Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

Voici la situation actuelle (le 13 août 2018) au sommet du Kilauea et le long de la Lower East Rift Zone (LERZ).
Au sommet du Kilauea, le nombre de séismes, qui était de 30 à 40 heures par heure au cours des dernières semaines, est tombé à 1 ou 2 par heure. Il n’y a pas eu d’effondrement dans le cratère de l’Halema’uma’u depuis le 2 août et aucun affaissement significatif n’a été observé depuis le 4 août. Les instruments montrent peu de changements dans la déformation et la sismicité du sommet.
Sur la LERZ, les émissions de lave et de SO2 ont considérablement diminué. Seul un petit lac de lave recouvert d’une croûte subsiste au fond du cône de la Fracture n° 8 et le chenal de lave s’est pratiquement tout vidé. L’entrée dans l’océan est peu active. Seules quelques petites coulées de lave pénètrent encore dans l’océan, principalement près de Isaac Hale Beach Park.
Un panache blanc a été observé au-dessus du cône du Pu’uO’o au cours des dernières semaines. Les 2 et 3 août, les émissions de SO2 avaient considérablement augmenté, mais ces valeurs sont retombées aux niveaux bas des trois derniers mois. Parallèlement au ralentissement de l’activité au sommet, la déflation le long de la Middle East Rift Zone s’est arrêtée.
La raison pour laquelle l’éruption dans la LERZ et l’affaissement du sommet ont diminué si rapidement n’est pas connue, mais il se peut que ce soit en raison de la réduction de l’alimentation magmatique de la LERZ, suite à la vidange progressive du réservoir sommital. Il se peut aussi qu’il s’agisse d’un blocage dans le système magmatique entre le sommet et la LERZ; toutefois, on n’enregistre pas la sismicité ou les déformation susceptibles de trahir une mise sous pression associée à un blocage.
Selon le HVO, la raison de ces changements n’est pas claire. Il se peut qu’il s’agisse d’une simple pause dans l’éruption qui pourrait reprendre dans la LERZ, de même que l’affaissement au sommet du Kilauea. En 1955, deux pauses de cinq et 16 jours ont eu lieu pendant l’éruption de 88 jours dans la LERZ.
Il se peut aussi que ce soit la fin de l’éruption. Le HVO explique qu’il faudra des jours, voire des semaines, pour déterminer avec certitude si l’éruption est terminée ou simplement interrompue.

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Here’s the current situation (August 13th, 2018) at the summit of Kilauea and along the Lower East Rift Zone (LERZ).

At Kilauea’s summit, the number of earthquakes, which was 30-40 per hour in previous weeks, has decreased to as few as 1-2 per hour. A collapse event has not occurred since August 2nd and no significant subsidence has been evident since August 4th. Monitoring instruments show little change in summit deformation and seismicity.

On the LERZ, the eruption of lava and SO2 emissions  have decreased dramatically. Only a small pond of crusted lava remains deep within the fissure 8 cone and the lava channel is mostly empty. The ocean entry is minimally active, with small streams of lava oozing into the ocean, mostly near Isaac Hale Beach Park.

At Pu‘u ‘O‘o, a white plume was observed above the cone in recent weeks. On August 2nd and 3rd, gas measurements indicated SO2 emissions increased significantly. Since then, however, these values decreased to low levels of the past three months. Coincident with the summit activity slowdown, deflation along the middle East Rift Zone stalled.

Why the LERZ eruption and summit subsidence abated so quickly is not certain, but one possibility is that it could be a response to reduced magma supply to the LERZ as the summit reservoir progressively emptied. It might also reflect a blockage within the magma system between the summit and the LERZ; however, the lack of seismicity and deformation, which generally indicate pressurization associated with a blockage, suggest this is unlikely.

According to HVO, the significance of these changes is not clear. The slowdown may be just a pause, and an East Rift Zone eruption and subsidence at the summit of Kilauea could resume. In 1955, two pauses of five and 16 days occurred during that 88-day LERZ eruption.

It is also possible that the slowdown reflects the end of the LERZ eruption and summit subsidence. The Observatory says it will take days, or possibly weeks, to determine with certainty if the activity is ever or merely paused.

