Nome (Alaska) et le réchauffement climatique : une affaire d’adaptation (1ère partie) // Nome (Alaska) and global warming : a matter of adaptation (part 1)

Nome aujourd’hui.
En Alaska, la ville de Nome, sur la côte de la mer de Béring, est depuis longtemps le monde des aventuriers. À l’origine une colonie indigène Inupiat accaparée par les chercheurs d’or en 1899, elle est surtout connue aujourd’hui comme le terminus de l’Iditarod. La très célèbre couse de chiens de traîneaux se déroule chaque mois de mars en commémoration de l’acheminement d’un précieux vaccin en 1925 lors d’une épidémie de diphtérie alors que le mauvais temps empêchait tout déplacement par avion.

À ce jour, aucune route ne relie Nome au reste des États-Unis ou de l’Alaska. Il faut avoir recours au traîneau tiré par des chiens, à la motoneige, au bateau ou à l’avion.
Avec le réchauffement climatique et la fonte rapide de la glace de mer, la situation de Nome est très différente de ce qu’elle était au cours des siècles passés. Sans le bouclier protecteur que constituait la glace de mer, les tempêtes hivernales frappent et endommagent les maisons et les bâtiments le long du front de mer.
De plus, le pergélisol commence à dégeler à cause de la hausse des températures. Certaines parties de la piste de l’aéroport de Nome sont criblées d’ornières et les maisons prennent parfois des postures étranges avant de s’effondrer carrément. Les quelques routes de la région sont de véritables montagnes russes.
La disparition de la glace de mer signifie que les groupes autochtones qui représentent la moitié de la population de Nome et la plupart des communautés environnantes ne peuvent plus chasser, pêcher ou récolter de manière fiable les aliments qui les nourrissent toute l’année.

Nome et les conséquences du changement climatique.
Il y a de fortes chances pour que le changement climatique transforme Nome en un tout autre type de destination. Recouvert de glace épaisse la majeure partie de l’année, l’océan Arctique a toujours été infranchissable, mais la hausse des températures a entraîné une réduction des deux tiers du volume de la glace de mer depuis les premières mesures effectuées en 1958. Une étude de 2020 publiée dans Nature Climate Change prédit des étés arctiques sans glace de mer dès 2035 si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas radicalement réduites. Les navires pourront bientôt naviguer directement dans l’Arctique avec, dans leur sillage, de nouvelles opportunités commerciales, politiques et économiques pour les villes arctiques sur leur trajectoire, tout en réduisant considérablement les temps de transit entre l’Asie et l’Europe par rapport à la navigation via le Canal de Suez..
Même si le réchauffement climatique entraînera des changements catastrophiques ailleurs sur la planète, l’Arctique dépourvu de glace offrira d’immenses possibilités au niveau de l’extraction des ressources. Le Congrès américain estime que plusieurs milliards de dollars de métaux précieux et de minéraux se cachent sous la glace, ainsi que la plus grande zone de gisements de pétrole inexploités sur la planète. Nome pourrait profiter de cette aubaine.
Pour profiter du trafic arctique déjà en augmentation, la ville de Nome a proposé en 2013 une extension du port pour en permettre l’accès aux paquebots de croisière à fort tirant d’eau et aux pétroliers. Deux ans plus tard, un projet de 618 millions de dollars a été encouragé pour faire de Nome le meilleur candidat comme port arctique en eau profonde. Le projet débutera probablement en 2024. En conséquence, Nome est en passe de devenir l’épicentre de la présence maritime américaine dans l’Arctique.

