Kilauea (Hawaii) : Nouvelle carte du champ de lave // New map of the lava field

drapeau-francaisEn fonction des variations du débit de la lave à sa source sur le Pu’uO’o, les coulées changent leurs points de sortie sur l’East Rift Zone du Kilauea. Une nouvelle carte a été mise en ligne par le HVO ; elle montre l’emplacement des nouvelles sorties de lave le 16 février 2017.

L’emplacement du champ de lave actif en date du 12 janvier est représenté en rose, alors que son élargissement avec l’apparition de nouvelles coulées en date du 16 février est montré en rouge.

Les coulées de lave plus anciennes (1983-2016) sont représentées en gris.

La ligne jaune marque la trajectoire probable des tunnels de lave actifs (en pointillé quand le tracé est incertain).

Les lignes bleues sur le champ de lave du Pu’uO’o marquent les lignes de pente les plus abruptes. Elles ont été calculées à partir d’un modèle numérique (MN) datant de 2013, alors que les lignes bleues sur le reste de la carte sont les lignes de pente les plus abruptes calculées à partir d’un MN de 1983. Cette analyse des lignes de pente se base sur l’hypothèse que les modèles numériques représentent parfaitement la surface de la terre. Toutefois, ces modèles ne sont pas parfaits. Les lignes bleues donnent donc seulement une idée de la trajectoire possible qu’emprunteraient des coulées de lave.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAccording to the lava output from Pu’uO’o, the lava flows are changing on the slopes of Kilauea Volcano’s East Rift Zone. A new map has been released by HVO, showing where the news breakouts were located on February 16th 2017. .

The area of the active flow field as of January 12th is shown in pink, while widening and advancement of the active flow as of February 16 is shown in red.

Older Pu’uO’o lava flows (1983–2016) are shown in gray.

The yellow line marks the trace of the active lava tube (dashed where uncertain).

The blue lines over the Pu’uO’o flow field are steepest-descent paths calculated from a 2013 digital elevation model (DEM), while the blue lines on the rest of the map are steepest-descent paths calculated from a 1983 DEM. Steepest-descent path analysis is based on the assumption that the DEM perfectly represents the earth’s surface. DEMs, however, are not perfect, so the blue lines on this map can be used to infer only approximate flow paths.

Source: USGS / HVO.

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Source: USGS / HVO.

Carte plus grande avec ce lien: https://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-367.jpg

Bogoslof Island et les caprices du volcan // Bogoslof Island and the volcano’s whims

drapeau-francaisAvec les nombreuses éruptions qui ont eu lieu depuis le mois de décembre, la morphologie de Bogoslof Island est en constante évolution. Le 31 janvier 2017, sa superficie était d’un peu plus d’un kilomètre carré, soit environ trois fois sa taille en décembre 2016. Cependant, cette nouvelle terre est fragile et pourrait bien être éphémère. Elle est très sensible aux assauts des vagues, et le littoral continuera probablement se modifier dans les prochains mois. Parfois, ces changements sont rapides. L’AVO propose une série d’images montrant à quel point l’île s’est transformée entre mars 2015 et janvier 2017.

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drapeau-anglaisWith the numerous eruptions that occurred during the past months, the shape of Bogoslof Island is constantly changing. As of January 31st 2017, it was just over 1 square kilometre, about three times its size in December 2016. However, this new land is fragile and may be short-lived. It is highly susceptible to wave erosion, and the shoreline will likely continue to change. Sometimes those changes are quick. A composite image shows how much the island morphed just between January 16th and 18th.

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Source: USGS / AVO.

 

Les pôles continuent à fondre // The poles keep melting

drapeau-francaisSelon l’Organisation Météorologique Mondiale, l’étendue de glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique en janvier a été la plus faible jamais enregistrée. La glace de mer arctique a reculé à au moins trois reprises cet hiver alors qu’elle aurait dû se développer.
En janvier, la surface moyenne couverte par la glace de mer arctique était de 13,38 millions de kilomètres carrés. Le record précédent a été établi il y a tout juste un an, en janvier 2016, alors qu’il y avait 260 000 km2 de glace en plus. La glace de l’Arctique était inférieure de 8,6% à la moyenne de janvier, alors que la glace de l’Antarctique, où c’est actuellement l’été, était de 22,8% inférieure à la moyenne, selon les chiffres fournis par la NOAA.
Ces dernières années, les climato-sceptiques faisaient généralement référence à l’Antarctique, affirmant haut et fort que la glace de mer de développait de plus en plus autour du continent. Aujourd’hui, cet argument ne tient plus. Après avoir atteint un niveau record au cours de l’année 2014, la glace de mer de l’Antarctique s’est considérablement réduite à la fin de l’année 2016 et au début de 2017.
Bien que ce soit l’été en Antarctique, la glace de mer ne couvrait que 2 287 millions de kilomètres carrés le lundi 13 février, selon des données en temps réel du National Snow and Ice Data Center. C’était pratiquement le record précédent de 2,290 millions de kilomètres carrés le 27 février 1997. Le 14 février, l’étendue de glace avait encore diminué pour atteindre 2.259 millions de kilomètres carrés, ce qui sera un nouveau record une fois que les données seront confirmées.
La glace de mer est presque totalement absente en ce moment sur la côte de l’Antarctique Ouest, cette région où les immenses glaciers sont en train de reculer rapidement et font naître des inquiétudes quant à l’élévation du niveau de la mer.
Il est également important de noter que nous ne sommes qu’à la mi-février ; il se pourrait donc que l’Antarctique perde encore plus de glace de mer avant qu’elle ne recommence à se reformer, selon son cycle saisonnier.
Source: The Washington Post.