Vue de la Fracture n° 8 le 11 août 2018 (Crédit photo: USGS / HVO)

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Yellowstone (Etats Unis): Activité sismique normale // Normal seismic activity

« Un énorme essaim sismique a frappé près du super volcan de Yellowstone. » C’est le titre d’un article publié par la chaîne de télévision américaine Fox News sur son site web le 10 août 2018. L’article affirme qu’ « un essaim gigantesque de 153 secousses a récemment frappé à  proximité du super volcan de Yellowstone […] Les données, fournies par la station sismique de l’Université d’Utah, montrent une série de séismes tout autour de Yellowstone, mais dont la magnitude ne dépasse pas M 2,5 sur l’échelle de Richter. Tout ce qui est supérieur à M 5 est considéré comme présentant un risque par le US Geological Survey (USGS). Bien que l’intensité de la récente série de séismes ne soit pas assez forte pour présenter un danger, elle rappelle que la zone connaît une activité sismique fréquente.» En conclusion, on se rend compte que la dernière activité sismique à Yellowstone n’était ni «énorme», ni «gigantesque».
De son côté, le Yellowstone Volcano Observatory (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/) a diffusé les dernières informations sur la sismicité dans le Parc pour le mois de juillet 2018. On peut lire qu’« en juillet 2018, les stations sismiques de l’Université d’Utah ont localisé 153 séismes dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus significatif était un micro-séisme de M 2,5 le 4 juillet ; il faisait partie d’une petite séquence de 12 séismes situés à environ huit miles (13 km) à l’est au sud-est de West Thumb, du 2 au 10 juillet. Des séismes se sont produits à environ 14 miles (22 km) au sud-sud-ouest de Mammoth, du 16 au 27 juillet. Le séisme le plus important de cet essaim avait une magnitude de M 2,3 le 24 juillet. Les séquences sismiques comme celles-ci sont fréquentes et représentent environ 50% de l’ensemble de la sismicité dans la région de Yellowstone. »
Fox News conclut son article en déclarant que « le niveau d’alerte continue à rester « normal » », et précise que les récentes secousses sismiques ne sont pas une source d’inquiétude. On notera la différence entre cette conclusion rassurante et le titre alarmiste de l’article dont le seul but est d’attirer plus de lecteurs et téléspectateurs.
Au cas où le titre concernant Yellowstone n’aurait pas un impact suffisant, la chaîne de télévision a inséré un autre titre avec un lien vers un article intitulé: « Le Big One » bientôt? Des séismes au large de la côte ouest pourraient déclencher un événement de grande échelle. ».

Un bon exemple de la presse de caniveau !

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“Enormous swarm of earthquakes hit near Yellowstone supervolcano.” This the title of an article released by the US TV channel Fox News on its website on August 10th, 2018. The article indicatexs that “a giant swarm of 153 earthquakes recently hit near the Yellowstone supervolcano.[…] The data, taken from the University of Utah Seismograph Station, shows a series of earthquakes happening all around Yellowstone, but none higher than a 2.5 magnitude on the Richter scale. Anything above a 5 is classified as a risk by the U.S. Geological Survey (USGS). While the recent string of quakes’ intensity is not strong enough to pose a danger, they are a reminder that the area experiences frequent seismic activity.” As a conclusion, the latest seismic activity at Yellowstone was not “enormous” or “giant”.

Checking the news fo July 2018 on the Yellowstone Volcano Observatory website (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/), one can read that “during July 2018, the University of Utah Seismograph Stations located 153 earthquakes in the Yellowstone National Park region. The largest event was a micro earthquake of magnitude 2.5 on July 4th and was part of a small sequence of 12 earthquakes located about eight miles east southeast of West Thumb, WY, and that occurred during July 2–10..A larger sequence of 77 earthquakes occurred about 14 miles south-southwest of Mammoth during July 16–27. The largest earthquake of this swarm was a micro earthquake of magnitude 2.3 on July 24th. Earthquake sequences like these are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.”
Fox News concludes its article saying “the alert level continues to remain at « normal, » indicating the recent swath of earthquakes is not any cause for concern. One can notice the difference between this reassuring conclusion and the alarming title of the article whose only aim is to attract more readers and televiewers.

In case the headline about Yellowstone should not be attractive enough, the TV channel inserts another headline leading to another article: “ ‘Big One’ coming? Earthquakes off the West Coast could eventually trigger a global event”.

A good example of the gutter press!

