Kilauea (Hawaii): La lave continue à entrer abondamment dans l’océan // Lava keeps flowing profusely into the ocean

drapeau-francaisUn survol du Kilauea effectué le 9 février par la compagnie Paradise Helicopters a permis de constater que la «lance d’incendie» sur le site de Kamokuna continuait à déverser des millions de mètres cube de lave dans l’Océan Pacifique.
Le lac de lave à l’intérieur du Pu’uO’o reste bien actif.
Plusieurs lucarnes se sont ouvertes dans les tunnels de lave de la coulée 61g dans la partie haute du champ de lave.
Les deux sorties de lave qui étaient apparues des derniers temps dans la partie nord-est de la coulée 61g semblent s’être taries car aucune coulée de surface n’a été observée pendant le vol.

Pour atteindre par la côté est (Kalapana) le nouveau point d’observation de l’entrée de la lave en mer, les visiteurs doivent parcourir environ 6,7 km le long de la route en terre battue. Le point d’observation est ouvert tous les jours de 15 heures à 21 heures. Depuis le côté ouest, les visiteurs devront marcher environ 8 km à partir du poste de rangers situé à l’extrémité de la  Chain of Craters Road.
Il est fortement recommandé aux visiteurs de porter des chaussures robustes, des gants pour se protéger les mains, ainsi qu’un pantalon long pour se protéger contre l’abrasion de la lave. Ils ne doivent pas oublier d’emporter beaucoup d’eau (trois à quatre litres par personne). Les personnes qui prévoient de rester après la tombée de la nuit auront besoin d’une lampe de poche et / ou d’une frontale avec des piles de rechange.
Vous trouverez la vidéo à cette adresse:
https://youtu.be/hmLo5bB_Itg

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drapeau-anglaisA Paradise Helicopters overflight of Kilauea Volcano on February 9th allowed to see that the “firehose”at the ocean entry is still very active and keeps dumping millions of cubic metres of lava into the Pacific Ocean.

The lava lake inside Pu’uO’o remains active.

Several skylights have opened up above the 61g lava tube system on the upper flow field.

The two recent flows on top of the tube system and just to the northeast of 61g appear to have dried up. No active surface flows could be located during the flight.

To reach the new lava viewing area from the east (Kalapana side), visitors must hike about 6.7 km one way along the gravel emergency access road. This entrance is open daily from 3 p.m. to 9 p.m. From the park, or west side, visitors can hike out from the Coastal Ranger Station at the end of Chain of Craters Road, about 8 km one way.

Hikers should wear sturdy shoes, gloves to protect the hands, and long pants to protect against lava rock abrasions. They should not forget to carry plenty of water (three to four litres per person). Visitors who plan to stay after dark need a flashlight and/or headlight with extra batteries.

The video can be found at this address:

https://youtu.be/hmLo5bB_Itg

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Crédit photo: HVO.

 

Bientôt un Bureau de Surveillance Volcanique aux Etats-Unis ? // A Volcano Watch Office soon in the U.S .?

drapeau-francaisSelon les journaux américains, des sénateurs de l’Alaska, de l’Etat de Washington et d’Hawaï ont présenté un projet de loi visant à améliorer la surveillance volcanique et les capacités d’alerte précoce.
La mesure inclurait les observatoires des volcans d’Alaska, de la Chaîne des Cascades et d’Hawaii dans un système connexe et créerait un Bureau de Surveillance Volcanique opérationnel 24 heures sur 24. Ce Bureau permettrait une appréciation permanente de la situation des volcans actifs des États-Unis et des territoires qui en dépendent.
L’Observatoire des Volcans d’Alaska est doté depuis longtemps d’un budget insuffisant et figure pourtant parmi les observatoires les plus sollicités au monde. L’Observatoire des Cascades surveille les volcans dans les États de Washington, de l’Oregon et de l’Idaho, tandis que deux des volcans les plus actifs, le Kilauea et le Mauna Loa, sont surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de loi (Bill). La loi (Act) doit être votée pour que la mesure soit officielle.

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drapeau-anglaisAccording the U.S. newspapers, U.S. senators in Alaska, Washington and Hawaii have proposed legislation intended to improve volcano monitoring efforts and early warning capabilities.

The measure would put the Alaska, Cascades and Hawaiian volcano observatories into a connected system and create a 24-hour Volcano Watch Office to provide ongoing situational awareness of active volcanoes in the U.S. and its territories.

The Alaska Volcano Observatory has long been underfunded and is among the busiest observatories in the world. The Cascades observatory monitors volcanoes in the states of Washington Oregon and Idaho, whereas two of the most active volcanoes, Kilauea and Mauna Loa, are monitored by the Hawaiian Volcano Observatory.

