. D’autres États des montagnes Rocheuses, dont le Colorado, ont mis en place des opérations similaires.
Des tentatives antérieures d’ensemencement de nuages au Nouveau-Mexique, un Etat souvent frappé par la sécheresse, ont suscité l’inquiétude des écologistes et la méfiance du grand public. Début 2022, Western Weather Consultants, une société basée au Colorado, a retiré sa proposition d’ensemencement de nuages dans la partie nord de l’État en raison de l’inquiétude du public. Les responsables avaient pourtant expliqué qu’il n’y a pas de preuves démontrant que le processus a un effet écologique négatif.

Au Moyen-Orient, les autorités saoudiennes ont approuvé en avril 2022 une opération d’ensemencement de nuages dans le but d’augmenter la quantité de précipitations dans le Royaume qui reçoit actuellement moins de 100 mm de pluie, ce qui en fait l’un des pays les plus secs au monde.
Le Centre National de Météorologie a indiqué que le bureau de gestion des opérations a ouvert le 25 avril au siège du Centre à Riyad et que les premiers vols ont eu lieu dans la région autour de la capitale.
Le Centre National de Météorologie a déclaré avoir atteint ses objectifs en termes de résultats et de calendrier des opérations d’ensemencement. Des mises à jour seront diffusées périodiquement sur l’avancement des opérations. Pour ensemencer les nuages, les scientifiques utilisent les équipements et les techniques météorologiques les plus performantes, avec la participation d’experts internationaux, ainsi que du personnel de soutien technique et logistique.
Il est précisé que des matériaux respectueux de l’environnement sont utilisés pour stimuler les précipitations dans les zones ciblées. L’opération d’ensemencement des nuages ​​fait partie du Middle East Green Initiative Summit – sommet de l’initiative verte au Moyen-Orient – élaboré en octobre 2021. Il s’agit de la première phase de l’opération; la phase deux inclura plus de régions. Une technologie similaire est utilisée aux Émirats Arabes Unis.

La question est de savoir si l’ensemencement des nuages ​​en vaut vraiment la peine. Bien sûr, la technologie peut apporter de la pluie dans une région, mais pas en quantité suffisante pour mettre un terme à une grave sécheresse. De plus, on ne sait pas quel impact la technologie peut avoir sur le climat. L’ensemencement récent des nuages ​​en Australie a été suivi d’une importante période de pluie avec des inondations. Cependant, les météorologues locaux refusent d’attribuer le phénomène à l’ensemencement des nuages qui a précédé les très fortes précipitations.
Jusqu’à présent, les scientifiques n’ont trouvé aucun effet nocif de l’ensemencement des nuages avec de l’iodure d’argent. La concentration d’argent utilisée pour ensemencer les nuages est bien inférieure à la limite acceptée de 50 microgrammes par litre. Même dans des projets qui ont duré 30 à 40 ans, les chercheurs n’ont détecté aucun problème majeur. L’eau de pluie provenant de l’ensemencement des nuages ​​n’a pas un goût ou une odeur différente de l’eau de pluie ordinaire.
Cependant, certains scientifiques pensent que l’ensemencement des nuages pourrait entraîner une toxicité de l’argent et des problèmes environnementaux si la pratique devenait courante à une échelle beaucoup plus grande. De même, les gens craignent que l’ensemencement des nuages perturbe l’équilibre naturel de l’humidité sur Terre. Ils craignent que cela puisse avoir des effets sur l’évaporation et les précipitations. L’avenir le dira…

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It looks as if cloud seeding, a technology whose aim is to bring rain to a region suffering from severe drought is getting more and more fashionable these days. Cloud seeding uses silver iodide to bond cloud droplets together to form ice crystals, which grow into snowflakes and fall as either snow or rain, depending on the elevation. The flares of silver iodide are sent from the ground below the cloud base, or by plane, from above the cloud. .

Cloud seeding has been around for decades, but has grown in popularity in recent years as studies prove its relative success. A 2020 study published by the National Academy of Sciences found that under the right conditions (meaning the temperature is low and the winds are properly oriented), cloud seeding can squeeze 3-5% more rain out of clouds.

Many southern New Mexico counties are experiencing extreme or exceptional drought conditions exacerbated by another early fire season that is expected to worsen as we head into summer.

The Interstate Stream Commission approved a cloud seeding operation, which Texas-based Seeding Operations and Atmospheric Research will lead. The process will involve airplanes releasing silver iodide into targeted clouds in hopes of catalyzing rainfall. Other rocky mountain states, including Colorado, have similar operations in place.

