Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique est relativement faible dans le monde en ce moment. C’est une bonne nouvelle avec l’épidémie de Coronavirus. Si une éruption majeure devait se produire ces jours-ci, ce serait une véritable catastrophe car il faudrait procéder à des évacuations en masse et des regroupements de populations dans des hébergements provisoires.

La sismicité a augmenté ces derniers jours sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Elle se caractérise par des épisodes de tremor presque continus et de fréquents signaux d’explosion. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à VIGILANCE (Watch). Aucune émission significative de cendre n’a été détectée sur les images satellites.
Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, le SERNAGEOMIN a élevé le niveau d’alerte du complexe volcanique d’Antillanca (Chili) à la couleur Jaune en raison d’une hausse de la sismicité à proximité du stratovolcan de Casablanca.

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Dans une note précédente, j’ai écrit qu’une lente inflation est observée sur le Kanlaon (Philippines) depuis 2017, et plus particulièrement sur les flancs inférieurs depuis mai 2019, et sur les flancs supérieurs depuis fin janvier 2020. Les données de déformation et la sismicité ont incité le PHIVOLCS à faire passer le niveau d’alerte à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 11 mars 2020. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.
Source: PHIVOLCS.

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Pour rappel, l’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère central sur l’île de Nishinoshima (Japon), avec un panache de cendres qui s’élève jusqu’à 1 km de hauteur. Les matériaux éjectés par le cratère retombent jusqu’à la base du cône. La lave entre également dans la mer. La zone d’exclusion marine a un rayon d’environ 2,6 km autour de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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En raison d’une baisse d’activité, le SERNAGEOMIN a abaissé le niveau d’alerte du Nevados de Chillán (Chili) à la couleur Jaune, le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs. Le public doit rester à au moins 3 km du cratère sur le flanc SO et à 5 km sur le flanc ENE.

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Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) sur le Taal (Philippines) et Volcano Island reste interdite d’accès. Elle fait partie de la zone de danger permanent. Des panaches de vapeur s’élèvent jusqu’à 50-100 m de hauteur. Il y a encore 4 131 personnes dans 11 centres d’hébergement et 17 563 autres personnes vivent dans d’autres endroits, chez des parents ou amis.
Source: PHIVOLCS.

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La température du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) est passée de 24°C à 40°C suite à une hausse de la sismicité sous le volcan. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1. Les autorités recommandent de ne pas s’approcher à moins de 400 m du lac.
GeoNet a confirmé que le réchauffement de l’eau était dû aux gaz chauds et aux fluides hydrothermaux générés par l’activité sismique enregistrée en février.
Source: GeoNet.

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Global volcanic activity around the world is rather low these days. It’s good news with the Coronavirus epidemic. Should a major eruption occur right now, it would be a real disaster with the evacuations and life in the camps.

Seismicity has been increasing the last few days at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) and is characterized by nearly continuous tremor and frequent small explosion signals. As a consequence, the Alaska Volcano Observatory has increased the aviation colour code to ORANGE and the volcano alert level to WATCH. No significant ash emissions have been detected in satellite images.

Source: AVO.

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As I put it before, SERNAGEOMIN has raised the alert level for the Antillanca Volcanic Complex to Yellow because of increased seismicity near Casablanca stratovolcano.

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In a previous post, I wrote that slow inflation has been observec at Kanlaon (Philippines) since 2017, and more particularly on the lower flanks since May 2019, and on the upper flanks since the end of January 2020. Both deformation and seismic data both prompted PHIVOLCS to raise the alert level to 1 (on a scale of 0-5) on March 11th, 2020. The public is reminded to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Just as a reminder, continuous activity has been observed at the central vent at Nishinoshima (Japan), including an ash plume rising as high as 1 km. Ejected material land near the cone’s base. Lava is also flowing into the sea. The marine exclusion zone has been defined as a radius of about 2.6 km from the island.

Source : Japan Coast Guard.

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Due to a decrease in activity, SERNAGEOMIN has lowered the alert level for Nevados de Chillán (Chile) to Yellow, the second lowest level on a four-colour scale. The public should stay at least 3 km away from the crater on the SW flank and 5 km away on the ENE flank.

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The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) on Taal (Philippines) and no entry is allowed onto Volcano Island, the area defined as the Permanent Danger Zone. Weak steam plumes are still risinf 50-100 m. There are still 4,131 people in 11 evacuation centers, and an additional 17,563 displaced people are staying at other locations.

Source : PHIVOLCS.

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The temperature of Mount Ruapehu‘s Crater Lake (New Zealand) increased from 24°C to 40°C in response to earthquakes beneath the volcano. The volcanic alert level remains at 1. Authorities recommend people do not enter the area 400 m around Crater Lake.