Mammoth Hot Springs (Photo: C. Grandpey)

La théorie de Donald Trump sur les incendies en Californie // Donald Trump’s theory about wildfires in California

A cause du vent violent et de la chaleur excessive, l’incendie de Mendocino est devenu le plus important de l’histoire de la Californie. Il a détruit quelque 75 structures et contraint des milliers de personnes à quitter leurs maisons. Sept autres incendies majeurs sont en train de se développer simultanément dans l’État, depuis le comté de Shasta jusqu’à celui de San Bernardino.
Alors que tout le monde est d’accord pour dire que la canicule provoquée par le changement climatique est la cause de la catastrophe, le président Trump a une autre idée des choses. Dans l’un de ses tweets désormais célèbres, il a affirmé que les politiques environnementales de la Californie empêchent les pompiers d’accéder à suffisamment de points d’eau pour arrêter les incendies. Il a ajouté que « l’eau immédiatement disponible » est détournée vers l’Océan Pacifique pour des raisons environnementales et il a adressé des reproches au gouverneur de Californie dans une série de tweets.
Voici le contenu de l’un des tweets de Trump: «Les mauvaises lois sur l’environnement amplifient les incendies de forêt en Californie et ne permettent pas d’utiliser en quantité suffisante l’eau immédiatement disponible. Elle est envoyée dans l’Océan Pacifique. Il faudrait aussi supprimer les arbres pour empêcher le feu de se propager!  »
Le California Department of Forestry and Fire Protection (Cal Fire), service des eaux et forêts californien, rejette catégoriquement l’affirmation selon laquelle les pompiers n’ont pas assez d’eau pour faire face aux incendies. En effet, il y a des lacs près du Carr Fire, comme le lac Shasta, le lac Whiskeytown et d’autres, de sorte qu’il n’y a absolument aucun problème d’eau.
Selon Cal Fire, les incendies de forêt dans l’Ouest sont causés par des températures trop élevées, moins de neige et des sécheresses plus fréquentes et intenses, phénomènes provoqués par le changement climatique. Trump, en affirmant que l’eau est « détournée » vers le Pacifique, ne semble pas comprendre que les rivières descendent d’elles mêmes vers l’océan ! La triste réalité, c’est que la Californie détourne tellement d’eau de son cours naturel pour l’envoyer dans des chenaux artificiels destinés à l’irrigation des cultures que des kilomètres de rivières se sont complètement asséchés. Cela a provoqué une catastrophe écologique dans le San Francisco Bay-Delta Estuary, le plus grand estuaire de la côte ouest de l’Amérique. Selon un responsable de Cal Fire, « le Président semble vouloir aggraver ces problèmes en détournant encore plus d’eau du système naturel au profit de l’agriculture au détriment du reste de la population ».
Le nord de la Californie a dû faire face à des températures de 38°C pendant plus d’un mois. Avant même cette canicule, la végétation était déjà extrêmement sèche et extrêmement vulnérable au feu. Il y a eu des périodes de vent et l’humidité ne réapparaît pas pendant la nuit comme c’était le cas il y a des années, de sorte que le feu peut brûler aussi intensément la nuit que pendant la journée.
L’armée américaine se prépare à envoyer cette semaine 200 soldats pour aider les pompiers à combattre les incendies dans l’Ouest des Etats Unis.
Source: Médias d’information américains

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Windy conditions and high heat have made the Mendocino Complex Fire the largest wildfire in California’s history, destroying some 75 homes and forcing thousands to evacuate. Seven other major wildfires are burning in the State, from Shasta County to San Bernardino County, at the same time.

While everybody agrees to say that the heat triggered by climate change is the cause of the disaster, President Trump has another opinion. In one of his now famous tweets, he claimed that California’s environmental policies are preventing firefighters from accessing enough water to stop the state’s wildfires. He added that “readily available water” is being diverted into the Pacific Ocean for environmental reasons and blamed the California Governor in a series of tweets.

Here is one of Trumps’s tweets : “California wildfires are being magnified & made so much worse by the bad environmental laws which aren’t allowing massive amounts of readily available water to be properly utilized. It is being diverted into the Pacific Ocean. Must also tree clear to stop fire from spreading!”

The California Department of Forestry and Fire Protection (Cal Fire) outright rejects the assertion that firefighters do not have enough water to handle the current wildfires. There are lakes near the Carr Fire: the Shasta Lake, the Whiskeytown Lake and so on, so that there are absolutely no water issues.

According to Cal Fire, rhe wildfires in the West are caused by higher temperatures, less snowpack and more frequent and intense droughts. All of those problems are a result of climate change. Trump, in complaining about water “diverted” to the Pacific, seems to not understand that rivers flow downhill toward the ocean. On the contrary, California diverts so much water from its natural path and into artificial canals that many kilometres of rivers have dried up completely. This caused ecological collapse in the San Francisco Bay-Delta Estuary, the largest estuary on the west coast of the Americas. According to a Cal Fire official, “the president seems to want to worsen these problems by diverting even more water away from the natural system to benefit corporate agriculture at the expense of everyone else.”