For the moment, it is only a Bill, namely a proposed legislation. It needs to become an Act to be official.

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Le Redoubt est surveillé par l’Alaska Volcano Observatory.

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Le St Helens est surveillé par la Cascades Volcano Observatory.

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Le Kilauea est surveillé par le Hawaiian Volcano Observatory.

(Photos: C. Grandpey)

 

Un continent perdu dans l’Océan Indien // A lost continent in the Indian Ocean

drapeau-francaisCe n’est pas l’Atlantide, mais une équipe de chercheurs pense avoir découvert les preuves d’un continent perdu enfoui dans les profondeurs de l’Océan Indien, sous l’île Maurice.
Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ces scientifiques expliquent l’existence d’un morceau de croûte qui s’est détaché lorsque le Gondwana s’est morcelé, il y a environ 200 millions d’années.
Le Gondwana contenait des roches âgées de 3,6 milliards d’années avant de donner naissance aux continents tels que nous les connaissons. Au fur et à mesure que le super continent s’est morcelé, il a laissé derrière lui des morceaux de terre dont l’un se serait couvert de lave avant de s’enfoncer sous ce qui est aujourd’hui l’île Maurice.
Le scientifique responsable de l’étude, Lewis Ashwal, de l’université de Witwatersrand en Afrique du Sud, a examiné le zircon – ou silicate de zirconium – présent dans les roches émises pendant les éruptions volcaniques pour déterminer leur âge. De formule ZrSiO4,  le zircon présente souvent des traces de thorium et d’uranium radioactifs. Le chercheur a découvert que certains échantillons étaient âgés de 3 milliards d’années ; ils étaient donc trop vieux pour appartenir à l’Ile Maurice où aucune roche n’est âgée de plus de 9 millions d’années.
L’étude publiée dans Nature Communications corrobore un autre rapport de recherche de 2013 où les auteurs ont également trouvé des traces du minéral dans le sable d’une plage de l’Ile Maurice.
Certaines critiques ont fait remarquer que le minéral avait pu être transporté par le vent ou être transféré sur l’île par l’activité humaine, mais les chercheurs affirment que leur étude offre la preuve formelle de l’existence d’un continent perdu. L’un d’entre eux a déclaré: «Le fait que nous ayons trouvé des zircons anciens dans la roche (en l’occurrence un trachyte de 6 millions d’années) confirme l’étude précédente et réfute toute hypothèse de zircons apportés par le vent, les vagues ou des bancs de pierre ponce.»
Voici une vidéo dans laquelle Lewis Ashwal donne quelques détails supplémentaires sur l’étude:
Https://youtu.be/o61P6ysKklM
L’intégralité de l’étude se trouve sur le site web Nature Communications:
Http://www.nature.com/articles/ncomms14086

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drapeau-anglaisThis is not Atlantis, but a team of researchers says they’ve discovered evidence of a lost continent buried deep in the Indian Ocean under the island of Mauritius.

In a paper published journal Nature Communications, researchers explain the existence of a piece of crust that splintered with the break-up of the Gondwana, which started about 200 million years ago.

Gondwanaland contained rocks as old as 3.6 billion years before it split into what are now the continents. As the continent began to spread apart, it left pieces of land behind, one of which is thought to have become covered in volcanic lava before sinking under what is now Mauritius.

Lewis Ashwal, the lead scientist of the study, from the University of the Witwatersrand in South Africa, looked at the mineral zircon found in rocks spewed up by lava during volcanic eruptions to determine their age. He found that some remnants were as old as 3 billion years old, much too old to belong to the island of Mauritius, where there is no rock older than 9 million years old.

The Nature Communications study corroborates a separate 2013 report in which researchers also found traces of the mineral in beach sand.

Some critics pointed out that the mineral could have been carried in by the wind or have been carried onto the island by human activity, but the researchers claim that their study offers definitive proof of the existence of a lost continent. One of them said: « The fact that we found the ancient zircons in rock (6-million-year-old trachyte), corroborates the previous study and refutes any suggestion of wind-blown, wave-transported or pumice-rafted zircons. »

Here is a video in which Lewis Ashwal gives some more details about the study:

https://youtu.be/o61P6ysKklM

The complete study can be read of the website Nature Communications :

http://www.nature.com/articles/ncomms14086

mauritius

Relocalisation de l’île Maurice, là où elle se trouvait probablement avant le morcellement du Gondwana, juste à l’est du centre de Madagascar. (Source: Nature Communications).