GeoNet confirmed that the warming was due to hot gases and hydrothermal fluids, following the seismic activity that was recorded in February.

Source : GeoNet.

Bouche éruptive sur Nishinoshima (Source: JCG)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi (Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 3 mars 2020, avec une colonne de cendre qui est montée à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur, selon les médias locaux. L’éruption a également déclenché des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 10 km de distance. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant quelques heures. L’aéroport international de Solo City – également connu sous le nom de Surakarta – a été temporairement fermé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le volume du dôme sommital du Merapi s’était réduit suite à l’épisode éruptif du 13 février 2020. Il est passé le 407 000m3 le 12 février à 291 000 m3 le lendemain de l’événement.
Il est conseillé aux villageois vivant sur les pentes du Merapi de rester à au moins 3 kilomètres du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

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Une brève augmentation de la sismicité a été observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février 2020. L’analyse des signaux révèle que la source de cette sismicité était localisée à 3 km sous le sommet, ce qui est normal pour le Ruapehu. Le tremor a augmenté brièvement le 29 février et le 1er mars, puis a diminué et a maintenant retrouvé des niveaux similaires.
En réaction à l’augmentation de la sismicité la semaine dernière, la température du lac de cratère est passée progressivement de 24 ° C à 30 ° C où elle se situe actuellement. Il a été observé une remontée de sédiments gris et des nappes de soufre jaune ont été observées à la surface du lac la semaine dernière. L’eau du lac déborde par le chenal d’évacuation habituel. Le passage de gaz et de fluides hydrothermaux à travers l’eau du lac montre que la ou les bouches situées au fond du lac fonctionnent normalement. Les émissions de CO2, de SO2 et H2S ont augmenté depuis les dernières mesures effectuées le 7 février 2020, mais les valeurs se situent à l’intérieur des plages mesurées l’année dernière.
Il n’est pas rare d’observer une hausse de la sismicité sur le Ruapehu. Des épisodes similaires d’augmentation de l’activité sismique et des émissions gazeuses ont été observés en mars 2018 et 2019, septembre 2017 et avril 2016. Aucun de ces événements n’a entraîné une augmentation significative de l’activité volcanique.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source: GNS Science.

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Au cours des dernières semaines, l’activité sismique a diminué sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission de gaz ou de cendre sommitale n’ont été observées depuis des émissions de vapeur mineures fin février. Étant donné que l’activité a maintenant retrouvé un niveau normal, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert et le niveau d’alerte volcanique à Normal.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Le Semeru (Indonésie) est bien actif ces jours-ci, avec des panaches de cendre qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Depuis le 26 février 2020, des matériaux incandescents sont éjectés à 10 – 50 m au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Le 2 mars, des coulées de lave descendaient le long du flanc sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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La lave continue à sortir du cratère principal du Karangetang (Indonésie). Elle a parcouru jusqu’à 1,8 km dans des ravines sur les flancs sud-ouest et ouest du volcan. L’incandescence est visible la nuit au niveau des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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La Garde côtière japonaise a présenté les résultats des mesures InSAR du 17 novembre 2019 au 28 février 2020 montrant la croissance du cône central sur l’île Nishinoshima, ainsi que les changements à la surface de l’île et l’expansion du littoral sous l’effet des coulées de lave. Lors d’un survol effectué le 17 février, on a observé une activité continue au niveau du cône au centre de l’île. Les matériaux éjectés atterrissent près de la base de l’édifice. La lave entre dans la mer sur les côtes N et E en générant des panaches de vapeur. Une décoloration de l’eau de mer a été observée le 4 février dans une zone à 9 km au sud de l’île. La zone d’exclusion marine conserve un rayon d’environ 2,6 km de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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On observe en moyenne chaque jour 18 explosions de faible à moyenne intensité sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les 26, 27 et 28 février, des lahars ont dévalé la ravine Huayuray-Pinchollo sur le flanc nord. Les coulées de boue étaient de taille faible à modérée et ont bloqué la route entre Chivay et Cabanaconde. Le niveau d’alerte reste à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs) et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec une moyenne de 15 explosions stromboliennes par heure. Elles génèrent des panaches de cendre jusqu’à 4 800 m de hauteur. Des matériaux incandescents  sont également éjectés à environ 300 à 500 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones situées jusqu’à 12 km du volcan.

