Et si Yellowstone entrait en éruption de nos jours ? // What if Yellowstone erupted today?

À la fin de ma conférence « Volcans et risques volcaniques », certaines personnes me demandent ce qui se passerait si un super volcan comme Yellowstone entrait en éruption aujourd’hui.

Un super volcan est un volcan capable d’émettre au moins 1 000 kilomètres cubes de matériaux lors d’une seule éruption. De ce fait, il est classé au niveau 8 – le maximum – de l’Indice d’explosivité volcanique (VEI). Il est intéressant de noter que Yellowstone n’est pas le seul super volcan au monde. Certains, comme le Taupo (Nouvelle-Zélande) ou le Toba (Indonésie), sont bien connus, mais d’autres super volcans, aujourd’hui inconnus, pourraient se cacher au fond des océans. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les abysses de nos propres océans.
Le Parc national de Yellowstone est un endroit magnifique, avec ses sources chaudes et ses geysers comme l’Old Faithful.

Ce vaste système volcanique est connu sous le nom de Caldeira de Yellowstone, et une seule éruption pourrait plonger le monde dans le chaos. Il y a environ deux millions d’années, d’importantes quantités de magma se sont accumulées sous la croûte terrestre. Poussées par la pression colossale des gaz volcaniques, elles ont déclenché une éruption qui figure parmi les plus importantes de l’histoire de notre planète. Depuis cette époque lointaine, Yellowstone a connu deux autres éruptions volcaniques majeures et de nombreuses éruptions mineures.

Bien que Yellowstone n’ait pas connu de super-éruption depuis des millénaires, on peut se demander si ce super volcan est susceptible d’entrer un jour à nouveau en éruption. Les scientifiques qui étudient Yellowstone estiment qu’une nouvelle éruption est probable et que ce n’est qu’une question de temps. Toutefois, une éruption majeure de Yellowstone ne devrait pas se produire avant des milliers, voire des millions d’années.
Les scientifiques expliquent que le magma sous Yellowstone est majoritairement à l’état solide et ne peut donc pas déclencher une éruption. Une étude montre que ce magma se concentre surtout dans la partie nord-est du volcan et qu’il a tendance à se déplacer dans cette direction. Ce magma pourrait un jour devenir suffisamment liquide pour entrer en éruption. Mais il pourrait aussi perdre de sa chaleur et stagner au contact d’une épaisse couche de roche continentale au sein de la croûte terrestre. Ce ne sont que des suppositions et le conditionnel est de rigueur. En réalité, aucun scientifique n’est capable de prédire l’avenir éruptif de Yellowstone.

Source: USGS / YVO

Selon certains chercheurs, le prochain événement volcanique dans la caldeira de Yellowstone ne sera probablement pas une explosion volcanique. Une puissante éruption hydrothermale est plus probable. Elle proviendrait d’un geyser, avec une activité capable de créer des cratères impressionnants mais dont l’impact serait limité en dehors du Parc.

Explosion du Steamboat Geyser

Une autre possibilité serait une coulée de lave émise par une bouche éruptive. Au final, le danger actuel à Yellowstone réside davantage dans les éruptions hydrothermales ou les séismes, dont beaucoup sont sans lien avec l’activité volcanique.
Tous les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que si le volcan de Yellowstone entrait en éruption, leurs collègues en poste à l’observatoire le sauraient probablement des semaines, voire des mois à l’avance. Cependant, ils insistent sur le fait que le risque d’une éruption majeure dans la caldeira de Yellowstone est quasiment nul aujourd’hui.

Mais que se passerait-il si Yellowstone entrait en éruption alors que des milliards d’êtres humains peuplent notre planète ? Lors de l’éruption, la zone immédiatement concernée, couvrant des parties du Montana, du Wyoming et de l’Idaho, serait ravagée. D’immenses colonnes éruptives, chargées de cendres et de gaz volcaniques à haute température, s’effondreraient sous leur propre poids et réduiraient la zone en cendres. Les coulées pyroclastiques anéantiraient arbres, habitations et infrastructures sur leur passage.
À l’aide de modèles, les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone prévoient qu’une super-éruption enverrait des milliers de mètres de cendres dans le périmètre du Parc et recouvrirait des zones habitées s’étendant de Missoula (Montana) à Albuquerque (Nouveau-Mexique).

