Volcans dans la fumée // Volcanoes in the smoke

Tout comme en Europe, et plus particulièrement en France, l’été 2026 a été marqué par des incendies de forêt en Amérique du Nord, tant aux États-Unis qu’au Canada. La sécheresse qui sévissait dans ces pays a favorisé d’immenses brasiers dont la fumée a envahi de vastes étendues du territoire.
Dans un contraste saisissant entre feu et glace, la fumée des incendies s’est mêlée aux paysages de plusieurs volcans emblématiques et englacés de la chaîne des Cascades. Des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ont photographié ces volcans alors qu’ils survolaient l’ouest des États-Unis, fin juillet et début août.

Le mont Hood, point culminant de l’Oregon avec ses 3 429 mètres, apparaît ci-dessous avec pour voisin un épais panache de fumée en provenance de l’incendie « Grasshopper » (La sauterelle). Des orages avaient frappé la forêt les semaines précédentes, et le 23 juillet la foudre a déclenché le brasier visible sur cette photo prise le 31 juillet. Le 12 août, l’incendie avait ravagé près de 34 000 hectares et s’était propagé au-delà des limites de la forêt nationale. Plusieurs localités avaient fait l’objet d’ordres d’évacuation d’urgence.

Voici le mont Hood vu du sol :

Photo : C. Grandpey

À environ 160 kilomètres au nord, dans l’État de Washington, le mont Rainier, le sommet le plus élevé de l’État avec ses 4 392 mètres, était enveloppé de fumée, comme le montre la photo ci-dessous. Aucun incendie majeur ne brûlait à proximité immédiate au moment de la prise de vue, le 4 août. La fumée provenait surtout d’incendies situés dans le centre et l’est de l’État de Washington, transportée par des vents d’est. Ce jour-là, le National Park Service a signalé que la qualité de l’air dans le parc avait atteint des niveaux malsains en raison de concentrations élevées de particules fines.

Voici le mont Rainier vu du sol :

Photo : C. Grandpey

Quelques jours plus tard, l’incendie « Grand Park 2 » a ravagé l’intérieur des limites du Parc national du mont Rainier, à environ 5 kilomètres au nord du Visitor Center de Sunrise. Le 12 août, le feu avait brûlé 90 hectares et n’était pas maîtrisé.
Un important risque d’incendie a perduré dans le Nord-Ouest tout au long du mois d’août. Un temps chaud et sec – des conditions influencées par El Niño – associé à une végétation desséchée a créé un terrain propice à de vastes incendies, souvent déclenchés par la foudre ou par l’activité humaine.

Concernant les prises de vue, les images des deux volcans ont été réalisées respectivement les 31 juillet et 4 août 2026, à l’aide d’un appareil photo numérique Nikon Z9 équipé d’une focale de 400 millimètres. Ces images ont été recadrées et traitées pour en améliorer le contraste. D’autres clichés pris par des astronautes et des cosmonautes peuvent être consultés sur le site Gateway to Astronaut Photography of Earth de la NASA.
Source : NASA.

En complément, voici deux photos du mont Baker, un autre volcan de la Chaîne des Cascades, vu du ciel et depuis le sol :

Photos : C. Grandpey

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Like in Europe and especially in France, the summer 2026 was one of wildfires in North America, both in the United States and Canada. The drought that prevailed in these countries hemped trogger huge blazes whose smoke invaded large pars of the countries.

In a contrast of fire and ice, smoke from the wildfires mingled with several of the Cascade Range’s prominent, glaciated volcanoes. Astronauts on the International Space Station (ISS) photographed the scene while orbiting over the U.S. West in late July and early August of this year.

Mount Hood, Oregon’s tallest peak at 3,429 meters, is pictured below, near a thick plume of smoke pouring from the Grasshopper fire. Thunderstorms passed over the forest in the preceding weeks, and a lightning strike on July 23 ignited the blaze pictured in the photo above, taken on July 31. As of August 12, it had burned nearly 34,000 hectares and spread beyond national forest boundaries. Several communities were under urgent evacuation orders.

