Enfin un peu de gel au Pic du Midi !

Pendant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018, pour la première fois depuis 108 jours, une température négative a été enregistrée au Pic du Midi de Bigorre, à 2877 mètres d’altitude.. On a relevé -2,4 degrés, vers 5h00 du matin. Un tel record n’avait pas été observé depuis 1999, année où on avait comptabilisé 77 jours sans gel. Avant cette nuit, il fallait remonter au 14 juin 2018 pour trouver une autre température négative (-1,6°C).

La période chaude est due à un courant d’air chaud en altitude, soufflant des pays du Maghreb vers la France. A noter que pendant l’été on a observé des conditions anticycloniques qui ont favorisé la présence d’air chaud en altitude. Ces situations de blocage anticylonique, accompagnées de vagues de chaleur, sont de plus en plus fréquentes ces trente dernières années, preuve supplémentaire du réchauffement climatique.

Cette situation climatique avec l’augmentation de l’air chaud en altitude a des conséquences sur la stabilité du manteau neigeux, sur le recul des glaciers et sur la faune et la flore. C’est tout l’écosystème de montagne qui est impacté..

Selon Météo France, la situation actuelle plus fraîche est temporaire car on devrait observer le retour de températures positives avec retour d’un air plus chaud dans les prochains jours.

Source : Météo France.

Photo: C. Grandpey

Hawaii : L’entrée de lave dans l’océan et son impact sur les écosystèmes // The ocean lava entry and its impact on ecosystems

La lave qui pénètre dans le Pacifique dans District de Puna ne modifie pas seulement le paysage terrestre; elle modifie également le paysage marin en affectant la vie aquatique.

Un professeur du département des Sciences de la Mer de l’Université d’Hawaii à Hilo concentrait jusqu’à présent ses études sur la vie dans les « Tide Pools » (bassins d’eau de mer qui se remplissent avec la marée) près de Vacationland. L’objet de ses recherches était les impacts de l’eau douce sur les écosystèmes côtiers.
Malheureusement, les « Tide Pools » ont été recouverts par la lave au début de l’été et le professeur a dû changer son fusil d’épaule. Il travaille maintenant en relation avec Liquid Robotics, une entreprise située à Kawaihae Harbor, et utilise un nouvel équipement baptisé Wave Glider pour analyser la répartition de l’eau chaude sur le site où la lave pénètre dans l’océan, ainsi que son impact sur l’environnement.
Le Wave Glider est une sorte de robot qui collecte des données tout en flottant à la surface de l’océan. L’appareil a à peu près la taille d’une planche se surf mais est légèrement plus épais pour pouvoir y loger des batteries, un ordinateur pour la navigation et la communication, et des instruments de mesure scientifique
En utilisant cette technologie sans pilote, les scientifiques ont la possibilité d’étudier les effets de la lave qui entre dans l’océan, le panache qu’elle génère, ainsi que et les interactions de la lave et de l’eau de mer directement à la surface de l’océan. Il convient de noter que très peu d’éruptions volcaniques et de coulées de lave ont été analysées en temps réel depuis le large.
Le professeur et son équipe ont examiné trois types de données: température de l’eau, sédiments et pH.
– L’eau bout à l’endroit où la lave pénètre dans l’océan et les chercheurs ont relevé des températures supérieures à 38°C à trois kilomètres de la côte. Certains jours, cette distance peut être grande, d’autres jours plus courte. Ces variations de température dépendent en partie de la quantité de lave qui se déverse dans l’océan. La température de référence de l’eau pendant les relevés était de 26°C. Les scientifiques ont noté que l’eau chaude a tendance à s’éloigner du rivage plutôt de s’étirer le long de la côte. Elle se déplace vers le large et l’eau plus froide se déplace le long du littoral ou remonte des profondeurs pour remplacer l’eau là où la lave entre dans la mer. En procédant de cette façon, cette eau plus fraîche fournit une certaine protection aux écosystèmes autour de la coulée de lave.
– Les chercheurs ont constaté que l’eau était très boueuse. Au fur et à mesure que la lave se déverse, elle se refroidit, se craquelle et est réduite en miettes de plus en plus petites par l’action des vagues. On voit alors apparaître des «bombes volcaniques» – comme celle qui s’est écrasée sur le bateau de touristes -, des roches et de fines particules de limon et d’argile, qui restent en suspension, ce qui donne à l’eau son aspect boueux. Un scientifique a expliqué que l’eau ressemble à « la Baie de Hilo après une grosse pluie. »
– La troisième mesure concerne le pH, autrement dit l’acidité de l’eau. L’eau de mer est légèrement basique à pH 8 et le pH 7,2 est le plus bas à avoir été mesuré. A 7.0, le  pH est neutre. Connaître les niveaux de pH est important car cela permet de savoir dans quelles proportions les écosystèmes côtiers sont affectés par l’éruption.