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Juste pour l’anecdote – à mes yeux, c’est un exploit inutile – le funambule américain Nik Wallenda a traversé sur un câble le cratère du Masaya (Nicaragua) le 4 mars 2020. Il lui a fallu environ 30 minutes pour parcourir les 540 mètres. Pour des raisons de sécurité, l’homme portait un harnais et un masque à gaz. Wallenda a dû lutter contre le vent, qui, selon lui, était plus fort que lors de sa performance dans le Grand Canyon. A noter que pendant la mise en scène de ce pseudo événement, l’accès au cratère du Masaya a été interdit aux touristes. Sympa, non ? Le seul intérêt des images est de montrer que le lac de lave est en ce moment très profond au fond du cratère. Au vu du port du masque par le funambule, les gaz n’étaient pas très agressifs! lol
Ceux qui sont intéressés trouveront une vidéo et des photos à cette adresse:
https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Mount Merapi (Indonesia) went through another eruptive episode on March 3rd, 2020, with an ash column that rose up to 6,000 – 10, 000 metres, according to local news media. The eruption also unleashed pyroclastic flows that travelled as far as 2 kilometres down the slopes of the volcano. Ashfall was observed as far as 10 km away. The aviation colour code was raised to Red during a few hours. The international airport in Solo city – also known as Surakarta was temporarily closed.

As I put it before, the volume of Merapi’s summit lava dome decreased after the February 13th eruption which produced a 2-km-tall ash plume. The dome volume the day before the event was estimated at 407 000 m3, and afterward, on February 14th, it was reduced to 291 000 m3.

Villagers living on Mt Merapi’s slopes are advised to stay 3 kilometres from the crater. The alert level remains unchanged.

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A brief increase in seismicity was observed at Ruapehu Volcano (New Zealand). on February 22nd and 23rd, 2020. Analysis reveals that the source area was located 3 km beneath the summit, which is normal for seismic activity at Ruapehu. The volcanic tremor increased briefly on February 29th and March 1st, then declined and has now increased again to similar levels.

In response to last week’s seismic increase, the temperature of Crater Lake has slowly increased from 24 °C and is currently at 30 °C. Upwelling of grey sediment and sulphur slicks on the lake surface were observed last week. The lake water is being mixed and is overflowing through the usual outlet channel. The flow of gases and hydrothermal fluids through the lake show that the underlying vent area is open. The amounts of carbon dioxide (CO2) and sulphur gases (SO2 and H2S) have increased since the last measurements on February 7th, 2020, but the values are within the ranges measured over the past year,

It is not unusual to observe volcanic earthquakes at Ruapehu and similar episodes of increased seismic activity and gas flux were observed during March 2018 and 2019, September 2017 and April 2016. None of these resulted in a sustained increase in volcanic unrest.

The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Source: GNS Science.

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Over the past several weeks seismic activity has decreased at Pavlof Volcano(Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed since minor steam emissions in late February. Since activity is now at background levels, AVO has decreased the aviation colour code and the alert level to Green and Normal, respectively.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Semeru (Indonesia) is quite active these days, with ash plumes rising 200-500 m above the summit. Beginning on February 26th, 2020, incandescent material was ejected 10-50 m above the Jonggring-Seloko Crater, and by March 2nd, lava flows had travelled along the south flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside of the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: VSI.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia), travelling as far as 1.8 km down drainages on the SW and W flanks of the volcano. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

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The Japan Coast Guard has presented InSAR results from November 17th, 2019 to February 28th, 2020 showing growth of Nishinoshima’s central cone, along with changes to the island’s surface and expansion of the coastline from lava flows. During an overflight performed on February 17th, observers noted continuous activity from the central vent. Ejected material landed near the cone’s base. Lava flowed into the sea at the N and E coasts, causing rising steam plumes. Discoloured water had been seen on February 4th in an area 9 km S of the island. The marine exclusion zone has a radius of about 2.6 km from the island.

Source: Japan Coast Guard.

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A daily average of 18 low- to medium-intensity explosions is recordedat Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2 km above the summit. On 26, 27, and 28 February, lahars descended the Huayuray-Pinchollo drainage on the N flank. The lahars were small to moderate in size and blocked the Chivay-Cabanaconde road in the district of Cabanaconde. The alert level remains at Orange (the second highest level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside of a 12-km radiusfrom the crater.

Source: IGP.

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INSIVUMEH indicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala), with an average of 15 strombolian explosions per hour that generate ash plumes up to 4,800 m. Incandescent material is also ejected about 300 to 500 m above the crater. Ashfall has been reported in several areas located as far as12 km from the volcano.