Earlier attempts to bring cloud seeding operations into drought-stricken New Mexico were been met with concern from environmentalists and distrust from the general public. Earlier this year, Colorado-based Western Weather Consultants withdrew their proposal to operate cloud seeding operations in the northern part of the state over public concern. Officials say there has been no evidence as of yet to suggest that the process has a negative ecological effect.

Saudi Arabia authorities approved a similar cloud seeding operation in an effort to increase the amount of rainfall in the Kingdom, which currently receives less than 100 mm of rain, making it one of the driest countries in the world.1

The National Center of Meteorology (NCM) said that its operations room opened on April 25th at the center’s headquarters in Riyadh and the first flights took place in the region surrounding the capital.

NCM said they achieved their goals in terms of the results and timing of the seeding operations, adding that they will issue periodic updates on progress. Work will continue around the clock in the operations room, which uses the most advanced meteorological equipment and techniques and is staffed by international cloud-seeding experts and technical and logistical support workers.

Environmentally friendly materials are used to stimulate precipitation in targeted areas. The cloud-seeding operation is part of the Middle East Green Initiative Summit announced in October 2021. This is the first phase of the operation, phase two will include more regions. Similar technology is being used in the United Arab Emirates.

The question is to know whether cloud seeding is really worth the effort. Sure it can bring some rain in a region, but not in sufficient quantities to cancel a severe drought. What we do not know is the impact the technology can have on the climate. Recent cloud seeding in Australia was followed by a significant period of rain with local floodings. However, local meteorologists refuse to attribute the phenomenon to the prevous cloud seeding.

So far, experts have not found any harmful effects of cloud seeding with silver iodide on the environment. The concentration of silver in a storm from cloud seeding is far below the accepted limit of 50 micrograms per liter. Even in projects that have lasted 30 to 40 years, researchers have not found any major concerns in cloud seeding processes. Rainwater from seeding clouds doesn’t taste or smell any different than regular rainwater.

However, some experts believe that it could lead to silver toxicity and environmental concerns if the practice becomes common on a much larger scale. Similarly, people worry that cloud seeding could throw off earth’s natural balance of moisture. They fear that this could have effects on evaporation and precipitation. Wait and see…

Schéma montrant l’ensemencement des nuages depuis le sol et depuis les airs (Source: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

A partir de 19 h ( heure locale) le 12 mai 2022, des émissions de cendres du Cratère Sud-Est de l’Etna (Sicile) se sont accompagnées de l’ouverture d’une ou plusieurs bouches le long du flanc nord du cratère, avec une petite coulée de lave qui a atteint la base nord du cratère. Le panache de cendres atteint actuellement une hauteur d’environ 3500 m au-dessus du niveau de la mer.

Le tremor, dont a source se situe au niveau du Cratère Sud-Est, montre des valeurs moyennes à hautes.

Source: INGV.

Voici une vidéo de l’événement :

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L’activité sismique se poursuit sur la péninsule de Reykjanes (Islande) mais les scientifiques islandais disent qu’il n’y a rien à craindre, car cela fait partie de l’activité normale sur la péninsule et il n’y a aucun signe d’une éruption à court terme.
Des essaims distincts comprenant au total quelque 2 200 événements ont été détectés près de la centrale électrique de Reykjanes, d’Eldvörp, de Sundhnjúkagígar, Hagafell à l’est du mont Þorbjörn et dans le secteur du lac Kleifarvatn du 2 au 8 mai 2022. Le 10 mai, un événement de M 3.2 a été localisé à environ 7 km au nord de Reykjanestá ; la secousse a été ressentie dans les environs. Un séisme de M 3.0 a également été enregistré quelques heures plus tard dans la même zone. Les deux événements ont été ressentis dans la région de Reykjavik, la capitale.
L’activité la plus intense s’est produite sur la péninsule de Reykjanes et s’est largement répandue dans la région. Il convient de noter que deux petits événements ont également été détectés dans le secteur du mont Hekla.
Source : Icelandic Met Office.

 

Source : IMO

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Des émissions significatives de gaz et des épisodes de tremor volcanique sont toujours enregistrés sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). La température du lac de cratère atteint 41 °C et des panaches de vapeur sont parfois observés.
Une fois de plus, les scientifiques de GeoNet affirment qu’au cours des quatre prochaines semaines, l’issue la plus probable de cet épisode d’activité pourrait être une éruption mineure confinée à la région du lac sommital, ou aucune éruption.
Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GéoNet.