Simulation d’une éruption à Yellowstone avec l’émission de 330 kilomètres cubes de cendres (Source : USGS)

De plus, une super-éruption du Yellowstone déposerait plusieurs millimètres de cendres sur une grande partie des États-Unis et certaines régions du Canada, avec un impact sur l’agriculture, les ressources en eau et les réseaux électriques. D’énormes quantités de cendres et de gaz atteindraient la stratosphère, générant des aérosols qui bloqueraient la lumière du soleil et plongeraient la Terre dans une longue période de froid et d’obscurité. Le scénario serait probablement semblable à l’éruption du Tambora en 1815 (Indonésie), qui fit des dizaines de milliers de victimes et plongea la Terre dans « l’Année sans été », une longue période de basses températures qui ravagea les récoltes et provoqua des famines et des épidémies à travers le monde.

Cratère du Tambora (Crédit photo: Wikipedia)

Les scientifiques estiment généralement que les effets d’une super-éruption comme celle du Yellowstone pourraient durer de cinq à dix ans. De nombreuses personnes mourraient, mais l’humanité ne disparaîtrait pas. Aucune éruption volcanique explosive n’a jamais été associée à une extinction massive sur Terre.

Source : Popular Science, Observatoire Volcanologique de Yellowstone. Photos du Parc: C. Grandpey

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At the end of my conference « Volcanoes and volcano Hazards », some persons ask me what would happen if a super volcano like Yellowstone erupted today.

Just remember that a super volcano is able to erupt at leaqt 1,000 cubic kilemeters of material during a single eruption. As such it is callsified at level 8 – the maximum – on the Volcanic Explosivity Index (VEI). It is interesting to add that Yellowstone is not the only super volcano in the world. Some of them like taupo (New Zealand) or Toba (Indonesia) are well known but other super volcanoes may also be unknown, lying hidden at the bottom of the oceans. As I say it quite often, we know the surface of Mars better than the abysses of our own oceans.

Yellowstone National Park is a wonderful place to visit with its hot springs and geysers like Old Faithful. This vast volcanic system is known as the Yellowstone Caldera, and with one blast it could plunge the world into chaos.

About two million years ago, large amounts of hot magma accumulated beneath the Earth’s crust, building pressure and volcanic gases that triggered a major eruption. It was among the largest volcanic eruptions in our planet’s history, blanketing large parts of North America with ash. Since then, Yellowstone has seen two more major volcanic eruptions and many smaller ones.

Though Yellowstone hasn’t had a supereruption in millennia, we may wonder:whether the super volcano will ever explode again. Experts studying Yellowstone say it probably will erupt again ; t’s just a matter of time. A major Yellowstone eruption likely won’t happen for thousands, and potentially millions, of years.

Scientists say that the magma underneath Yellowstone is mostly solid and not eruptible. One study suggests the magma is more concentrated underneath the northeast section, and that magma is shifting in that direction. This magma may one day become liquid enough to erupt. But it could also lose heat and stall as it hits thick, continental rock within the Earth’s crust. Actually, no scientist is able to make any prediction about the eruptive future of Yellowstone.

According to some researchers, the next volcanic incident in the Yellowstone Caldera likely won’t be a volcanic explosion. A powerful hydrothermal eruption from a geyser, activity that can create impressive craters but has limited impact outside the park, is more likely. Another possibility is a lava flow emitted by a single eruptive vent. In the end, the hazard in Yellowstone today lies more with hydrothermal eruptions or earthquakes, many unrelated to volcanic activity, in the park.

All scientists agree today to say that if the Yellowstone volcano were to erupt, scientists at the observatory would likely know weeks to months beforehand, but they insist that the chances of a major eruption in the Yellowstone Caldera within the human timeline are close to zero.

But what if Yellowstone did erupt while billions of humans still walked this planet? Upon eruption, the immediate radius, including parts of Montana, Wyoming, and Idaho, would be swept clean. Huge eruption columns, with superheated volcanic ash and gas, would collapse under their own weight and incinerate the land. Pyroclastic flows would wipe out trees, homes, and infrastructure in their path.

Using models, scientists at the Yellowstone Volcano Observatory predict that a supereruption would drop thousands of meters of ash within the park radius, and coat communities stretching from Missoula, Montana, to Albuquerque, New Mexico. What is more, aYellowstone supereruption would drop at least a few millimeters of ash over much of the U.S. and parts of Canada, devastating agriculture, water supplies, and electrical grids. Huge amounts of ash and gas launched into the stratosphere would act as aerosols, blocking sunlight and plunging the Earth into a long period of cold and dark. It would probably look like the 1815 Tambora eruption (Indonesia) which claimed tens of thousands of lives and plunged Earth into the “Year Without Summer”, a prolonged period of low temperatures that ravaged crops and caused widespread famine and disease epidemics around the world.