Bouleversement de la navigation dans l’Arctique : la Route Maritime du Nord.
Même si le changement climatique est une catastrophe pour la vie sur Terre, il y aura inévitablement des gagnants. Les efforts de Nome pour capitaliser sur son port alors même que ses côtes s’érodent à cause du dégel du pergélisol se répercutent dans toute la région arctique. Au même moment, les communautés essayent de s’adapter à un Arctique en évolution fondamentale et rapide. D’une part, elles sont confrontées à une catastrophe culturelle et environnementale ; d’autre part, elles se préparent à une ruée vers l’or moderne. Cette situation conduira inévitablement à des tensions géopolitiques car des nations rivales se disputent les ressources, qu’il s’agisse de poissons, de minéraux ou de routes maritimes.
Le gouvernement russe se positionne déjà comme un bénéficiaire net du réchauffement climatique. Il écrivait dans sa Stratégie Arctique en 2020 que « le changement climatique contribue à l’émergence de nouvelles opportunités économiques ». Avec la moitié du littoral arctique sous son contrôle, il n’est pas difficile de comprendre cet optimisme. Le pays a investi environ 10 milliards de dollars pour développer des ports et d’autres installations le long de la voie de navigation de 3 000 milles marins qui s’étend de Mourmansk, près de la frontière finlandaise, jusqu’au détroit de Béring.

La Route Maritime du Nord offre le passage le plus court entre l’Europe et l’Asie, réduisant de près de deux semaines un voyage qui contourne l’Inde. Cette Route permet d’économiser du carburant, limite l’usure des navires et réduit les émissions polluantes. Les investissements rapportent déjà des dividendes. En 2010, les compagnies maritimes internationales de fret n’avaient effectué qu’un seul transit complet sur la Route Maritime du Nord. En 2021, il y en a eu 71.
La Russie renforce sa flotte existante de 40 brise-glaces avec la mise en service d’au moins une demi-douzaine de brise-glaces à propulsion nucléaire pour un coût de 400 millions de dollars chacun. Lorsque le premier navire de la première série a entamé son voyage inaugural en 2020, la Russie l’a salué comme « le début d’une nouvelle ère de domination arctique ». En 2021, au coeur de l’hiver, des pétroliers équipés de coques spéciales pour affronter la glace ont commencé à transporter du gaz naturel entre les installations pétrolières de la côte arctique russe et les ports chinois.
Lorsque l’un des plus grands porte-conteneurs du monde s’est retrouvé coincé dans le Canal de Suez en mars 2021, la Russie a profité du blocage du canal pendant une semaine pour insister sur les avantages de la Route Maritime du Nord.
Certains pays, en particulier ceux qui ont des terres à proximité du cercle polaire arctique, observent avec inquiétude l’importance prise par la Russie dans la région. Ils craignent que les Russes ne tentent de transformer la Route Maritime du Nord en une sorte de route maritime à péage qui nécessiterait des escortes de brise-glaces le long du Passage du Nord-Est. Si c’était le cas, cela menacerait l’un des principes fondamentaux de la haute mer : la liberté de naviguer.

Source: Yahoo Actualités.

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Nome today.

The city of Nome, on Alaska’s Bering Sea coast, has long been the home of adventurers. Originally a native Inupiat settlement that was taken over by miners in the 1899 gold rush, it is best known today as the end point of the Iditarod dogsled race, which is run every March in commemoration of an effort to deliver essential medical supplies during a 1925 diphtheria outbreak when bad weather prevented airplane access. To this day there are no roads connecting the settlement to the rest of the U.S., or to the rest of Alaska. The options are dogsled, snowmobile, sea, or air.

With global warming and the rapid melting of the sea ice, the situation of Nome is very different from what it was during the past centuries. Without the protective sea-ice shield, winter storms batter and damage houses and buildings along the seafront.

What is more, permafrost is starting to thaw because of rising temperatures. Parts of the Nome airport runway have cratered, and houses slump at odd angles. The few roads in the area are a real roller coaster.

The loss of thick sea ice means the Indigenous groups that make up half the town’s population, and most of the surrounding communities, can no longer reliably hunt, harvest, or fish the foods that sustain them year-round.

Nome and the consequences of climate change.

A changing climate could turn Nome into an entirely different kind of destination. Layered with thick ice most of the year, the Arctic Ocean has historically been impassable, but warming temperatures have seen sea-ice volume reduced by two-thirds since measurements were first taken in 1958. A 2020 study published in Nature Climate Change predicts mostly ice-free Arctic summers as early as 2035 if greenhouse-gas emissions are not radically reduced. Ships will soon be able to sail directly across the top of the world, bringing new commercial, political, and economic opportunities for Arctic towns in their path, while substantially reducing transit times between Asia and Europe by up to a third compared with taking the Suez Canal.

