Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution donne d’autres informations intéressantes sur l’activité volcanique dans le monde:

En Indonésie, des avalanches incandescentes  sont émises quotidiennement par le cratère Jonggring Seleko du Semeru. Elles parcourent de 200 à 1000 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des matériaux incandescens sont éjectés à une cinquantaine de mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE.

L’éruption strombolienne du Lewotolo se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant à 200-1 000 m au-dessus du sommet. Les explosions stromboliennes éjectent des matériaux à 100-600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

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Au Guatemala, les explosions du complexe de dômes du Santiaguito génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent de 600 à 900 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs et de cendres sont observées sur les flancs ouest et sud-ouest. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent.

L’activité strombolienne et effusive se poursuit sur le Pacaya. Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney éjectent des matériaux jusqu’à 200 m de hauteur. Des coulées de lave restent actives sur les flancs S et SO où elles parcourent jusqu’à 1,7 km.

On enregistre en moyenne 5 à 11 explosions par heure sur le Fuego. Elles génèrentnt des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc continuent de faire vibrer les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent le long de plusieurs ravines et atteignent souvent la végétation. Des matériaux incandescents sont éjectés de 100 à 300 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs secteurs.

Source: INSIVUMEH.

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On enregistre toujours une activité intense sur le Reventador (Equateur). La sismicité se caractérise par  42 à 106 explosions quotidiennes, des séquences de tremor volcano-tectoniques et harmoniques et événements longue période (LP). On observe souvent des panaches de gaz, de vapeur et de cendres. Une incandescence est visible au niveau du cratère et des blocs incandescents roulent  sur 600 à 800 m sur les flancs NE et S. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur le flanc N.

Source : Instituto Geofisico.

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The Smithsonian Institution’s latest Weekly Report gives some more interesting news about volcanic activity around the world:

In Indonesia, daily incandescent avalanches are emitted by the Jonggring Seleko Crater at Semeru. They travel 200-1,000 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Incandescent material is ejected 50 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

The strombolian eruption at Lewotolo continues with ash plumes rising 200-1,000 m above the summit. The strombolian explosions eject material 100-600 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the summer crater.

Source : PVMBG.

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In Guatemala, explosions at Santiaguito lava-dome complex generate ash plumes that rise 600-900 m above the summit. Block-and-ash avalanches are observed on the W and SW flanks. Ashfall is observed in downwind areas.

Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya. Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 200 m above the crater. Lava flows are active on the S and SW flanks and  travel as far as 1.7 km.

An average of 5-11 explosions per hour is recorded at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves keep rattling buildings around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation. Incandescent material is ejected 100-300 m above the summit. Ashfall has been reported in several areas.

Source : INSIVUMEH.

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Elevated activity continues to be recorded at Reventador (Ecuador). Seismicity is characterized by 42-106 daily explosions, volcano-tectonic and harmonic tremor events, and long-period earthquakes. Gas, steam, and ash plumes are often observed. Crater incandescence and incandescent blocks rolling 600-800 m down the NE and S flanks are observed on some nights. A new lava flow has appeared on the N flank.

Source : Instituto Geofisico.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le KVERT indique qu’un violent événement éruptif a eu lieu sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) le 18 janvier 2021 avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 7,5 km au-dessus du niveau de la mer. Le village de Kozyrevsk a reçu des retombées de cendres dans les heures qui ont suivi l’éruption. La couche de cendre a atteint un centimètre d’épaisseur. Il semble que la couleur et la structure de cette cendre soient différentes de celles des éruptions précédentes. Des échantillons ont été envoyés à l’Institut de Volcanologie pour une analyse chimique.

Dans ses derniers rapports, le KVERT dit qu’une coulée de lave continue d’avancer le long du flanc sud du volcan. Les données satellitaires montrent une anomalie thermique significative dans une zone du volcan

Le niveau d’alerte est maintenu à Orange.

Vue des panaches de cendre du Klyuchevskoy le 24 janvier 2021 (Crédit photo : KVERT)

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Une hausse de la sismicité avec 22 événements entre M 3,4 et M 4,1 a été enregistrée à moins de 35 km d’El Chichon (région du Chiapas / Mexique) entre le 24 décembre 2020 et le 19 janvier 2021. Les hypocentres ont été localisés à des profondeurs comprises entre 3 et 83 km. Suite à la récente sismicité, de nouveaux instruments sont installés sur le volcan pour surveiller la sismicité et les émissions de gaz. Des échantillons d’eau de source sont collectés pour analyse chimique.