Scientists usually believe the effects of a supereruption like Yellowstone could last five to 10 years. A lot of people would die, but it would not wipe out humanity. No explosive volcanic eruption has ever been associated with a mass extinction on Earth.

Source : Popular Science, Yellowstone Volcano Observatory.

Accélération de la fracturation de l’Afrique // The splitting of Africa is accelerating

La région du lac Turkana, située au nord du Kenya, est l’un des sites les plus importants au monde pour l’archéologie et la paléoanthropologie.

Vue du lac Turkana (Source : NASA)

Sa richesse en fossiles d’hominines est exceptionnelle : y ont été retrouvés de nombreux restes d’Homo habilis et d’Homo erectus, qui marquent l’aube du genre Homo. Des fossiles d’espèces plus archaïques (australopithèques par exemple) ont également été retrouvés, en association avec les plus anciens outils en pierre taillée découverts à ce jour.

Crânes d’Homo erectus découverts dans le rift du Turkana. Crédit photo : John Rowan / Science et Avenir)

La région n’attire toutefois pas que les archéologues. Elle revêt également un intérêt majeur pour les géologues. Le lac Turkana est en effet niché dans le Rift est-africain, une longue dépression qui s’étend du nord au sud sur plus de 6 000 kilomètres depuis la mer Rouge jusqu’au Mozambique.

Source : Wikipedia

Ce vaste fossé d’effondrement se forme par le lent écartement de la plaque africaine et la plaque somalienne. Le Rift est-africain marque ainsi l’endroit d’une future limite de plaque, qui donnera naissance à un nouvel océan.

Actuellement, les deux blocs continentaux s’éloignent l’un de l’autre à une vitesse d’environ 4,7 millimètres par an. Ce « rifting » s’accompagne d’un amincissement progressif de la croûte continentale qui rappelons le, mesure en moyenne 35 kilomètres d’épaisseur. Lors d’un épisode de rifting, elle va s’amincir, éventuellement jusqu’à sa rupture via le développement de nombreuses failles. On parle alors de « breakup ». Cette rupture, qui va se propager jusqu’à la base de la lithosphère, va permettre la mise en place d’un nouveau centre d’accrétion océanique. C’est ainsi que naissent les océans et que les continents se fragmentent.

Le rift est-africain est l’un des rares endroits au monde où l’on peut observer en direct ce mécanisme, qui a modelé la géographie terrestre depuis la mise en route de la tectonique des plaques, il y a environ 3 milliards d’années. Il avait été fort bien documenté dans les années 1950 par Haroun Tazieff qui avait observé à bord de la Calypso du commandant Cousteau, une dorsale active dans le fond de la mer Rouge. En survolant la dépression du Danakil situé au nord de l’Afar quelques années plus tard, il comprit être en présence d’un rift émergé avec des failles ouvertes sur plusieurs mètres et des émissions de fumerolles.

En 2026, une équipe de chercheurs vient de faire de nouvelles découvertes qui aident à caractériser ce rift et à prédire son évolution future. Leur étude a été publiée dans la revue Nature communications.

Tous les épisodes de rifting ne mènent pas forcément à la rupture continentale. Il existe dans le monde de nombreux exemple de rifts « avortés », dont l’évolution vers la rupture finale n’a pas abouti. C’est le cas du fossé Rhénan.

Toutefois, le rift du Turkana semble en passe de parvenir à ce breakup. L’imagerie sismique réalisée dans cette région révèle que la croûte est bien plus fine qu’on ne le pensait auparavant. Le processus de rifting est ici dans une phase relativement avancée qu’on appelle le « necking ». Le long de l’axe du rift, la croûte continentale ne mesure en effet plus que 13 kilomètres d’épaisseur. La phase de necking se caractérise par un amincissement brutal de la croûte, la perte des niveaux ductiles profonds qui accommodaient jusqu’alors principalement la déformation, et le couplage mécanique entre la croûte et le manteau supérieur.

La phase de necking mène à la formation de la « necking zone » qui se caractérise par un amincissement brutal de la croûte continentale (Schémas issus de l’étude)

Cette étape précède directement celle de la rupture qui peut toutefois prendre plus ou moins de temps. En géologie, on s’exprime en milliers ou millions d’années. Ce n’est donc pas demain, ni même dans 100 ou 1 000 ans que l’on pourra assister à la séparation définitive des deux plaques continentales. Il faut rappeler que le rift du Turkana a commencé à se former il y a 45 millions d’années. Les chercheurs estiment que le début de la phase de necking date de 4 millions d’années. Elle s’est accompagnée d’un intense volcanisme et d’une subsidence rapide du rift, des conditions qui entraînent d’importants dépôts de sédiments fins, des conditions favorables à une bonne fossilisation. La région du lac Turkana n’est donc pas seulement le berceau de l’humanité ; elle est aussi le produit d’une géologie exceptionnelle qui a permis de figer son histoire.