Roughly 160 kilometers to the north in Washington, Mount Rainier, the state’s tallest peak at 4,392 meters, was wreathed in smoke, as seen in the photo above. No major fires burned nearby when this photo was taken on August 4. Instead, smoke drifted in from fires in central and eastern Washington, carried by winds blowing from the east. That day, the National Park Service reported that air quality in the park reached unhealthy levels due to elevated concentrations of fine particulate matter.

Several days later, the Grand Park 2 fire was observed burning within park boundaries, about5 kilometers north of the Sunrise Visitor Center. As of August 12, the fire had burned 90 hectares and was uncontained.

Above-normal fire potential was expected to persist across the Northwest through August. Warm, dry weather—conditions influenced by El Niño—combined with cured fuels to set the stage for large, long-burning fires following lightning- or human-caused ignitions

As far asphotography is concerned, the images of the two volcanoes were acquired on July 31, 2026, and August 4, 2026, respectively, with a Nikon Z9 digital camera using a focal length of 400 millimeters. The images have been cropped and enhanced to improve contrast. Additional images taken by astronauts and cosmonauts can be viewed at the NASA/JSC . Gateway to Astronaut Photography of Earth

Source : NASA.

As a complement, you can see two photos I took of Mount Baker, another Cascade volcano, as seen from the sky and from the ground.

Quelques nouvelles de l’Etna (Sicile) // Some news from Mount Etna (Sicily)

Les derniers bulletins de l’INGV indiquent que depuis la fin de l’après-midi du 21 août 2026, des émissions de cendres s’échappent des la zone sommitale de l’Etna, mais la couverture nuageuse ne permet pas d’en connaître la source. Cette cendre se dirige vers le sud-est.
L’amplitude du trémor volcanique oscille entre des niveaux moyens et élevés, avec une source près du cratère Nord-Est, à une altitude comprise entre 1 500 et 2 000 m.

Comme le laissait supposer les images de la caméra thermique ce matin, les coulées de lave décrites le 20 août ne sont plus alimentées.

L’irrégularité du tremor volcanique ne permet pas de dire comment l’Etna va se comporter dans les prochains jours et la vigilance reste de mise.

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The latest INGV bulletins indicate that, since late afternoon on August 21, 2026, ash emissions have been issuing from Etna’s summit area, though cloud cover prevents the exact source from being identified. The ash is drifting southeast.
Volcanic tremor amplitude is fluctuating between moderate and high levels, with the source located near the Northeast Crater at an elevation of 1,500 to 2,000 meters.
As suggested by thermal camera images this morning, the lava flows observed on August 20 are no longer being fed.
It is, of course, impossible to predict how Etna will behave in the coming days, so vigilance remains necessary.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) est actuellement en pause. L’Épisode 53 a pris fin le 13 août 2026. Les données des inclinomètres au sommet du volcan montrent qu’une phase d’inflation a débuté immédiatement à la fin de l’Épisode 53. Les données préliminaires indiquent qu’un nouvel épisode est probable entre le vendredi 21 août et le jeudi 27 août 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 53

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Le soulèvement du sol et l’accumulation de magma se poursuivent à Svartsengi (Islande). L’évolution reste lente mais constante. Les derniers modèles indiquent qu’environ 29,1 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis le début de la dernière éruption, en juillet 2025.
Alors que l’accumulation de magma se poursuit et que la pression augmente au sein du système, le scénario le plus probable est la propagation d’une intrusion magmatique depuis Svartsengi vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Une telle situation pourrait déboucher sur une éruption. Comme par le passé, le délai de préavis pourrait être court. Lors des éruptions précédentes, ce délai a varié d’environ 20 minutes à un peu plus de quatre heures.
Source : IMO.

 

Source: Met Office

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Dans son dernier bulletin, l’IGP indique qu’au cours de la semaine écoulée aucune explosion n’a été observée sur le Sabancaya (Pérou). L’activité s’est limitée à des émissions de vapeur, de cendres et de gaz atteignant jusqu’à 600 m au-dessus du sommet, ainsi qu’une activité sismique liée aux mouvements de fluides magmatiques et à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte volcanique reste Orange.

Source: IGP

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Après une période d’activité intense, il semble que l’Etna (Sicile) soit revenu à une période plus calme, même s’il faut se montrer prudent car une reprise d’activité ne saurait être exclue.

