Ngauruhoe (Nouvelle Zélande): Hausse de la sismicité // Increase in seismicity

drapeau francaisGNS Science vient de faire passer le niveau d’alerte du Ngauruhoe de zéro à un suite à une augmentation de la sismisité autour du volcan. Les événements enregistrés sont relativement superficiels puisque leur profondeur se situe à moins de 5 km. Les essaims sismiques n’ont rien d’exceptionnel sur le Ngauruhoe; le dernier en date a été enregistré en décembre 2014. Les volcanologues néo-zélandais vont continuer à surveiller étroitement le volcan mais il est peu probable qu’une éruption ait lieu dans le court terme.

La dernière éruption du Ngauruhoe remonte à 1975.

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drapeau anglaisGNS Science has increased the volcanic alert level for Mount Ngauruhoe from zero to one after an increase in seismicity around the volcano. The earthquakes are quite shallow, at depths of less than about 5kms. Seismic swarms around the volcano have been recorded in the past, most recently in December 2014.GNS Science will continue to monitor the volcano closely but the risk of an eruption in the short term seems unlikely.
The last major eruption at Ngauruhoe was in 1975.

Ngauruhoe

Cratère du Ngauruhoe  (Photo:  C.  Grandpey)

Volcans du Costa Rica

drapeau francaisLe Poas, le Turrialba et l’Irazu sont parmi les volcans les plus visités du Costa Rica. Mes dernières notes montrent qu’ils ont connu une forte activité volcanique ces derniers temps, ce qui a souvent conduit à des fermetures et des restrictions d’accès aux sites touristiques les plus populaires.
Le Turrialba – dans la province de Cartago – est actuellement interdit d’accès en raison des dernières éruptions qui ont entraîné la fermeture de plusieurs routes, écoles et même du principal aéroport international de San José.
Le Poas – dans la province de Alajuela – a connu une situation similaire l’année dernière lorsque plusieurs éruptions phréatiques ont expédié des matériaux à des dizaines de mètres dans les airs et atteint un groupe de touristes qui a trouvé refuge sur la terrasse d’observation du cratère.
L’Irazu – dans la province de Cartago – pourrait bien, lui aussi, être frappé d’interdiction d’accès. Dans une note écrite le 22 janvier, j’ai indiqué que les habitants de la région étaient inquiets en raison d’une fissure de 222 mètres de longueur apparue à proximité du volcan.Elle a provoqué des glissements de terrain dans une zone de 15 hectares près de 84 tours de télécommunications utilisées par les organismes gouvernementaux et d’urgence ainsi que des stations de radio et de télévision.
L’Irazu était déjà soumis à des fermetures temporaires en raison de l’activité du Turrialba qui se dresse à proximité. En effet, l’Irazu offre les meilleurs points de vue sur le Turrialba mais la Protection Civile a décidé d’ordonner des fermetures temporaires du site après que des géologues qui observaient le Turrialba aient été priss dans un nuage de cendre pendant une campagne d’observation des éruptions. Les scientifiques sont persuadés que la sismicité en cours sur le Turrialba est la cause des glissements de terrain sur l’Irazu.

Voici la situation actuelle des volcans du Costa Rica:
Volcan Turrialba: Fermé
Volcan Irazu: Peut être soumis à des fermetures temporaires. Se renseigner en appelant le (506) 2200-5025 08h00-15h30.
Volcan Poas: Ouvert..

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drapeau anglaisPoas, Turrialba and Irazu are among the most visited volcanoes in Costa Rica. My latest notes show they have been presenting increased volcanic activity recently, which often led to closures and restricted access to tourists.
Turrialba in the province of Cartago is currently off limits to tourists due to ongoing eruptions that have closed roads, schools and even the main international airport at one point.
A similar situation was experienced with Poas in the province of Alajuela last year, when phreatic eruptions sent volcanic matter flying several metres in the air, ultimately landing on tourists who scrambled for cover in the observation deck that offers a view of the main crater.
Irazu in the province of Cartago may become the latest tourist attraction in Costa Rica to restrict access to visitors. In a note written on 22 January, I indicated that local residents were concerned because of a 222-metre fissure that emerged near the volcano. It had caused landslides in a 15-hectare area near 84 telecommunications towers used by the government and emergency agencies, as well as radio and TV stations.
Irazu was already subject to temporary closures due to the activity of the nearby Turrialba. Indeed, Irazu offers the best views of Turrialba, but emergency officials decided to order temporary closures after geologists observing the Turrialba were engulfed in a heavy cloud of ash while observing eruptions. The ongoing seismicity at Turrialba is believed to be the cause of the landslides at Irazu.

