Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : fin de l’éruption! // Piton de la Fournaise (Reunion Island) : end of the eruption!

12h30 (UTC heure métropole) : Dans son dernier bulletin du 5 octobre 2022 émis à 8h30 (heure locale), l’OVPF indique que l’éruption débutée le 19 septembre 2022 se poursuit. L’amplitude du tremor éruptif montre des fluctuations, avec toutefois une augmentation des hautes fréquences suggérant une potentielle instabilité structurelle du site éruptif.

La sismicité sous le sommet reste importante. Les événements de plus forte magnitude se situent sous la bordure Est du Dolomieu et présentent des polarités négatives indiquant des effondrements au niveau du toit du réservoir. En parallèle, les données des stations GPS montrent des signaux associés à une déflation de l’édifice de l’ordre de 2 cm en 4 jours.
Cette sismicité et cette déflation suggèrent une dépressurisation du réservoir magmatique.
Un fort dégazage est observé au niveau des bouches éruptives et du champ de lave avec un panache de gaz recouvrant tout le secteur ouest du volcan jusqu’à la Plaine des Sables.

Tous ces paramètres font craindre des déstabilisations au niveau du site éruptif ainsi qu’un paroxysme, comme lors de l’éruption d’avril 2020. C’est pourquoi les équipes de l’OVPF ont décidé ce matin d’annuler leur mission de terrain prévue sur le site éruptif.

Source: OVPF.

En ce moment (16h30, heure locale), l’OVPF indique sur son site : Niveau d’activité : Pas d’éruption ! En regardant la webcam du Piton de Bert, il semble effectivement que l’éruption ait pris fin! On attend donc des précisions de l’Observatoire…

++++++++++

15h30 heure (UTC métropole) : Finalement, le vent de panique qui a soufflé ce matin sur l’OVPF n’était pas justifié. Les phénomènes observés sur le Piton de la Fournaise annonçaient tout simplement la fin de l’éruption. Elle s’est arrêtée brutalement vers 10h10 (heure locale) / 6h10 (UTC). Comme je l’indiquais précédemment en regardant les images de la webcam du Piton de Ber, aucune projection de lave n’est visible en surface.

Comme il le fait à l’issue de chaque éruption, l’OVPF ajoute qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir (pause de l’éruption, arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site), compte tenu de la forte sismicité qui a été enregistrée ces derniers jours.

————————————-

12:30 (UTC Paris time) : In its latest update of October 5th, 2022 released at 8:30 (local time), OVPF indicates that the eruption that started on September 19th, 2022 continues. The amplitude of the eruptive tremor shows fluctuations, with however an increase in high frequencies suggesting a potential structural instability of the eruptive site.
Seismicity beneath the summit remains significant. The highest magnitude events are located below the eastern edge of the Dolomieu Crater and have negative polarities indicating collapses of the reservoir roof. In parallel, the data from the GPS stations show signals associated with a deflation of the edifice at a rate of 2 cm in 4 days.
This seismicity and this deflation suggest a depressurization of the magmatic reservoir.
Strong degassing is observed at the eruptive vents and the lava field with a gas plume spreading over the entire western area of the volcano, as far as the Plaine des Sables.
All these parameters raise fears of destabilization of the eruptive site as well as a paroxysm, as during the eruption of April 2020. This is why the OVPF teams decided this morning to cancel their planned field mission to the eruptive site.
Source: OVPF.

Right now (16:30, local time), OVPF indicates on its site: Level of activity: No eruption! Looking at the Piton de Bert webcam, it does indeed seem that the eruption has ended! We are therefore waiting for details from the Observatory…

++++++++++

3:30 pm (UTC Paris time): Finally, the wind of panic that blew over OVPF this morning was not justified. The phenomena observed on Piton de la Fournaise simply announced the end of the eruption. It stopped abruptly around 10:10 a.m. (local time) / 6:10 a.m. (UTC). As I iput it previously while looking at the images of the Piton de Ber webcam, no projection of lava is visible on the surface.
As it does at the end of each eruption, OVPF adds that no hypothesis has been ruled out as to the evolution of the future situation (pause of the eruption, definitive cessation, resumption of activity on the same site, resumption of activity on another site), given the strong seismicity that has been recorded in recent days.

Remplissage du cratère sommital du Kilauea (Hawaii) // Filling of Kilauea’s summit crater (Hawaii)

Dans son article hebdomadaire « Volcano Watch », l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a publié un article très intéressant sur le remplissage de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. On se souvient que l’éruption de 2018 s’est accompagnée de violents séismes et d’effondrements dans la zone sommitale du volcan. Ces événements ont laissé derrière eux une cavité très profonde, là même où s’agitait un superbe lac de lave avant l’éruption.

