Barren Island (Inde / India)

drapeau-francaisSelon la presse indienne, le volcan de Barren Island, dans les îles Andaman et Nicobar, est en train de connaître un nouvel épisode éruptif. Le volcan est entré en éruption en 1991 après une période de repos de plus de 150 ans et il montre une activité intermittente depuis cette époque
Des chercheurs de l’Institut National d’Océanographie ont échantillonné les sédiments et l’eau à proximité du volcan et ont recueilli des matériaux pyroclastiques noirs comme du charbon à proximité immédiate du volcan. Des nuages de cendres s’élèvent au-dessus du cratère. Les échantillons aideront à mieux comprendre la nature de l’activité volcanique actuelle et passée dans la région.
Barren Island se trouve dans la mer d’Andaman. C’est le seul volcan actif connu en Inde. Comme les autres îles Andaman, Barren Island est administrativement rattachées à l’Inde et se trouve à environ 138 kilomètres au nord-est de Port Blair, la capitale du territoire.
Source: The Times of India.

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drapeau-anglaisAccording to the Indian press, the Barren Island volcano in the Andaman and Nicobar Islands is erupting once again. The volcano started erupting in 1991 after a dormant phase of over 150 years and has shown intermittent activity since then.

Researchers from the National Institute of Oceanography have sampled the sediments and water in the vicinity of the volcano and collected coal-like black pyroclastic material representing proximal volcanic ejecta. Ash clouds were seen rising above the crater. The samples will help in deciphering the nature of the present and past volcanic activity in the region.

Barren Island is an island located in the Andaman Sea. It is the only confirmed active volcano in India. Along with the rest of the Andaman Islands, it is a part of the Indian Union and lies about 138 km northeast of the territory’s capital, Port Blair.

Source: The Times of India.

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Les Iles Andaman (encadré rouge) son rattachées administrativement à l’Inde.

(Source: Wikipedia)

L’Erebus, un laboratoire interplanétaire en Antarctique // Mt Erebus, an interplanetary laboratory in Antarctica

drapeau-francaisL’Erebus est le volcan actif le plus au sud de notre planète. Il dresse ses 3794 mètres au-dessus de l’île de Ross en Antarctique. Les températures y sont glaciales la plupart du temps, mais cela n’empêche pas les scientifiques de rendre visite à ce volcan d’exception qui est l’un des rares à posséder un lac de lave. L’Erebus montre aussi une certaine ressemblance avec les mondes de glace qui se trouvent dans l’espace, ceux-là même où la NASA rêve d’envoyer un jour des robots.

Une équipe scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, basé à Pasadena en Californie, a passé le mois de décembre 2016 à explorer les grottes de glace qui se cachent sur l’Erebus. Pendant plusieurs semaines, les chercheurs ont testé des robots, une foreuse et des outils de cartographie assistée par ordinateur qui pourraient un jour permettre de comprendre les mondes glacés de notre système solaire. Ainsi, les températures d’Europe, l’une de lunes de Jupiter, plongent à des centaines de degrés au-dessous du zéro. La glace y est certainement différente de celle de la Terre; malgré tout, il existe certaines similitudes qui font de l’Erebus un bon terrain d’essai pour les technologies futures.
Les gaz de l’Erebus ont creusé de volumineuses grottes qui sont ornées de forêts de givre et de cathédrales de glace. La chaleur du volcan y maintient une température agréable, autour de zéro degré. Les gaz chauds qui s’échappent à la surface gèlent en formant des tours spectaculaires. A l’intérieur des grottes, le mélange d’air chaud et froid forme des «cheminées» de glace qui atteignent le sol. Ces dernières années, les scientifiques ont découvert une grande variété d’organismes microscopiques à l’intérieur de ces grottes. Ces extrémophiles prouvent que la vie est peut-être possible sur des planètes éloignées qui possèdent des systèmes de grottes identiques.
Au cours de leur mission, les chercheurs ont testé le PUFFER, un robot inspiré de l’origami, qui peut rester à plat pendant son stockage et « gonfler » pour explorer une zone plus vaste. Le PUFFER a déjà été testé dans la région autour du JPL, comme l’Arroyo Seco de Pasadena et dans d’autres environnements désertiques, mais jamais sur la neige.
Un autre outil pourrait être utile pendant les futures explorations : il s’agit d’un capteur de lumière structurée destiné à créer des cartes de grottes en 3D. Toutefois, la glace est un matériau qui pose des problèmes pour le rendu en 3D, en grande partie à cause de son fort pouvoir réfléchissant. La lumière a tendance à rebondir à sa surface et un ordinateur éprouve des difficultés à lire les données et reconstituer un espace.
Une mission sur l’Erebus n’est pas chose facile en raison de l’environnement hostile. Les scientifiques ont été confrontés à trois gros blizzards pendant leur voyage, chacun d’environ une semaine. Cela a entraîné des retards lorsque les hélicoptères d’approvisionnement ne pouvaient pas se déplacer en toute sécurité. S’agissant de l’alimentation en énergie, les éoliennes sur le volcan sont la source d’énergie la plus courante, même si elles sont confrontées aux accumulations de givre sur les pales, avec des vibrations susceptibles de les faire se briser.

Source: SpaceRef .