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Just for the anecdote – to my eyes it is a useless feat – Nik Wallenda tightroped above the crater of Masaya Volcano (Nicaragua) on March 4th, 2020. It took him about 30 minutes to perform the 540 – metre walk on the wire.  For safety reasons, the man wore a harness and a gas mask. He had to battle the wind, which he said was worse than during his  walk over the Grand Canyon. It should be noted that during the staging of this pseudo event, access to the Masaya Crater was borbidden to the public. Nice, isn’t it? The only interest of the images is to show that the lava lake is currently very deep at the bottom of the crater. Judging from the way Wallenda is wearing his mask, volcanic gases were not very aggressive! lol
Those who are interested can find a video and photos at this address:

https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une diminution significative de l’activité sismique est observée dans la Péninsule de Reykjanes (Islande), et aucune inflation n’est détectée dans les données GPS et InSAR. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert.
Source: OMI.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué à la suite d’un épisode explosif survenu le 13 février 2020 et qui a produit un panache de cendre de 2 km de hauteur. Des matériaux ont été éjectés à moins de 1 km, avec des retombées de cendre dans un rayon de 10 km. Le volume du dôme la veille de l’événement était estimé à 407 000 mètres cubes, puis (le 19 février) à 291 000 mètres cubes.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

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Des observateurs locaux du San Miguel (El Salvador) ont signalé des grondements en provenance du volcan les 20 et 21 février 2020. On a observé une augmentation de l’amplitude des micro-séismes et de petites émissions de gaz dans le cratère principal. Les émissions de SO2 avaient également augmenté. Dans la matinée du 22 février, une émission de gaz et de cendre d’une dizaine de minutes a provoqué un petit panache qui s’est élevé à 400 m au-dessus du cratère.
Source: SNET.

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Pas d’inquiétude pour ceux qui voyagent actuellement en Nouvelle-Zélande! GeoNert indique qu’un essaim sismique mineur avec des événements d’une magnitude maximale de M 1,5 a été enregistré sous le Mont Ruapehu les 22 et 23 février 2020. Il n’y a pas de changement significatif dans la température du lac de cratère qui est restée stable à 24 – 25 ° C au cours de des derniers mois Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est Verte.
La dernière éruption du Ruapahu s’est produite en 2007, avec un VEI 1.
Source: GeoNet.

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Ce n’est pas de la volcanologie, mais la presse internationale a indiqué qu’une très violente tempête de sable – baptisée «calima» localement – en provenance du Sahara a affecté les Iles Canaries les 22 et 23 février 2020, avec d’innombrables annulations de vols et des milliers de touristes bloqués sur les îles, en particulier à Tenerife. Les vents très violents, atteignant parfois 140 km/h ont également ravivé les incendies de végétation déjà présents sur cette île. Les écoles étaient toujours fermées lundi et il était conseillé à la population de rester à l’intérieur des maisons. La circulation routière a été également fortement perturbée. Pour couronner le tout, des dizaines de touristes sont confinés dans leur hôtel suite à la détection d’un cas de coronavirus!

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Le Popocatepetl (Mexique) est bien actif ces jours-ci et plusieurs fortes explosions ont été enregistrées récemment. La dernière a été observée dans la matinée du 25 février 2020, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 8 kilomètres au dessus du niveau de la mer. De nouvelles émissions ont ensuite été observées ; les nauges de cendre s’étiraient jusqu’à 185 km du sommet.
https://youtu.be/r1B5PFee_w8

En 24 heures jusqu’au 24 février au soir, les réseaux de surveillance du CENAPRED ont enregistré 148 émissions de gaz avec un peu de cendre, une explosion modérée et 10 explosions mineures sur le Popocatepetl.
Un survol du cratère a été effectué le 18 février  2020. Le cratère interne présente toujours un diamètre de 350 m et une profondeur de 100 à 150 m. Il est essentiellement recouvert de téphra. Aucun changement significatif n’a été observé depuis le survol précédent. .
Source: CENAPRED.

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Au cours du mois écoulé, on a observé une hausse de l’activité sismique sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) qui est actuellement supérieure à la normale. En conséquence, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

Dans le même temps, les données satellitaires ne montrent pas d’activité éruptive récente ni de dépôts de cendre sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passeré le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

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A l’attention des volcanophiles qui se rendront prochainement sur l’île de la Réunion, voici l’essentiel du dernier bulletin émis par la Préfecture le 21 février 2020 :

Suite aux constatations de l’OVPF et aux différentes reconnaissances terrain, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE pour le Piton de la Fournaise à compter du vendredi 21 février 2020 à 7h.

L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos est levée à compter de cette date. Cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivais- Cratère Caubet ;
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) ;
• le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

A significant decrease in seismic activity is observed at the Reykjanes Peninsula (Iceland), and inflation is no longer detected in GPS and InSAR data. The aviation colour code has been lowered to Green.

Source: IMO.

