Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpg12 heures : L’accalmie qui a fait suite au paroxysme de samedi matin a été de coure durée. Le Merapi a envoyé une nouvelle nuée ardente sur ses flans sud et est dimanche matin, alors que des milliers de villageois étaient revenus chez eux. On ne sait pas s’il y a des victimes.

Par ailleurs, les autorités mettent en garde sur le risque de lahars en cas de fortes pluies sur le volcan.

On peut voir des images de l’éruption en cliquant sur les liens ci-dessous :

http://www.daylife.com/photo/0a6Df5Gd8B9X4?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/04oTeOSgAic9y?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/0cUr1WIgevf54?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/0dSL48A856eYW?q=volcano

7 heures : Le Merapi est à nouveau calme en ce moment. Le temps est dégagé et on peut voir l’incandescence au sommet du volcan sur la webcam (capture d’image ci-dessous). Malgré tout, d’autres nuées ardentes sont susceptibles de dévaler les pentes du volcan. A noter que suite aux retombées de cendre, la compagnie aérienne Garuda a délaissé l’aéroport de Yogjakarta au profit de celui de Surakarta.

 

 

drapeau anglais.jpg12:00: The lull after Saturday morning’s paroxysm was short. Mount Merapi spewed another searing cloud of ash down its slopes on Sunday morning after thousands of people had rushed back to check on their homes. Their fate is still unclear.

Besides, authorities are warning against the risk of lahars in case on heavy rainfall on the volcano.

Photos of the eruption can be seen by clicking on the following links :

http://www.daylife.com/photo/0a6Df5Gd8B9X4?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/04oTeOSgAic9y?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/0cUr1WIgevf54?q=volcano

http://www.daylife.com/photo/0dSL48A856eYW?q=volcano

7:00: Mount Merapi is again quiet. The weather is clear and one can see the glow at the summit of the volcano on the webcam(see below). However, more pyroclastic flows are likely to rush down the slopes of the volcano. The Indonesian air company Garuda has transferred its flights from Yogjakarta to Surakarta because of ashfall in the area.   

untitled-blog.jpg
Une coulée de lave avance dans l’échancrure qui entaille le sommet du Merapi
(Lundi 1er novembre à 02h25 – heure locale)

 

 

Publicités

Grimsvötn (Islande)

drapeau francais.jpgUne inondation est en cours à Gígja dans de sud-est de l’Islande, mais l’origine se trouve au Grimsvötn, volcan actif sous le Vatnajökull. Il est encore trop tôt pour dire si une éruption sous-glaciaire a commencé. Les volcanologues islandais vont suivre de très près l’évolution de la situation au cours des prochains jours.

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgA flood has started in Gígja in south-eastern Iceland, but the origin is in Grímsvötn, an active volcano in Vatnajökull. It is still too early to say if an eruption has stared under the glacier. Icelandic volcanologists will follow the situation closely in the next few days.

Source: Iceland Review.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francais.jpgL’éruption est terminée. Le tremor éruptif ne donne plus signe de vie. L’Observatoire fait remarquer que « bien que le scénario le plus probable soit la fin de l’éruption, une possible reprise de l’activité reste tout de même à surveiller ».

 

drapeau anglais.jpgThe eruption is over. The eruptive tremor is no longer active. The Observatory indicates that » although it is likely the eruption is over, one should be careful as there is still the possibility of new eruptive activity

Merapi mon amour

Après le paroxysme de samedi, le Merapi connaît une période plus calme, mais les volcanologues indonésiens indiquent que le volcan ne s’est probablement pas tu définitivement. Ils s’attendent à d’autres crises éruptives.