Source : Science et Avenir et presse scientifique internationale.

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The Lake Turkana region, located in northern Kenya, is one of the world’s most important sites for archaeology and paleoanthropology. Its wealth of hominin fossils is exceptional: numerous remains of Homo habilis and Homo erectus, marking the dawn of the genus Homo, have been found there. Fossils of more archaic species (such as australopithecines) have also been discovered, in association with the oldest stone tools found to date.

However, the region attracts more than just archaeologists. It is also of major interest to geologists. Lake Turkana is nestled in the East African Rift, a long depression that stretches over 6,000 kilometers from north to south, from the Red Sea to Mozambique.
This vast rift valley is formed by the slow separation of the African and Somali plates. The East African Rift marks the location of a future plate boundary, which will give rise to a new ocean.
Currently, the two continental blocks are moving apart at a rate of approximately 4.7 millimeters per year. This rifting is accompanied by a progressive thinning of the continental crust, which, as a reminder, is on average 35 kilometers thick. During a rifting event, it will thin until it eventually ruptures through the development of numerous faults. This is known as a « breakup. » This rupture, which will propagate to the base of the lithosphere, will allow the formation of a new oceanic accretion center. This is how oceans are born and continents break apart.

The East African Rift is one of the few places in the world where this mechanism, which has shaped Earth’s geography since the beginning of plate tectonics approximately 3 billion years ago, can be observed firsthand. It was very well documented in the 1950s by Haroun Tazieff, who, aboard Jacques Cousteau’s Calypso, observed an active mid-ocean ridge on the floor of the Red Sea. A few years later, while flying over the Danakil Depression north of the Afar region, he realized he was in the presence of an emerged rift with faults several meters wide and fumarole emissions.
In 2026, a team of researchers made new discoveries that help characterize this rift and predict its future evolution. Their study was published in the journal Nature Communications.

Not all rifting events necessarily lead to continental breakup. There are many examples worldwide of « aborted » rifts, whose progression toward final rupture did not occur. The Rhine Graben is one such example.
However, the Turkana Rift appears to be on the verge of reaching this point. Seismic imaging in this region reveals that the crust is much thinner than previously thought. The rifting process here is in a relatively advanced phase known as « necking. » Along the rift axis, the continental crust is now only 13 kilometers thick. The necking phase is characterized by a sudden thinning of the crust, the loss of the deep ductile layers that previously accommodated the deformation, and the mechanical coupling between the crust and the upper mantle.
This stage directly precedes rupture, which can take varying amounts of time. In geology, this is measured in thousands or millions of years. It is therefore not tomorrow, nor even in 100 or 1000 years, that we will witness the definitive separation of the two continental plates. It is important to remember that the Turkana rift began to form 45 million years ago. Researchers estimate that the necking phase began 4 million years ago. This was accompanied by intense volcanism and rapid subsidence of the rift, conditions that led to significant deposits of fine sediments, conditions favorable to excellent fossilization. The Lake Turkana region is therefore not only the cradle of humanity; it is also the product of exceptional geology that has allowed its history to be frozen in time.

Source: Science et Avenir, Futura Sciences and international scientific press.

L’épisode éruptif n°47 du Kilauea (Hawaï) // Eruptive episode 47 of Kilauea volcano (Hawaii)

Le 47ème Épisode éruptif du Kilauea s’est terminé le 15 mai 2026 à 00h27, après avoir commencé à à 15h27 (heure locale) au niveau de la bouche nord. Le HVO avait prévu que les fontaines de lave jailliraient probablement entre le 11 et le 14 mai 2026.

Les signes précurseurs de ce nouvel épisode sont effectivement apparus vers 4 heures du matin (heure locale) le 14 mai, avec des débordements de lave générés par des fontaines en dômes vers 8h20 au niveau de la bouche éruptive sud. L’activité ressemblait fortement à celle d’un geyser.

Mais c’est finalement la bouche éruptive nord qui a eu le dernier mot avec les fontaines de lave habituelles qui sont apparues à 15h27 (heure locale). L’Épisode 47 a pris fin après 9 heures de fontaines de lave. Dans le bilan de l’événement, le HVO indique que les fontaines ont atteint 200 mètres de hauteur.