La dernière éruption d’El Chichon a eu lieu du 28 mars au 11 septembre 1982, avec un VEI 5. Elle a détruit le dôme de lave sommital et déclenché des coulées pyroclastiques qui ont dévasté une zone d’environ 8 km autour du volcan. L’éruption a creusé un nouveau cratère de 1 km de large et 300 mètres de profondeur qui contient aujourd’hui un lac acide

Source: Service national de sismologie du Mexique (SSN), Smithsonian Institution.

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Un essaim sismique avec plus de 68 événements a été enregistré près de Rotorua (Nouvelle-Zélande) le 24 janvier 2021, avec des magnitudes allant jusqu’à M 4,9 et à une profondeur de 5 km. De nombreux habitants ont déclaré avoir ressenti les secousses.

GeoNet a expliqué que des essaims sismiques sont fréquents dans la Zone Volcanique de Taupo, en particulier dans le secteur entre Rotorua et Taupo, qui est tectoniquement actif. Le dernier essaim sismique de cette magnitude dans la caldeira remonte à juillet 2004. L’épicentre était situé juste au nord, près du lac Rotoehu. En 1998, un autre essaim a été enregistré juste au sud du dernier événement. Il a duré un mois, tandis que la séquence de 2004 a duré un peu plus de trois semaines.

Source: New Zealand Herald.

Rotorua et sa region (Source: Google Maps)

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En Sicile, les caméras de surveillance continuent de montrer une activité strombolienne à partir d’au moins deux bouches sur le Cratère SE de l’Etna. Une activité strombolienne est également observée à l’intérieur du Cratère NE, de la Voragine et de la Bocca Nuova. Le tremor se maintient à un niveau relativement élevé.

L’INGV indique qu’au vu des caméras de surveillance la coulée de lave émise de la zone cratèrique Nord du Stromboli n’est plus alimentée. On observe maintenant une activité strombolienne normale à partir de trois ou quatre bouches dans la zone cratèrique Nord, avec une douzaine d’explosions chaque heure. L’activité dans la zone Centre-Sud semble réduite. L’ampleur du tremor volcanique, la fréquence et l’énergie des événements explosifs montrent un certaine stabilité. Les données de déformation ne montrent aucun changement significatif.

Le volcan est particulièrement actif en ce moment et la situation peut, bien sûr, évoluer rapidement.

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Plusieurs médias indiquent que le Merapi (Indonésie) a connu un épisode éruptif dans la matinée du 27 janvier 2021 avec plusieurs coulées pyroclastiques qui ont  parcouru environ 1 500 mètres sur le versant SO du volcan.. Ce sont les plus longues coulées observées sur le volcan depuis que les autorités ont relevé le niveau d’alerte en novembre 2020. Ce niveau d’alerte est maintenu à 3 (Siaga) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger existante de 5 kilomètres autour du cratère.

Source: Médias d’information nationaux et internationaux.

Cette dernière séquence éruptive est provoquée par des effondrements du dôme sommital, déjà observés depuis plusieurs mois. Cela ne signifie pas forcément, comme on peut le lire parfois, que l’on se dirige vers une éruption majeure du Merapi.

Le Merapi le 27 janvier 2021 (Crédit photo : Slamet Riyadi)

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La situation reste relativement stable sur La Soufrière de St Vincent. Le dôme continue à croître lentement. Les scientifiques de la Univerity of the West Indies (UWI), épaulés par des collègues américains, continuent d’installer des instruments de surveillance sur le volcan. Les webcams en font partie, mais, autant que je sache, aucune d’elle de transmet des images à l’attention du public.

Le dernier bulletin à propos de La Soufrière indique que les scientifiques sont préoccupés par l’activité du dôme à proximité de la paroi intérieure sud du cratère. Une caméra a été installée au sommet pour suivre sa croissance et sa vitesse d’extrusion.

De plus, un miroir spécial a également été installé. A l’aide d’un faisceau de lumière, il permettra de faire des mesures précises. Les scientifiques sauront si le point où se trouve le miroir – sur le flanc sud du cratère – est en train de se déplacer. Si c’est le cas, cela signifie que le dôme exerce une pression sur le cratère, avec un possible danger d’effondrement.  .