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The volume of Merapi’s summit lava dome (Indonesia) has decreased following an explosive episode that occurred on February 13th, 2020 and that produced a 2-km-tall ash plume, ejected material within 1 km, and caused ashfall within a 10-km radius. The dome volume the day before the event was estimated at 407,000 cubic metres, and afterwards (on February 19th) was reduced to 291,000 cubic metres.

The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are advised to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

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Local observers of San Miguel (El Salvador) reported a series of rumbling noises on February 20th and 21st, 2020. The report noted an increase in amplitude of microearthquakes and minor gas emissions from the main crater. SO2 emissions had also increased. In the morning of February 22nd, an ash emission that lasted 10 minutes long resulted in a small gas-and-ash plume that rose 400 m above the crater.

Source: SNET.

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No worry for those currently travelling in New Zealand! GeoNert indicates that a minor seismic swarm with the larger events measuring M 1.5 was recorded beneath Mt Ruapehu on February 22nd and 23rd, 2020. There has been no significant change in the Crater Lake temperature which has been around 24 – 25 °C during the last few months The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Mt Ruapahu’s last known eruption occurred in 2007, with a VEI 1.

Source: GeoNet.

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This is not volcanology, but the international press has indicated that a very violent sandstorm – locally called « calima » – coming from the Sahara affected the Canary Islands on February 22nd and 23rd, 2020, with countless flight cancellations and thousands of tourists stranded on the islands, particularly in Tenerife. The very strong winds, sometimes reaching 140 km / h also revived the wildfires on this island. Schools were still closed on Monday and people were advised to stay inside the houses. Road traffic was also severely disrupted.

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Popocatepetl (Mexico) is quite active these days and several large explosions have been recorded recently. The last one was observed in the morning of February 25th, 2020, with an ash plume rising up to 8 kilometres above sea level. New emissions were later observed, drifting as far as 185 km from the summit.

https://youtu.be/r1B5PFee_w8

In 24 hours until February 24th in the evening, CENAPRED’s monitoring systems had identified 148 exhalations, one moderate explosion, and 10 minor explosions on Popocatepetl.

An overflight of the crater was performed on February 18th. The internal crater maintains a diameter of 350 m with a depth of 100 -150 m, mostly covered by tephra. No significant changes have been observed since the previous overflight. .

Source : CENAPRED.

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Over the past month, seismic activity has increased at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) and is now above background levels. Thus, AVO has increased the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

At the same time, satellite data shows no signs of eruptive activity or recent ash deposits at Semisopochnoi Aleutians / Alaska). Although seismic activity remains above background, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has reduced the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

 Le sable saharien se dirige vers Tenerife (Source: NASA)

Le Ruapehu et son lac de cratère (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. Pas d’événements majeurs à signaler au cours des derniers jours.

Au Kamchatka, le Sheveluch a connu un nouvel épisode éruptif le 10 avril 2019, avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 10 km d’altitude. Cet événement fait partie de l’activité habituelle de ce volcan.

Le niveau d’alerte pour ce volcan est maintenu à l’Orange.

S’agissant des autres volcans du Kamchatka, le niveau d’alerte du Karymsky et de l’Ebeko est Orange. Celui du Bezymianny et du Klyuchevskoy est Jaune.

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A noter en ce moment en Sicile « Etna 1669. Histoires de lave« .

Du 4 mars au 14 juillet 2019, sous l’égide de la Présidence de la région Sicile, se dérouleront des manifestations culturelles et scientifiques dans le cadre d’un événement intitulé »Etna 1669. Histoires de lave » consacré à la grande éruption de l’Etna au 17ème siècle, la plus dévastatrice et la mieux documentée pour l’époque.
Le programme de l’événement, également organisé par l’INGVde Catane, prévoit de nombreux événements avec la participation de toutes les municipalités impliquées dans l’événement historique.

Vous trouverez le programme (en italien) en cliquant sur ce lien :

http://comunicazione.ingv.it/images/news/news/Programma_Rassegna_eventi_Etna_1669_Storie_di_lava.pdf

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Dans ses dernières mises à jour, le CENAPRED indique que quelques dizaines (émissions de vapeur sont observées quotidiennement sur le Popocatepetl (Mexique). Elles s’accompagnent de gaz volcaniques et de petites quantités de cendre.
Un survol du volcan a été effectué le 8 avril, mais il n’a pas été possible de confirmer ou infirmer la présence d’un nouveau dôme de lave dans le cratère en raison de la couverture nuageuse et de la forte émission de vapeur et de gaz dans la zone du cratère. Bien que l’activité explosive ait diminué ces derniers jours, le CENAPRED souligne qu’il ne fat absolument pas s’approcher du volcan, en particulier près du cratère et, en cas de fortes pluies, s’éloigner des ravines à cause du risque de lahars.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune Phase 3.

