Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Poursuite de l’éruption // The eruption continues

drapeau-francaisL’éruption débutée le 31 janvier se poursuit. Le trémor volcanique se maintient à un niveau d’intensité élevé. Un cône est en train de s’édifier, avec une hauteur de 30-35 m et un diamètre de 190 m. Une seule bouche est active au sommet de ce cône, avec des projections régulières recouvrant ses flancs et contribuant ainsi à sa croissance. Le niveau de lave à l’intérieur du cône est relativement bas.  L’essentiel de l’activité se fait en tunnels de lave, et les débits en surface sont donc faibles.  L’épaisseur de la lave à la source, en sortie de la bouche éruptive, est d’environ 14 m. Le front de coulée au niveau de la partie supérieure des «Grandes Pentes» ne progresse plus.

Source : OVPF.

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drapeau-anglaisThe eruption that began on January 31st continues. The volcanic tremor keeps a high level of intensity. A cone is being built, with a height of 30-35 m and a diameter of 190 m. A single vent is active at the summit of this cone, with regular projections covering its flanks and thus contributing to its growth. The level of lava within the cone is relatively low. Most activity occurs in tunnels, and the surface flows are therefore poorly fed. The thickness of lava at the source, at the outlet of the eruptive vent is about 14 m. The flow front in the upper part of the « Grandes Pentes » has stalled.
Source: OVPF.

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Vue du cône éruptif et de la sources de coulées (Crédit photo: OVPF)

L’Alaska a toujours chaud // Alaska is still warm

drapeau-francaisHabitués à des hivers particulièrement doux ces dernières années, les habitants de l’Alaska, ont eu l’impression que des conditions hivernales normales étaient revenues au cours du mois de janvier 2017. En fait, si le mois a été plus froid et plus neigeux qu’en janvier 2016, les températures sont restées au-dessus de la normale.

La NOAA indique que la température moyenne de janvier a été de -15°C, soit 1°C de plus que la moyenne pour la période 1925 – 200 et 0,2°C de plus que la moyenne pour la période 1981 – 2010.

Dans la partie septentrionale de l’Alaska, le réchauffement du climat reste beaucoup plus sensible. Ainsi, à Utqiavik (anciennement Barrow), le mois de janvier a été le deuxième mois le plus chaud depuis 1920 et la période novembre-janvier a été la plus chaude de tous les temps avec une température moyenne de -15,3°C, soit 6 degrés de plus que la normale pour cette période.

En parallèle, l’étendue de la glace de mer a été la plus faible jamais observée en 38 années de relevés satellitaires.

A noter que le réchauffement s’est poursuivi en février puisque la température à Utqiavik dépassait d’une dizaine de degrés celles normalement enregistrées dans cette localité à cette époque de l’année. Une température de -3,3°C a même été enregistrée le 2 février 2017.

Sources : NOAA & National Weather Service.

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drapeau-anglaisAs they have been used to particularly mild winters in recent years, the people of Alaska got the impression that normal winter conditions had returned during January 2017. Actually, if the weather was colder and more snowy than in January 2016, temperatures remained above normal.
NOAA indicates that the average January temperature was -15°C, which is 1°C higher than the average for the period 1925-2002 and 0.2°C above the average for the period 1981-2010.
In the northern part of Alaska, climate warming remains much more obvious. For example, in Utqiavik (formerly Barrow), January was the second warmest month since 1920 and the November-January period was the warmest of all times with an average temperature of -15,3°C, or 6 degrees more than normal for this period.
At the same time, the sea ice extent was the lowest observed in 38 years of satellite records.
It should be noted that the warming continued in February as the temperatures in Utqiavik were more than ten degrees higher than those normally recorded in this munucipality at this time of the year. A temperature of -3.3°C was even recorded on 2 February 2017.
Sources: NOAA & National Weather Service.

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La glace de mer continue à souffrir du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

Montserrat : Le volcan vu par les enfants // Montserrat : The volcano seen by the children

drapeau-francaisGrâce à une collaboration avec le Centre de Recherche Sismique de l’Université des Antilles et l’appui du ministère de l’Éducation, l’Observatoire Volcanologique de Montserrat (MVO) a édité un livre pour enfants intitulé Volcano Stories – « Histoires de Volcans. » La cérémonie de présentation de l’ouvrage s’est déroulée à Woodlands, dans la Maison du Gouverneur, en présence de membres du MVO et de représentants du gouvernement, ainsi que les parents et les enfants dont les histoires du volcan de Montserrat ont été sélectionnées pour être publiées dans le livre.
‘Volcano Stories‘ présente 26 histoires rédigées par les lauréats d’un concours d’écriture créative organisé par le MVO en 2013. Les adolescents et les jeunes enfants ont été invités à soumettre des textes correspondant au thème «Au contact d’un volcan». L’ouvrage renferme également des illustrations proposées par plusieurs artistes des Caraïbes.
Le livre, qui peut être lu aussi bien par les enfants que par les adultes, entraîne le lecteur vers des mondes fantastiques au cours d’aventures volcaniques de toutes sortes. Il invite aussi à explorer Montserrat, cette belle île des Caraïbes où tant de vies ont été bouleversées par le volcan.
Le livre commémore en quelque sorte l’éruption de 1995 qui a rendu inhabitable plus de la moitié de l’île, y compris la capitale Plymouth. Montserrat a réussi à se reconstruire et à s’adapter auprès d’un volcan en éruption. « Volcano Stories » est le seul livre de ce genre car il met en lumière la vie avec le volcan et le processus d’adaptation au travers des yeux et de l’imagination des enfants de Montserrat.
Source : The Montserrat Reporter.

