Volcans : Une tache blanche dans le Sahara // Volcanoes : A white spot in the Sahara

En Afrique, le Sahara est surtout connu comme un désert, et beaucoup moins comme une région volcanique. Pourtant, il abrite plusieurs champs volcaniques majeurs et d’imposants volcans boucliers, situés pour la plupart dans des chaînes de montagnes isolées telles que le massif du Tibesti.

Source: Wikipedia

Parmi les structures volcaniques figurent l’Emi Koussi (3 415 m) dans le nord du Tchad, le Waw an Namus dans la région du Fezzan en Libye, le champ volcanique de Harouge (Al Haruj) dans le centre de la Libye, et le Toussidé, dans la partie nord-ouest du massif du Tibesti au Tchad.

Le volcanisme saharien est principalement intraplaque, alimenté par des points chauds. La quasi-totalité des volcans sahariens sont considérés comme éteints ou en sommeil, bien qu’une activité géothermique résiduelle persiste dans des zones reculées comme le Tibesti.
Parmi ces volcans, l’Emi Koussi — le point culminant du désert du Sahara — a récemment attiré l’attention des scientifiques avec une photographie montrant une zone de sel d’un blanc éclatant à son sommet. Ce cliché a été pris par un astronaute à bord de la Station spatiale internationale le 29 décembre 2024.

Crédit photo: ESA

 La photo révèle une tache saline d’un blanc intense au sommet de l’Emi Koussi (également appelé Emi Koussou), un volcan bouclier situé dans le nord du Tchad, au sein du massif du Tibesti — une chaîne de montagnes volcaniques à cheval sur la frontière entre le Tchad et la Libye.

L’édifice volcanique en forme de dôme atteint jusqu’à 69 kilomètres de diamètre à sa base. L’Emi Koussi est considéré comme un volcan éteint ; aucune éruption n’a été enregistrée historiquement. Toutefois, les scientifiques savent qu’il a connu une intense activité par le passé — peut-être il y a environ 2 millions d’années — car les pentes de ce volcan bouclier sont recouvertes d’anciennes coulées de lave.
Au sommet du volcan on observe un système complexe de caldeiras atteignant 15 km de diamètre, avec plusieurs bouches éruptives et des cônes volcaniques. Un second cratère, plus petit et baptisé Era Kohor, se trouve à l’extrémité sud de la caldeira.

Image satellite (les couleurs ne sont pas réelles) montrant la topographie complexe de l’Emi Koussi et sa caldeira sommitale

Au cœur de l’Era Kohor, une épaisse croûte de sel d’un blanc intense recouvre la partie la plus basse du fond de la caldeira. S’étendant sur près de 1 000 mètres, elle réfléchit la lumière d’une manière telle que les astronautes la confondent souvent avec de la neige — un phénomène rare dans cette région.

Source: Wikimedia

Ce composé salin, le natron, est un mélange de carbonate de sodium décahydraté, de bicarbonate de sodium, de chlorure de sodium et de sulfate de sodium. Il a été laissé par un ancien lac salé qui occupait autrefois la dépression d’Era Kohor, mais qui s’est évaporé depuis longtemps. Ce n’est pas le seul gisement de natron dans le massif du Tibesti. Au nord-ouest de l’Emi Koussi se trouve une caldeira volcanique connue sous le nom de Trou au Natron (ou Doon Orei), qui renferme, elle aussi, une couche de cette substance saline.
Si l’activité volcanique passée de l’Emi Koussi se concentrait principalement à son sommet, deux cônes volcaniques sont également visibles sur le flanc nord de la montagne. La lave qui s’est rapidement écoulée de ces structures a probablement contribué à creuser une série de ravines. Très étroites et profondes, elles ne voient jamais le soleil et sont donc bien plus fraiches que les zones environnantes. C’est pourquoi elle retiennent souvent de l’eau liquide, alors même que le massif du Tibesti reçoit à peine 20 millimètres de précipitations par an. Deux de ces grands canyons abritent des cours d’eau permanents qui s’écoulent vers l’est et l’ouest du volcan.
Ce n’est pas la première fois que des astronautes observent l’Emi Koussi depuis l’espace. Ce volcan fut l’une des premières formations géologiques photographiées depuis l’espace par l’équipage de la mission Apollo 7 de la NASA en octobre 1968.
Source : Live Science.