Une pièce d’eau s’est formée pendant quelques mois au font du nouveau cratère :

A partir de décembre 2020, deux éruptions ont fait entrer de la lave dans la profonde cavité provoquée par l’affaissement de la caldeira du Kilauea en 2018. La première éruption a commencé fin décembre 2020 et a duré cinq mois.
La deuxième éruption se poursuit aujourd’hui et a célébré son premier anniversaire le 29 septembre 2022. En ce moment, plus de 150 millions de mètres cubes de lave ont rempli le cratère et soulevé son plancher de près de 370 mètres par rapport à son niveau de 2018.
La première éruption a commencé le 20 décembre 2020 et au début de l’année 2021 le niveau de la lave s’était élevé de plus de 180 mètres. La dernière activité a été observée le 23 mai 2021, après que la lave ait rehaussé de 225 mètres le fond du cratère. Ce dernier avait alors une superficie de 45 hectares. La croûte de lave solidifiée recouvrait un volume estimé à 41 millions de mètres cubes de lave. Dans la partie centrale du cratère, on pouvait voir une île principale qui s’était formée dans les premières heures de l’éruption, ainsi que plusieurs autres petites îles dans la partie est du cratère. Le sommet de l’île principale se trouvait à environ 25 mètres au-dessus du fond du cratère.

Le cratère le 24 mars 2021…

…et le 11 juin 2021. On voit parfaitement les îles qui percent la croûte de lave solidifiée

L’activité a repris le 29 septembre 2021, à partir d’un nouveau cône éruptif dans la partie ouest du cratère, avec de petits débordements sur les bordures. Le 12 septembre 2022, l’éruption avait ajouté 111 millions de mètres cubes de lave, soulevé le fond du cratère de 140 mètres supplémentaires et plus que doublé la superficie du fond du cratère de 2020-2021.
Aujourd’hui, le cratère de l’Halemaʻumaʻu présente une surface centrale de forme ovale recouverte par la croûte formée en 2020-2021, avec l’île principale figée à l’intérieur. Alors que le plancher du cratère de 2020-2021 continue à se soulever, une nouvelle lave est apportée sur les bords par l’éruption en cours. La source de l’éruption reste le cône ouest qui maintient la même position sur la bordure ouest du fond du cratère. Actuellement, le petit lac de lave occupe moins de 1% du plancher du cratère.

Le cratère de l’Halema’uma’u le 27 septembre 2022. On se rend compte de l’ampleur prise par la lave

Le petit lac de lace dans le cratère

(Toutes les photos se trouvent sur le site du HVO)

Le plancher du cratère continue de se soulever, tel un piston, avec la croûte qui reste pratiquement intacte à son sommet. Comme le cratère a la forme d’un entonnoir, le plancher du cratère s’agrandit au fur et à mesure qu’il se déplace vers le haut.
Il peut sembler étrange que la lave ne s’étale pas sur le fond du cratère, mais l’histoire montre que ce soulèvement en forme de piston est un mécanisme relativement fréquent sur le Kilauea. Le phénomène a déjà été observé dans les années 1800 lorsque la partie centrale du plancher de la caldeira s’est élevée de près de 60 mètres en l’espace de quelques mois. Thomas Jaggar, fondateur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, a observé ce processus à plusieurs reprises entre 1916 et 1924.
À certains moments, la lave de l’éruption de 2021-2022 a recouvert des parties importantes du fond du cratère. L’île principale de 2020-2021 est toujours visible, mais elle a été entourée par des coulées de surface sur une dizaine de mètres d’épaisseur. Dans le même temps, le plancher du cratère s’est soulevé de 130 mètres supplémentaires sous l’effet de la poussée de la lave sous la croûte. Cependant, la majeure partie de cette lave n’a jamais été vue par les scientifiques du HVO. Seule une petite fraction s’écoule et vient recouvrir de temps en temps le fond du cratère.
Le plancher du cratère de l’Halema’uma’u continuera probablement à se soulever sous l’effet de injection continue de lave, mais personne ne sait si on verra cette lave dans les prochains mois. Personne ne sait non plus si un nouveau lac de lave occupera le cratère de l’Halema’uma’u comme avant l’éruption de 2018.
Source : HVO, USGS.

———————————————–

In its weekly article « Volcano Watch », the Hawaiian Volcano Observatory has released a very interesting article about the filling of Kilauea’s summit crater. One can remember that the 2018 eruption included a series of earthquakes and collapses in the volcano’s summit area. They left a very deep pit where a lava lake was simmering before the eruption.

