Fonte des glaciers (suite)

Même si ce n’est pas de la volcanologie, il faut attirer l’attention du public sur un phénomène qui menace notre planète : la fonte des glaciers. Comme je l’ai indiqué à maintes reprises, les rivières de glace remontent les flancs des montagnes, au point que certaines d’entre elles ont carrément disparu. Plusieurs articles de presse du mois de septembre confirment ce phénomène.

L’Iceland Review indique que les glaciers islandais n’ont jamais fondu aussi vite qu’en 2010, peut-être à cause d’un été exceptionnellement chaud et de l’éruption de l’Eyjafjallajökull qui a fait disparaître une importante masse de glace au-dessus du volcan. De plus, la couleur sombre de la  cendre saupoudrée sur les autres glaciers a pu accélérer leur fonte. Selon le géographe Oddur Sigurdsson, de nombreux petits glaciers auront disparu à la fin du 21ème siècle. Le Langjökull fera partie des espèces en voie de disparition et le Vatnajökull aura perdu la moitié de son volume.

Même son de cloche du côté du Pérou où The Guardian fait remarquer que la diversité de l’agriculture est menacée par la fonte des glaciers et la pénurie en eau qu’elle entraîne inévitablement. Un paysan indique qu’il y a un demi-siècle, il lui fallait marcher deux minutes pour atteindre le front du glacier ; aujourd’hui, il doit transpirer neuf heures pour y parvenir.

L’IRIN (Integrated Regional Information Networks) indique que le nombre de glaciers a baissé de 15 pour cent au Kirghizistan au cours des 30 dernières années en raison du changement climatique. Selon les spécialistes, la fonte des glaces aura de lourdes conséquences sur le secteur agraire et la sécurité alimentaire.

Dans le même temps, d’autres se réjouissent de cette fonte des glaces qui ouvre le passage nord-ouest de l’Arctique à la navigation, sans parler des champs pétrolifères qui vont être désormais exploitables… Vous avez dit protocole de Kyoto ?    

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Le Vatnajökull en Islande (Photo: C. Grandpey)