Le débit effusif maximal était de 275-300 mètres cubes par seconde, pour un débit moyen de 220 mètres cubes seconde. L’Épisode 47 a déversé un volume de lave estimé à 5,2 millions de mètres cubes qui ont couvert 30-40% du plancher de l’Halema’uma’u. Le panache éruptif a atteint 4500 mètres de hauteur.

Source: HVO.

Captures d’images webcam

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Kilauea’s 47th eruptive episode ended on May 15, 2026, at 00:27, after beginning at 3:27 PM (local time) at the northern vent. The HVO had predicted that lava fountains would likely erupt between May 11 and 14, 2026.

The precursor signs of this new episode did indeed appear around 4:00 AM (local time) on May 14, with lava overflows generated by dome-shaped fountains around 8:20 AM at the southern vent. The activity strongly resembled that of a geyser.
However, it was ultimately the northern vent that had the last word, with typical lava fountains appearing at 3:27 PM (local time). Episode 47 ended after 9 hours of lava fountaining. In its event report, the HVO indicates that the fountains reached 200 meters in height.

The maximum effusive flow rate was 275-300 cubic meters per second, with an average flow rate of 220 cubic meters per second. Episode 47 poured an estimated 5.2 million cubic meters of lava that covered 30-40% of the floor of Halema’uma’u. The eruptive plume reached 4,500 meters in height.

Source: HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Observatoire volcanologique d’Alaska (AVO) m’a informé d’une hausse de l’activité sismique et des émissions de SO₂ sur le Kupreanof (péninsule d’Alaska) ces derniers mois, probablement due à une intrusion magmatique sous le volcan. Le Kupreanof est un stratovolcan fortement englacé, sans éruption historique connue. Les données actuelles n’indiquent pas d’éruption imminente.
L’activité sismique a débuté en février 2026. L’AVO a enregistré plusieurs épisodes de séismes profonds basse fréquence début février et début mars, souvent à plus de 20 km de profondeur. Durant la seconde moitié d’avril et début mai, la sismicité a consisté en des séismes superficiels intermittents, principalement de magnitude inférieure à M2,5, avec quelques séismes profonds basse fréquence.
Depuis le 4 avril, des émissions de SO₂ ont été observées par satellite à huit reprises, à raison de 100 à 1 000 tonnes par jour. Bien que le Kupreanof soit connu pour ses émissions de gaz au niveau d’un champ de fumerolles actif juste à l’ouest du sommet, les émissions de SO₂ n’avaient jamais été observées auparavant par satellite.
L’ensemble de ces observations semble montrer que le magma a migré vers des niveaux moins profonds (moins de 5 km), activant un champ fumerollien à environ 1500 m d’altitude à l’ouest du sommet.
L’AVO indique qu’il est très probable qu’une éruption serait précédée de signaux supplémentaires permettant une alerte précoce. Des éruptions du Kupreanof généreraient vraisemblablement des lahars et des coulées pyroclastiques sur les flancs du volcan et dans les vallées inhabitées environnantes. Les panaches de cendres pourraient affecter les communautés situées sous le vent ainsi que les aéronefs.

Suite à la hausse susmentionnée de la sismicité et des émissions de gaz, l’AVO a décidé de faire passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Le Kupreanof ne dispose d’aucun réseau de surveillance géophysique en temps réel. L’AVO surveille le volcan grâce à des données satellitaires, des réseaux de détection infrasonore et d’éclairs à distance, ainsi que des observations visuelles effectuées par des pilotes et des marins.
Source : AVO.

Vue du Kupreanof (Crédit photo : AVO)

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Suite à la découverte des corps de trois randonneurs après l’éruption du 8 mai 2026, les autorités locales ont définitivement interdit l’accès au Dukono (île d’Halmahera, Indonésie). L’accès au volcan était déjà totalement interdit depuis le 17 avril, et cette interdiction a été renforcée le 8 mai par une décision interdisant aux agences, gérants et prestataires de services de délivrer des permis. Par ailleurs, conformément aux recommandations du Centre de prévention des risques géologiques et volcaniques (PVMBG), les autorités locales ont interdit aux habitants et aux touristes l’accès à la zone à risque située à moins de 4 km du sommet du cratère.