Even as it bodes catastrophic change elsewhere on the planet, an ice-free Arctic offers immense opportunities for resource extraction. U.S. congressional research estimates that there is $1 trillion worth of precious metals and minerals under the ice, along with the biggest area of untapped petroleum deposits left on the planet. Nome could reap that windfall.

To profit from the already increasing polar traffic, the city of Nome proposed a port expansion in 2013 to make room for deep-draft cruise liners and oil tankers. Two years later, a $618 million project was backed to promote Nome as the top candidate for America’s first deepwater Arctic port. The project will likely break ground in 2024. As a consequence, the port of Nome is poised to become the epicenter of America’s marine presence in the Arctic,.

The disruption of shipping in the Arctic: the Northern Sea Route.

Though unchecked climate change is devastating for life on Earth, there will be, inevitably, some winners. Nome’s efforts to capitalize on its port, even as its shores erode under the pressure of thawing permafrost, are echoed across the polar region as communities adapt to a fundamentally and rapidly changing Arctic. On the one hand, communities in the region face cultural and environmental catastrophe; on the other, they are starting to play host to a modern-day gold rush at the top of the world. This will also inevitably lead to geopolitical tensions as rival nations compete for resources, be they fish, minerals, or shipping routes.

The Russian government is already positioning itself as a net beneficiary of global warming, writing in its 2020 Arctic Strategy that “climate change contributes to the emergence of new economic opportunities.” With half the Arctic coastline under its control, it is not hard to see why. The country has invested approximately $10 billion to develop ports and other facilities along a 3,000 nautical-mile-long shipping lane that stretches from Murmansk, near the Finnish border, to the Bering Strait. The Northern Sea Route offers the shortest passage between Europe and Asia, shaving nearly two weeks off a journey around India, while saving fuel, limiting vessel wear and tear, and reducing emissions. The investments are already paying dividends. In 2010 international cargo shippers made only one full Northern Sea Route transit. In 2021 there were 71.

Russia is building up its existing 40-strong icebreaking fleet by commissioning at least half a dozen nuclear-powered heavy icebreakers at a cost of $400 million each. When the first of the newest batch launched its maiden voyage in 2020, Russia hailed it as the start of a new era of Arctic dominance. In 2021, commercial tankers, equipped with special ice-hardened hulls, started transporting natural gas between Russia’s Arctic coast oil installations and Chinese ports in the middle of winter.

When one of the world’s largest container ships became wedged in the Suez Canal in March 2021, Russia pounced on the resulting week-long global shipping stranglehold as a marketing opportunity. Russian authorities insisted that the Northern Sea Route makes global trade more sustainable.

Other nations, especially those with land in or near the Arctic Circle, are eyeing the Russian buildup with concern. They worry hat the Russians might try to turn the Northern Sea Route into a kind of marine toll road, requiring icebreaker escorts through the passage. Doing so would threaten one of the fundamental tenets of the high seas: the freedom to navigate.

Source: Yahoo News.

Nome, à l’extrême ouest de l’Alaska (Source: Google maps)

En rouge, le Passage du Nord-Est

Effet du dégel du permafrost sur les routes (Photo: C. Grandpey)

Quelques nouvelles de plus… // Some more news…

Bien qu’elle ait diminué en fréquence horaire et en amplitude, la crise sismo-volcanique se poursuit sur l’île de São Jorge (Açores). Elle est entrée dans son troisième mois le 19 mai 2022. On se souvient qu’une évolution significative de la sismicité avait été observée le 6 avril, lorsque des séismes volcano-tectoniques ont été détectés, laissant supposer des mouvements de magma en profondeur. Deux mois plus tard, plus de 33 000 événements sismiques ont été enregistrés, dont 280 ressentis par les habitants.
Ce 20 mai, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 4 sur une échelle de 6. La dernière éruption confirmée de ce volcan a eu lieu en 1808, avec un VEI 1.
Source : CIVISA.