Il y a actuellement pas mal de vapeur qui sort du cratère. Elle est probablement due au contact entre les sédiments et l’eau de pluie avec la roche très chaude du dôme.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange.

Source : UWI, NEMO.

Source : UWI

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi interne nord-ouest du cratère (voir photo ci-dessous). Le 25 janvier 2021, le lac de lave avait une profondeur d’environ 205 m et seule la partie ouest est actuellement active. Les émissions de SO2 restent élevées avec environ 2 200 tonnes par jour.

Les inclinomètres au sommet montrent une tendance déflationniste. Aucun magma ne migre actuellement vers les zones de rift du Kilauea.

Source: HVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

KVERT indicates that a poweful eruptive event took place at Klyuchevskoy (Kamchatka) on January 18th, 2021 with ash plumes rising up to 7.5 km above sea level. The Kozyrevsk village received ashfall with a one-centimetre layer in the hours after the eruption. It seems the colour and structure of the ash is different, from the previous eruptions. Samples were sent to the Institute of Volcanology for chemical analysis.

In its latest reports, KVERT says a lava flow continues to travel along the southern flank of the volcano. Satellite data show a large bright thermal anomaly in an area of the volcano

The alert level is kept at Orange.

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An increase in seismicity with 22 events between M 3.4 and M 4.1 has been registered within 35 km of El Chichon (Chiapas region / Mexico) between December 24th, 2020 and January 19th, 2021. The hypocentres were located at depths between 3 and 83 km.

Following the recent seismicity, more instruments are being installed on the volcano to monitor seismicity and gas emissions. Spring water samples ae collected for chemical analysis.

The last eruption of El Chichon took place from March 28th to September 11th, 1982, with a VEI 5. It destroyed the summit lava dome and triggered pyroclastic flows that devastated an area as far as about 8 km around the volcano. The eruption created a new 1-km-wide, 300-metre-deep crater that now contains an acidic lake

Source : Mexico’s National Seismological Service (SSN), Smithsonian Institution.

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A seismic swarm with more than 68 events was recorded near Rotorua (New Zealand) on January 24th, 2021, with magnitudes up to M 4.9 and depth of 5 km. Many residents reported feeling the quakes.

GeoNet explained that seismic swarms are ofte recorded in the Taupo Volcanic Zone, especially in the area between Rotorua and Taupo, which is tectonically active. The last swarm with quakes of this size within the caldera was in July 2004. It was located just north near Lake Rotoehu. In 1998, another swarm occurred just to the south of the latest event. It lasted for a month, while the 2004 sequence lasted just over three weeks.

Source: New Zealand Herald.

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In Sicily, the monitoring cameras still show strombolian activity from at least two vents at Mt Etna’s SE Crater. Strombolian activity is also observed within The NE Crater, Voragine and Bocca Nuova. The tremor remains at a relatively high level.

INGV indicates that in view of surveillance cameras the lava flow emitted from Stromboli’s northern crater zone is no longer supplied. Normal Strombolian activity is now observed from three or four vents in the northern crater zone, with a dozen explosions every hour. Activity in the Center-South area appears to be reduced. The magnitude of the volcanic tremor, the frequency and the energy of the explosive events show a certain stability. The deformation data shows no significant change.

The volcano is particularly active these days and the situation can change quickly.  

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Several news media indicate that Mount Merapi (Indonesia) erupted in the morning of January 27th, 2021 with several pyroclastic flows that travelled about 1,500 metres down the SW slopes of the volcano (see photo above). They were the volcano’s longest flows since authorities raised the alert level in November 2020. The alert level is kept at 3 (Siaga) and people should stay out of the existing 5-kilometre danger zone around the crater.

Source: National and international news media.

The last eruptive episode was caused by collapses of the summit dome. Similar collapses were already observed in the past months and do not necessarily herald a major eruption of Mt Merapi, as can be read on the social networks.

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The situation remains relatively stable at St Vincent’s La Soufrière. The dome continues to grow slowly. Scientists from the University of the West Indies (UWI), supported by American colleagues, continue to install monitoring instruments on the volcano. Webcams are one of them, but as far as I know none of them sends images to the public’s attention.