Vue de l’éruption du 8 mai (Source: réseaux sociaux)

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit, avec des coulées de lave dans trois ravines, des émissions élevées de SO₂, des séismes volcaniques et des effondrements à répétition générant des coulées pyroclastiques. Ces observations font suite à une importante séquence éruptive survenue le 2 mai 2026 (voir ma note à ce sujet), lorsque des coulées pyroclastiques, générées par des effondrements, ont parcouru jusqu’à 5 km, provoquant d’importantes retombées de cendres sur une partie de la province d’Albay et entraînant l’évacuation de milliers d’habitants.
Le 8 mai 2026, les coulées de lave atteignaient environ 3,8 km dans la ravine de Basud, 3,2 km dans celle de Bonga et 1,6 km dans la ravine de Mi-isi. Elles s’accompagnaient d’une activité strombolienne mineure.
Les émissions de SO₂ ont atteint 2 272 tonnes par jour le 7 mai, tandis que le réseau de surveillance révélait une déflation globale de l’édifice volcanique et un gonflement sur son flanc nord-est. Les dernières coulées pyroclastiques ont atteint environ 2 km.

Les autorités philippines ont indiqué que l’éruption a touché près de 200 000 habitants répartis dans 124 barangays. Plus de 5 400 personnes ont été déplacées vers des abris d’évacuation, tandis que des retombées de cendres ont affecté plusieurs localités de la province d’Albay. Aucun décès ni blessure n’a été signalé, bien que les retombées de cendres aient endommagé des zones agricoles et causé des pertes en élevage.
Le niveau d’alerte du Mayon est maintenu à 3. Le PHIVOLCS continue de déconseiller au public de pénétrer dans la zone de danger permanent de 6 km.
Source : PHIVOLCS.

Panaches de cendres générés par les coulées pyroclastiques du 2 mai 2026 (Source: YouTube)

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L’Épisode 46 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a commencé le 5 mai 2026 à 8h17 (heure locale) et s’est terminé à 17h22, après 9 heures de fontaines de lave, principalement au niveau de la bouche nord.

La fenêtre de prévision pour l’Épisode 47, basée sur les données fournies par les inclinomètres, montrait que des fontaines de lave jailliraient probablement entre le 11 et le 14 mai 2026. Les signes précurseurs de ce nouvel épisode sont effectivement apparus vers 4 heures du matin (heure locale), avec des débordements de lave puis des fontaines en dômes vers 8h20 au niveau de la bouche éruptive sud. L’activité ressemblait fortement à celle d’un geyser.

Selon le HVO, les fontaines de lave habituelles sont apparues à 15h27 (heure locale) au niveau de la bouche nord.

Captures écran webcam

Source : HVO.

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Dans son dernier bulletin du 12 mai 2026, l’Institut météorologique islandais indique que « des signes évidents de déformation sont toujours observés à Svartsengi, et le soulèvement du sol se poursuit. La déformation se maintient à environ 2 cm par mois et la tendance reste stable. Le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuivent à un rythme semblable à celui des dernières semaines. Selon les calculs de modélisation, près de 26 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis le début de la dernière éruption, le 16 juillet de l’année dernière. »

Profils d’accumulation du magma entre les différentes éruptions. L’accumulation actuelle est en rouge (Source: IMO)

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Le 4 mai 2026, l’INGV a signalé un important débordement de lave au niveau de la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Dans un bulletin diffusé le 9 mai 2026, l’Institut indique que cette activité effusive est terminée. Une diminution du débit effusif a été observée à partir du 4 mai. D
L’activité strombolienne traditionnelle se poursuit dans les zones des cratères Nord et Centre-Sud, avec des projections,d’intensité variable, en particulier dans la zone cratèrique Nord.

Image webcam montrant l’activité de coulée de lave dans la partie haute de la Sciara le 7 mai 2026.

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Le Centre indonésien de prévention des risques géologiques et volcaniques (PVMBG) a relevé le niveau d’alerte du Lewotobi Laki-laki (île de Flores / Indonésie) du niveau II au niveau III le 12 mai 2026. Cette décision fait suite à une hausse de l’activité sismo-volcanique profonde, à des épisodes de trémor persistants, à une inflation et à une activité de surface observées entre le 1er et le 11 mai. Les séismes profonds indiquent un apport important de magma ou de fluides magmatiques au système volcanique, tandis que les épisodes de trémor non harmonique témoignent de la poursuite des mouvements de fluides superficiels. Les mesures d’inflation révèlent une accumulation continue de pression au sein du système magmatique.
La carte actualisée des zones à risque divise le Lewotobi Laki-laki en trois zones selon le niveau de danger (voir carte ci-dessous). Il est conseillé à la population locale et aux touristes d’éviter toute activité dans un rayon de 5 km autour du centre éruptif. Les populations riveraines des cours d’eau prenant leur source au sommet sont invitées à être vigilantes face aux risques de lahars déclenchés par les fortes pluies.

