Sabancaya (Pérou / Peru): L’éruption continue // The eruption continues

drapeau-francaisDans son dernier bulletin, l’IGP indique que l’éruption du Sabancaya continue. On enregistre en moyenne 23 explosions par jour. Elles envoient des panaches de cendre jusqu’à 3000 mètres de hauteur. On n’enregistre pas de déformation de l’édifice volcanique. Les émissions de SO2 atteignent une moyenne de 2360 tonnes par jour.

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drapeau-anglaisIn its latest report, IGP indicates that the eruption of Sabancaya continues. An average of 23 explosions is recorded each day. They send ash plumes up to 3,000 metres above the crater. No deformation of the volcanic edifice has been observed. SO2 emissions reach an average of 2,360 tonnes per day.

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Source: Webcam IGP.

Forte sismicité dans l’ouest de la Turquie // Strong seismicity in western Turkey

drapeau-francaisDes essaims sismiques à faible profondeur affectent en ce moment la pointe de la péninsule de Biga dans l’ouest de la Turquie. En particulier, on a enregistré quatre événements supérieurs à M 5 qui ont gravement endommagé plus de 350 bâtiments. Les séismes se produisent à l’intersection de la faille de Kestanbol et de la ligne de failles d’Edremit. L’événement le plus significatif jusqu’à présent a atteint une magnitude de M 5.4 le 6 février 2017, à une profondeur de 6 km. Il a été précédé d’un événement M 5.2. Le même secteur avait déjà été secoué par un séisme de M 5.3 le 7 février et un autre de M 5.0 le 12 février. Tous se sont produits à des profondeurs entre 6 et 10 km. Selon les données fournies par le CSEM, depuis le 1er janvier 2017 la région a enregistré un total de 1 096 séismes

Suite aux séismes ayant causé la plus de dégâts, le gouvernement turc a mis en place un petit village constitué de maisons de chantier pour les personnes ayant besoin d’un abri et il a été demandé aux habitants de ne pas pénétrer dans des bâtiment tant que l’évaluation officielle des risques n’a pas été effectuée.
Le dernier grand séisme sur la faille d’Edremit a atteint M 6.7 en 1944. Il ne serait donc pas surprenant qu’un puissant séisme se produise à nouveau dans cette région. La faille d’Edremit fait actuellement l’objet de toutes les attentions.
La région possède l’une des activités hydrothermales les plus remarquables de la Turquie, avec des températures de l’eau pouvant atteindre174 ºC. On a remarqué que les essaims sismiques se produisent souvent dans les zones géothermales où les failles sont lubrifiées par l’eau chaude, ce qui facilite leur glissement.
Source: The Watchers.
Https://watchers.news/2017/02/12/earthquake-swarm-western-turkey/

La Turquie est un pays souvent secoué par des séismes. Cela est dû à la présence de plusieurs failles actives. La plus célèbre est la faille nord-anatolienne qui traverse la Turquie d’est en ouest, de l’Iran à la Thrace. Même si, en général, on ne la considère pas comme une faille transformante comme la faille de San Andreas en Californie, elle résulte du jeu des mouvements des plaques lithosphériques, notamment de la plaque arabique qui s’enfonce dans la plaque eurasienne tout en ouvrant la Mer Rouge. En conséquence, le sud et le nord de la Turquie coulissent le long de cette fracture à une vitesse moyenne d’environ 2,5 cm par an, en remarquant que les mouvements se produisent de façon brutale, par à-coups, avec des déplacements pouvant atteindre 3 mètres en moins d’une minute dans la région d’Izmit où le séisme du 17 août 1999 a atteint une magnitude de 7,4. La sismicité de la faille nord-anatolienne a migré d’est en ouest au fil des décennies.

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A noter que, selon le maire d’Ankara, les séismes enregistrés actuellement en Turquie pourraient bien être provoqués par une main étrangère..! Vous aurez plus de détails en cliquant sur ce lien:

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=137550

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drapeau-anglaisA series of shallow are shaking the tip of the Biga Peninsula in Western Turkey this month. The sequence includes four events above M 5 that seriously damaged more than 350 buildings. The quakes are occurring at the intersection of the Kestanbol Fault and the Edremit Fault Zone. The strongest quake so far was M 5.4 on February 6th, 2017at a depth of 6 km. It was preceded by an M 5.2 event. The same area was hit by an M 5.3 quake on February 7th and M 5.0 on February 12th. All quakes occurred at depths between 6 and 10 km. Since January 1st, the region has seen a total of 1 096 earthquakes, according to data provided by the EMSC.