Au cours des derniers jours, on a observé une forte activité strombolienne dans la Voragine, avec des explosions accompagnées de panaches de cendres qui ont perturbé le trafic aérien à l’aéroport de Catane. Le trémor éruptif dont la source a été localisée entre 2500m et 3000m d’altitude s’est maintenu à un niveau élevé. Plusieurs coulées de lave ont été observées dans la Valle del Bove, mais elles n’ont jamais constitué une menace pour les zones habitées. Le front de coulée le plus avancé se situait à environ 1300m d’altitude. Dans son dernier bulletin du 20 août 2026, l’INGV ajoute que la coulée de lave provenant de lla bouche située à 1 900 mètres d’altitude est peu alimentée et son front se situe à environ 1 500 mètres près de Rocca Musarra.

À noter qu’un séisme de magnitude M 3,9 a secoué la région de Linguaglossa le 15 août 2026 à 12h24, avec l’épicentre à 7 km de la localité et à 2.8 km au nord de Piano Pernicana, et l’hypocentre à une profondeur de 1.2 km ± 0.3 km. Selon l’INGV, l’événement correspond à une réactivation de la faille de Pernicana. L’Institut explique que la faille est « une structure volcano-tectonique qui absorbe les mouvements du flanc nord-est de l’Etna. Elle se réactive souvent lorsque la masse magmatique se retire par les conduits. » Un séisme identique à celui du 15 août s’est produit en 2015, lorsque la Voragine et le Cratère sud-est ont cessé leur activité.

Une secousse identique de magnitude M 3,1 a été enregistrée dans la même zone le 20 août 2026 à 7 h 47. L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 2 kilomètres. Là encore, l’événement a été associé à la faille de Pernicana.

Dégâts causés par le séisme du 15 août 2026 (Crédit photo: presse régionale)

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L’amplitude du trémor volcanique du mont Aso (Japon) a commencé à augmenter le 12 août 2026, puis a fluctué pendant quelques jours et s’est encore intensifiée le 14 août. Les émissions de SO2 ont atteint 2 700 tonnes par jour, une hausse notable par rapport aux 700 t/j enregistrées le 28 juillet et aux 1 200 t/j du 6 août. Le niveau d’alerte a été relevé à 3 (sur une échelle de 1 à 5) et le public a été averti que des produits éruptifs pourraient affecter les zones situées dans un rayon de 2 km autour du cratère. Les données GNSS montrent qu’une accumulation de magma est peut-être en cours sous Kusasenri.
Source : JMA.

Crédit photo: Franck Gueffier

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En Indonésie, l’éruption au niveau du cratère nord (Kawah Dua) du Karangetang se poursuit. L’émission de lave depuis le cratère nord a débuté le 9 août 2026 ; la coulée a progressé d’environ 700 m vers le sud, dans la zone du col entre les cratères nord et sud, avant de s’étendre sur quelque 400 m vers l’ouest et sur environ 1 km vers le nord-nord-ouest, provoquant des incendies de végétation. Les coulées de lave sont restées actives les jours suivants et ont parcouru 1 km en direction du sud-ouest. Des grondements étaient fréquemment audibles. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) ; il est conseillé au public de se tenir à une distance d’au moins 1,5 km des deux cratères. Cette zone d’exclusion est portée à 2,5 km sur les flancs nord-ouest et sud-ouest du cratère nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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Une nouvelle éruption du Klyuchevskoy (Kamtchatka) a débuté le 15 août 2026 par des explosions stromboliennes et des fontaines de lave au niveau du cratère sommital. Une hausse de la température associée à une anomalie thermique a été enregistrée sur les images satellites. L’activité s’est poursuivie le 16 août et la couleur de l’alerte aérienne a été relevé au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Une série d’effondrements importants a débuté dans la ravine d’Apakhonchichsky, sur le flanc sud-est, et a duré une trentaine de minutes. Des nuages de cendres, générés par ces effondrements et d’éventuelles explosions, se sont élevés jusqu’à 7 ou 8 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est alors passée à l’Orange. Les explosions stromboliennes et les fontaines de lave ont perduré le 17 août, tandis que les matériaux chauds des effondrements descendaient la ravine d’Apakhonchichsky. Les panaches de cendres ont atteint une altitude de 6 km.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) is paused. Episode 53 ended on August 13. Data from summit tiltmeters showed re-inflation began immediately following the end of episode 53.  Preliminary data suggest that another episode is likely between Friday August 21 and Thursday August 27 2026.