Northern California has been dealing with 38°C weather for more than a month. Even before the heat wave, the vegetation was already extremely dry and highly vulnerable to fire. There have been erratic winds, and the humidity doesn’t rebound at night as it did years ago, so it can burn just as intensely at night as it does during the day.

The U.S. Army is preparing to send 200 soldiers to help fight fires in the West this week.

Source: U.S. news media.

Vue de la zone gigantesque affectée par le Carr Fire à la fin du mois de juillet 2018 (Source : Cal Fire)

Lombok (Indonésie) : Une tectonique complexe// Complex tectonics

Plusieurs puissants séismes ont secoué l’île indonésienne de Lombok au cours des dernières semaines. Un premier séisme d’une magnitude de M,6,4 a été enregistré le 29 juillet 2018 ; il a tué 13 personnes et en a blessé une centaine d’autres. Le séisme suivant – M 6,9 sur l’échelle de Richter le 5 août 2018 – a fait au moins 98 morts et des centaines de blessés. Des milliers de bâtiments ont été endommagés et les opérations de secours ont été compliquées par des pannes de courant, un manque de réception téléphonique dans certaines zones et des options d’évacuation limitées.
Les séismes sont fréquents en Indonésie car le pays est situé sur la Ceinture de Feu du Pacifique, bien connue pour son activité sismique et volcanique. La majorité des grands séismes se produisent sur ou près des limites entre les plaques tectoniques qui composent la surface de la Terre, et les exemples récents ne font pas exception. Cependant, il existe des conditions tectoniques particulières autour de l’île de Lombok.
Les derniers séismes ont été observés le long d’une zone assez spéciale où la plaque tectonique australienne commence à passer par-dessus la plaque où se trouve l’île de Lombok. Elle ne glisse pas en dessous de sa voisine – processus de subduction très fréquent – comme cela se produit plus au sud de Lombok. (voir carte ci-dessous)
Certains des séismes qui secouent l’Indonésie peuvent être très violents, comme le séisme de M 9,1 sur la côte ouest de Sumatra qui a déclenché le tsunami de 2004 dans l’Océan Indien. Ce séisme s’est produit le long de la zone de subduction Java-Sumatra, là où la plaque australienne plonge sous la plaque de la Sonde.
À l’est de Java, la zone de subduction se trouve « bloquée » par la croûte continentale australienne, beaucoup plus épaisse que la croûte océanique qui glisse sous Java et Sumatra. Comme la croûte continentale australienne ne parvient pas à passer sous la plaque de la Sonde, elle lui passe par-dessus. Ce processus est connu sous le nom de poussée d’arrière-arc.
Les données des récents séismes de Lombok suggèrent qu’ils sont liés à cette zone d’arrière-arc qui s’étend au nord des îles s’étendant de l’est de Java à l’île de Wetar, juste au nord du Timor. Historiquement, de puissants séismes se sont également produits le long de cette poussée d’arrière-arc près de Lombok, en particulier au 19ème siècle, mais aussi plus récemment.
Les épicentres des derniers tremblements de terre à Lombok ont été localisés dans le nord de l’île, sous terre, et à faible profondeur. Les séismes terrestres peuvent parfois provoquer des glissements de terrain sous-marins et un tsunami. Lorsque des séismes peu profonds rompent le plancher océanique, ils peuvent déclencher des tsunamis meurtriers.
La région autour de Lombok a une histoire de tsunamis. En 1992, un séisme de magnitude 7,9 s’est produit au nord de l’île de Flores ; il a provoqué un tsunami qui a englouti plus de 2 000 villages côtiers. Les séismes du 19ème siècle dans cette région ont également causé de puissants tsunamis qui ont tué de nombreuses personnes.
Malheureusement, on ne sait pas prévoir les séismes. Une compréhension des dangers et une éducation des populations sont donc essentielles pour se préparer aux événements futurs.
Source: The Conversation, USGS.

Le bilan du dernier séisme est de 131 morts (164 selon les dernières chiffres de la presse indonésienne), 1477 blessés et 156 000 personnes déplacées.