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In Africa, the Sahara is well known as a desert and much less as a volcanic area. However, it contains several major volcanic fields and massive shield volcanoes, mostly located in remote mountain ranges like the Tibesti Massif. Their names are Emi Koussi (3,415 m) in northern Chad, Waw an Namus in the Fezzan region of Libya, Harouge Volcanic Field (Al Haruj) in central Libya, and Toussidé in the northwestern part of the Tibesti range in Chad.

Most Saharan volcanism was driven by intraplate continental hotspots. Nearly all Saharan volcanoes are classified as extinct or dormant, though minor geothermal activity persists in remote areas like Tibesti.

Among these volcanoes, Emi Koussi, the highest peak in the entire Sahara Desert, recently drew the attention of scientists with a photo of a patch of bright-white salt at the summit of the volcano. It was taken by an astronaut on board the International Space Station on December 29, 2024. (see photo above)

The photo shows a bright-white, salty spot lurking at the summit of Emi Koussi (also known as Emi Koussou), a shield volcano in northern Chad, within the Tibesti Massif, a volcanic mountain range that straddles the border between Chad and Libya.

The volcano’s dome-shaped cone is up to 69 kilometers across. Emi Koussi is classified as extinct, and there are no historical records of it erupting. However, scientists know that it was once highly active – maybe around 2 million years ago – because its gradual slopes are covered with ancient lava.

At the volcano’s summit lies a complex caldera system that spans up to 15 km across and is covered with various volcanic vents and cones. A second, smaller crater, dubbed Era Kohor, lies at the caldera’s southern end. (see image above)

Nestled within Era Kohor, a thick crust of brilliant-white salt covers the lowest part of the caldera’s floor. This crystal layer, which reaches up to 1,000 m across, reflects light in such a way that astronauts commonly confuse it for snow, which rarely falls in the area. (see image above)

The salty compound, known as natron, is a mix of sodium carbonate decahydrate, sodium bicarbonate, sodium chloride and sodium sulfate. It was left behind by an ancient salty lake that once filled Era Kohor but has long since evaporated. This is not the only notable natron deposit in the Tibesti Massif. Northwest of Emi Koussi lies a volcanic caldera known as Trou au Natron (or Doon Orei), which contains a layer of the salty substance.

While Emi Koussi’s ancient activity was mostly centered at its summit, a pair of volcanic cones can be seen on the mountain’s northern flank. The lava that quickly flowed from these openings likely helped to create a series of ravines between the mountain. These ravines are very narrow and deep, meaning they never see the sun and, as such, are much cooler than their surroundings. As a result, they can often hold liquid water, despite the Tibesti Massif receiving as little as 20 millimeters of rain a year. Two of the largest canyons contain permanent waterways that flow east and west of the volcano.

This is not the first time that astronauts have gazed down upon Emi Koussi. In fact, the volcano was one of the first geological formations photographed from space, when the crew of NASA’s Apollo 7 mission snapped the imposing peak in October 1968.

Source : Live Science.

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaï) // Latest news from Kilauea volcano (Hawaii)

L’Observatoire des volcans d’Hawaï (HVO) estime qu’un 55ème épisode éruptif pourrait encore se produire à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. L’activité actuelle au niveau des différentes bouches éruptives est considérée comme « préliminaire » (precursory en anglais).