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Comme cela arrive de temps en temps, la température du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) augmente à nouveau, ainsi que le tremor volcanique. Au cours des cycles de hausse de température précédents, cette augmentation du tremor a duré de quelques jours à plusieurs semaines.
Depuis 2009, la température du lac a souvent oscillé entre 15 et 45°C sur une période d’environ 12 mois. Cependant, en septembre 2018 et pendant les six mois suivants, la température du lac est restée à environ 30°C. Au cours des deux dernières semaines, la température a encore augmenté, à raison d’environ 0,5°C par jour, pour atteindre 42°C le 9 avril 2019.
Dans le passé, les éruptions du Ruapehu se sont souvent produites lorsque le lac dépassait 45°C. Cependant, une température de 46°C a été enregistrée en 2016, sans qu’une éruption se produise.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1.
Le dernier épisode éruptif du Ruapehu a eu lieu le 25 septembre 2007 avec un VEI de 3. La dernière éruption majeure a débuté le 16 juin 1996 et a duré jusqu’au 1er septembre de la même année. Elle avait un VEI de 3.
Source: GNS Science, The Watchers.

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Here is some news about volcanic activity around the world. No major events have benn observed during the past days.

Sheveluch (Kamchatka) went through a new eruptive episode on April 10th, 2019, with an ash plume up to 10 km above sea level. This event is part of the usual activity of the volcano.

The Aviation Colour Code remains Orange.

As far as the other volcanoes of Kamchatka are concened, the colour code is Orange as well for Karymsky and Ebeko. It is Yellow for Bezymianny and Klyuchevskoy.

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Right now in Sicily: « Etna 1669. Stories of lava« .
From 4 March to 14 July 2019, under the aegis of the Presidency of the Sicily Region, cultural and scientific events will take place during an event entitled « Etna 1669. Stories of lava » dedicated to the great eruption of tMount Etna in the 17th century. It was the most devastating and best documented for the time.
The program of the event, also organized by the INGV of Catania, provides for many events with the participation of all municipalities involved in the historic event.
You will find the program (in Italian) by clicking on this link:
http://comunicazione.ingv.it/images/news/news/Programma_Rassegna_eventi_Etna_1669_Storie_di_lava.pdf

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In its latest updates, CENAPRED indicates that a few tens of exhalations are identified daily at Popocatepetl (Mexico). They are accompanied by volcanic gases and small amounts of ash.
An overflight of the volcano was performed on April 8th but it was not possible to corroborate or discard the presence of a new lava dome in the crater because of the intense cloudiness, in addition to a high emission of steam and gases in the crater area. Although explosive activity has decreased in the past days, CENAPRED emphasizes that people should not go near the volcano, especially near the crater, and in case of heavy rains leave the bottoms of ravines because of the danger of lahars.
The alert level is kept at Yellow Phase 3.

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As this happens from time to time, temperature at Ruapehu’s crater lake (New Zealand) is again increasing, together with moderate levels of volcanic tremor. In previous heating cycles, this increased tremor lasted for a few days to several weeks.

Since 2009, the lake temperature has often ranged between 15 and 45°C over a period of about 12 months. However, in September 2018 and for the following 6 months the lake temperature remained at about 30°C. Over the last two weeks, the lake temperature has risen further, at a rate of around 0.5 °C per day, to 42 °C on April 9th, 2019.

In the past, eruptions at Ruapehu have occurred more often when the lake exceeded 45°C. However, a temperature of 46°C was recorded in 2016 with no eruption.

The Volcanic Alert Level remains at 1.

Ruapehu’s last eruptive episode took place on September 25, 2007 with a VEI of 3. The last major eruption started on June 16th, 1996, and lasted until September 1st of the same year. It had a VEI of 3.

Source: GNS Science, The Watchers.

L’activité du Popocatepetl en graphiques (Source: CENAPRED)

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

La lune et le Ruapehu (Nouvelle Zélande) // The Moon and Mt Ruapehu (New Zealand)