Ce sont la chaleur et les sédiments dans l’eau qui auront les impacts les plus significatifs sur les écosystèmes côtiers.
C’est la première fois depuis des décennies que ce type de données est collecté. La dernière campagne de mesures a été effectuée à la fin des années 1980 et au début des années 1990 par un groupe de chercheurs de l’Université d’Hawaii à Manoa. Une des grandes différences avec les mesures du passé est que cette fois il y a beaucoup plus de lave qui se déverse dans l’océan.
Un autre avantage est apporté par les avancées technologiques. Avec le Wave Glider, les mesures sont prises toutes les deux minutes, ce qui fournit des données précises qui n’étaient pas disponibles dans les années 1980 et 1990.
L’impact de la lave sur l’eau entraîne également un impact sur la vie marine. Pour les animaux et les organismes, survivre à une coulée de lave dépend de leur degré de mobilité. Par exemple, un corail au fond de l’océan va mourir dès qu’il sera atteint par la lave de l’éruption car il ne peut pas bouger. En revanche, les poissons peuvent s’échapper s’ils réagissent rapidement. Par contre, si les « tide pools » sont envahis par la lave, la vie marine qui s’y trouve à marée basse sera piégée au moment de l’arrivée de la lave. .
La chaleur est le principal danger pour la vie marine, mais il faudra que le niveau de pH repasse à un état quasi normal pour que les organismes marins puissent commencer à repeupler l’endroit. Bien qu’il n’y ait plus de vie dans les récifs envahis par la lave en ce moment, on prévoit d’y étudier son retour une fois que le fond de l’océan se sera stabilisé. Cependant, on n’en est pas encore là. Le processus menant à une vie marine normale le long de la côte peut prendre des décennies…
Source: Hawaii Tribune Herald.

Voici une vidéo expliquant le fonctionnement du Wave Glider :

https://youtu.be/RKMqAwmh5hk

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The lava entering the Pacific Ocean in Lower Puna is not only changing the landscape; it is also altering the seascape, impacting the water and sea life within.

A professor in the Marine Science Department at the University of Hawaii at Hilo used to study life in the tide pools near Vacationland before they were lost to the lava earlier this summer. The focus of his research was the impacts of freshwater on coastal ecosystems.

The loss of the tide pools to lava forced him to change the finality of his work. He is now collaborating with Liquid Robotics, a company in Kawaihae Harbor, on the use of their Wave Glider technology to help understand the distribution of the hot water where lava is entering the ocean and its impact on the environment.

The Wave Glider is a sort of robot that is collecting data while floating at the surface of the ocean. The device is roughly the size of a stand-up paddle board, but slightly thicker to hold batteries, a computer for navigation and communication and instruments for science

By using this unmanned technology, scientists have the rare opportunity to study the effects of the lava entering the ocean, the plume it creates, and the interactions of the lava and seawater directly from the surface of the ocean. It should be noted that very few volcanic eruptions and lava flows have ever been monitored in real time from the ocean.

The professor and his team have looked at three different aspects of the data: water temperature, sediment and pH levels.