The latest update about La Soufriere indicates that scientists are concerned about activity close to the southern crater wall inside the crater. A camera has been installed at the summit to track the growth of the dome and its extrusion rate.

In addition, a special mirror was also installed. With a beam of light from the flanks, it will allow to make accurate measurements. Thus, the scientists will know if the point where the mirror is – on the southern crater flank – is moving. If so, this would mean the dome is pressing against the crater, with a possible collapse hazard. .

There is currently quite a lot of steam coming out of the crater. It is probably dur to the contact between the sediment and water due to rainfall and the hot rock of the dome.

The volcanic alert level remains at Orange.

Source: UWI, NEMO.

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 Kilauea (Hawaii) continues to erupt within Halema’uma’u Crater. Lava is coming out of a vent on the northwest side of the crater (see photo below). On January 25th, 2021, the lava lake was about 205 m deep and only the western half is currently active.

SO2 emission rates remain elevated at about 2,200 tons per day. .

The summit tiltmeters show a deflationary trend. No magma is currently moving into Kilauea’s rift zones.

Source: HVO.

Photo prise le 21 janvier 2021 depuis la lèvre sud de la caldeira sommitale du Kilauea. Elle montre la bouche active mentionnée ci-dessus. Cette bouche alimente le lac de lave. (Crédit photo: USGS).

La photo montre aussi qu’il ne s’agit pas d’un véritable de lave comme celui qui s’agitait dans le cratère de l’Halema’uma’u au cours de la dernière éruption du Kilauea , ou encore das les cratères du Nyiragongo ou de l’Erta Ale. Ici, l’image montre qu’il s’agit davantage d’un épanchement de lava alimentée par une bouche sur la paroi interne du cratère. Cette lave émise s’accumule ensuite dans la cratère mais ne présente pas les mouvements de convection que l’on voit habituellement dans les vrais lacs de lave. Pour qu’un tel lac naisse dans l’Halema’umau’, il faudrait que le niveau de la lave dans le cratère dépasse en hauteur la bouche qui l’émet. Peut-être qu’à ce moment-là, le lac prendra une autre allure…

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Photo taken on January 21st, 2021 from the southern rim of the Kilauea summit caldera. It shows the active vent mentioned above. This vent feeds the lava lake. (Photo credit: USGS).

The photo also shows that it is not a real lava like the one that stirred in Halama’uma’u Crater during the last Kilauea eruption, or even in the craters of Nyiragongo or Erta Ale. Here, the image shows that it is more of an effusion of lava fed through a vent on the inner wall of the crater. This emitted lava then accumulates in the crater but does not exhibit the convection motions usually seen in real lava lakes. For such a lake to appear in Halema’umau ’, the level of the lava in the crater would have to rise above the emitting vent. The lake might then assume on a different aspect …

Le réchauffement de l’Arctique menace les baleines grises // Arctic warming is a threat to grey whales

Les biologistes marins sont inquiets. La population de baleines grises connaît actuellement un déclin significatif et un taux de mortalité particulièrement élevé.

En 2016, la population de baleines grises comprenait 27000 individus, mais à partir de 2018, un nombre inquiétant de baleines a commencé à mourir. Depuis 2019, les baleines grises sont décimées par un phénomène appelé ‘événement de mortalité inhabituel’, Unusual Mortality Event, ou UME en anglais. Un UME est un phénomène au cours duquel un nombre important de mammifères marins meurt. Jusqu’à présent, l’UME en cours a provoqué 378 décès confirmés de baleines grises, et beaucoup d’autres n’ont probablement pas été enregistrés.

Les scientifiques ne savent pas exactement pourquoi les baleines meurent, mais dans une étude récemment publiée dans la revue Marine Ecology, les chercheurs pensent que c’est probablement le résultat de la famine due au manque de proies, en relation avec le réchauffement des eaux arctiques où elles se nourrissent. Si cette hypothèse est confirmée, il faut s’attendre à des décès de plus en plus fréquents à l’avenir car les eaux continuent de se réchauffer en raison du changement climatique d’origine anthropique.

La baleine grise de l’est du Pacifique Nord parcourt plus de 6500 kilomètres par an le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord, entre les aires d’alimentation de la Mer de Béring en été et les aires de reproduction le long de la Basse-Californie du Sud en hiver.