Pendant ce temps, les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont atteint un niveau record, avec 405,80 ppm sur le Mauna Loa le 15 février 2017.

A noter que la chaîne de radio France Info a mise en ligne sur son site web un e belle galerie d’images montrant les lacs d’eau de fonte à la surface de la calotte glaciaire du Groenland:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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En lisant l’article du Washington Post, on ressent la prudence du journaliste qui l’a rédigé. Il n’y est jamais fait mention du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines. L’article se termine par une note optimiste, avec la perspective de voir la glace de mer se reformer avec l’arrivée de l’hiver antarctique. Il est bien évident que le Président Trump n’apprécierait pas un article cautionnant la théorie du réchauffement climatique dans un journal aussi important et populaire que le Washington Post!

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drapeau-anglaisAccording to the U.N. World Meteorological Organization, the extent of sea ice in the Arctic and Antarctic in January was the lowest on record, while concentrations of carbon dioxide in the atmosphere hit a record. There have been at least three periods this winter when Arctic sea ice has retreated, when it should have been expanding.

This January, Arctic sea ice averaged 13.38 million square kilometres. The previous record low was just a year ago, in January 2016, when there was 260,000 square km more ice. Arctic ice was 8.6 percent below the average for January, while ice in the Antarctic sea, where it is summer, was 22.8 percent below the average, according to the U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

In recent years, those who had doubts about human-induced climate change usually referred to Antarctica, saying that the sea ice around the continent was growing. Now, the argument for doubters has got really complicated. After seeing a record high for total extent in the year 2014, Antarctic sea ice had been running very low in late 2016 and early 2017.

It is summer in Antarctica right now, and sea ice on Monday February 13th only covered 2.287 million square kilometres, according to « near-real-time data » from the National Snow and Ice Data Center. If that is correct, that would barely edge out the previous record low of 2.290 million square kilometres on February 27th, 1997. The records go back to 1979.

On February 14th this year, the ice extent shrank further down to 2.259 million square kilometres, underscoring the likelihood of a record, once the data is confirmed.

Sea ice is almost completely absent right now along the coast of West Antarctica in particular, a region where huge and fast-retreating glaciers have raised major concerns about potential sea-level rise.

It is also important to note that it’s still only mid-February, so it could be that Antarctic sea will lose more ice before it begins to refreeze and expand again, according to its seasonal cycle.  .

Source : The Washington Post.

Meantime, the carbon dioxide concentrations in the atmosphere reached a new record with 405.80 pp m on Mauna Loa (Hawaii) on February 15th 2017.

The French radio France Info has released on its website a nice galery of photos showing the meltwater lakes at the surface of Greenland’s ice cap:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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While reading this Washington Post article, one feels the caution of the journalist who wrote it. There is no mention of global warming caused by human activities. The article concludes with a note of optimism, with the prospect of seeing sea ice reappear with the arrival of the Antarctic winter. Obviously, President Trump would not appreciate an article endorsing the theory of global warming in a newspaper as popular as the Washington Post.

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Concentrations de CO2 dans l’atmosphère sur le Mauna Loa (Hawaii) le 15 février 2017. La hausse est constante, avec une progression d’environ 5 ppm au cours des deux dernières années.

Bogoslof (Alaska): Nouvelle éruption // New eruption

drapeau-francais21h50 le 17 février: Un nouvel épisode éruptif relativement important a débuté sur le Bogoslof à 9h55 (heure locale). La sismicité reste élevée. Les premières images satellites montrent un panache de cendre et des éclairs sont toujours détectés au moment de l’émission de ce bulletin. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et l’alerte volcanique a été élevée à Vigilance.

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17h00 le 18 février: Après l’éruption explosive qui s’est produite ce matin, la sismicité (telle qu’elle est détectée dans les îles voisines) a bien décliné et aucun nouvel éclair n’a été détecté. Les images satellites ne montrent plus d’émissions de cendre en provenance du volcan. Le nuage produit pendant l’éruption de ce matin est monté jusqu’à 7.500 mètres d’altitude.
L’AVO indique que le Bogoslof reste actif et imprévisible. D’autres explosions générant des nuages de cendre à haute altitude peuvent se produire à tout moment. Il se peut qu’une faible activité explosive se produise, mais l’AVO est dans l’incapacité de la détecter. De telles explosions de faible intensité peuvent toutefois constituer un danger pour le voisinage immédiat du volcan.
La couleur de l’alerte aérienne reste ROUGE.

Source : AVO.

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drapeau-anglais21:50 on February 17th: A significant explosive eruption began at Bogoslof volcano at 9:55 (local time). Pulses of seismicity are continuing. Preliminary satellite data show an ash cloud, and lightning continues to be detected. Thus, AVO has raised the Aviation Colour Code to RED and Alert level to WARNING.

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17:00 on February 18th: Following the explosive eruption that occurred this morning, seismicity as detected on neighbouring islands has been quiet, no lightning has been detected, and satellite images show no additional ash emission from the volcano. The volcanic cloud that was produced during the event rose up to 7,500 metres a.s.l.
AVO indicates that Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition. Additional explosions producing high-altitude volcanic clouds could occur at any time. Low-level explosive activity that is below the observatory’s ability to detect in their data sources may be occurring. These low-level explosions could pose a hazard in the immediate vicinity of the volcano.
The Aviation Color Code remains at RED.

Source: AVO.

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Echantillons de cendre du Bogoslof vus au microscope électronique à balayage.

(Source: AVO)