– Water is boiling right where the lava enters the ocean, and researchers are observing temperatures greater than 38°C three kilometres off the coast. Some days, that distance may be farther, while other days not so far. How much hot water there is seems to fluctuate day by day and is partly related to how much lava is pouring into the ocean. The reference water temperature while they were sampling was 26°C.The scientists noted that hot water tends to flow away from the shoreline instead of spreading out along the coast. It moves off shore, and cool water is either coming in along the shoreline or coming up from the depths to replace the water where the lava pours in. Proceeding this way, it provides some protection for the ecosystems surrounding the lava flow.

– Another observation is that the water is very muddy. As the lava pours in, it cools, cracks and is broken down into smaller and smaller pieces by waves. It produces “lava bombs” like the one that crashed onto the tourist boat, rocks, and fine bits of silt and clay, and the small particles stay suspended. One scientist explained that the water looks like “Hilo Bay after a big rainfall; the water is that muddy.”

– The third measurement is the pH, or acidity, of the water. Ocean water is slightly basic at pH 8, and pH 7.2 is the lowest that has been measured. A 7.0 on the pH scale is neutral. Knowing the pH levels is important as it allows to know to what extent coastal ecosystems can be affected by the eruption. The heat and sediment in the water are going to have big impacts on near-shore ecosystems.

This is the first time in decades this kind of data has been collected. The last such effort was done in the late 1980s or early 1990s by a group at UH-Manoa,. One of the big differences with the past measurements is that this time there is much more lava pouring into the ocean.

A new advantage is brought by the technological advances. With the Wave Glider, measurements are taken every two minutes, providing high resolution data that was not available in the 1980s and 1990s.

Impact to the water also means impact to the marine life there. For animals and organisms, surviving a lava flow depends on how mobile they are. For example, a coral at the bottom of the ocean will die as soon as it is struck the lava from the eruption because it cannot move.

On the other hand, the fish can escape if they react quickly. Some of the tide pools also are “ponded,” so marine life in there at low tide will be trapped when lava arrives. .

 Heat is the biggest concern for marine life, but the pH levels will have to return a fairly normal state before any marine organism can begin to inhabit the place. While there is no life in the affected reefs at the time, there are plans to monitor what returns once the sea floor stabilizes. However, researchers are nowhere near that point yet. The process leading to a normal marine life along the shore may take decades.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Here is a video about the Wave Glider :

https://youtu.be/RKMqAwmh5hk

Vue du Wave Glider face à l’éruption (Crédit photo: Liquid Robotics)

Indonésie: L’impact de l’éruption de l’Agung sur le tourisme // Indonesia: The impact of the Mt Agung eruption on tourism

Les autorités indonésiennes affirment que le tourisme subira des pertes d’environ 9 000 milliards de roupies en devises suite à l’éruption du Mont Agung à Bali depuis la fin du mois de novembre. L’estimation se base sur le calcul de 250 milliards de roupies en devises par jour, apportées par 15 000 touristes qui visitent Bali. Ainsi, pendant environ 36 jours depuis que l’éruption s’est produite, à raison de 250 milliards de roupies par jour, le chiffre atteint une perte d’environ 9 000 milliards de roupies.
En raison de l’éruption, l’objectif de 15 millions de touristes étrangers ne sera certainement pas atteint cette année. Jusqu’en septembre dernier, le gouvernement était optimiste et pensait atteindre ce chiffre. Cependant, depuis l’éruption de l’Agung, le gouvernement estime à environ 1 million le nombre de touristes en moins. Avec seulement 14 millions de touristes étrangers, l’Indonésie atteindra 93% de son objectif. Pour atteindre ce but, le gouvernement continue de mener des campagnes intenses en faveur des îles Riau, qui sont devenues l’une des principales portes d’entrée des touristes en Indonésie, après Jakarta et Bali.
Le Bureau Central des Statistiques a enregistré une baisse de 4,54% du nombre de touristes étrangers en Indonésie en octobre 2017, à cause de l’éruption du Mont Agung. La baisse du nombre de touristes entrant par l’aéroport international de Bali est estimée à 15,99%.
En octobre 2017, le nombre d’arrivées de touristes étrangers a été de 1,15 million, soit 964,800 voyageurs entrant par 19 points d’entrée principaux et 193,700 arrivant en dehors de ces points d’entrée. Les aéroports de Jakarta (1,70%) et de l’île de Batam (4,89%) sont les principaux points d’entrée qui ont vu le nombre de passagers diminuer en plus de l’aéroport Ngurah Rai à Bali.
Source: Antara News.
Personne ne sait comment se comportera le Mont Agung dans les jours et les semaines à venir. L’activité sismique reste élevée et montre que le magma est en mouvement sous le volcan. Si une éruption se produit, elle pourrait être une répétition de l’événement de 1963, mais personne ne le sait avec certitude.
On peut voir ci-dessous un exemple de la sismicité actuelle sur le Mont Agung.