Comme pendant chaque accalmie, de nombreux villageois ont quitté les camps pour retourner dans leurs fermes. Malgré le danger qui menace en permanence, les autorités locales indonésiennes ont beaucoup de mal à convaincre les réfugiés (leur nombre dépasse 37 000) de rester en sécurité dans les camps. Bien qu’une trentaine aient été tués par une nuée ardente mardi dernier, beaucoup brûlent d’envie de retourner dans leur village. Le motif est toujours le même : s’assurer que personne n’a volé leurs biens, mais surtout s’occuper du bétail qu’ils ont dû abandonner. Beaucoup de paysans n’hésitent pas à affirmer que leur bétail est leur fierté et a plus d’importance que leur propre vie. Leurs vaches sont généralement leur seule fortune et constituent un investissement pour l’avenir de leur famille. Le bétail représente souvent l’argent qui servira à financer l’éducation des enfants. C’est pourquoi la plupart des paysans quittent les camps de réfugiés à l’aube et reviennent retrouver femmes et enfants au crépuscule, une fois terminés les travaux de la ferme. L’épouse de l’un de ces paysans reconnaît qu’elle est terriblement inquiète quand son mari part le matin, mais elle pense que s’il reste dans le camp les vaches vont crever par manque de nourriture. On peut lire dans la presse indonésienne les témoignages de villageois de Kinahrejo qui, pour certains, ont tout perdu pendant la première crise éruptive mais qui affirment qu’ils n’iront jamais vivre ailleurs. Ils font remarquer que les éruptions du Merapi sont séparées par quelques années et que la terre est extrêmement fertile sur les pentes du volcan. C’est ici qu’ils sont nés et c’est ici qu’ils mourront ! Le lien qui unit ces gens au volcan est très fort ; c’est un lien à la fois de vie et d’amour.

Devant une telle situation, nous avons tendance à réagir en Européens et à nous demander pourquoi la police indonésienne – prise de panique elle aussi pendant la crise éruptive du 30 octobre ! – ne contrôle pas de manière plus stricte les accès au Merapi et pourquoi elle n’oblige pas les paysans à rester dans les camps, qu’ils le veuillent ou non. Le problème est que l’Indonésie n’est pas l’Europe. Les mentalités sont autres, à commencer par l’approche de la mort qui, religion oblige, est très différente de celle que nous connaissons en Occident. Sans oublier des croyances et des traditions bien ancrées, comme on l’a vu avec le gardien du volcan. De plus, les autorités locales sont pleinement conscientes de la richesse que représente le bétail pour les paysans qui s’accrochent à leurs terres sur les flancs du volcan et ont des scrupules à les contraindre à rester dans les camps. Quand la police ou l’armée interviennent durant une éruption, c’est en général pour aider les gens à rejoindre les camps ou pour participer à des opérations de secours, rarement pour lancer des opérations de répression. Malgré tout, au cours de l’éruption actuelle du Merapi, un nombre important de militaires a été déployé pour obliger les paysans à quitter les villages. Des photos dans la presse indonésienne montrent une femme qui refusait de partir et qui a été installée de force sur un brancard malgré ses cris de protestation. De toute façon, la police ne pourra jamais contrôler les villageois à 100% et ne pourra pas les empêcher de retourner dans leur village s’ils en ont décidé ainsi. Comme je l’ai écrit plus haut, le Merapi fait partie intégrante de leur vie. Ils préfèrent vivre dangereusement plutôt que d’être relogés dans une région plus sûre mais où ils auront perdu leurs repères. Le prix à payer pour une telle philosophie de la vie est parfois très cher mais il n’y a rien d’autre à faire que la respecter, même si certaines personnes peuvent être étonnées. J’ai encore en mémoire les propos d’une journaliste française qui se demandait si les pêcheurs indonésiens « étaient assurés » quand leurs maisons et leurs bateaux ont été détruits par le terrible tsunami de décembre 2004 !  Elle n’avait vraiment rien compris !!

 

Soufriere Hills (Ile de Montserrat) & Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgL’activité reste faible sur le volcan de Soufriere Hills. On enregistre généralement entre 10 et 20 signaux d’éboulements et quelques séismes volcano-tectoniques chaque semaine. La partie occidentale du dôme de lave reste très instable. La partie orientale qui domine la vallée de la Tar River est verticale par endroits. Des coulées pyroclastiques peuvent donc se déclencher à tout moment sans prévenir. Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

Les épisodes de gonflement et de dégonflement continuent à se succéder sur le Kilauea dont l’éruption se poursuit sur deux sites. Sur l’East Rift Zone, la lave continue à s’écouler en tunnels depuis le TEB. Elle alimente quelques coulées de surface avant d’entrer dans l’océan à l’ouest de Kalapana. Au sommet, la lave continue à s’agiter au fond de la bouche située au pied de la paroi est de l’Halema’uma’u. Les émissions de SO2 restent élevées sur ces deux sites.