Source : HVO.

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Land uplift and magma accumulation are continuing at Svartsengi (Iceland). The development remains slow but steady. The latest model calculations indicate that approximately 29.1 million cubic metres of magma have accumulated beneath Svartsengi since the beginning of the last eruption in July 2025.

As magma continues to accumulate and pressure increases within the system, the most likely scenario is that a magma intrusion will propagate from Svartsengi into the Sundhnúkur crater row. This could lead to a volcanic eruption. As before, the warning time could be short. Previous eruptions have had warning times ranging from approximately 20 minutes to just over four hours.

Source : IMO.

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In its latest bulletin, the IGP reports that no explosions were observed at Sabancaya (Peru) over the past week. Activity was limited to emissions of steam, ash, and gas reaching up to 600 m above the summit, as well as seismic activity linked to the movement of magmatic fluids and rock fracturing within the volcanic edifice. The volcano alert level remains Orange.

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.After a period of intense activity, Mount Etna (Sicily) appears to have returned to a calmer phase, though caution remains necessary as a resumption of activity cannot be ruled out.
In recent days, strong Strombolian activity was observed at the Voragine crater, with explosions accompanied by ash plumes that disrupted air traffic at Catania Airport. Eruptive tremor levels, with the source located at an altitude of 2,500 to 3,000 meters, remained high. Several lava flows were observed in the Valle del Bove, but they posed no threat to inhabited areas; the lowest flow front was located at an altitude of approximately 1,300 meters.
Notably, a magnitude 3.9 earthquake shook the Linguaglossa area on August 15, 2026, at 12:24 PM. The epicenter was located 7 km from the town and 2.8 km north of Piano Pernicana, with a focal depth of 1.2 km (± 0.3 km). According to the INGV, the event was a reactivation of the Pernicana fault. The Institute explains that the fault is « a volcano-tectonic structure that accommodates movement of Etna’s northeastern flank. It often reactivates when magma withdraws through the conduits. » An earthquake identical to the one on August 15 occurred in 2015, when activity at the Voragine and Southeast Craters ceased. An identical tremor wirh a magnitude M 3.1 was recorded in the same area on August 20, 2026, at 7:47 a.m. The hypocenter was located at a depth of 2 kilometers. Like on 15 August, the event was linked to the Pernicana fault.

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The amplitude of volcanic tremors at Asosan (Japan) began to increase at around on 12 August 2026, fluctuated for a few days, and further intensified on 14 August. SO2 emission reached 2,700 tons per day (t/d), a notable increase from 700 t/d on 28 July and 1,200 t/d on 6 August. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-5) and the public was warned that eruptive products may impact areas within 2 km of the crater. GNSS data suggest that magma may be accumulating beneath Kusasenri.

Source : JMA.

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In Indonesia, the eruption at Karangetang’s North Crater (Kawah Dua) continues. Lava began to effuse from North Crater on 9 August 2026, advancing about 700 m S into the saddle between the North and South craters, then advanced W for about 400 m and NNW for about 1 km, igniting vegetation fires. Lava flows continued to be active the following days and descended 1 km SW. Rumbling was often heard. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is advised to stay at least 1.5 km away from both craters, with an extension to 2.5 km on the NW and SW flanks of North Crater.

Source : PVMBG.