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Une hausse des températures de surface et des émissions de SO2 a été détectée dans les données satellitaires du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska). En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne a été portée au Jaune.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’activité reste élevée sur le Karymsky (Kamtchatka). Une anomalie thermique était visible sur les images satellites fin avril et début mai. Le 4 mai, les explosions généraient des panaches de cendres jusqu’à 3,2 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Sur le Kilauea (Hawaii), la lave continue d’être émise par une bouche dans le cratère de l’Halema`uma`u avant d’entrer dans le lac de lave actif et de s’écouler sur le fond du cratère. La surface du lac de lave est relativement stable. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

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Le 10 mai 2022, le Servicio Geológico Colombiano (SGC) a signalé qu’au cours de la semaine précédente, le nombre de signaux sismiques indiquant des fracturation de roches et le mouvement des fluides sur le Nevado del Ruiz avait augmenté par rapport à la semaine précédente. Plusieurs épisodes de sismicité ont révélé une croissance du dôme de lave. Plusieurs anomalies thermiques ont également été identifiées au niveau du cratère Arenas. Les émissions de gaz et de cendres sot périodiquement visibles sur les images de la webcam. Une petite émission de cendres le 3 mai a provoqué des retombées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 4 couleurs.
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Dernière minute : En raison d’une hausse de la sismicité, le niveau d’alerte de l’Awu (Sulawesi du Nord, Indonésie) a été relevé de 2 à 3 le 11 mai 2022, Le public et les visiteurs ne doivent pas s’approcher à moins de 3,5 km du cratère sommital.
Les éruptions de l’Awu peuvent être explosives, effusives ou phréatomagmatiques. La dernière éruption en juin 2004 a fait apparaître un dôme de lave dans le cratère. Il a un diamètre d’environ 370 m et une trentaine de mètres de hauteur. L’éruption de 2004 avait un VEI 2. Au cours des siècles passés, de puissantes éruptions explosives ont généré des coulées pyroclastiques dévastatrices et des lahars qui ont fait plus de 8 000 morts.
Source : VSI, The Watchers.

Le dôme formé par l’éruption de 2004 (Source: Smithsonian Institution)

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Dernière minute : De toute évidence, l’accès à la zone sommitale du Stromboli (Sicile) n’est pas pour demain!

Dans un bulletin émis le 13 mai 2022 à 16h44 (heure locale), l’INGV signalait une anomalie thermique sur le volcan.

Un nouveau bulletin publié à 17h07 expliquait qu’une séquence explosive d’intensité majeure avait eu lieu sur le Stromboli à 16h43 au niveau d’une, puis de plusieurs bouches dans la partie Centre-Sud du cratère. Les explosions ont projetés des matériaux relativement gros qui sont retombés sur la terrasse cratèrique, jusque sur le Pizzo et, dans une moindre mesure, sur la Sciara del Fuoco. . Le nuage de cendres s’est ensuite dirigé vers le sud-sud-est. .

La situation est redevenue normale vers 18h35,

Source: INGV.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Starting at 7 p.m. (local time) on May 12th, 2022, ash emissions from Mt Etna‘s Southeast Crater (Sicily) were accompanied by the opening of one or more vents along the northern flank of the crater, with a small lava flow which reached the northern base of the crater. The ash plume currently reaches a height of about 3500 m above sea level.
The tremor, whose source is located at the level of the Southeast Crater, shows medium to high values.
Source: INGV.

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Seismic activity is continuing on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but Icelandic scientists say there is nothing to worry about. This is part of the normal activity on the peninsula and there is no sign of an impending eruption.

Distinctive swarms including a total of about 2 200 events were located by the Reykjanes Power plant, Eldvörp, Sundhnjúkagígar, Hagafell east of mount Þorbjörn, and lake Kleifarvatn from May 2nd to 8th, 2022. On May 10th, an M 3.2 event was located around 7 km north of Reykjanestá; the earthquake was felt in the surrounding area. An M3.0 quake was also recorded a few hours later in the same area. Both events were felt in the capital area.

The highest activity was on the Reykjanes Peninsula and was widely spread over the area. It should be noted that two small events were detected around Mt Hekla.

Source: Icelandic Met Office.

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High levels of gas emissions and strong volcanic tremor are still recorded at Mt Ruapehu (New Zealand). The Crater Lake temperature has risen to 41 °C and steam plumes can sometimes be observed.

Once again, GeoNet scientists say that within the next four weeks, the most likely outcome of this unrest episode is minor eruptive activity that is confined to the lsummit lake area, or no eruptions.

The alert level remains at 2 and the Aviation Color Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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Elevated surface temperatures and SO2 emissions have been detected in satellite data for Cleveland volcano (Aleutians / Alaska). A a consequence, the volcano alerte level has been raised to Advisory and the aviation colour code to Yellow.