 

drapeau anglais.jpgActivity at the Soufrière Hills Volcano is currently low. There are usually 10- 20 rockfall signals and a few volcano tectonic earthquakes recorded each week. The western side of the lava dome remains unstable. The eastern side, above the Tar River Valley, is vertical in places. Pyroclastic flows could occur without any warning. The hazard level is kept at 3.

DI events continue at a rate of four per week on Kilauea which continues to erupt at two locations. On the East Rift Zone, lava is flowing from the TEB vent through tubes to feed surface flows and an ocean entry west of Kalapana. At the summit, lava continues to circulate in the vent inset within the east wall of Halema’uma’u Crater. SO2 emission rates from the summit and East Rift Zone vents remain elevated.

Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpg8 heures : La crise éruptive qui a secoué le Merapi samedi à une heure du matin (heure locale) a duré 22 minutes. Le nuage de cendre est monté à une hauteur estimée à 3,5 km avant de se diriger vers Magelang à l’ouest. Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, l’éruption a provoqué un mouvement de panique dans la région de Yogjakarta, même en dehors de la zone de sécurité de 10 km autour du volcan. La situation s’est calmée vers 3 heures du matin. L’aéroport de Yogjakarta a été fermé temporairement entre 5h et 7h.

On ne déplore aucune nouvelle victime, même si la presse locale indique que plusieurs personnes en état de choc ont été conduites à l’hôpital.

Les volcanologues indonésiens s’attendent à d’autres crises éruptives du Merapi. Ils demandent à la population de reste vigilante mais de ne pas paniquer.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez une idée de l’ambiance qui régnait à Yogjakarta au moment du paroxysme du Merapi:

http://www.youtube.com/watch?v=v9OY-yVXayk&#38

Source : The Jakarta Globe.  

18 heures: Comme on peut le voir sur le sismogramme ci-dessous, la situation est relativement calme ce soir sur le Merapi. Toutefois, les volcanologues indonésiens ont prévenu la population que d’autres paroxysmes étaient susceptibles de se produire dans les prochains heures.

 

drapeau anglais.jpg8:00: The eruption that occurred Saturday at 1:00 a.m. (local time) lasted 22 minutes. The heat clouds shot 3.5 kilometres into the air, westward toward Magelang. As I put it in my previous note, the eruption caused panic in the district of Yogyakarta, well outside the immediate disaster zone. The situation calmed down by about 3 a.m. Yogyakarta’s airport was temporarily closed from 5 a.m. to 7 a.m.
No new casualties have been reported, though media reports say some residents from Magelang have been taken to the hospital due to shock.
More eruptions are predicted. Indonesian volcanologists warned people to remain alert but not to panic.

By clicking on this link, you’ll get an idea of the atmosphere that prevailed in Yogjakarta at the moment of the eruption:

http://www.youtube.com/watch?v=v9OY-yVXayk&#38

Source: The Jakarta Globe.

18:00: As can be seen on the seismogram here below, the situation is relatively calm this evening on the volcano. However, Indonesian volcanologists have warned the population that more eruptive crises are expected in the next hours.

untitled-blog.jpg

Eyjafjallajökull (Islande)

drapeau francais.jpgLes scientifiques du département des Sciences de la Terre à l’Université d’Islande ont décrété que l’éruption qui a commencé au col de Fimmvörduhals entre les glaciers Eyjafjallajökull et Myrdalsjökull entre le 20 mars et le 12 avril, avant de reprendre au sommet de l’Eyjafjallajökull le 14 avril, est maintenant officiellement terminée. Les derniers signes éruptifs au sommet de l’Eyjafjallajökull ont été observés à la mi-juin. Toutefois, la zone reste encore active sur le plan géothermique. Le conduit éruptif reste brûlant et son refroidissement prendra peut-être plusieurs années.

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgScientists at the University of Iceland’s Institute of Earth Sciences now consider that the volcanic eruption which began on Fimmvörduhals between the glaciers Eyjafjallajökull and Mýrdalsjökull on March 20th and lasted until April 12th, and continued in the summit crater of Eyjafjallajökull on April 14th, is over. The last spew came out of the Eyjafjallajökull summit crater in mid-June. However, the area is still geothermally active and the eruption channel is still scorching hot. The cooling can take a few years.

Source: Iceland Review.