Dernière minute : l’Indonésie vient de demander aux pays qui ont conseillé à leurs citoyens de ne pas voyager à Bali à cause de l’activité de l’Agung d’annuler ces mises en garde. L’autorité en charge de la gestion des catastrophes en Indonésie (BNPB) a déclaré le 5 décembre 2017 que l’on peut visiter Bali en toute sécurité, bien que de nouvelles éruptions de l’Agung restent possibles et imprévisibles. Selon des autorités indonésiennes, le plus important est que les touristes ne pénètrent pas à l’intérieur de la zone de sécurité de 10 km de rayon autour du volcan.
Source : Channel News Asia

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Indonesian authorities say that tourism will suffer losses worth around 9 trillion (1012) rupees in foreign exchange following the eruption of Mount Agung in Bali since the end of November. The estimate is based on the calculation of 250 billion rupees in foreign exchange per day, earned from 15,000 tourists visiting Bali. Hence, for about 36 days since the eruption occurred, multiplied by 250 billion rupees, the figure reaches a loss of about 9 trillion rupees in foreign exchange.
Due to the natural disaster, the target of 15 million foreign tourist visits will certainly also not be achieved this year. Until last September, the government was still optimistic of achieving the target. However, since Mount Agung erupted, the government has estimated a reduction of some 1 million foreign tourist arrivals. By only achieving 14 million foreign tourist visits, Indonesia will reach 93 percent of the total target. In order to meet the target, the government continues to conduct massive campaigns in the Riau Islands, which have become one of the main entry gates for foreign tourists to Indonesia after Jakarta and Bali.
The Central Bureau of Statistics has recorded a decline of 4.54 percent in the number of foreign tourists visiting Indonesia in October 2017, one of the main impacts of Mount Agung`s eruption. The decline in the number of foreign tourists entering through the international airport in Bali was recorded at 15.99 percent.

 In October 2017, the number of foreign tourist arrivals was recorded at 1.15 million comprising 964.8 thousand foreign travellers entering through 19 main gates and as many as 193.7 thousand arrivals from outside the main entry points. Some of the main entry points that witnessed a decline in the number of passengers in addition to the Ngurah Rai Airport is the Soekarno-Hatta Airport, at 1.70 percent, and Batam, at 4.89 percent.

Source: Antara News.

Nobody knows how Mt Agung will behave in the next days and weeks. Seismic activity remains high and shows that magma is moving beneath the volcano. Should an eruption occur, it might be a repeat of the 1963 event, but nobody knows for sure.

Here is an example of the current seismicity on Mt Agung:

Source: VSI

Latest news : Indonesia has urged countries warning its citizens not to travel to Bali due to Mount Agung’s volcanic activity to rescind their travel advisories. Indonesia’s National Disaster Management Authority (BNPB) on December 5th 2017 said that Bali is still safe to visit, even though further eruptions in Mount Agung remain unpredictable. According to Indonesian authorities, what is important is for tourists not to be inside the 10km radius within the danger zone.

Source: Channel News Asia.