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Après la puissante explosion qui a secoué le volcan le 13 mai 2022, tout est rentré dans l’ordre à Stromboli (Sicile) et l’activité est actuellement très faible comme on peut le voir aussi bien sur les webcams que sur les sismogrammes. Les touristes qui visitent l’île ces jours-ci ne devraient pas assister à de nombreux épisodes d’activité strombolienne. Même si l’ascension du Pizzo est interdite, une virée sur l’île de Stromboli est toujours un moment agréable….

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Although it has decreased in hourly frequency and magnitude, the seismovolcanic crisis continues at São Jorge Island (Azores). It entered its third month on May 19th, 2022. Oner can remember that a notable change in seismicity was observed on April 6th, when volcano-tectonic earthquakes were detected, suggesting the movement of magma at depth. Two months later, more than 33 000 earthquakes were recorded of which 280 were felt.

As of May 20, the volcanic alert remains at Level 4 on a scale of 6. The last confirmed eruption of this volcano took place in 1808, with a VEI 1.

Source: CIVISA.

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After the powerful explosion that shook the volcano on May 13th, 2022, everything has gone back to normal at Stromboli (Sicily) and activity is currently very low as can be seen both on the webcams ans the seismograms. The tourists who are visiting the island these days should not expext many episodes of Strombolian activity. Even though climbing to the Pizzo is forbidden, a trip to Stromboli is always a plesant moment….

Capture d’écran de l’excellente webcam SKYLINE

Source: INGV

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une puissante éruption s’est produite sur le Mt Ibu (Indonésie) le 16 mai 2022. Le volcan a émis un volumineux panache de cendres jusqu’à 3,8 km d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3.
Les populations locales et les touristes sont priés de rester en dehors d’un rayon de 2 km autour du cratère.
La dernière puissante éruption du Mt Ibu avait eu lieu le 16 mai 2020, avec un panache de cendres de 13,7 km au-dessus du niveau de la mer.
Source : Magma Indonésia.

Crédit photo: CVGHM.

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Le nouvel épisode éruptif qui a débuté sur l’Etna (Sicile) dans la soirée du 12 mai 2022 se poursuit, avec une activité strombolienne accompagnée d’émission de cendres et une coulée de lave à partir d’une bouche qui s’est ouverte sur le Cratère Sud-Est. Le tremor éruptif reste stable, à des niveaux moyens à élevés, ce qui laisse supposer que cette nouvelle phase pourrait se prolonger dans le temps. La coulée de lave avance dans une direction est-nord-est dans la Valle del Leone; son front se situe actuellement à une altitude comprise entre 2 400 et 2 300 mètres. Le spectacle de l’éruption est surtout visible le soir, même de Taormina et Catane. Pendant la journée, on observe une activité de dégazage au niveau du Cratère Sud-Est et de la Bocca Nuova. L’activité actuelle de l’Etna n’affecte pas le fonctionnement de l’aéroport de Catane.

Source: INGV, presse sicilienne.

 

Capture d’écran de l’une des webcams de l’Etna le 18 mai 2022 au soir.

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On enregistre encore de la sismicité sur la péninsule de Reykjanes (Islande) , mais les événements sont moins denses que précédemment. Une secouse de M 3,5 a toutefois été enregistrée le 18 mai à 5,7 km de profondeur.

Source: IMO

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue. Elle elle reste confinée dans le cratère de l’Halema’uma’u. Selon le HVO, les dernières données tendent à indiquer que le scénario actuel est voué à se poursuivre. Aucun changement significatif n’a été observé dans la zone sommitale et sir l’East Rift Zone.

 

Photo du Kilauea prise lors d’un survol le 10 mai 2022 (Source: HVO)

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L’activité reste stable sur le Sabancaya (Pérou) avec une cinquantaine d’explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent en moyenne à 2,5 km au-dessus du sommet. Cette situation devrait se poursuivre dans les prochains jours.

Source: IGP.