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drapeau-anglaisWorking in partnership with the University of the West Indies Seismic Research Centre, as well as support from the Ministry of Education, the Montserrat Volcano Observatory (MVO) launched a children’s book entitled “Volcano Stories.” The ceremony took place at her residence at Government House in Woodlands, with attendance and the participation of MVO and government officials, along with parents and winning children writers of the Montserrat volcano stories which are featured in the book.

Volcano Stories’ features the 26 winning entries out of a Creative Writing Competition hosted by the MVO in 2013. Teenagers and younger children were invited to submit stories under the theme “A Volcano’s Touch”. It was illustrated with artwork by various Caribbean artists.

The book, suitable for both children and adults, takes the reader to fantastical worlds on volcanic adventures of all kinds, and also to explore Montserrat, the beautiful Caribbean island where so many lives have been touched and forever changed by a volcano.

The book commemorates in some sense, the 1995 eruption which made more than half of the island uninhabitable, including the capital city Plymouth. Montserrat has managed to rebuild itself and adapt to living with an erupting volcano. “Volcano Stories” is the only book of its kind as it highlights living with the volcano and the process of adaptation from the unique and imaginative perspective of Montserratian children.

Source : The Montserrat Reporter.

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Crédit photo: MVO.

Les drones ont un avenir scientifique // Drones have a scientific future

drapeau-francaisLes volcanologues néo-zélandais ont utilisé un drone de loisir pour observer le volcan de White Island. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une très bonne vidéo de l’île tournée en décembre 2016. N’hésitez pas à passer en mode plein écran, car la qualité de la vidéo est excellente.
Http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

On remarque que le lac acide a disparu et l’activité principale se situe au niveau d’une bouche qui vomit de volumineux panaches de vapeur au fond du cratère.
Le drone, équipé d’une caméra [NDLR : Je pense qu’il s’agit d’une GoPro, au vu de la qualité], a également été utilisé ces derniers temps pour examiner les berges des rivières et les sources géothermales de l’Ile du Nord.
GNS Science a maintenant l’intention de se procurer un drone plus performant pour de futures observations, comme l’approche des cratères à l’aide de caméras infrarouges. Les drones pourraient également être utilisés dans des situations à haut risque. Par exemple, peu de temps après une éruption, quand il est encore trop dangereux de pénétrer dans une zone, on pourrait faire voler les drones pour obtenir des photos ou relever des températures. Avec un système d’échantillonnage, les drones pourraient être en mesure de prélever des cendres volcaniques et des roches sans impliquer des risques humains.
Le drone utilisé par GNS Science n’a pas subi de dégâts lors du survol des points chauds, alors qu’une équipe de tournage cinématographique a récemment perdu un appareil pendant qu’il se déplaçait à travers un panache de vapeur sur White Island.
Les chercheurs de l’Université de Canterbury travaillent avec des collègues japonais pour permettre à des patrouilles de plusieurs drones de localiser des personnes prisonnières des décombres suite à des catastrophes naturelles. Les chercheurs ont également étudié comment ces patrouilles pourraient être contrôlées par un ou deux opérateurs, tandis que les drones communiqueraient entre eux.
Les drones sont de plus en plus utilisés au cours des missions scientifiques. Une équipe de l’Institut Universitaire de Technologie d’Auckland a réussi à utiliser des drones en Antarctique – où des enveloppes thermiques étaient nécessaires pour garder les appareils au chaud – et dans le désert du Namib où les températures de 68°C posaient le problème inverse. À la fin de l’année dernière, les techniciens de GNS Science ont utilisé des drones pour effectuer des observations et obtenir des images incroyables de la faille de Kekerengu, qui a subi un décrochement spectaculaire lors de sa rupture pendant le séisme de Kaikoura.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisNew Zealand volcanologists have used a hobby drone to observe White Island Volcano. By clicking on this link, you will see a great video of the island shot in December 2016. Don’t hesitate to switch to full screen because the quality of the video is excellent.

http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

You can notice that the acid lake has disappeared and the main activity is located in a vent that spews voluminous steam plumes at the far end of the crater.

The drone, fitted with camera technology, has also been used over recent months to survey river terraces and geothermal systems around the North Island.

GNS Science is now moving to get a larger, professional drone for future work that could involve taking infra-red surveys of volcanic craters. The drones could also be used in high-risk situations. For instance, shortly after an eruption, when it is still too dangerous to go into an area, drones could be flown in to get imagery or take temperatures. With sampling gear, they might be able to collect volcanic ash and rock samples without involving human risks.

The GNS drone has not yet sustained any damage from some of the hot spots it has been sent into, although a film company crew recently lost one while flying it through a steam plume on White Island.

Meanwhile, University of Canterbury researchers are working with Japanese colleagues to enable swarms of drones that could locate and potentially triage people buried in wreckage and debris following natural disasters. The researchers were further investigating how entire swarms could be controlled by one or two operators, with the drones also communicating between themselves.

Drones are likely to be used more and more often during scientific missions. An Auckland University of Technology team has succeeded in using drones in Antarctica – where thermal underwear was needed to keep it warm – and in the Namib Desert, where 68°C temperatures posed the opposite problem. Late last year, GNS Science technicians used drones to make field observations and capture incredible footage of the Kekerengu Fault, which created a dramatic wall when it ruptured during the Kaikoura Earthquake.

Source : New Zealand Herald.

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Exemple de drone de loisir (X series -MJX RC)

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White Island en janvier 2009. Un lac d’acide occupait le cratère.

(Photos: C. Grandpey)