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Several large earthquakes have struck the Indonesian island of Lombok in the past weeks. A first quake with a magnitude of M 6.4 was recorded on July 29th, 2018, killing13 people and injuring a hundred more. The largest event – M 6.9 on the Richter scale on August 5th, 2018 – killed at least 98 people and injured hundreds. Thousands of buildings were damaged and rescue efforts were hampered by power outages, a lack of phone reception in some areas and limited evacuation options.

Earthquakes are frequent in Indonesia as the country is located on the Pacific Ring of Fire, well known for its seismic and volcanic activity. The majority of large earthquakes occur on or near Earth’s tectonic plate boundaries, and the recent examples are no exception. However, there are some special tectonic conditions around Lombok.

The recent earthquakes have occurred along a specific zone where the Australian tectonic plate is starting to move over the Indonesian island plate; it does not slide underneath it, as occurs further to the south of Lombok. (see map below)

Some of the earthquakes that shake Indonesia can be very powerful, such as the M 9.1 quake off the west coast of Sumatra that generated the 2004 Indian Ocean tsunami. This earthquake occurred along the Java-Sumatra subduction zone, where the Australian tectonic plate plunges underneath Indonesia’s Sunda plate.

To the east of Java, the subduction zone has become “jammed” by the Australian continental crust, which is much thicker than the oceanic crust that moves beneath Java and Sumatra. The Australian continental crust can’t be pushed under the Sunda plate, so instead it is starting to ride over the top of it. This process is known as back-arc thrusting.

The data from the recent Lombok earthquakes suggest they are associated with this back-arc zone which extends north of islands stretching from eastern Java to the island of Wetar, just north of Timor. Historically, large earthquakes have also occurred along this back-arc thrust near Lombok, particularly in the 19th century but also more recently.

Lombok’s recent earthquakes occurred in northern Lombok under land, and were quite shallow. Earthquakes on land can sometimes cause undersea landslides and generate a tsunami wave. But when shallow earthquakes rupture the sea floor, much larger and more dangerous tsunamis can occur.

The region around Lombok has a history of tsunamis. In 1992, an M 7.9 earthquake occurred just north of the island of Flores and generated a tsunami that swept away coastal villages, killing more than 2,000. 19th century earthquakes in this region also caused large tsunamis that killed many people.

Unfortunately, earthquakes cannot be predicted, so an understanding of the hazards and an education of the populations are vital to be prepared for future events.

Source: The Conversation, USGS.

According to the latest figures, 131 persons were killed (164 according to the latest figures in the Indonesian newspapers), 1477 injured and 156,000 displaced by the last earthquake.

Source: The Conversation

Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

Un visiteur de mon blog m’a demandé il y a quelques jours si j’avais les dernières nouvelles de l’Ol Doinyo Lengai. Ma dernière note a été publiée en juillet 2017 et je n’ai rien lu de fiable sur le volcan depuis cette époque. En juillet 2017, un article du National Geographic indiquait que « selon des observations récentes, il semble que l’Ol Doinyo Lengai montre les signes d’une éruption imminente », mais les prévisions étaient vagues (« quelques semaines, quelques mois, ou un an ou plus « ) et donc peu fiables.
La dernière vidéo que je connaisse date de janvier 2018:
https://www.youtube.com/watch?v=mug9nuJUrL0

On peut voir un profond cratère avec un cône de carbonatite sur son plancher. Cependant, il ne semble pas y avoir de lave active sortant des bouches à l’intérieur du cratère. Quelques fumerolles sont visibles sur les parois.
Se référant au site web d’un volcanophile, le site Internet The Watchers a indiqué le 8 août 2018 qu ‘ »une nouvelle émission de carbonatite chaude a commencé au volcan Ol Doinyo Lengai en Tanzanie il y a quelques jours ». La nouvelle demande confirmation.
J’ai encore en mémoire les images d’Ol Doinyo Lengai lorsque je l’ai visité fin décembre 2002. Il y avait un petit lac de lave au sommet et les coulées de carbonatite avançaient parfois sur la plate-forme sommitale et sur les pentes du volcan.
Il serait dommage de grimper au sommet de ce volcan et de ne voir aucune activité car la montée et la descente ne sont pas faciles et demandent beaucoup d’efforts. Cependant, vous avez la récompense de voir la vallée du Rift et le lac Natron depuis le sommet. Ces vues sont incroyablement belles!

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A visitor of my blog asked me a few days ago if I had the latest news of Ol Doinyo Lengai volcano. My latest note was released in July 2017 and I have not read anything reliable about the volcano since then. In July 2017, a National Geographic article said that “according to recent observations, it looks as if Ol Doinyo Lengai is showing signs that an eruption is imminent,” but the prediction was vague (“a matter of a few weeks, a couple of months, or a year or more”) and thus unreliable.