Since December 2020, two eruptions have been filling the deep pit crater left by the 2018 subsidence of Kīlauea caldera. The first eruption started in late December 2020 and lasted five months.

The second eruption continues and celebrated its firdt anniversary on September 29th, 2022. At this moment, more than 150 million cubic meters of new lava have filled that pit and lifted its floor almost 370 meters higher than the deepest point of 2018 subsidence.

The first eruption started on December 20th, 2020, and by the new year, the lava level had risen more than 180 meters. The last activity was observed on May 23rd, 2021, after lava had filled 225 meters of the pit. The crusted crater floor had an area of 45 hectares, covering a volume of 41 million cubic meters of lava. The crater floor showed a main island that had formed in the first hours of the 2020-21 eruption, and several smaller islands to the east. The summit of the highest island was about 25 meters above the surrounding crater floor.

Activity reappeared on September 29th, 2021, from a new western cone and from the edges of the crater floor. On September 12th this year, the 2021-22 eruption had added 111 million cubic meters of lava, raised the crater floor another 140 meters and more-than-doubled the area of the 2020-21 crater floor.

Current views of Halemaʻumaʻu show a central oval-shaped plate of 2020-21 crust, with its main island frozen into it. While the 2020-21 crater floor is being lifted, new floor is being added around its edges by the 2021-22 ongoing eruption. The erupting vent, called the west cone, seems to be frozen in the same position at the west edge of the 2020-21 crater floor. Currently, the small lava lake occupies less than 1% of the crater floor.

The crater floor continues to rise, like the top of a piston, with the crust mostly intact at its top. Because the pit is shaped like a funnel, the uplifted crater floor must get larger as it moves upward.

While it might seem strange that more lava is not erupted over the crater floor to build it higher, history shows us that this piston-like uplift from beneath the floor is a common mechanism observed at Kilauea. The phenomenon was already observed in the 1800s when the central part of the caldera floor rose almost 60 meters in the space of a few months. Thomas Jaggar, founder of the Hawaiian Volcano Observatory, observed this process several times between 1916 and 1924.

On occasion, the 2021-22 eruption lava has covered substantial portions of the crater floor with new lava. The highest part of the 2020-21 main island is still visible, but the island has been surrounded by about 10 meters of surface flows. Meanwhile, the crater floor was uplifted an additional 130 meters by lava beneath the crust. However, most of the molten lava added to Halemaʻumaʻu pit crater has not been seen by observers on the surface. Only a small fraction of it trickles out, occasionally covering part of the crater floor.

The Halemaʻumaʻu crater floor will probably continue to rise with continued injection of lava, but nobody knows how much of this lava will be seen in the next months. Nobody knows either whether a new lava lake will occupy Halema’uma’u Crater like it did before the 2018 eruption.

Source: HVO, USGS.

Glissements de terrain glaciaires // Glacial landslides

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », j’explique que la fonte et le recul des glaciers ont exposé les pentes de leurs encaissants; elles sont devenues instables et susceptibles de s’effondrer en produisant des glissements de terrain, voire des tsunamis. C’est ce qui s’est passé en Nouvelle-Zélande avec les glaciers Franz Josef et le Fox qui fondent à un rythme si rapide qu’il est devenu trop dangereux pour les touristes de s’aventurer dans leurs vallées, ce qui a mis fin à une tradition vieille d’un siècle.
De la même façon, dans une grande partie de l’Alaska côtière, le recul des glaciers a mis les pentes à nu, avec des risques de glissements de terrain. Les chercheurs qui surveillent le fjord de Barry Arm dans le Prince William Sound expliquent que le glissement de la pente s’est accéléré récemment, mais il est impossible de prévoir quand un glissement majeur se produira et déclenchera un tsunami potentiellement destructeur près de Whittier.
Le Barry Arm est surveillé de près depuis 2020, année où les scientifiques ont détecté pour la première fois des mouvements de terrain dans le fjord instable au nord-est de Whittier. C’est aussi l’époque où ils ont commencé à contrôler la zone avec des satellites.
Le flanc du Barry Arm pourrait s’effondrer dans le bras de mer en dessous et déclencher une vague qui pourrait présenter un risque certain pour les plaisanciers et les zones de loisirs à proximité. Dans le pire des cas, la vague pouvant atteindre 2 mètres de hauteur à Whittier.
Selon le service qui gère les levés géologiques et géophysiques, la pente glisse plus rapidement qu’elle ne le faisait depuis 2020, à un rythme de 4 à 6,5 centimètres par jour. La zone qui bouge se trouve directement au-dessus de l’eau. Il se peut que l’effondrement soit imminent. C’est pourquoi les scientifiques ne sont plus autorisés à accéder au site par la mer. Toutefois, les dernières données ne disent pas aux chercheurs quand un effondrement pourrait se produire.
Alors que les scientifiques surveillent de près le flanc du Barry Arm, d’autres pentes sont instables dans la région. Récemment, il y a eu un glissement de terrain sur le glacier Ellsworth près de Seward. L’événement a envoyé environ 10 millions de tonnes de matériaux. Heureusement, le glissement de terrain est resté sur la terre ferme.
Source : médias d’information américains.