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Voici une vidéo dans laquelle un scientifique explique (en anglais) la situation actuelle sur le Ruapehu (Nouvelle Zélande) et comment elle est susceptible d’évoluer dans les prochaines semaines.

https://youtu.be/1_2wCtO-f0I

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On enregistre entre 2 et 9 explosions par heure sur le Fuego (Guatemala). Elles envoient des matériaux incandescents à une hauteur de 100 à 350 m et génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent à environ 1,1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent les flancs du Fuego.
Source : INSIVUMEH.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruption occurred at Mt Ibu (Indonesia) on May 16th, 2022. The volcano spewed a voluminous ash plume up to 3.8 km above sea level. The Aviation Color Code remains at Orange and the Alert Level at 3. Local communities and tourists are asked to stay outside a radius of 2 km from the crater.

The previous powerful eruption was on May 16th, 2020, when Mt Ibu ejected ash up to 13.7 km above sea level.

Source: Magma Indonesia..

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The new eruptive episode that began on Mt Etna (Sicily) on the evening of May 12th, 2022 continues, with Strombolian activity accompanied by ash emission and a lava flow from a vent that opened on the Southeast Crater. The eruptive tremor remains stable, at medium to high levels, which suggests that this new phase could last some time. The lava flow is advancing in an east-northeast direction in the Valle del Leone; its front is currently at an altitude between 2,400 and 2,300 meters. The show of the eruption is mostly visible in the evening, even from Taormina and Catania. During the day, there is some degassing activity at the Southeast Crater and Bocca Nuova. The current activity does not affect the operation of Catania airport.
Source: INGV, Sicilian press.

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There is still seismicity on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but the density of the events is lower than previously. However, an M 3.5 quake was recorded on May 18th at a depth of 5.7 km.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues. It remains confined within Halemaʻumaʻu crater. According to HVO, current data indicate that this scenario is likely to continue. No significant changes have been noted in the summit or East Rift Zone.

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Activity is table at Sabancaya (Peru) with an everage of 50 daily explosions. They generate ash plumes that usually rise about 2.5 km above the summit. The situation is unlikely to change in the coming days.

Source: IGP.

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Here is a video in which a scientist explains the current situation at Ruapehu (New Zealand) and what is likely to happen in the coming weeks.

https://youtu.be/1_2wCtO-f0I

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Between 2 and 9 explosions per hour are recorded at Fuego (Guatemala). They eject incandescent material 100-350 m high and generate ash plumes that rise about 1.1 km above the summit. Ashfall is reported in downwind areas. Daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend the flanks of the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Plaidoyer des Nations Unies pour les énergies renouvelables // UN advocacy for renewable energy