The latest video I know dates back to January 2018:

https://www.youtube.com/watch?v=mug9nuJUrL0

One can see a deep crater with a cone of carbonatite on its floor. However, there does not seem to be active lava coming out of the vents in the crater. A few fumaroles can be seen on the crater walls.

Referring to the website of a volcano lover, the website The Watchers indicated on August 8th, 2018 that “a new emission of hot carbonatite began at Ol Doinyo Lengai volcano in Tanzania a few days ago”. The piece of news needs to be confirmed.

I still have in my brain the images of Ol Doinyo Lengai when I visited it at the end of December 2002. There was a small lava pond at the summit and lava flows were sometimes travelling on the summit platform and on the slopes of the volcano.

It would be a pity to climb to the summit and see no activity because the climbing and the descent are not easy and require a good deal of efforts. However, you get the reward of seeing the Rift Valley and Lake Natron from the top of the volcano. These views are incredibly beautiful!

Sommet du Lengai fin décembre 2002

Coulées de carbonatite

Cônes actifs au sommet du volcan

Vue sur la Rift Valley

(Photos: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Ambae (Vanuatu):
D’après la presse néo-zélandaise, les habitants d’Ambae ont obéi à l’ordre du gouvernement et ont commencé à évacuer l’île dans les premiers jours du mois d’août. La décision gouvernementale a été motivée par les effets des retombées de cendre provoquées par l’éruption dans le Lac Voui. Le 8 août, plus de 3 000 personnes s’étaient dirigées vers les îles Espiritu Santon et Maewo.

Etna
(Sicile / Italie):
L’INGV indique que l’activité de l’Etna consiste en des émissions de gaz et une activité strombolienne dans les cratères sommitaux. Trois bouches sont actives au fond de la Bocca Nuova, avec des émissions de gaz au niveau de deux d’entre elles et une activité strombolienne sporadique dans la troisième. Trois bouches sont également actives au fond du cratère nord-est; l’une d’elles produit des émissions de cendre ; une autres de la vapeur et une troisième projette des matériaux incandescents qui ne dépassent pas la lèvre du cratère. Après plusieurs mois de calme, l’activité explosive a repris dans la bouche E sur le flanc E du Nouveau Cratère Sud-Est. L’activité a débuté le 1er août avec un panache de cendre qui s’est élevé de plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet.
Source: INGV.

Krakatau (Indonésie):
L’activité est relativement stable sur le volcan. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 600 mètres au-dessus du sommet où l’incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Les habitants et les touristes sont invités à ne pas s’approcher du volcan à moins d’1 km du cratère.
Source: VSI.

Nevados de Chillan (Chili)
L’activité se poursuit sur le volcan ; elle est liée à la croissance du dôme de lave Gil-Cruz dans le cratère Nicanor. La sismicité est modérée à élevée et se compose d’événements longue période (LP) et d’épisodes de tremor. Le niveau d’alerte reste à l’Orange,
Source: SERNAGEOMIN.

Sierra Negra
(Isla Isabela / Equateur):
L’éruption du Sierra Negra se poursuit. L’incandescence produite par les coulées de lave actives est visible quotidiennement. Une augmentation du tremor a commencé à 22h20 le 3 août et a duré deux heures, signe d’une intensification de l’activité sur le flanc N.
Source: Instituto Geofisico.

Sabancaya (Pérou):
Des explosions sont encore observées sur le Sabancaya, avec une vingtaine d’événements en moyenne chaque jour. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,6 km au-dessus du cratère. Le 2 août, les émissions de SO2 atteignaient 5 000 tonnes / jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET.

Kilauea (Hawaii) :

Activité inchangée depuis ma dernière note.

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Ambae (Vanuatu):

According to New Zealand newspapers, residents of Ambae obeyed the government order and began to evacuate the island in the first days of August. The order was potivated by the effects of significant ashfall from the ongoing eruption at Lake Voui. By August 8th, over 3,000 people had been moved to Espiritu Santon and Maewo islands.