——————————————-

During my conference « Glaciers at risk’, I explain that the melting and retreat of glaciers has left the slopes of their valleys exposed, unstable and more prone to collapse, generating landslides and possible tsunamis. For instance, this is what happened in New Zealand with the Franz Josef and Fox glaciers, which have been melting at such a rapid rate that it has become too dangerous for tourists to hike onto them from the valley floor, ending a tradition that dates back a century.

In much of coastal Alaska, glacial retreat has left slopes exposed, unstable and more prone to collapse. Researchers monitoring the landslide at Barry Arm in Prince William Sound say the slope’s movement has sped up recently, but it is impossible to forecast when a catastrophic slide might occur that could trigger a potentially life-threatening tsunami near Whittier.

Barry Arm has been closely monitored since 2020 when scientists first took note of movement at the unstable fjord northeast of Whittier and when they started controlling the area with satellites.

The slope at Barry Arm could slide into the water below, creating a wave that could pose a serious risk to nearby boaters and recreators and, in a worst-case scenario, a wave up to 2 meters high in Whittier.

According to the Department of Geological and Geophysical Surveys, the slope is moving faster than it has since 2020, at a rate of 4 to 6.5 centimeters per day. The area that is moving is directly above the water. This could be a sign of impending collapse. This is why scientists have been stopped from accessing the site by water. The new data does not tell researchers when a collapse might occur.

While scientists are watching the slide at Barry Arm closely, it is not the only unstable slope in the area. Recently, there was a landslide at the Ellsworth Glacier near Seward. The event sent an estimated 10 million tons of material sliding. Fortunately, the material did not hit the water.

Source: U.S. news media.

Barry Arm (Crédit photo: USGS)

Les sources hydrothermales ne sont pas des fontaines de Trevi ! // Hydrothermal pools are not Trevi Fountains !

La Fontaine de Trevi à Rome est la fontaine la plus connue au monde. « Trevi » est un mélange de mots italiens : « tre », qui signifie « trois » et « vie », qui signifie « routes », car la fontaine a été édifiée à l’intersection des trois artères les plus importantes de Rome. Lancer des pièces dans l’eau de la fontaine est une tradition qui remonte à des temps immémoriaux. Selon la légende, il existe trois raisons pour jeter des pièces dans la fontaine de Trevi. La première est que ce geste vous fera revenir un jour à Rome. Les deux raisons sont moins connues : jeter une pièce permettrait de trouver l’amour à Rome, et s’y marier avec bonheur. Au final, la collecte des pièces rapporte de l’argent à la ville de Rome. On estime que 3 000 euros atterrissent dans le bassin de la fontaine chaque jour ! L’argent ainsi récolté dans la Fontaine de Trevi sert à payer la nourriture et à entretenir un marché pour les habitants les plus pauvres du quartier.

Crédit photo: Wikipedia

Les touristes qui visitent les parcs nationaux avec des sources hydrothermales ont tendance à confondre ces dernières avec la Fontaine de Trevi et ils n’ont ce cesse de jeter des pièces dans leur eau.
Près de trois millions de touristes affluent chaque année dans le Parc National de Yellowstone et beaucoup jettent des pièces de monnaie et des cailloux dans les sources, dans l’espoir que ce geste leur portera bonheur. En 2015, la belle couleur bleu transparente de la Morning Glory Pool a pris une teinte jaune-vert vif, après avoir reçu des pièces pendant des années. Selon le National Park Service, la source a changé de couleur en raison de l’accumulation de pièces de monnaie, de déchets et autres débris naturels. Cela a eu pour effet de bloquer partiellement la source de chaleur souterraine et d’abaisser la température de l’eau dans laquelle ont proliféré des micro-organismes qui ont produit des pigments qui ont entraîné la couleur jaune et verte.