Carte montrant les bouches éruptives à l’intérieur de l’Halema’uma’u. Le système avec les 3 bouches les plus actives (nord, ouest et sud) se trouve dans le coin inférieur gauche du cratère. Deux petites bouches se sont ouvertes le 16 septembre au pied de la paroi ouest du cratère mais sont restées inactives depuis. Carte de meilleure résolution avec ce lien : 

https://www.usgs.gov/media/images/september-16-2026-thermal-map-showing-recent-lava-flows-halemaumau-kilauea-summit

(Source : USGS / HVO)

Plusieurs débordements de lave ont été observés au niveau du cône de projections (spatter cone) qui s’est formé au niveau de la bouche nord. La plupart de ces débordements ont duré entre 10 et 35 minutes et ont généré des coulées de lave qui ont avancé sur quelques centaines de mètres.

Image webcam

Lorsque la bouche nord ne produit pas de débordements, les gaz sous pression font jaillir de puissantes flammes, semblables à celles d’un chalumeau. Des flammes sont également visibles au niveau de la bouche sud.

Le chalumeau de la bouche nord et les flammes de la bouche sud (image webcam)

Une lueur sporadique est visible au niveau de la bouche ouest.

Aucune autre zone d’incandescence n’est observée dans la région sommitale.

Le trémor continu constitue le signal sismique dominant au sommet, avec des séismes de faible magnitude et de faible profondeur.

Le gonflement de la région sommitale du Kilauea depuis la fin de l’Épisode 54 atteint environ 16,8 microradians, soit une valeur supérieure d’environ 4 microradians à la déflation survenue lors des épisodes de fontaines de lave de l’Épisode 54.

Déformation de la zone sommitale au cours de la semaine écoulée (Source : HVO)

Les émissions de SO2 au sommet fluctuent entre 1 000 et 5 000 tonnes par jour.

Les niveaux de sismicité et de déformation du sol restent faibles dans les zones de rift est et sud-ouest. Aucune déformation significative du sol n’a été enregistrée dans ces zones.

Dans la conclusion de son rapport, le HVO indique qu’il n’est plus possible de modéliser des fenêtres de prévision pour l’Épisode 55 en raison des variations irrégulières de gonflement et de dégonflement de la région sommitale. L’activité éruptive actuelle se concentre sur la bouche éruptive nord, qui a produit les 11 derniers épisodes de fontaines de lave (épisodes 44 à 54). Toutefois, il est impossible d’affirmer avec certitude que cette activité débouchera prochainement sur un nouvel épisode de fontaines de lave, bien que les conditions restent favorables.

Concernant les prévisions, le HVO estime que les deux scénarios les plus probables sont : 1) la poursuite de l’activité au niveau du complexe de bouches éruptives nord-sud-ouest, et 2) l’activation d’un autre système de fissures préexistant et peu actif dans la région sommitale.

Le niveau d’alerte est maintenu à Orange pour l’alerte aérienne et Vigilance (Watch) pour l’alerte volcanique.

Source : HVO.

Belle ambiance crépusculaire sur le Kilauea (image webcam)

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) seems to believe that a 55th eruptive episode may still occur within Halema’uma’u crater. The current activity at the different vents is seen as « precursory ». Several overflows have been observed at the spatter cone that built up at the north vent. Most of the overflows have lasted about 10-35 minutes and produced lava flows that traveled a few hundred meters from the vent. When the vent is not producing overflows, the gases under pressure emit powerful flames, similar to a blowpipe. More flames can be seen at the south vent.

Glow from the west vent is sporadic and weak. No other areas of incandescence are observed across the summit region.

Continuous tremor is the dominant seismic signal across the summit, together with small and shallow earthquakes.

The current total inflation since the end of episode 54 has reached about 16.8 microradians, which is about 4 microradians greater than what was lost during episode 54 fountaining.

SO2 emissions from the summit fluctuate between 1,000 and 5,000 tonnes per day.

Rates of seismicity and ground deformation remain low in the East Rift Zone and Southwest Rift Zone. No significant ground deformation has been recorded in either rift zone.

In the conclusion of its report, the HVO says that forecast windows for Episode 55 can no longer be modeled due to the irregular changes in inflation and deflation. Current eruptive activity is focused on the north vent, which has produced the last 11 high fountain events (episodes 44-54). However, it is not possible to say with certainty that this activity will lead to the onset of another fountain event at this time, although conditions remain favorable.