Etna (Sicily / Italy):

INGV reports that activity at Mt Etna is characterized by gas emissions at the summit craters and strombolian activity. Three vents at the bottom of Bocca Nuova are active, with gas emissions rising from two vents and sporadic strombolian activity occurring at a third. Three vents are also active at the bottom of Northeast Crater; one produces ash emissions, one steam emissions, and strombolian explosions at the third ejects incandescent material as high as the crater rim. After several months of quiet conditions, explosive activity resumed at the E crater on the E flank of the New Southeast Crater. The activity began on August 1st with an ash plume that rose several hundred metrs above the summit.

Source: INGV.

Krakatau (Indonesia):

Activity is relatively stable at the volcano. Explosions generate ash plumes that rise as high as 600 metres above the summit where incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are asked not to approach the volcano within 1 km of the crater.

Source: VSI.

Nevados de Chillan (Chile)

Activity continues at the volcano, associated with the growth of the Gil-Cruz lava dome in the Nicanor Crater. Seismicity is moderate to high and consists of long-period events and tremor episodes. The Alert Level remains at Orange,

Source : SERNAGEOMIN.

Sierra Negra ( Isla Isabela / Ecuador):

The eruption at Sierra Negra continues. Incandescence from active lava flows is visible daily. An increase in the tremor began at 22:20 on August 3rd and lasted two hours, signifying a new pulse of activity on the N flank.

Source: Instituto Geofisico.

Sabancaya (Peru):

Explosions are still observed at Sabancaya with an average of about 20 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.6 km above the crater rim. On August 2nd, the SO2 emissions were measured at 5,000 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source: INGEMMET.

Kilauea (Hawaii) :

Activity has not changed since my last post.

Kilauea: Fissure 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Climat: Un avenir inquiétant // Climate: An uncertain future

Selon une étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs de 17 pays et publiée début juillet 2018 dans Nature Geoscience, le réchauffement climatique au cours des prochaines années pourrait être deux fois plus important que celui prévu par les modèles climatiques présentés dans les scénarios actuels. Même si l’objectif d’une hausse des températures de  2°C était atteint, le niveau de la mer pourrait augmenter de six mètres ou plus.
Les résultats de l’étude s’appuient sur l’observation de trois périodes chaudes au cours des 3,5 millions d’années passées, époque où la température de la Terre dépassait de 0,5°C à 2°C les températures préindustrielles du 19ème siècle.
L’étude montre également que de vastes zones de calottes polaires pourraient disparaître. Des changements significatifs dans les écosystèmes pourraient voir le désert du Sahara devenir une étendue verte et les bordures des forêts tropicales se transformer en savane. Les observations des périodes de réchauffement passées révèlent qu’un certain nombre de mécanismes amplificateurs, mal représentés dans les modèles climatiques, augmentent le réchauffement à long terme bien au-delà des projections actuelles. En conséquence, le budget carbone pour éviter 2°C du réchauffement climatique pourrait être beaucoup plus réduit que prévu, laissant une marge d’erreur très faible pour atteindre les objectifs de la COP 21.
Pour obtenir leurs résultats, les chercheurs ont examiné trois des périodes chaudes les mieux documentées, le maximum thermique de l’Holocène (il y a 5000-9000 ans), le dernier interglaciaire (129 000-116 000 ans) et la période chaude du milieu du Pliocène (3,3-3 millions d’années). Le réchauffement des deux premières périodes a été causé par des changements prévisibles de l’orbite terrestre, tandis que l’événement du milieu du Pliocène fut le résultat de concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone de 350 à 450 ppm, ce qui correspond sensiblement au niveau actuel (409,53 ppm au relevé du 6 juillet 2018 sur la Mauna Loa à Hawaii).
En combinant un large éventail de mesures fournies par des carottes de glace, des couches de sédiments, des archives fossiles, des datations à l’aide d’isotopes atomiques et une foule d’autres méthodes paléoclimatiques établies, les chercheurs ont reconstitué l’impact de ces changements climatiques. Ensemble, ces périodes montrent clairement à quel point la Terre sera plus chaude une fois le climat stabilisé. Aujourd’hui, notre planète se réchauffe beaucoup plus rapidement qu’au cours de n’importe laquelle de ces périodes car les émissions anthropiques de CO2 continuent de croître. Même si ces émissions cessaient aujourd’hui, il faudrait des siècles, voire des millénaires, pour retrouver un équilibre.
Les changements survenus sur Terre sous les conditions du passé ont été profonds: les étendues de glace de l’Antarctique et du Groenland se sont considérablement réduites et, par conséquent, le niveau de la mer s’est élevé d’au moins six mètres; les aires de répartition du plancton marin se sont déplacées, bouleversant des écosystèmes marins entiers; le Sahara a verdi et les espèces forestières se sont déplacées de 200 km vers les pôles, tout comme la toundra; les espèces de haute altitude ont décliné, les forêts tropicales tempérées ont été réduites et dans les zones méditerranéennes la végétation maintenue par le feu a dominé.
Même avec seulement 2°C de réchauffement – et potentiellement seulement 1,5 ° C – les impacts significatifs sur le système terrestre seront profonds. L’élévation du niveau de la mer pourrait devenir inéluctable pendant des millénaires ; cela affecterait une grande partie de la population mondiale, des infrastructures et l’activité économique. Pourtant, ces changements importants sont généralement sous-estimés dans les projections des modèles climatiques actuels  qui se concentrent sur le court terme et semblent sous-estimer le réchauffement à long terme et l’amplification de la chaleur dans les régions polaires. Ces mêmes modèles climatiques semblent être fiables pour des changements mineurs sur de courtes périodes, par exemple au cours des prochaines décennies jusqu’en 2100, mais quand les changements prennent de l’ampleur ou persistent, ils sous-estiment le réchauffement climatique.
La dernière étude montre que si nos dirigeants ne s’attaquent pas très rapidement aux émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique transformera profondément notre planète et notre mode de vie, pas seulement pour ce siècle mais bien au-delà.
Source: Nature Geoscience, Science Daily.