Source: AVO.

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Activity is still hight at Karymsky (Kamchatka). A thermal anomaly was visible in satellite images by the end of April and early May. Explosions on 4 May generated ash plumes that rose as high as 3.2 km above sea level. The aviation color code remains at Orange.

Source: KVERT.

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Lava continues to effuse from a vent in Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) before entering the active lava lake and flowing onto the crater floor. The surface of the lava lake is relatively stable. The aviation colorcode and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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On May 10th, 2022, the Servicio Geológico Colombiano’s (SGC) reported that during the previous week the number of seismic signals indicating both rock fracturing and fluid movement at Nevado del Ruiz had increased compared to the week before. Several episodes of seismicity revealed a growth of the lava dome. Some thermal anomalies were also identified at Arenas Crater. Gas-and-ash emissions were periodically visible in webcam images. A small ash emission on May 3rd caused minor ashfall in several municipalities. The alert level remains at 2 on a scale of 4 colours.

Source: Servicio Geológico Colombiano.

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Latest : Obviously, access to the summit area of Stromboli (Sicily) is not for tomorrow!
In a bulletin issued on May 13th, 2022 at 4:44 p.m. (local time), INGV reported a thermal anomaly on the volcano.
A new bulletin published at 5:07 p.m. explained that an explosive sequence of major intensity had taken place on Stromboli at 4:43 p.m. at one, then several vents in the Center-South part of the crater. The explosions projected relatively large materials which fell on the crater terrace, as far as the Pizzo and, to a lesser extent, on the Sciara del Fuoco. . The ash cloud then moved south-southeast. .
The situation returned to normal around 6:35 p.m.

Source: INGV.

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Latest : Due to an increase in seismicity, the alert level for Awu (North Sulawesi, Indonesia) was raised from 2 to 3 on May 11th, 2022, The public and visitors should not approach within a 3.5 km radius from the summit crater.

The characteristics of the eruption of Mount Awu can be explosive, effusive, or phreatomagmatic. The last eruption in June 2004 created a lava dome in the crater. It has a diameter of about 370 m and a height of about 30 m. The 2004 eruption had a VEI 2. In the past centuries, powerful explosive eruptions produced devastating pyroclastic flows and lahars that caused more than 8 000 fatalities.

Source: VSI, The Watchers.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le Kilauea (Hawaii) de 2018 à 2022 // Kilauea Volcano (Hawaii) between 2018 and 2022

Le 3 mai 2022 a marqué le 4ème anniversaire du début de l’éruption spectaculaire du Kilauea en 2018. La lave a envahi une grande partie du District de Puna, avec des coulées qui ont détruit quelque 700 structures. L’événement a également été remarquable par l’effondrement du plancher du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du volcan. Dans un nouvel article Volcano Watch, le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) rappelle au public les événements qui ont émaillé les 4 dernières années. Dans le même temps, les scientifiques du HVO essayent de comprendre ce que les changements récents peuvent signifier pour l’activité du Kilauea dans les prochaines années.
En 2018, Kilauea était en éruption depuis 1983, donc 35 ans, au niveau du cratère du Pu’uO’o, au coeur de l’East Rift Zone. Le cratère de l’Halemaʻumaʻu a, lui aussi, repris du service et, de 2008 à 2018, il a hébergé un lac de lave qui a attiré des touristes du monde entier; J’étais l’un d’eux en 2011.

Photo : C. Grandpey

Alors que l’équipement du HVO enregistrait des changements sur le Kilauea en 2018, le premier événement majeur s’est produit le 30 avril 2018 avec l’effondrement soudain du Pu’uO’o.

Crédit photo : HVO

Quelques jours plus tard, le 3 mai 2018, l’activité sismique a migré vers les Leilani Estates où des fissures se sont ouvertes. 24 fissures ont été observées à la fin du mois de mai, 24 fissures et des coulées de lave ont envahi une partie du District de Puna jusqu’en septembre.

Crédit photo : HVO

Le cratère sommital de l’Halema’uma’u a également subi des changements majeurs avec, en particulier, la disparition du lac de lave. Des effondrements majeurs se sont accompagnés de séismes qui ont secoué l’ensemble du sommet. Au final, les effondrements ont abaissé le fond du cratère de plus de 500 m.

Crédit photo : HVO

La fin de l’éruption de 2018 et les événements d’effondrement de la caldeira ont été suivis d’une période de calme que le Kilauea n’avait pas connue depuis plus de 35 ans. Un nouveau changement est ensuite intervenu sur le volcan.
Pour la première fois dans l’histoire, une pièce d’eau est apparue au fond de la cavité en entonnoir de Halemaʻumaʻu. Observée pour la première fois en juillet 2019, l’eau a continué à remplir lentement le cratère au cours de l’année et demie suivante et a atteint une cinquantaine de mètres de profondeur.