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A new eruption at Klyuchevskoy (Kamchatka)began with Strombolian explosions and lava fountaining at the summit crater on 15 August 2026. The temperature of a thermal anomaly was seen increasing in satellite images. Activity continued on 16 August and the Aviation Color Code was raised to Yellow (level 2 on a four-color scale). A series of large collapses began in the Apakhonchichsky drainage on the SE flank and lasted about 30 minutes. Ash clouds from the collapse and possible explosions rose 7-8 km a.s.l. The aviation color code was then raised to Orange. Strombolian explosions and lava fountaining continued on 17 August and collapsed hot material descended the Apakhonchichsky drainage. Ash plumes rose 6 km a.s.l.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Observation en direct du processus d’accrétion // Real-time observation of the accretion process

Dans une étude publiée dans la revue Nature le 8 juillet 2026, des scientifiques ont documenté sans son intégralité le premier événement d’accrétion du plancher océanique jamais observé en temps réel. Ils ont pu observer comment le magma, les mouvements de failles, les séismes et l’activité volcanique se combinent pour créer une nouvelle croûte océanique dans les profondeurs de l’océan Indien. L’étude décrit un événement enregistré par un réseau d’instruments installés sur la dorsale sud-est indienne (South-East Indian Ridgr – SEIR). Il a généré en un peu plus de deux semaines une déformation qui suppose normalement près de 39 ans de mouvement continu des plaques tectoniques. Les chercheurs ont ainsi obtenu l’enregistrement direct le plus précis à ce jour de la formation d’une dorsale océanique.

Contexte tectonique du plancher océanique au centre de l’étude. L’événement décrit s’est produit le long du segment de la dorsale SEIR (dans le rectangle noir), situé sur le plateau Saint-Paul-Amsterdam, dans le sud de l’océan Indien.

Ces observations ont été effectuées dans le cadre du projet international OHA-GEODAMS, mené par des chercheurs du CNRS Terre & Univers pour surveiller la déformation le long de la dorsale sud-est indienne près de l’île Amsterdam. En février 2024, l’équipe scientifique a déployé des hydrophones, des transpondeurs géodésiques acoustiques, des enregistreurs de pression au fond de l’océan et a effectué des levés multifaisceaux le long d’un segment d’expansion actif, là où les plaques australienne et antarctique s’écartent d’environ 61 à 63 mm par an.
L’objectif était de saisir l’un des épisodes à la fois tectonique et magmatiques de courte durée au cours desquels se forme une nouvelle croûte océanique, même si personne ne savait exactement quand un tel événement se présenterait.
Le 26 avril 2024, quelques semaines seulement après leur déploiement, les instruments ont enregistré un essaim sismique intense sous l’axe de la dorsale, au moment où un dyke magmatique a percé la croûte.

Les chercheurs sont retournés sur le site en février 2025 lors d’une campagne de maintenance et ont réalisé qu’ils avaient enregistré un épisode d’accrétion dans sa totalité, du début à la fin.
L’intrusion magmatique s’est propagée le long de l’axe de la dorsale à une vitesse d’environ 2 à 3 m par seconde. À mesure que le magma migrait à travers la croûte, la dorsale s’est élargie de plus d’un mètre en quelques heures, tandis que la partie axiale de la vallée s’affaissait d’environ quatre mètres suite à la vidange d’un réservoir magmatique superficiel. Cette intrusion a finalement alimenté une éruption sous-marine qui a déversé environ 160 millions de mètres cubes de lave au cours des seize jours suivants, avec des coulées qui ont atteint par endroits près de 100 mètres d’épaisseur.
L’éruption a été détectée non seulement par des mesures de déformation, mais aussi acoustiquement grâce à des hydrophones. L’événement s’est accompagné d’une hausse de la température des eaux au fond de l’océan.
Toutes ces observations ont permis aux chercheurs de reconstituer la chronologie de la migration du magma, de l’éruption et du mouvement de la faille avec un niveau de détail jusqu’alors impossible à atteindre au niveau d’une dorsale médio-océanique.