Here is the current situation of volcanoes in Costa Rica:
Turrialba volcano: Closed
Irazu volcano: Subject to temporary closures, please call (506) 2200-5025 between 8:00 am and 3:30 pm for more information.
Poas volcano: Open.

Irazu-blog

Vue du cratère de l’Irazu  (Crédit photo:  Wikipedia)

Le Vésuve il y a 71 ans… // Vesuvius 71 years ago…

drapeau francaisIl y a quelques jours, le 18 mars 2015 marquait le 71ème anniversaire du début de la dernière éruption du Vésuve, avec des coulées de lave qui atteignirent la base du cône. Le 21 mars, elles arrivèrent à San Sebastiano et Massa. Le 28 du mois, plusieurs épisodes de fontaines de lave secouèrent le sommet du cône, avec des retombées dans la zone de Trezigno et 26 victimes. Le 23 mars, l’activité commença à décroitre, puis cessa complètement le 4 avril 1944. A noter que l’armée américaine stationnée à Naples à cette époque a perdu plus de 80 avions pendant l’éruption, à cause de la cendre. En cliquant sur ce lien, vous verrez un excellent documentaire retraçant cet événement:
https://www.youtube.com/watch?v=1bsmv6PyKs0
La grande question est de savoir si le Vésuve se réveillera un jour et, si c’est le cas, s’il est en mesure d’engendrer une catastrophe semblable à celle qui anéantit Herculanum, Stabies et Pompéi en l’an 79, ou encore comme celle qui tua 6 000 personnes en 1631.
Personne n’est capable de dire comment se manifestera le Vésuve la prochaine fois. Certains pensent, au vu des données sismiques et géophysiques, que du magma mijote à 8 ou 10 kilomètres de profondeur et pourrait donner lieu à une éruption explosive comme en 1631. D’autres, moins pessimistes, pensent que le système magmatique est moins profond et que le réveil du Vésuve ne sera pas trop brutal.
Quel que soit le scénario, il faudra savoir s’il faut ou non évacuer des populations. On sait que les routes napolitaines ne sont guère adaptées à ce genre d’exercice auquel les Napolitains n’ont pas été entraînés. Le Vésuve et Naples ne sont pas le Sakurajima et Kagoshima! De plus, les témoins de l’éruption de 1944 vont se faire de moins en moins nombreux et il y a donc de fortes chances pour que cette dernière colère du Vésuve tombe dans l’oubli. Plus dur sera le réveil de la bête!

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drapeau anglaisA few days ago, March 18th, 2015 marked the 71th anniversary of the start of the last eruption of Vesuvius, with lava flows that reached the base of the cone. On March 21st, they arrived in San Sebastiano and Massa.On March 28th, several episodes of lava fountains shook the summit of the cone, with ashfall over the area and Trezigno and 26 deaths. On 23 March, activity began to decrease, and then completely stopped on April 4th, 1944. The US military stationed in Naples at the time lost over 80 aircraft during the eruption, because of the ash. By clicking this link, you will see an excellent documentary about this event:
https://www.youtube.com/watch?v=1bsmv6PyKs0
The big question is whether Vesuvius will wake up one day and, if that is the case, if it is able to cause a catastrophe similar to the one that destroyed Herculaneum, Pompeii and Stabiae in 79, or else like the one that killed 6,000 people in 1631.
Nobody is able to say what will happen next time. Some think, given the seismic and geophysical data, that magma simmers 8 or 10 kilometers deep and could lead to an explosive eruption like in 1631. Others, less pessimistic, think that the magma system is less deep and that the awakening of Vesuvius will not be too brutal.
Whatever the scenario, aujthorities will have to decide whether or not to evacuate populations. We know that the Neapolitan roads are hardly suited to this kind of exercise to which Neapolitans have not been trained. Vesuvius and Naples are not Sakurajima and Kagoshima! In addition, witnesses of the 1944 eruption will be less numerous and so there is a good chance that the last eruption will fall into oblivion. The awakening of the beast will be all the harder!