As a result of the most damaging earthquakes, the Turkish Government has built a small village from container houses for those who needed shelter and asked residents not to enter any building before official building assessment.

The last large earthquake on the Edremit fault was an M 6.7 event in 1944. Therefore, a similar quake in the future would not be surprising. Thus, seismicity around the Edremit fault should be closely monitored.

The area is one of the most active geothermal regions in Turkey, with some water temperatures reaching 174 ºC.  It has been noticed that seismic swarms generally occur in geothermal areas where faults are lubricated by hot water, making them easier to slip.

Source: The Watchers.

https://watchers.news/2017/02/12/earthquake-swarm-western-turkey/

Turkey is a country which is often shaken by earthquakes. This is due to the presence of several active faults. The most famous is the North-Anatolian fault which crosses Turkey from east to west, from Iran to Thrace. Although it is not generally considered to be a transforming fault like the San Andreas fault in California, it results from the movement of the lithospheric plates, notably the Arabic plate which penetrates into the Eurasian plate while opening the Red Sea. As a result, southern and northern Turkey slide along this fracture at an average velocity of about 2.5 cm per year. The movements occur suddenly, with displacements up to 3 metres in less than a minute in the Izmit region where the earthquake of 17 August 1999 reached a magnitude of  M 7.4. The seismicity of the North-Anatolian fault has migrated from east to west over decades.

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According to the mayor of Ankara, the current earthquakes in Turkey might well be caused by « a foreign hand »! You’ll get more details by clicking on this link:

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=137550

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Les failles de la Turquie occidentale et les impacts sismiques actuels.

(Source: tremblor.net)

Le coût du réchauffement climatique en Alaska // The cost of global warming in Alaska

drapeau-francaisUne étude réalisée par l’Environmental Protection Agency et qui vient d’être publiée par la National Academy of Sciences a estimé le coût des dégâts aux routes et infrastructures publiques induits par le réchauffement climatique en Alaska. L’étude, réalisée à la fin du mandat présidentiel de Barack Obama, met en avant la responsabilité des hommes dans le réchauffement climatique, mais aussi leur aptitude à le ralentir. Au train où vont les choses et si rien n’est fait, les dégâts causés par les précipitations excessives, les inondations, la fonte du permafrost et l’érosion littorale coûteront 5,5 milliards de dollars en 2099. Ce chiffre inclut les réparations à effectuer, entre autres, dans les aéroports, sur les oléoducs, les voies ferrées, les routes et les bâtiments publics. En revanche, si des efforts sont accomplis pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau recommandé par la COP 21 de Paris en 2015 (élévation des températures limitée à 2 degrés maximum), ce chiffre pourrait s’abaisser à 4,2 milliards de dollars.

En Alaska, ce sont les routes qui souffrent le plus du réchauffement climatique et de la fonte du permafrost qui provoque leur dégradation rapide. Les dégâts subis, pour la même raison, par les bâtiments viennent en deuxième position.

Pour des raisons de concentration de population évidentes, ce sont les parties méridionale et le centrale de l’Alaska qui pâtiront le plus du réchauffement climatique. Le coût sera négligeable pour la Chaîne des Aléoutiennes.

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drapeau-anglaisA study by the Environmental Protection Agency that has just been published by the National Academy of Sciences has estimated the cost of damage to roads and public infrastructure caused by global warming in Alaska. The study, carried out at the end of Barack Obama’s presidential term, highlights the responsibility of men in global warming, but also their ability to slow it down. From the way things are going, if nothing is done, the damage caused by excessive rainfall, flooding, permafrost melting and coastal erosion will cost $ 5.5 billion in 2099. This includes; among others, the damage caused to airports, pipelines, railways, roads and public buildings. However, if efforts are made to reduce greenhouse gas emissions to the level recommended by Paris’s COP 21 in 2015 (temperature rise limited to a maximum of 2 degrees), this figure could drop to 4.2 billion dollars.
In Alaska, it is the roads that suffer the most from global warming and the melting of permafrost which causes their rapid degradation. The damage suffered, for the same reason, by the buildings comes second.
For obvious population concentration reasons, the southern and central parts of Alaska will suffer the most from global warming. The cost will be negligible for Aleutians.

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La fonte du permafrost (ou pergélisol) concerne tout le nord du continent nord-américain. On en a un exemple ici à Dawson City dans le Yukon canadien. (Photos: C. Grandpey)