La pandémie de COVID-19 a entravé la surveillance et les comptages, mais d’après les observations effectuées jusqu’à présent, on a dénombré très peu de veaux et certaines baleines sont extrêmement maigres.

Il semble que l’accès à la nourriture dans la Mer de Béring soit la cause de cette situation difficile pour les cétacés. Le changement rapide des conditions climatiques dans l’Arctique perturbe les cycles normaux. Comme je l’ai déjà écrit, l’Arctique se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne mondiale et la glace de mer a atteint un niveau d’absence record à la fin de l’été et à l’automne. Cela a un impact sur les conditions météorologiques, sur les remontées d’eau et la production primaire dans l’Océan Pacifique Nord. La productivité primaire est un terme scientifique faisant référence à une mesure de la vie biologique dans l’océan. De façon saisonnière, à mesure que le temps se réchauffe et que les nutriments sont transportés vers la surface depuis le fond de l’océan grâce aux remontées d’eau, certaines zones de l’océan connaissent des proliférations de plancton. Tous les ans à la même époque, ces proliférations attirent des prédateurs qui arrivent de près et de loin. Si cette abondance de plancton n’existe plus, cela devient une menace pour la vie qui en dépend.

Selon le rapport 2020 de la NOAA sur l’Arctique, la productivité primaire dans la Mer de Béring a montré en 2020 des valeurs inférieures à la moyenne. Sur le long terme, alors que la plupart des régions arctiques comme le Groenland ont vu une augmentation de la productivité primaire, elle n’a pas évolué en Mer de Béring.

Les chercheurs craignent qu’avec le réchauffement du climat, la situation empire pour les baleines grises et d’autres mammifères marins. Il y aura de moins en moins de proies pour les baleines grises, ce qui aura sans aucun doute des effets importants sur la taille des cétacés. Étant donné que les baleines grises se nourrissent de diverses proies dans différentes aires d’alimentation, certaines parties de leur population seront plus résistantes à de tels changements dans l’Arctique tant que la quantité de  proies ne changera pas. Il est touefois probable que la population dans son ensemble diminuera avec la réduction de la capacité de charge environnementale.

Source: CBS News.

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Marine biologists are worried. The grey whale population is currently experiencing a significant decline and a particularly high mortality rate.

As of 2016 the population of grey whales consisted of 27,000 individuals, but starting in about 2018, unusual numbers of whales started dying off, alarming scientists. Since 2019, grey whales have been decimated through a phenomenon called unusual mortality event, or UME. A UME is an unexpected phenomenon during which a significant number of marine mammals die. So far, this UME has resulted in 378 confirmed grey whale deaths, and possibly many more that are unrecorded.  .

Scientists are not exactly sure why the whales are dying, but in a newly released study, published in the journal Marine Ecology, researchers conclude it is likely a result of starvation due lack of prey, probably caused by warming Arctic waters where they feed. If this hypothesis is confirmed, the concern is that mass die-offs may become more frequent in the future as waters continue to heat up due to human-caused climate change.

The eastern North Pacific grey whale travels over 6,500 kilometres a year each way up and down the west coast of North America between feeding grounds in the Bering Sea in summer and breeding grounds along the Baja California Sur in winter.

The COVID-19 pandemic has hampered monitoring, but from the limited observations so far, there are very few calves and some whales are emaciated.

It appears access to food in the Bering Sea is to blame. The rapid change in the Arctic is disrupting normal cycles. As I put it before, the Arctic has been warming at three times the rate of the global average, and sea ice has reached near record lows during late summer and autumn. This impacts weather patterns, upwelling and primary production in the North Pacific Ocean. Primary productivity is a scientific term referring to a measure of biological life in the ocean. Seasonally, as the weather warms and nutrients are transported to the surface from down below due to upwelling, parts of the ocean come alive with blooms of plankton. Like clockwork, these plankton blooms draw predators from near and far. But if these blooms decrease, it threatens the life that depends on them.

According to NOAA’s 2020 Arctic Report Card, primary productivity in the Bering Sea did show lower-than-average values in 2020. Over the longer term, while most Arctic regions, like Greenland, have seen an increase in primary productivity, the Bering Sea has basically flatlined.