Voici une belle galerie de photos de l’intérieur de l’Erebus mise en ligne par le National Geographic :

http://photo.nationalgeographic.fr/descente-au-coeur-du-mont-erebus-un-volcan-actif-en-antarctique-2158#dome-d-une-grotte-de-glace-32882

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drapeau-anglaisMt. Erebus is our planet’s southernmost active volcano, reaching 3,794 metres above Ross Island in Antarctica. Temperatures at the surface are well below freezing most of the year, but that doesn’t stop visits from scientists: Erebus is also one of the few volcanoes in the world with an exposed lava lake. It’s also a good stand-in for a frozen alien world, the kind NASA wants to send robots to someday.

A scientific team from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL), Pasadena, California, spent the month of December exploring ice caves beneath the volcano. For several weeks, they tested robots, a drill and computer-aided mapping technology that could one day help understand the icy worlds in our outer solar system. Thus, Europa’s temperatures are hundreds of degrees below freezing; its ice is certain to be different than that of Earth’s; but there are some similarities that make Erebus a good testing ground for future technologies.

Mt Erebus’gases have carved out massive caves, which are filled with forests of hoarfrost and cathedral-like ice ceilings. The heat from Erebus keeps the caves cozy, about 0 degrees Celsius, and drives warm gases out of vents at the surface, where they freeze into towers. Within the caves, the mixing of warm and cold air forms icy « chimneys » that reach toward the ground. In recent years, scientists have discovered a diverse array of microscopic organisms living in their interior. These extremophiles suggest that life might be possible on distant planets with similar cave systems.

During their mission, the researchers tested PUFFER, an origami-inspired robot that can sit flat during storage and « puff up » to explore a wider area. PUFFER has driven extensively around JPL, in Pasadena’s Arroyo Seco and other desert environments, but not on snow.

Another tool that that could be helpful for future explorers is a structured light sensor used for creating 3-D cave maps.

Ice is a hard material to 3-D model, in large part because it’s so reflective. Light has a tendency to bounce off its surface, making it difficult for a computer to read that data and reconstruct a space.

Working on Mt Erebus entails a lot of difficulties, due to the adverse environment. The scientists faced three large blizzards during their trip, each lasting around a week. That led to travel delays when supply helicopters couldn’t make safe passage.Wind turbines on the volcano are the most common form of energy, though they face their own challenges: frost builds up on the blades, causing them to vibrate themselves to bits.

Source : SpaceRef..

Here is a nice gallery of photos showing Mt Erebus’interior, released by the National Geographic :

http://photo.nationalgeographic.fr/descente-au-coeur-du-mont-erebus-un-volcan-actif-en-antarctique-2158#dome-d-une-grotte-de-glace-32882

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Vue aérienne du cratère de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

 

Mesure de la composition chimique des gaz du Kilauea (Hawaii) // Measurement of the chemical composition of Kilauea gases (Hawaii)

drapeau-francaisLe HVO a publié des photos très intéressantes du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u et de l’intérêt scientifique qu’il représente. L’une des images montre un scientifique du HVO en train d’effectuer des mesures à l’aide d’un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) qui a été installé sur la lèvre du cratère pour mesurer les gaz émis par le lac de lave.

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Crédit photo (HVO)

Le spectromètre FTIR mesure en continu les gaz contenus dans le panache volcanique (H2O, CO2, SO2, HCl, HF, CO, COS, etc.) à partir des spectres d’absorption par les gaz de la radiation infrarouge émise par la lave. Les mesures avec le spectromètre FTIR permettent de détecter les modifications intervenues dans la composition des gaz, ce qui donne un aperçu du fonctionnement interne du Kilauea. Chez les volcans hawaïens, le magma provient du manteau qui se trouve à une soixantaine de kilomètres sous la surface et il atteint un réservoir qui se trouve à moins de 2 km de profondeur. Lorsque la pression diminue, les gaz dissous dans le magma s’échappent sous forme de bulles. Le magma continue son ascension vers la surface le long d’un conduit peu profond qui alimente le lac de lave de l’Halema’uma’u où le magma continue à dégazer. Sur la photo, on peut voir une brume bleutée typique des gaz soufrés qui s’échappent du lac de lave. Ces gaz sont agressifs. C’est la raison pour laquelle le scientifique porte un masque à gaz pendant son travail. .

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drapeau-anglaisHVO has released very interesting photos of the lava lake within Halema’uma’u Crater and the scientific interest it represents. One of the images shows an HVO scientist using a Fourier transform infrared (FTIR) spectrometer (see photo above) which has been set up on the crater rim to measure volcanic gases emitted by the lava lake.

The FTIR spectrometer continuously measures the gases in the volcanic plume. Most of the gases emitted during a volcanic eruption include water vapour (H2O), carbon dioxide (CO2), and sulphur dioxide (SO2). The measurements with the FTIR instrument help detect changes in gas composition, which can provide insight into the inner workings of Kilauea Volcano. At Hawaiian volcanoes, magma ascends from the mantle more than 60 km below the surface, to a reservoir less than 2 km deep. As the pressure decreases, the gases dissolved in the magma bubble out and escape. Magma continues to rise through a shallow conduit to the Halema’uma’u lava lake, where it continues to degas. For instance, the blue haze is indicative of sulphur gases which are aggressive. This is the reason why the scientist is wearing a gas mask while working.