Des scientifiques américains du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA ont établi un lien entre les cycles des marées et l’éruption soudaine du Ruapehu en 2007. Ils pensent même que cette corrélation apparente pourrait offrir une solution pour prévoir les futures éruptions. Cependant, des scientifiques néo-zélandais ont émis des doutes et critiquent la méthodologie utilisée pour cette étude qui a été publiée dans la revue Scientific Reports.
L’étude a montré comment, juste avant l’éruption soudaine du Ruapehu le 25 septembre 2007, l’activité sismique à proximité du cratère correspondait étroitement aux changements bimensuels de la force de la marée. En examinant les données couvrant une douzaine d’années, les chercheurs ont constaté que cette corrélation entre l’amplitude du signal sismique et les cycles des marées est apparue seulement dans les trois mois précédant l’éruption de 2007.
Les marées terrestres sont gérées quotidiennement par l’attraction lunaire. Au cours des pleines et nouvelles lunes, l’attraction lunaire s’aligne avec celle du soleil, ce qui rend l’amplitude des marées un peu plus importante. Au cours du premier et du dernier quartier, l’amplitude des marées est légèrement plus faible. Alors que les marées sont généralement considérées comme une montée et une baisse des eaux, les contraintes gravitationnelles peuvent également affecter la croûte de notre planète. Beaucoup de recherches ont été effectuées afin de savoir si la force de marée peut déclencher des éruptions volcaniques, mais aucune réponse vraiment fiable n’a été fournie.
Les chercheurs du JPL qui ont travaillé sur le Ruapehu ont adopté un angle d’approche différent et ont recherché s’il existait un signal détectable associé à la force des marées et qui pourrait être une indication de l’approche d’une éruption. Ils ont choisi d’étudier le Ruapehu, d’une part parce que son activité est étroitement surveillée depuis des années par GNS Science, et d’autre part  parce qu’ils étaient particulièrement intéressés par les données provenant des capteurs sismiques situés près du cratère.
L’équipe scientifique s’est penchée sur 12 années de données sismiques et a recherché les périodes où apparaissait une corrélation entre la sismicité et les cycles lunaires. Les chercheurs ont constaté que pendant la majeure partie de cette période de 12 ans, il n’existait pas de corrélation entre l’activité sismique et les cycles lunaires, à l’exception des trois mois qui ont précédé l’éruption phréatique de 2007. Tandis que les fluctuations de l’amplitude sismique étaient subtiles, la force de la corrélation avec le cycle des marées atteignait 5 sigma, ce qui signifie que la probabilité que ce modèle soit dû au hasard était d’environ un sur 3,5 millions. [NDLR : 5 sigma est une mesure de la confiance des scientifiques à l’égard de leurs résultats.]
Pour comprendre comment la force des marées a pu avoir une influence sur le comportement du Ruapehu pendant ces trois mois, les chercheurs ont utilisé un modèle de tremor sismique qu’ils avaient développé précédemment. Il montre que lorsque la pression de la poche de gaz sous le volcan atteint un niveau critique – niveau auquel une éruption phréatique devient possible – les différentes contraintes associées au changement de force des marées étaient suffisantes pour changer l’amplitude du tremor. Ils sont persuadés que ce fut le cas en 2007. Lorsque la pression dans le système est devenue critique, elle est devenue sensible aux marées. Les scientifiques ont pu montrer que le signal était détectable. Ils voudraient maintenant recueillir plus de données concernant d’autres éruptions sur d’autres volcans pour voir si le signal de marée est apparu ailleurs.
Comme je l’ai écrit plus haut, les scientifiques néo-zélandais ont exprimé des doutes sur les résultats de l’étude et ont regretté l’absence de nombreux paramètres sismiques. Un chercheur néo-zélandais a déclaré que « l’étude considère le mécanisme comme un piégeage des gaz provoqué par des changements dans la perméabilité des roches, mais n’aborde pas directement la résistance de ces roches […] Avec seulement deux événements abordés par l’étude – et l’un d’eux pas « prévu » par le modèle – je ne suis pas sûr qu’elle puisse avoir une valeur prédictive. »
Source: New Zealand Herald.

Cette étude m’intéresse car j’ai moi-même fait des observations sur la corrélation possible entre la pression atmosphérique et l’activité éruptive en milieu strombolien. Vous trouverez un résumé de cette étude dans la colonne de gauche de ce blog.

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US scientists at NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) have linked tidal cycles to Mt Ruapehu’s surprise eruption in 2007, and even suggest the apparent correlation could offer a new way to predict future eruptions. However, New Zealand scientists have cast doubt over that idea and questioned the methodology used for the study which was recently published in the journal Scientific Reports..

The study indicated how, just before Ruapehu’s surprise eruption on September 25th, 2007, seismic tremors near its crater became tightly correlated with twice-monthly changes in the strength of tidal forces. Looking at data for this volcano spanning about 12 years, the researchers found that this correlation between the amplitude of seismic tremor and tidal cycles developed only in the three months before this eruption.

Earth’s tides rise and fall daily due to the gravitational tug of the moon as the Earth rotates.

In full and new moons, the lunar gravitational pull lines up with that of the sun, which makes the daily tidal bulges a little larger during those moon phases. During the first and third-quarter moons, the daily tidal bulge is slightly smaller. While tides are generally thought of as rising and falling waters, gravitational stresses can also affect the planet’s solid crust. A lot of research has been focused on whether or not tidal forces can trigger eruptions, but there is no definitive evidence that they do.