Photo: C. Grandpey

En 2017, l’Agence islandaise de l’Environnement a essayé de mettre fin à la pratique consistant à jeter de petites pièces dans les sources chaudes. L’Agence a installé des panneaux expliquant aux voyageurs que la pratique est interdite et a organisé des opérations de nettoyage pour retirer les pièces. Le nettoyage de Blesi, l’une des sources chaudes dans la zone géothermale de Geysir, a rapporté 10 000 couronnes (environ 70 euros) en petite monnaie aux bénévoles cette année-là. Blesi est un bassin particulièrement apprécié des voyageurs qui ne peuvent s’empêcher de laisser une trace de leur passage, endommageant au passage cette formations naturelle.
La situation s’est améliorée après l’installation de panneaux demandant aux visiteurs de ne pas jeter d’objets dans les sources, mais il y a toujours des imbéciles qui pensent que les règles ne s’appliquent pas à eux.

Photo: C. Grandpey

En 2022, le personnel du Parc national des Volcans d’Hawaï a demandé aux gens d’arrêter de jeter des détritus ou de l’argent dans les bouches de vapeur de Wahinekapu, près du sommet du Kilauea.
Le personnel du Parc ne sait pas pourquoi les gens ont ce comportement, mais « peut-être pensent-ils que cela leur portera chance, comme avec un puits à souhaits ». De toute façon, jeter des pièces n’est pas une bonne idée car cela met les employés du Parc en danger et manque de respect à la culture hawaïenne. Les Hawaïens de souche utilisent depuis longtemps ces bouches de vapeur pour « se nettoyer » avant les cérémonies au sommet du Kilauea.

Photo: C. Grandpey

Il est également dangereux de jeter des objets dans les bouches de vapeur. L’argent se trouvant parfois à portée de main, il peut être tentant pour quelqu’un de le récupérer, avec le risque de glisser et tomber dans la vapeur brûlante. Les rangers peuvent, eux aussi, être gravement brûlés par la vapeur lorsqu’il essayent de retirer des objets. Les autorités du Parc avait installé des panneaux demandant aux gens de ne rien jeter dans les bouches de vapeur, mais ils ont été volés.
Source : Services des parcs nationaux, Iceland Review.

———————————————

The Trevi Fountain in Rome is the most well-known fountain in the world. “Trevi” is a mashup of the Italian words “tre,” meaning “three” and “vie,” meaning “roads,” because the fountain was constructed at the intersection of Rome’s three most important thoroughfares. Tossing coins is a tradiation that has accompanied the fountain for centuries. According to the legend, there are three key reasons for tossing coins into the Trevi Fountain. The first and most well-known reason states that it will bring you back to Rome again, someday. But the next two reasons are lesser-known: to find love or romance while in Rome, and to happily marry there. In the end , the collection of the coins brings money to the city of Rome. An estimated 3,000 euros fly into the Trevi each day! The money gathered at the Trevi is used to pay for the food and upkeep of a market for the area’s poorest inhabitants.

It looks as if tourists visiting national parks with hydrothermal pools are confusing them with Trevi Fountain and keep tossing coins into their water.

Almost three million tourists flock to Yellowstone National Park each year and many throw coins and rocks into the springs, hoping to accrue good luck. In 2015, the crystal blue colour of Morning Glory Pool turned into a bright yellowy-green hue, after years of tourists throwing coins in. According to the National park Service, the pool changed colour because of the accumulation of coins, rubbish and natural debris that had the effect of « partially blocking the underground heat source and lowering the temperature of the spring that became habitable to microorganisms that produced pigments that resulted in the yellow and green colour

In 2017, the Icelandic Environment Agency tried to crack down on the practice of throwing small coins into hot springs, installing signs explaining to travellers that the practice is banned as well as mounting clean-up efforts to fish coins out of springs. One hot spring in the Geysir geothermal area, Blesi, yielded 10,000 ISK (about 70 euros) in small change when volunteers cleaned the spring that year. Blesi has been particularly popular among travellers who can’t resist the urge of trying to leave their personal mark on nature and damage natural formations.

The problem abated after signs were installed, instructing visitors they should not throw things into the springs, but there are always some stupid people who think the rules don’t apply to them.

In 2022, Hawaii Volcanoes National Park staff are asking people to stop throwing trash or money into the steam vents at the popular attraction Wahinekapu, near the summit of Kilauea.

Park staff are not sure why people toss things into the steam vents but « maybe they think it brings them luck, like a wishing well. » They say it is not a good idea as it puts park employees in danger and disrespects Hawaiian culture. Native Hawaiians have long used the steam to « cleans themselves » before cultural protocol at Kilauea Summit.

It’s also dangerous to throw things into the steam vents. Money is a temptation if it falls within reach. Someone trying to retrieve money could slip and fall into the scalding steam. Danger is also posed to park rangers who may get severely burnt from the steam when removing the tossed items. The park did have signs telling people not to litter, but those were stolen.

Source: National Park Services, Iceland Review.