As far as predictions are concerned, the HVO says that the two most likely possibilities are that activity continues at the north-south-west vent complex, or it activates another existing weak crack system in the summit region.

The alert level is kept at ORANGE/WATCH.

Source : HVO.

La cendre rougeâtre de l’Etna (Sicile) // Mount Etna ‘s reddish ash (Sicily)

L’Etna n’est pas en éruption. Pourtant, depuis plusieurs semaines, le Cratère nord-est émet par intermittence un panache de cendres brun-rougeâtre, particulièrement visible ces derniers jours.

Image webcam du panache de cendres

Conséquence inévitable de ce phénomène : le trafic aérien est de nouveau fortement perturbé à l’aéroport de Catane. En effet, le niveau d’alerte aérienne (VONA) a été porté au Rouge, ce qui suppose des risques pour les aéronefs.

L’INGV a expliqué ce qui se passe au sommet du volcan. En l’occurrence, le panache appartient à la phase post-éruptive qui a suivi l’intense activité de juillet-août, lorsque la Voragine a produit de fréquentes explosions et coulées de lave, alimentées également par un système de fissures s’étendant vers la Valle del Bove jusqu’à environ 1 900 mètres d’altitude.

Durant cette phase éruptive, une partie de la lave de la Voragine s’est écoulée pendant plusieurs jours dans le Cratère Nord-Est, sans parvenir à le remplir complètement. Ses parois internes ont été recouvertes de scories,et divers autres matériaux.
À partir du 24-25 août 2026, le trémor éruptif a commencé à diminuer. Cette observation a concordé avec une diminution de la poussée magmatique dans le système d’alimentation et une réduction progressive de la colonne magmatique dans le conduit du Cratère nord-est.

Dans ces conditions, le dégazage devient plus efficace pour mobiliser les matériaux meubles accumulés. On assiste donc en ce moment à une phase de débourrage. En d’autres termes, le volcan se racle la gorge et nettoie ses conduits éruptifs. Cette situation a déjà été observée à plusieurs reprises sur l’Etna. Une dynamique similaire a été observée après l’éruption latérale de décembre 2018. J’en ai été personnellement le témoin alors que je me trouvais dans la zone sommitale dans les années 2000.

Photos: C. Grandpey

Les panaches de cendres étaient noirs alors qu’il présentent une couleur rougeâtre en ce moment. L’INGV explique que cette couleur est due à la présence de particules fortement altérées chimiquement, riches en oxydes de fer et en fragments de verre détériorés. Il s’agit très probablement de résidus des coulées de lave et des scories accumulées dans le conduit du Cratère NE durant l’été, et non de la fragmentation de magma récent.

L’INGV ajoute que’il n’est pas exclu que la phase actuelle de « nettoyage » du conduit puisse également constituer une transition vers une nouvelle phase d’activité, si le système magmatique vient à se pressuriser à nouveau.

Source : INGV.

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Mount Etna is not erupting. However, for several weeks, the Northeast Crater has been intermittently emitting a reddish-brown ash plume, which has been particularly visible in recent days.

An inevitable consequence of this phenomenon is that air traffic at Catania Airport is once again severely disrupted. The aviation alert level (VONA) has been raised to Red, indicating potential risks to aircraft.

The INGV has explained what is happening at the volcano’s summit. Specifically, the plume is part of the post-eruptive phase following the intense activity of July and August, when the Voragine crater produced frequent explosions and lava flows, also fed by a fissure system extending toward the Valle del Bove down to an elevation of approximately 1,900 meters.
During this eruptive phase, some of the lava from the Voragine flowed into the Northeast Crater for several days without completely filling it. Its inner walls became coated with scoria and various other materials.
Starting around August 24–25, 2026, the eruptive tremor began to subside. This observation coincided with a decrease in magmatic pressure within the feeding system and a gradual drop in the magma column inside the Northeast Crater’s conduit.
Under these conditions, degassing becomes more effective at mobilizing accumulated loose material. We are currently witnessing a « clearing » phase ; in other words, the volcano is clearing its throat and purging its eruptive conduits. This phenomenon has been observed on Mt Etna several times before; similar dynamics were seen following the lateral eruption of December 2018. I personally witnessed this while in the summit area during the 2000s. The ash plumes used to be black, whereas they currently appear reddish.