D’un point de vue géodésique, lors de l’événement d’avril 2024, les chercheurs ont constaté que 76 % du glissement total de la faille s’est produit de manière asismique, tandis que seulement 24 % ont été donné lieu à des séismes. Ceci démontre que le mouvement lent de la faille, induit par l’intrusion magmatique, absorbe la majeure partie de l’extension lors de ce type d’épisode d’accrétion.
Au final, la déformation produite par cet événement correspond à environ 39 ans de divergence continue des plaques à cet endroit de la dorsale. Au lieu d’être libérées progressivement, des décennies de contraintes accumulées ont été absorbées lors d’un épisode à la fois tectonique et magmatique qui n’a duré que quelques jours.
Comme indiqué dans le communiqué du CNRS, ces résultats « résolvent l’énigme de longue date du déficit de séismes d’extension sur les dorsales médio-océaniques » en montrant que la majeure partie du déplacement de la faille se produit par un glissement asismique silencieux, déclenché par la mise en place du magma plutôt que par les seuls séismes. Bien que les dorsales médio-océaniques créent continuellement une nouvelle croûte océanique, l’observation directe de ces épisodes s’est avérée extrêmement difficile car ils se produisent à plusieurs kilomètres de profondeur, ne durent que quelques jours et se produisent rarement au même endroit.
Les résultats obtenus constituent un témoignage de terrain exceptionnel de l’un des processus fondamentaux à l’origine de la tectonique des plaques et offrent un point de référence pour les futurs observatoires sous-marins déployés le long du système des dorsales océaniques.

L’étude complète est disponible à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1038/s41586-026-10785-0

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In a study published in Nature on July 8, 2026, scientists documented the first complete seafloor spreading event ever observed in real time. They could capture how magma, fault movement, earthquakes and volcanic activity combine to create new oceanic crust beneath the Indian Ocean. The study describes an event recorded by a dense network of instruments on the Southeast Indian Ridge (SEIR) that released in just over two weeks deformation equivalent to nearly 39 years of steady plate motion. As such, they obtained the clearest direct record yet of how an oceanic ridge grows.

The observations stem from the OHA-GEODAMS project, an international effort led by researchers from CNRS Terre & Univers to monitor deformation along the Southeast Indian Ridge near Amsterdam Island.

During February 2024, the scientific team deployed hydrophones, acoustic geodetic transponders, bottom-pressure recorders and repeated multibeam surveys across an active spreading segment where the Australian and Antarctic plates separate at approximately 61–63 mm per year.

The aim was to capture one of the short-lived tectono-magmatic episodes through which new oceanic crust forms, although no one knew how soon such an opportunity would arrive.

On April 26, 2024, just weeks after deployment, the instruments recorded an intense earthquake swarm beneath the ridge axis as a magma-filled dyke forced its way into the crust. The researchers revisited the sire during a maintenance cruise in February 2025 and realized they had recorded an entire spreading episode from beginning to end.

The intrusion propagated along the ridge axis at roughly 2–3 m per second. As magma migrated through the crust, the ridge widened by more than 1 meter within hours while the axial valley subsided by about 4 meters as a shallow magma reservoir deflated. The intrusion ultimately fed a submarine eruption that emplaced approximately 160 million cubic meters of lava over the following 16 days, with flows reaching nearly 100 meters thick in places.

The eruption was detected not only through deformation measurements but also acoustically with the hydrophones. The event was accompanied by a rise in bottom-water temperature.

Together, these observations allowed the researchers to reconstruct the timing of magma migration, eruption and fault movement with a level of detail that had not previously been possible beneath a mid-ocean ridge.

From a geodetic point of view, during the April 2024 event, the researchers found that 76% of the total fault slip occurred aseismically, while only 24% was released through earthquakes, demonstrating that slow fault motion driven by magma intrusion accommodates most of the extension during this type of spreading episode.

In total, the deformation released during the event corresponds to approximately 39 years of steady plate divergence at this section of the ridge. Rather than being released gradually, decades of accumulated strain were accommodated during a tectono-magmatic episode lasting only days.

As stated in the CNRS release, the results “resolve the long-standing enigma of the deficit of extensional earthquakes on mid-ocean ridges” by showing that most fault displacement occurs through silent, aseismic slip triggered by magma emplacement rather than by earthquakes alone.

Although mid-ocean ridges continuously create new oceanic crust, directly observing these episodes has proved exceptionally difficult because they occur beneath several kilometers of water, last only days, and recur infrequently at any given location.

The results provide a rare field record of one of the fundamental processes driving plate tectonics and offer a benchmark for future seafloor observatories deployed along the global ridge system.

The complete study can be found at this address : https://doi.org/10.1038/s41586-026-10785-0