Crédit photo : HVO

Dans la nuit du 20 décembre 2020, l’Halema’uma’u est entrée dans une nouvelle phase éruptive qui a fait s’évaporer le lac d’eau en moins de deux heures. En moins d’une journée, le niveau de la lave a dépassé le niveau précédent de l’eau et le lac a continué à croître et à remplir le cratère jusqu’en mai 2021.

Crédit photo : HVO

Après quelques semaines de repos, l’Halemaʻumaʻu a commencé une nouvelle éruption en septembre 2021 et elle continue à ce jour.

Les deux éruptions ont rempli l’Halemaʻumaʻu avec une hauteur de plus de 320 m de lave.

Crédit photo : HVO

Une activité de lac de lave presque continue s’est produite pendant des décennies au sommet du Kilauea au 19ème siècle. Toutefois, les scientifiques savent que le comportement du volcan peut changer rapidement d’un jour à l’autre. Une question importante est de savoir ce que les récents changements laissent présager pour l’avenir. L’apparition du lac d’eau au sommet en 2019 a rappelé le risque explosif sur le Kilauea. Aujourd’hui, on peut se demander si le volcan est en train de revenir à une période d’activité prolongée au sommet, comme ce fut le cas dans les années 1800, ou si l’activité ressemblera à celle des trois décennies qui ont précédé le début de l’éruption du Pu’uO’o. Même si le Kilauea est truffé d’instruments de mesure, personne n’est en mesure de répondre à ces questions.
Source : USGS, HVO.

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May 3rd, 2022 marked the 4th anniversary of the start of Kilauea’s dramatic 2018 eruption that destroyed much of lower Puna with lava flows that destroyed 700 structures or so. The event was also remarkable with the collapse of Halema’uma’u’s crater floor at the summit of the volcano. In a new Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the events of the past 4 years. At the same time, HVO scientists consider what these recent changes might mean for future activity at Kilauea.

Kilauea had been erupting for 35 years (1983–2018) at Pu’uO’o on the middle East Rift Zone. The summit crater of Halemaʻumaʻu joined the action, and from 2008 to 2018 hosted a lava lake that drew people from around the world; I was among them in 2011.

While HVO equipment was recording the beginning of changes at Kilauea in 2018, the first major visible sign that something special was happening occurred on April 30th, 2018 with the sudden collapse at Pu’uO’o. (see photo above)

Just a few days later, on May 3rd, 2018, seismic activity migrated beneath Leilani Estates and fissures opened. Before May was over, 24 fissures erupted and lava flows inundated parts of lower Puna until September. (see photo above)

The summit crater of Halemaʻumaʻu also underwent major change, and its lava lake disappeared This meant that ava flows in lower Puna were draining the summit magma reservoir, Halemaʻumaʻu underwent 62 collapses (some with explosive eruptions). Each collapse was marked by earthquakes that were felt throughout the summit. In the end, the collapses lowered the crater floor by more than 500 m. (see photo above)

The end of the 2018 eruption and caldera collapse events were followed by a period of quiescence that had been unknown at Kilauea for over 35 years. It also brought a new and interesting change to the volcano.

For the first time in history, a water lake formed within the deepened pit of Halemaʻumaʻu. First noticed in July 2019, the water continued to slowly fill the crater over the next year and a half until it was about 50 m deep. (see photo above)

On the night of December 20th, 2020, the water lake boiled away within an hour or two as Halemaʻumaʻu burst into eruption again. Within less than a day the new lava lake was deeper than the water lake had been, and it continued to grow and fill in the crater until May 2021. (see photo above)

After a few weeks’ rest, Halemaʻumaʻu began a new eruption in September 2021; the eruption continues to this day. These two eruptions have filled Halemaʻumaʻu with over 320 m of lava. (see photo above)

Nearly continuous lava lake activity occurred for decades at Kilauea’s summit in the 19th century. Scientists know that the volcano has the potential to change quickly from one day to the next. An important question is to know what the recent changes portend for Kilauea’s future. The appearance of the water lake at the summit in 2019 renewed attention on Kilauea’s explosive potential. One may wonder whether the volcano is returning to a period of prolonged summit activity similar to the 1800s, or whether future activity will be more similar to that in the three decades prior to the start of the Pu’uO’o eruption. Even though measuring instruments have been set up everywhere on Kilauea, no one is able to answer these quaestions.

Source: USGS, HVO.