Pompei-blog-5

Vue de Pompéi, détruite par le Vésuve en l’an 79.  (Photo:  C.  Grandpey)

Les sources magmatiques du Kilauea (Hawaii) // The magma sources of Kilauea (Hawaii)

drapeau francaisSelon une nouvelle étude incluant l’analyse de traceurs chimiques des 50 dernières années d’écoulement de la lave, les éruptions du Kilauea sont alimentées par deux petits réservoirs magmatiques. L’étude indique également que le Kilauea possède une source d’alimentation plus profonde ; en effet, ces petits réservoirs magmatiques superficiels n’ont pas pu émettre à eux seuls l’énorme quantité de lave que le volcan a déversé depuis 1983.
On estime que les deux chambres magmatiques représentent un volume de moins d’un demi kilomètre cube de magma. Depuis le début de l’éruption actuelle en 1983, le Kilauea a vomi environ huit fois ce volume, avec quelque 4 kilomètres cubes de lave
Les auteurs de l’étude sont parvenus à localiser les chambres magmatiques en analysant les isotopes de plomb dans la lave du Kilauea. Les isotopes, qui sont des atomes de plomb avec des nombres différents de neutrons, retracent l’histoire de la lave depuis les profondeurs jusqu’au moment où elle sort à la surface de la Terre. Le Kilauea est un volcan avec deux rapports isotopiques de plomb très distincts dans les laves qui sortent à son sommet. Les laves avec les rapports isotopiques de plomb les plus élevés proviennent du cratère de l’Halema’uma’u alors que les laves avec des rapports plus faibles ont été émises près de la lèvre de la caldeira du Kilauea.
Ces isotopes de plomb distincts laissent supposer qu’il existe deux sources magmatiques sous le sommet du Kilauea. La source la plus profonde des éruptions – qui est aussi celle des éruptions de tous les volcans d’Hawaï – est le panache mantellique sous la croûte océanique ; il représente la clé de voûte de la théorie du «point chaud».
Les analyses chimiques correspondent aux mesures géophysiques et elles ont identifié des chambres magmatiques sous le sommet du Kilauea aux mêmes endroits. Un réservoir se trouve à moins de 2 km sous le cratère de l’Halema’uma’u, là où un lac de lave est apparu en 2008. L’autre réservoir est légèrement plus profond et plus volumineux ; il se trouve à environ 2 – 4 km sous la lèvre sud de la caldeira.
Les mesures géophysiques révèlent que les chambres magmatiques sont un peu plus volumineuses que celles indiquées par les traceurs chimiques. Cela pourrait signifier qu’elles contiennent une plus grande quantité de matière en fusion que l’indiquent les analyses chimiques.
L’étude a été publiée en mars 2015 dans la revue Earth and Planetary Science Letters.
Source: Live Science.

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drapeau anglaisAccording to a new study including the analysis of chemical tracers from the last 50 years of lava flows, Kilauea’s eruptions are fed by two small magma reservoirs. The study also suggests that Kilauea also taps a deeper source, because the shallower magma chambers are too tiny to account for all of the lava that has been emitted since 1983.

It has been estimated that the size of both magma chambers adds up to less than half a cubic kilometre of magma. Since the current eruption started in 1983, Kilauea has belched about eight times that amount of molten rock, or some 4 cubic kilometres of lava

The authors of the study located the underground magma chambers by analyzing lead isotopes in Kilauea’s lava rock. The isotopes, which are atoms of lead with different numbers of neutrons, trace the lava’s history as it travelled underground before erupting. Kilauea is a single volcano with two very distinct lead isotope ratios in its summit lavas. Lavas with higher lead isotope ratios come from Halema’uma’u Crater whereas lavas with lower ratios erupted near the caldera rim

The different lead isotopes suggest there are two magma sources beneath Kilauea’s summit.

The deeper source for Kilauea’s eruptions, as with all of Hawaii’s volcanoes, is a mantle plume beneath the oceanic crust which is the key explanation to the “hot spot” theory.

The chemistry matches up with geophysical surveys of the volcano, which have identified magma chambers under Kilauea’s summit in the same spots. One reservoir sits less than 2 km beneath Halema’uma’u Crater, where the lava lake emerged in 2008. The other reservoir is slightly deeper and larger, and rests about 2 to 4 km under the caldera’s south rim.

Separate geophysical measurements suggest the magma chambers are somewhat larger than indicated by the chemical tracing. This could mean there is more molten rock than the chemical analyses indicate.

The study was published in March 2015 in the journal Earth and Planetary Science Letters.

Source: Live Science

Kilauea source

Source:  Aaron Pietruzska / USGS.