La récente catastrophe sur le Dukono (Indonésie) a clairement démontré l’importance de respecter les zones de danger permanent et de ne pas y pénétrer.

Source : PVMBG

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Le Centre consultatif sur les cendres volcaniques (VAAC) de Darwin a signalé une émission de cendres provenant d’un volcan sous-marin de la Province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Dans les premières images satellitaires, les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. L’imagerie satellite a révélé une coloration anormale de l’eau à proximité de la zone concernée.
Le dernier bulletin, publié le 13 mai, situe la source de l’émission de cendres à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, avec pour coordonnées 3°02′S, 147°47′E.
Le VAAC de Darwin a indiqué que les cendres n’étaient pas clairement identifiables sur certaines images satellites en raison de la présence de nuages météorologiques et d’émissions de vapeur, mais que les dernières observations et les modèles atmosphériques continuent de confirmer cet événement.
Source : VAAC de Darwin.

Image envoyée par le satellite Himawari-9 le 12 mai 2026. On y voit un panache de cendres en provenance d’une éruption sous-marine dans la mer de Bismarck, ainsi qu’une coloration de la surface de la mer à proximité du site éruptif. (Source : JMA).

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Sur l‘île de la Réunion, les travaux vont bon train sur la Route des Laves et sa réouverture à la circulation devrait se faire le lundi 18 mai 2026 sur une piste provisoire, plus tôt que prévu. Les travaux de reconstruction de la RN2, engloutie par la lave sur 900 mètres lors du passage de plusieurs bras de coulée à partir du 13 mars, avancent vite.

À l’origine, la durée du chantier de la route temporaire était évaluée à 3 mois, mais finalement elle devrait être bien plus courte. Les travaux ont débuté le lundi 27 avril dernier entre Sainte-Rose et Saint-Philippe.

Dès le 18 mai, des ouvertures ponctuelles, une heure le matin et une heure en fin d’après-midi, seront programmées pour permettre aux riverains, principalement, de circuler entre les deux communes. Suite à une consultation de la population des deux localités concernées, la circulation se fera par alternat aux abords du chantier. Les horaires des ouvertures iront de de 6h30 à 7h30 le matin, et de 16h30 à 17h30 le soir. Pas d’ouverture le samedi et dimanche, ni les jours fériés. Les ouvertures seront pour tous, sans aucune justification particulière.

Cette réouverture va permettre de relier Sainte-Rose et Saint-Philippe sans avoir à faire un grand détour par la Route des Plaines. Deux semaines de travail resteront ensuite nécessaires pour finaliser la route et permettre sa réouverture complète. Une couche d’enrobé définitive sera enfin réalisée en fin d’année quand la température de la lave aura bien baissé.

Source : Réunion la 1ère.

L’un des engins à l’oeuvre pour brise la couche de basalte qui a envahi la chaussée (Crédit photo : Réunion la 1ère)

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Le niveau d’alerte pour tous les volcans mentionnés dans les bulletins hebdomadaires précédents reste inchangé.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The AVO has sent me a message indicating that seismic activity and SO2 emissions have increased at Kupreanof (Alaska Peninsula) over recent months, likely due to magma intrusion beneath the volcano. Kupreanof is a heavily glaciated stratovolcano with no known historical eruptions. Current data do not indicate an eruption is imminent.

The unrest began in February 2026, when seismicity increased. The AVO reported multiple pulses of deep low-frequency earthquakes in early February and early March, including events deeper than 20 km. Seismicity during the second half of April and early May has consisted of intermittent shallow earthquakes, mostly less than M2.5, along with occasional deep low-frequency events.

Since April 4, SO2 emissions have been seen in satellite data on 8 occasions with emission rates of ~100 to 1 000 tons per day. While Kupreanof is known to have persistent gas emissions from a fumarole field active just west of the summit, SO2 emissions from this volcano had not been seen previously in satellite data.

Collectively, the observations suggest an increase above background levels in volcanic gas emissions, likely due to the intrusion of new magma beneath the volcano. It seems magma has migrated to shallower levels (<5 km), activating a fumarole field at about 1.5 km elevation west of the summit.

The AVO says that it is very likely that if an eruption were to occur, it would be preceded by additional signals that would allow advance warning. Future eruptions at Kupreanof would likely generate lahars and pyroclastic flows on the volcano’s flanks and into surrounding uninhabited valleys. Ash plumes could affect downwind communities and aircraft.

Due to the above mentioned increase in seismic activity and volcanic gas emissions, the Alaska Volcano Observatory (AVO) has increased the Aviation Color Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Kupreanof has no real-time geophysical monitoring network. AVO monitors the volcano using satellite data, remote infrasound and lightning networks, and visual observations from pilots and mariners.