The INGV explains that this color stems from the presence of chemically altered particles rich in iron oxides and degraded glass fragments. These are most likely remnants of lava flows and scoria that accumulated in the Northeast Crater’s conduit during the summer, rather than fragments of fresh magma.
The INGV adds that the current conduit « clearing » phase could also mark a transition to a new phase of activity, should the magmatic system repressurize.
Source: INGV.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Plus de 50 séismes de faible magnitude ont secoué la zone autour de l’Irazú (Costa Rica) dans la matinée du 20 septembre 2026. L’OVSICORI indique que cette activité sismique n’est pas liée au volcan proprement dit, mais à une faille tectonique qui traverse la surface du massif volcanique. Des essaims sismiques similaires se sont déjà produits dans cette même zone par le passé. Les séismes étaient alignés selon un axe nord-ouest/sud-est. Le plus puissant a atteint une magnitude de M3,1. L’alignement de séismes selon une direction précise, à très faible profondeur, est caractéristique d’un mouvement le long d’un plan de faille. Ces essaims sismiques cessent généralement d’eux-mêmes, bien que d’autres secousses mineures restent possibles dans les heures suivantes, le temps que la faille se stabilise. Le Costa Rica est situé à la jonction de plusieurs plaques tectoniques et enregistre des milliers de séismes chaque année, la plupart étant trop faibles pour être ressentis par la population.
L’OVSICORI a indiqué le 20 septembre que rien ne laisse présager une activité du volcan Irazú, dont la dernière phase éruptive majeure remonte à la période 1963-1965.
Les visiteurs au Costa Rica doivent toutefois savoir que les séismes ne constituent pas la principale préoccupation en ce moment. Le 19 septembre, à la suite de fortes pluies survenues dans l’après-midi, un glissement de terrain a touché la route 219 – l’axe principal reliant Cartago au volcan – et a isolé temporairement une trentaine de personnes.

Source : OVSICORI, Protection civile.

Crédit photo: Wikipedia

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Toujours au Costa Rica, le Rincón de la Vieja continue de produire de petites éruptions et des émissions de gaz. Le 24 septembre 2026, une éruption modérée a généré un panache s’élevant jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du cratère. Le volcan connaît une phase d’activité particulièrement intense depuis le début du mois de juillet, avec 249 éruptions phréatiques recensées entre le 2 juillet et le 19 septembre ; neuf d’entre elles ont provoqué des lahars le long des ravines sur le flanc nord du volcan.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3. Les autorités recommandent à la population locale et aux visiteurs de faire preuve d’une vigilance particulière à proximité des cours d’eau sur le volcan, car des lahars peuvent survenir rapidement à la suite d’une éruption ou de fortes pluies.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Épisode éruptif n°55 du Kilauea (Hawaï) verra-t-il le jour ? Le HVO a repoussé à plusieurs reprises la fenêtre de prévision. L’Observatoire pensait initialement qu’il pourrait avoir lieu le 10 ou le 11 septembre., mais Madame Pélé en a décidé autrement. Après une stabilisation de l’inflation, les courbes des tiltmètres montrent que le sommet s’est remis à gonfler :

Schémas de déformation de la zone sommitale du Kilauea sur deux jours, une semaine et trois mois (Source: HVO)

Dans un bulletin diffusé le 20 septembre 2026, le HVO écrit qu’ « au rythme actuel d’inflation, le système devrait atteindre d’ici un à deux jours le niveau d’inflation maximal de 16 microradians observé lors de l’Épisode 54. Lorsque cette pression maximale sera atteinte, l’activité pourrait reprendre au niveau du complexe de bouches éruptives nord-sud-ouest, réactiver le système de bouches 1-6 ou encore affecter une autre zone de faiblesse de la région sommitale. »