La vague de chaleur qui touche en ce moment de nombreux pays de l’hémisphère nord nous montre à quelle vitesse le réchauffement climatique se propage sur la planète. Chaque jour, des articles de presse du monde entier font état des conséquences désastreuses du changement climatique. Un nouveau rapport des Nations Unies publié le 18 mai 2022 explique que les concentrations de gaz à effet de serre, la chaleur des océans, l’élévation du niveau de la mer et l’acidification des océans ont atteint de nouveaux records en 2021.
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, vient de lancer un plan en cinq points destiné à accélérer l’utilisation des énergies renouvelables : « Nous devons mettre fin à la pollution par les combustibles fossiles et accélérer la transition vers les énergies renouvelables avant de mettre le feu à notre propre maison. […] Le système énergétique mondial ne fonctionne plus et nous rapproche de plus en plus de la catastrophe climatique. »
L’avertissement de M. Guterres à propos d’une possible catastrophe environnementale intervient après la publication par l’Organisation Météorologique Mondiale de son rapport sur l’état du climat pour 2021. Le rapport indique que les sept dernières années ont été les sept plus chaudes jamais enregistrées. Les impacts des conditions météorologiques extrêmes ont entraîné des décès et des maladies, des migrations et des pertes économiques atteignant des centaines de milliards de dollars, et leur impact continue de se faire sentir cette année.
Dans son plan, qui se veut le préambule de la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat (COP 27) qui se tiendra en Égypte en novembre, M. Guterres appelle à favoriser les transferts de technologie et à lever les obstacles de la propriété intellectuelle dans les technologies renouvelables, comme le stockage des batteries.
Ensuite, M. Guterres veut élargir l’accès aux chaînes d’approvisionnement et aux matières premières qui entrent dans les technologies renouvelables, et qui sont actuellement concentrées dans quelques pays puissants.
Le chef de l’ONU souhaite également que les gouvernements se réforment de manière à promouvoir les énergies renouvelables, par exemple en accélérant les projets solaires et éoliens.
Il appelle aussi à un abandon des subventions gouvernementales pour les combustibles fossiles qui s’élèvent actuellement à un demi-billion de dollars par an.
Enfin, M. Guterres demande que les investissements privés et publics dans les énergies renouvelables soient multipliés par trois pour atteindre au moins 4 000 milliards de dollars par an. Il regrette que les subventions gouvernementales pour les combustibles fossiles soient aujourd’hui plus de trois fois plus élevées que celles pour les énergies renouvelables.
Ces initiatives de l’ONU reposent sur une idée centrale : les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique ont généré un excès de chaleur dans l’atmosphère, à la surface de la Terre, dans les océans et les mers. Dans leur sillage, on observe des catastrophes naturelles plus fréquentes et plus graves comme la sécheresse, les ouragans, les inondations et les incendies de forêt.
Source : médias d’information internationaux.
Ce sont là de belles paroles, mais tant que les décisions prises lors des Conférences des Parties (COP) ne seront pas CONTRAIGNANTES, aucun progrès ne sera réellement réalisé et les pzays participants continueront à faire comme bon leur semble. Il y aura des promesses, mais combien seront tenues? Les glaciers et la banquise continueront de fondre et d’autres catastrophes naturelles se produiront.

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The heat wave that is currently affecting many countries in the northern hemisphere shows us how fast global warming is spreading over the planet. Everyday, articles in newspapers around the world report about the disastrous consequences of climate change. A new United Nations report released on May 18th, 2022 warns that that greenhouse gas concentrations, ocean heat, sea-level rise, and ocean acidification hit new records last year.

The United Nations Secretary-General Antonio Guterres has just launched a five-point plan to jump-start broader use of renewable energies : “We must end fossil fuel pollution and accelerate the renewable energy transition before we incinerate our only home. […] The global energy system is broken and bringing us ever closer to climate catastrophe.”

Mr. Guterres’ warning about possible environmental disaster comes after the World Meteorological Organization issued its State of the Climate Report for 2021, which said the last seven years were the seven hottest on record. The impacts of extreme weather have led to deaths and disease, migration, and economic losses in the hundreds of billions of dollars, and the fallout is continuing this year.

In his plan, which leans into the next U.N. climate conference (COP 27) taking place in Egypt in November, Guterres called for fostering technology transfer and lifting of intellectual property protections in renewable technologies, like battery storage.

Secondly, Guterres wants to broaden access to supply chains and raw materials that go into renewable technologies, which are now concentrated in a few powerful countries.

The U.N. chief also wants governments to reform in ways that can promote renewable energies, such as by fast-tracking solar and wind projects.

Fourth, he calls for a shift away from government subsidies for fossil fuels that now total a half-trillion dollars per year.

Finally, Guterres says private and public investments in renewable energy must triple to at least $4 trillion dollars a year. He noted that government subsidies for fossil fuels are today more than three times higher than those for renewables.

Those U.N. initiatives are built upon a central idea: That human-generated emissions of greenhouse gas in the industrial era have locked in excess heat in the atmosphere, on the Earth’s surface, and in the oceans and seas. The knock-on effect has contributed to more frequent and severe natural disasters like drought, hurricanes, flooding and forest fires.

Source: International news media.

All these are good words, but as long as the decisions taken during the Conferences of Parties are not BINDING, no progress will really be done. Glaciers and the sea ice will keep melting and more natural disasters will happen.

Photo: C. Grandpey