Source : AVO.

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The local government has permanently closed climbing access to Mount Dukono ( Halmahera Island / Indonesiz) after 3 climbers were found dead following the May 8, 2026, eruption, The area had already been under a total climbing closure since April 17, before the closure was reinforced through a May 8 decision barring operators, managers, and climbing-service providers from issuing permits. Additionally, the local government barred residents and tourists from entering the disaster-prone zone within 4 km of the crater summit, in line with recommendations from the Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG).

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The eruption of Mayon volcano (Philippines) continues with lava flows in three gullies, elevated SO2 emissions, volcanic earthquakes, and repeated lava collapses generating pyroclastic flows. The current observations follow a large eruption sequence on May 2, when collapse-generated pyroclastic flows traveled up to 5 km, generating widespread ashfall across parts of Albay Province and prompting evacuations affecting thousands of residents.

On May 8 2026, lava flows extended about 3.8 km along Basud Gully, 3.2 km along Bonga Gully, and 1.6 km along Mi-isi Gully, coupled with minor Strombolian activity.

SO2 emissions reached 2 272 tonnes/day on May 7, while ground deformation monitoring showed short-term deflation of the volcanic edifice and short-term inflation on the northeastern flank. The latest pyroclastic flows reached about 2 km.

Philippine disaster officials said the eruption affected nearly 200 000 residents across 124 barangays. More than 5 400 people were displaced into evacuation shelters, while ashfall affected several Albay municipalities. No deaths or injuries were reported, although ashfall damaged agricultural areas and killed livestoc

The Alert Level for Mayon is kept at 3. PHIVOLCS continues to advise the public against entering the 6 km Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Episode 46 of the Kilauea eruption (Hawaii) started at 8:17 (local time) on 5 May 2026 and ended at 5:22 p.m., after 9 hours of continuous lava fountaining, primarily from the north vent.

The forecast window for Episode 47, based on tilt data, suggeste that lava fountaining would occur again sometime between May 11 and May 14 2026.

The precursors of this new episode appeared around 4:00 AM (local time), with lava overflows followed by dome-shaped fountains around 8:20 AM at the southern vent. The activity closely resembled that of a geyser. According to the HVO, the usual lava fountains appeared at 3:27 PM (local time) at the northern vent.

Source : HVO.

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On May 4, 2026, the INGV reported a significant lava flow in the northern crater area of Stromboli (Sicily). In a bulletin issued on May 9, 2026, the Institute indicated that this effusive activity had ceased. A decrease in the effusive flow rate was observed starting on May 4. Traditional Strombolian activity continues in the North and Central-South crater areas, with ejections of varying intensity, particularly in the North crater area.

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In its latest update of 12 May 2026, the Icelandic Met Office indicates that « clear signs of deformation are still observed at Svartsengi, and ground uplift is continuing. The deformation continues to measure around 2 cm per month and the trend remains stable. Ground uplift and magma accumulation beneath Svartsengi continue at a similar rate to recent weeks. According to model calculations, nearly 26 million cubic metres of magma have accumulated beneath Svartsengi since the last eruption began on 16 July last year. »

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Indonesia’s Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG) raised the alert level for Lewotobi Laki-laki in East Flores (Indonesia) from Level II to Level III on May 12, 2026. The decision followed increased deep volcanic earthquakes, persistent tremor, inflation, and surface activity from May 1 to 11. Deep volcanic earthquakes point to a strong supply of magma or magmatic fluids into the volcanic system, while non-harmonic tremor shows continued movement of shallow volcanic fluids. Inflation measurements showed continued pressure accumulation inside the volcano’s magmatic system.

The updated hazard-zone map divides the Lewotobi Laki-laki hazard area into three zones according the the danger (see map above). Residents and tourists are told to avoid activity within a 5 km radius of the eruption center. Communities along rivers that drain from the summit are urged to watch for rain-triggered lahars during high-intensity rainfall.

The latest disaster on Dukono (Indonesia) has clearly shown the importance to respect the permanent danger zones and not get into them.

Source : PVMBG.

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The Darwin Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) has reported a volcanic ash emission from a submarine volcano in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area.

The latest advisory, issued on May 13, placed the ash emission source elevation 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E.

The Darwin VAAC said ash was not clearly identifiable in some later satellite frames because of meteorological cloud and steam emissions, but recent observations and atmospheric model guidance continue to support the advisory.

Source : Darwin VAAC.

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The alert levels for all the volcanoes mentioned in the previous weekly updates remain unchanged.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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