L’absence d’inflation ces derniers jours était peut-être due à un élargissement du réservoir magmatique superficiel sous le cratère de l’Halema’uma’u, comme l’a montrée l’ouverture de nouvelles bouches éruptives. Le complexe de bouches éruptives montre que le magma s’agite sous pression à faible profondeur, avec une forte lueur la nuit et des flammes qui jaillissent parfois des bouches. En tout cas la pression des gaz est très forte. La bouche nord prend parfois l’aspect d’un véritable chalumeau.

Le 22 septembre 2026, le HVO a indiqué qu’une activité possiblement annonciatrice du début de l’Épisode 55 a repris avec plusieurs débordements de lave au niveau de la bouche éruptive nord.

Captures d’écrans des webcams

Une fontaine de lave finira-t-elle par jaillir soudainement de l’une des bouches ? L’éruption va-t-elle migrer vers une autre zone du Kilauea ? Personne ne le sait. La situation actuelle montre bien la limite de la prévision éruptive sur un volcan a priori effusif pourtant truffé d’instruments.

À noter un séisme de magnitude M 4,1 le 17 septembre 2026 à 5 km au sud de Pahala, à 12 km de profondeur, mais sans impact sur le Kilauea ou le Mauna Loa.

Source : HVO.

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L’Etna (Sicile) plus haut que jamais ! Grâce à l’activité intense de la Voragine ces dernières semaines, le volcan sicilien atteint en ce moment une altitude record de 3403 mètres. Cette hauteur est bien sûr provisoire et susceptible de fluctuer en fonction des humeurs du Mongibello.

Photo: C. Grandpey

À noter que les nuages de cendres émis par le volcan posent encore des problèmes au trafic aérien à l’aéroport de Catane.

Image webcam de l’Etna le 25 septembre 2026 au matin

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L’activité éruptive du Sabancaya (Pérou)se poursuit. Au cours des derniers jours, aucune explosion n’a été observée, seulement des émissions de vapeur, de cendres et de gaz atteignant jusqu’à 1 700 mètres au-dessus du sommet, ainsi qu’une activité sismique liée aux mouvements de fluides magmatiques et à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte volcanique demeure Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Selon le dernier bulletin de l’OVPF, le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) connaît une légère hausse de son activité sismique depuis le 17 septembre 2026. Le nombre de séismes enregistrés sous la zone sommitale est passé de 8 le 17 septembre à plus de 19 par jour au cours des trois derniers jours. Ces séismes restent toutefois de très faible magnitude, inférieure à M1,0, et ne peuvent donc pas être localisés avec précision. Leur origine se situe sous le sommet du volcan, au niveau du réservoir magmatique superficiel.

Cette hausse de la sismicité intervient dans un contexte de reprise de l’inflation du volcan et donc de la pression exercée par le magma, observée depuis début août.

L’OVPF précise que ce processus de pressurisation peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant une éventuelle rupture du toit du réservoir et une possible éruption. Mais le processus peut également s’arrêter sans provoquer d’éruption à brève échéance.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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More than 50 small earthquakes struck the area around Irazú Volcano (Costa Rica) on September 20, 2026 in the morning, OVSICORI says the seismicity is not related to the behavior of Irazú itself but to a shallow tectonic fault that runs through the volcanic massif. Similar swarms have occurred in the same area before. The earthquakes were lined up along a northwest-to-southeast direction. The strongest event had a magnitude M3.1. Earthquakes that line up along a clear direction, at very shallow depths, are consistent with movement on a fault plane. Swarms like the event of September 20 often end on their own, though additional small quakes are possible in the coming hours as the fault settles. Costa Rica sits where several tectonic plates meet, and records thousands of earthquakes each year, most of them too small to feel.

Nothing OVSICORI reported on September 20 pointed to some kind of activity at Irazú whose last major eruptive period ran from 1963 to 1965.