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According to a study performed by an international team of researchers from 17 countries and published early July 2018 in Nature Geoscience, future global warming may be twice as warm as projected by climate models under current scenarios. Even if the world meets the 2°C target, sea levels may rise six metres or more.

The results of the study are based on observational evidence from three warm periods over the past 3.5 million years when the world was 0.5°C-2°C warmer than the pre-industrial temperatures of the 19th century.

The research also revealed how large areas of the polar ice caps could collapse and significant changes to ecosystems could see the Sahara desert become green and the edges of tropical forests turn into savanna. Observations of past warming periods suggest that a number of amplifying mechanisms, which are poorly represented in climate models, increase long-term warming beyond climate model projections. This suggests the carbon budget to avoid 2°C of global warming may be far smaller than estimated, leaving very little margin for error to meet the Paris targets.

To get their results, the researchers looked at three of the best-documented warm periods, the Holocene thermal maximum (5000-9000 years ago), the last interglacial (129,000-116,000 years ago) and the mid-Pliocene warm period (3.3-3 million years ago). The warming of the first two periods was caused by predictable changes in the Earth’s orbit, while the mid-Pliocene event was the result of atmospheric carbon dioxide concentrations that were 350-450ppm, much the same as today.

Combining a wide range of measurements from ice cores, sediment layers, fossil records, dating using atomic isotopes and a host of other established paleoclimate methods, the researchers pieced together the impact of these climatic changes. In combination, these periods give strong evidence of how a warmer Earth would appear once the climate had stabilized. By contrast, today our planet is warming much faster than any of these periods as human caused carbon dioxide emissions continue to grow. Even if our emissions stopped today, it would take centuries to millennia to reach equilibrium.

The changes to the Earth under these past conditions were profound: there were substantial retreats of the Antarctic and Greenland ice sheets and as a consequence sea-levels rose by at least six metres; marine plankton ranges shifted, reorganising entire marine ecosystems; the Sahara became greener and forest species shifted 200 km towards the poles, as did tundra; high altitude species declined, temperate tropical forests were reduced and in Mediterranean areas fire-maintained vegetation dominated.

Even with just 2°C of warming – and potentially just 1.5°C – significant impacts on the Earth system are profound. Sea-level rise could become unstoppable for millennia, impacting much of the world’s population, infrastructure and economic activity. Yet these significant observed changes are generally underestimated in climate model projections that focus on the near term. Compared to these past observations, climate models appear to underestimate long term warming and the amplification of warmth in polar regions. Indeed, climate models appear to be trustworthy for small changes, such as for low emission scenarios over short periods, for instance over the next few decades until 2100. But as the change gets larger or more persistent, it appears they underestimate climate change.

This new research shows that if today’s leaders don’t urgently address our emissions, global warming will bring profound changes to our planet and way of life, not just for this century but well beyond.

Source: Nature Geoscience, Science Daily.

 
 

Les glaciers fondent et les effets sont spectaculaires sur le littoral: Bâtiments menacés, blockhaus à la dérive, etc.  (Photos: C. Grandpey)

 

 

Image glacier ou image érosion littorale (Soulac?)