Etude de l’impact des éruptions du Taupo (Nouvelle Zélande) // Impact study of the Taupo eruptions (New Zealand)

drapeau-francaisA l’heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques, mais l’analyse des événements passés nous permet de connaître leur impact et de nous préparer pour essayer de faire face à de futures éruptions. Cette remarque est particulièrement importante pour des «super volcans» comme le Yellowstone aux Etats-Unis, ou le Taupo en Nouvelle Zélande.
Ainsi, de nouvelles recherches sur l’impact des nuages de cendre produits par une éruption majeure du Taupo sur la Nouvelle Zélande pourrait aider à gérer ce type de catastrophe. Le lac Taupo est apparu suite à une super éruption il y a 25 400 ans, avec 28 nouvelles éruptions par la suite autour de la zone du lac. La plus récente, vers l’an 232 de notre ère, fut suffisamment puissante pour affecter profondément la partie centrale de l’Ile du Nord. Les effets de la cendre ont été observés dans le monde entier. Aujourd’hui, un lac de 616 kilomètres carrés occupe la caldeira du Taupo.
Un chercheur de l’Université d’Auckland utilise actuellement une subvention de 60 000 dollars pour cartographier les scénarios d’éruptions du Taupo. Le système de modélisation informatique utilisé par le scientifique a été mis au point par l’USGS ; il incorpore des données météorologiques modernes ainsi que des données géologiques provenant des éruptions passées.
La modélisation permettra de voir en 3D la trajectoire des nuages de cendre en fonction de facteurs climatiques comme les saisons et la direction du vent. Cela permettra de prévoir l’épaisseur des dépôts de cendre dans l’Ile du Nord et de modéliser les retombées de cendre pour différents types d’éruptions qui se produiraient à l’intérieur de la caldeira du Taupo.
On ne sait pas quand aura lieu la prochaine éruption du Taupo, mais en utilisant ce programme en 3D, les données pourraient être rapidement utilisées pour modéliser les scénarios probables concernant les nuages de cendre. Cela serait précieux pour les services d’urgence et la planification des mesures à mettre en place.
Ce travail de recherche est l’un des 15 projets qui ont reçu un million de dollars dans le cadre du programme de financement de la Earthquake Commission néo-zélandaise. Le projet recevra une partie des 16 millions de dollars accordés par la Commission chaque année à des recherches de haut niveau sur les catastrophes naturelles en Nouvelle-Zélande.
Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

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drapeau-anglaisToday, we are not able to predict volcanic eruptions but the analysis of past events allows us to know their impact and to prepare for future eruptions. This is particularly important with “super volcanoes” like Yellowstone in the U.S. or Taupo in New Zealand.

Thus, new research into how ash clouds from a large volcanic eruption under Lake Taupo would affect the country could help with managing the disaster if it occurs. Lake Taupo was formed after a super-eruption 25,400 years ago with 28 eruptions occurring since then around the lake area. The most recent, in approximately 232 AD, was large enough to decimate the central North Island and the effects of its ash were noticed around the world. Today, a 616-square-kilometre lake occupies the Taupo caldeira.

A researcher at Auckland University is using a 60,000-dollar grant to map out eruption scenarios from Lake Taupo. A computer modelling system developed by the United States Geological Survey will be used incorporating modern-day meteorological data with geological data from previous eruptions.
The modelling will enable to see in 3D where the ash clouds would travel depending on climatic factors including seasons and wind directions. This will allow to forecast how thick the resulting ash deposits would be around the North Island, and model ashfall for different sized eruptions from the Taupo caldera.

There is no predictable pattern of when the next one will occur but using this 3D programme, the data could quickly be brought up to model the likely ash cloud scenarios which would be invaluable for emergency services.
This research is one of 15 projects which have received one million dollars in funding from the Earthquake Commission’s Biennial Grants Programme. The programme is part of the 16 million dollars granted by the Commission each year to high quality research about New Zealand’s natural disasters.

Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

Taupo-blog

Un superbe lac occupe aujourd’hui la caldeira du Taupo.

(Photo: C. Grandpey)