Visitors to Costa Rica are warned that the earthquakes are not the main issue. A landslide hit Route 219, the main road from Cartago to the volcano on September 19 after heavy afternoon rain, temporarily cutting off about 30 people.

Source : OVSICORI, Civil Protection.

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Still in Costa Rica, Rincón de la Vieja (Costa Rica) continues producing small eruptions and releases of gas. On September 24, 2026, a moderate eruption sent a plume as high as 2,000 meters above the crater. The volcano has been going through a particularly active stretch since early July, with 249 phreatic eruptions between July 2 and September 19, with nine producing lahars along rivers on the volcano’s northern side.

The volcano alert level remains at 3. Authorities urge residents and visitors to be particularly careful around rivers and streams draining the volcano because lahars can arrive quickly following an eruption or heavy rain.

Source : OVSICORI.

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Will Kilauea’s Eruptive Episode 55 (Hawaii) actually begin? The HVO has repeatedly posponed its forecast window. The Observatory had anticipated it might occur on September 10 or 11, but Madame Pele decided otherwise. After a period of stable inflation, tiltmeter readings show that the summit has begun to inflate again (see plots above):

In a bulletin released on September 20, 2026, the HVO stated that « at the current rate of inflation, the system should reach the maximum inflation level of 16 microradians observed during Episode 54 within one to two days. Once this peak pressure is reached, activity could resume at the north-southwest vent complex, reactivate the vent system 1–6, or affect another zone of weakness in the summit region. »
The lack of inflation in recent days may have been due to the expansion of the shallow magma reservoir beneath Halema’uma’u Crater, as evidenced by the opening of new vents.
The vent complex indicates that magma is bubbling under pressure at shallow depths, accompanied by a strong nighttime glow and flames occasionally shooting from the vents (see image above).

On September 22, 2026, the HVO reported that activity potentially signaling the start of Episode 55 had resumed, with several lava overflows from the north vent. (see image above)

Will a lava fountain suddenly erupt from one of the vents? Will the eruption migrate to another area of Kilauea? No one knows. The current situation clearly illustrates the limitations of eruption forecasting for a volcano that is ostensibly effusive, yet heavily instrumented.

In any case, gas pressure is very hight and the north vent sometimes looks like a real blowpipe. (see image above)

It should also be noted that:a magnitude 4.1 earthquake occurred on September 17, 2026, 5 km south of Pahala at a depth of 12 km, but had no impact on Kilauea or Mauna Loa.
Source: HVO.

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Mount Etna (Sicily) is taller than ever! Thanks to intense activity at the Voragine crater in recent weeks, the Sicilian volcano has reached a record altitude of 3,403 meters. This height is, of course, temporary and subject to change depending on the moods of Mongibello.

It should be noted that the ash clouds emitted by the volcano still occasionally cause problems for air traffic at Catania Airport.

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Eruptive activity at Sabancaya (Peru) continues. No explosions have been observed in recent days; activity has been limited to emissions of steam, ash, and gas reaching up to 1,700 meters above the summit, as well as seismic activity linked to magmatic fluid movement and rock fracturing within the volcanic edifice. The volcanic alert level remains Orange.
Source: IGP.

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According to the latest OVPF bulletin, Piton de la Fournaise (Réunion Island) has been experiencing a slight increase in seismic activity since September 17, 2026. The number of earthquakes recorded beneath the summit area rose from 8 on September 17 to over 19 per day during the last three days. However, these earthquakes remain of very low magnitude—below M1.0—and therefore cannot be precisely located. They originate beneath the volcano’s summit, at the level of the shallow magma reservoir.
This increase in seismicity occurs against a backdrop of renewed volcanic inflation – and thus increased pressure exerted by the magma – observed since early August.
The OVPF notes that this pressurization process could last anywhere from several days to several weeks before a potential rupture of the reservoir roof and a possible eruption. However, the process could also cease without leading to an eruption in the short term.
Source: OVPF.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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