The Mt Ruapehu researchers wanted to take a different angle with their study and look at whether there was some detectable signal associated with tidal forces that could tell us something about a volcano’s criticality. The researchers chose to study Ruapehu partly because its activity has been closely monitored for years by GNS Science, and were particularly interested in data from seismic sensors located near the crater.

The team worked through 12 years of seismic data, looking for any period when the seismicity was correlated with lunar cycles. They found that for most of that period, there was no correlation between tremor and lunar cycles, except the three months before 2007’s phreatic eruption. While the fluctuations in seismic amplitude were subtle, the strength of the correlation to the tidal cycle was as strong as 5 sigma, meaning that the probability that pattern arose by chance was about one in 3.5 million.

To understand how tidal forces may have been affecting Ruapehu during those three months, the researchers used a model of seismic tremor that they had developed previously. It suggested that when the pressure of the gas pocket beneath the volcano reaches a critical level — a level at which a phreatic eruption was possible — the differing stresses associated with changing tidal forces were enough to change the amplitude of tremor. They are persuaded it was what happened in 2007. When the pressure in the system became critical, it became sensitive to the tides. The scientists were able to show that the signal was detectable. They would like to collect more data from other eruptions and other volcanoes to see if the tidal signal showed up elsewhere.

As I put it above, New Zealand scientists expressed doubts about the results of the study and explained that many seismic parameters were missing. One NZ researcher said that « the paper considers the mechanism to be one of gas trapping driven by changes in rock permeability, but doesn’t directly address the strength of this rock […] With only two events addressed by the paper – and one of them not « predicted » by the model – I am not confident that it would have any predictive value. »

Source: New Zealand Herald.

I was interested in this study as I have myself made observations about the possible correlation between atmospheric pressure and Strombolian activity. You will find an abstract of this study in the left-hand column of this blog.

Photos: C. Grandpey

Ruapehu (Nouvelle Zélande / New Zealand)

Lors d’une visite à la zone sommitale du Ruapehu le 23 novembre 2017, les scientifiques de GeoNet ont pu mesurer les émissions de dioxyde de carbone qui atteignaient 2 290 tonnes par jour, l’une des valeurs les plus hautes enregistrées ces dernières années. La température du lac était de 37°C, vers le haut de la fourchette de température habituelle.
Le tremor volcanique reste à des niveaux modérés.
Le beau temps qui régnait sur le volcan a également permis de prélever des échantillons d’eau dans le cratère ; les analyses sont en cours.
Bien que les émissions de gaz et les températures soient plutôt élevées en ce moment, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1. En effet, ce genre de situation apparaît périodiquement et les scientifiques de GeoNet pensent que l’on devrait rapidement observer un retour à la normale.

Source: Manawatu Evening Standard.

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During a visit to Mr Ruapehu’s summit area on November 23rd, 2017, GeoNet scientists could measure carbon dioxide emissions which reached 2,290 tonnes per day, one of the largest values recorded in recent years. The lake temperature was 37°C, near the top of its usual range.

The volcanic seismic tremor remains at moderate levels.

The fine weather also allowed for water samples to be taken from the crater, and analysis of those was underway.

Although gas emissions and temperatures are rather high at the moment, the volcanic alert level is kept at 1. This kind of situation appears periodically and GeoNet scientists think the volcano should settle down shortly.

Source: Manawatu Evening Standard.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Ruapehu (Nouvelle Zélande): Retour à la normale // Back to normal

drapeau francaisLe niveau d’alerte pour le Ruapehu vient d’être ramené à 1.

La température du lac de cratère est redescendue de 46°C à 23°C et les émissions gazeuses sont en baisse. Un survol du volcan effectué hier a révélé que ces émissions avaient retrouvé un niveau normal.

La couleur de l’alerte aérienne a, elle aussi, été abaissée au Vert.

Ces données montrent que la hausse d’activité enregistrée sur le Ruapehu est maintenant terminée, mais les volcanologues néo-zélandais continuent à surveiller le volcan étroitement.

Source : GNS Science.

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drapeau anglaisThe volcanic alert level of Mt Ruapehu has been reduced to 1.

The lake temperatures have dropped from 46°C to 23°C and gas emissions are decreasing. A flight yesterday found the gas output had returned to typical background levels.

The Aviation Colour Code is also changed, going from Yellow to Green.

The data indicates the period of higher than normal volcanic unrest is over, but GNS Science volcanologists continue to closely monitor the volcano.

Source : GNS Science.

Lord 04

Photo: C. Grandpey