Researchers are concerned that as the climate continues to warm, the challenges will continue to mount for grey whales and other marine mammals. The prey availability for grey whales will be negatively affected, which no doubt will have strong effects on the population size of the species. Since grey whales feed on a variety of prey in different feeding grounds, some parts of their population will be more resilient to such changes in the Arctic, as long as their localized prey does not change. For the population as a whole though, it is likely that the population will decline to the new environmental carrying capacity.

Source: CBS News.

Aire de distribution des baleines grises (Source: Cetacea)

La disparition de la glace // Ice disappearance

Une étude réalisée par des glaciologues de l’Université de Leeds en Grande-Bretagne et publiée le 25 janvier 2021 dans la revue The Cryosphere confirme la fonte rapide de la glace dans le monde. Les auteurs de l’étude expliquent que la glace terrestre fond plus rapidement aujourd’hui qu’au milieu des années 1990. Au final, on estime que la glace de mer, les calottes glaciaires et les glaciers dans le monde ont perdu dans leur ensemble 28 000 milliards de tonnes de glace depuis le milieu des années 1990. La vitesse de fonte annuelle de la glace est actuellement environ 57% plus rapide qu’il y a trois décennies.

La fonte de la glace terrestre sur les glaciers de l’Antarctique, du Groenland et des montagnes en général a ajouté suffisamment d’eau aux océans au cours des trois dernières décennies pour faire monter leur niveau moyen de 3,5 centimètres dans le monde. La perte de glace sur les glaciers des montagnes a représenté 22 pour cent de la perte totale annuelle de glace. Ce chiffre est remarquable quand on sait que cette fonte ne représente qu’environ 1 pour cent de toute la glace à la surface des terres.

Dans l’ensemble de l’Arctique, la surface occupée par la glace de mer rétrécit à une vitesse incroyable. 2020 a connu la deuxième plus faible étendue de glace de mer depuis l’apparition des données satellitaires il y  40 ans. En disparaissant, la glace de mer expose des zones présentant une eau sombre qui absorbe le rayonnement solaire au lieu de le renvoyer vers l’espace. Cette «amplification arctique» accélère la hausse des températures dans la région.

La température atmosphérique dans le monde a augmenté d’environ 1,1 degré Celsius depuis l’époque préindustrielle. Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que dans l’Arctique, la vitesse de réchauffement a été plus du double de la moyenne mondiale au cours des 30 dernières années.

À l’aide de données satellitaires couvrant la période 1994 – 2017, des mesures sur sites et des simulations informatiques, les scientifiques britanniques qui ont rédigé l’étude ont calculé que le monde perdait en moyenne 0,8 billion de tonnes métriques de glace par an dans les années 1990. Aujourd’hui, ce chiffre atteint 1,2 billion de tonnes métriques par an. [1 billion = 1012]

Source: Reuters, Yahoo News.

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 A study made by glaciologists at Leeds University in Britain and published on January 25th, 2021 in the journal The Cryosphere confirms tha fast melting of ice around the world. The authors of the study explain that Earth’s ice is melting faster today than in the mid-1990s. Altogether, an estimated 28 trillion metric tons of ice have melted away from the world’s sea ice, ice sheets and glaciers since the mid-1990s. Annually, the melt rate is now about 57 percent faster than it was three decades ago.

The melting of land ice on Antarctica, Greenland and mountain glaciers has added enough water to the ocean during the last three decades to raise the average global sea level by 3.5 centimetres. Ice loss from mountain glaciers accounted for 22 percent of the annual total ice loss, which is noteworthy considering it accounts for only about 1 percent of all land ice atop land.

Across the Arctic, sea ice is also shrinking at an incredible speed. 2020 was the second-lowest sea ice extent in more than 40 years of satellite monitoring. As sea ice vanishes, it exposes dark water which absorbs solar radiation, rather than reflecting it back out of the atmosphere. This ‘Arctic amplification’ boosts regional temperatures even further.

The global atmospheric temperature has risen by about 1.1 degrees Celsius since pre-industrial times. But in the Arctic, the warming rate has been more than twice the global average in the last 30 years.

Using 1994–2017 satellite data, site measurements and some computer simulations, the British scientists who wrote the study calculated that the world was losing an average of 0.8 trillion metric tons of ice per year in the 1990s, but about 1.2 trillion metric tons annually in recent years.

Source : Reuters, Yahoo News.

Photo : C. Grandpey