Indonésie: L’impact de l’éruption de l’Agung sur le tourisme // Indonesia: The impact of the Mt Agung eruption on tourism

Les autorités indonésiennes affirment que le tourisme subira des pertes d’environ 9 000 milliards de roupies en devises suite à l’éruption du Mont Agung à Bali depuis la fin du mois de novembre. L’estimation se base sur le calcul de 250 milliards de roupies en devises par jour, apportées par 15 000 touristes qui visitent Bali. Ainsi, pendant environ 36 jours depuis que l’éruption s’est produite, à raison de 250 milliards de roupies par jour, le chiffre atteint une perte d’environ 9 000 milliards de roupies.
En raison de l’éruption, l’objectif de 15 millions de touristes étrangers ne sera certainement pas atteint cette année. Jusqu’en septembre dernier, le gouvernement était optimiste et pensait atteindre ce chiffre. Cependant, depuis l’éruption de l’Agung, le gouvernement estime à environ 1 million le nombre de touristes en moins. Avec seulement 14 millions de touristes étrangers, l’Indonésie atteindra 93% de son objectif. Pour atteindre ce but, le gouvernement continue de mener des campagnes intenses en faveur des îles Riau, qui sont devenues l’une des principales portes d’entrée des touristes en Indonésie, après Jakarta et Bali.
Le Bureau Central des Statistiques a enregistré une baisse de 4,54% du nombre de touristes étrangers en Indonésie en octobre 2017, à cause de l’éruption du Mont Agung. La baisse du nombre de touristes entrant par l’aéroport international de Bali est estimée à 15,99%.
En octobre 2017, le nombre d’arrivées de touristes étrangers a été de 1,15 million, soit 964,800 voyageurs entrant par 19 points d’entrée principaux et 193,700 arrivant en dehors de ces points d’entrée. Les aéroports de Jakarta (1,70%) et de l’île de Batam (4,89%) sont les principaux points d’entrée qui ont vu le nombre de passagers diminuer en plus de l’aéroport Ngurah Rai à Bali.
Source: Antara News.
Personne ne sait comment se comportera le Mont Agung dans les jours et les semaines à venir. L’activité sismique reste élevée et montre que le magma est en mouvement sous le volcan. Si une éruption se produit, elle pourrait être une répétition de l’événement de 1963, mais personne ne le sait avec certitude.
On peut voir ci-dessous un exemple de la sismicité actuelle sur le Mont Agung.

Dernière minute : l’Indonésie vient de demander aux pays qui ont conseillé à leurs citoyens de ne pas voyager à Bali à cause de l’activité de l’Agung d’annuler ces mises en garde. L’autorité en charge de la gestion des catastrophes en Indonésie (BNPB) a déclaré le 5 décembre 2017 que l’on peut visiter Bali en toute sécurité, bien que de nouvelles éruptions de l’Agung restent possibles et imprévisibles. Selon des autorités indonésiennes, le plus important est que les touristes ne pénètrent pas à l’intérieur de la zone de sécurité de 10 km de rayon autour du volcan.
Source : Channel News Asia

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Indonesian authorities say that tourism will suffer losses worth around 9 trillion (1012) rupees in foreign exchange following the eruption of Mount Agung in Bali since the end of November. The estimate is based on the calculation of 250 billion rupees in foreign exchange per day, earned from 15,000 tourists visiting Bali. Hence, for about 36 days since the eruption occurred, multiplied by 250 billion rupees, the figure reaches a loss of about 9 trillion rupees in foreign exchange.
Due to the natural disaster, the target of 15 million foreign tourist visits will certainly also not be achieved this year. Until last September, the government was still optimistic of achieving the target. However, since Mount Agung erupted, the government has estimated a reduction of some 1 million foreign tourist arrivals. By only achieving 14 million foreign tourist visits, Indonesia will reach 93 percent of the total target. In order to meet the target, the government continues to conduct massive campaigns in the Riau Islands, which have become one of the main entry gates for foreign tourists to Indonesia after Jakarta and Bali.
The Central Bureau of Statistics has recorded a decline of 4.54 percent in the number of foreign tourists visiting Indonesia in October 2017, one of the main impacts of Mount Agung`s eruption. The decline in the number of foreign tourists entering through the international airport in Bali was recorded at 15.99 percent.

 In October 2017, the number of foreign tourist arrivals was recorded at 1.15 million comprising 964.8 thousand foreign travellers entering through 19 main gates and as many as 193.7 thousand arrivals from outside the main entry points. Some of the main entry points that witnessed a decline in the number of passengers in addition to the Ngurah Rai Airport is the Soekarno-Hatta Airport, at 1.70 percent, and Batam, at 4.89 percent.

Source: Antara News.

Nobody knows how Mt Agung will behave in the next days and weeks. Seismic activity remains high and shows that magma is moving beneath the volcano. Should an eruption occur, it might be a repeat of the 1963 event, but nobody knows for sure.

Here is an example of the current seismicity on Mt Agung:

Source: VSI

Latest news : Indonesia has urged countries warning its citizens not to travel to Bali due to Mount Agung’s volcanic activity to rescind their travel advisories. Indonesia’s National Disaster Management Authority (BNPB) on December 5th 2017 said that Bali is still safe to visit, even though further eruptions in Mount Agung remain unpredictable. According to Indonesian authorities, what is important is for tourists not to be inside the 10km radius within the danger zone.

Source: Channel News Asia.

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Etude de l’impact des éruptions du Taupo (Nouvelle Zélande) // Impact study of the Taupo eruptions (New Zealand)

drapeau-francaisA l’heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques, mais l’analyse des événements passés nous permet de connaître leur impact et de nous préparer pour essayer de faire face à de futures éruptions. Cette remarque est particulièrement importante pour des «super volcans» comme le Yellowstone aux Etats-Unis, ou le Taupo en Nouvelle Zélande.
Ainsi, de nouvelles recherches sur l’impact des nuages de cendre produits par une éruption majeure du Taupo sur la Nouvelle Zélande pourrait aider à gérer ce type de catastrophe. Le lac Taupo est apparu suite à une super éruption il y a 25 400 ans, avec 28 nouvelles éruptions par la suite autour de la zone du lac. La plus récente, vers l’an 232 de notre ère, fut suffisamment puissante pour affecter profondément la partie centrale de l’Ile du Nord. Les effets de la cendre ont été observés dans le monde entier. Aujourd’hui, un lac de 616 kilomètres carrés occupe la caldeira du Taupo.
Un chercheur de l’Université d’Auckland utilise actuellement une subvention de 60 000 dollars pour cartographier les scénarios d’éruptions du Taupo. Le système de modélisation informatique utilisé par le scientifique a été mis au point par l’USGS ; il incorpore des données météorologiques modernes ainsi que des données géologiques provenant des éruptions passées.
La modélisation permettra de voir en 3D la trajectoire des nuages de cendre en fonction de facteurs climatiques comme les saisons et la direction du vent. Cela permettra de prévoir l’épaisseur des dépôts de cendre dans l’Ile du Nord et de modéliser les retombées de cendre pour différents types d’éruptions qui se produiraient à l’intérieur de la caldeira du Taupo.
On ne sait pas quand aura lieu la prochaine éruption du Taupo, mais en utilisant ce programme en 3D, les données pourraient être rapidement utilisées pour modéliser les scénarios probables concernant les nuages de cendre. Cela serait précieux pour les services d’urgence et la planification des mesures à mettre en place.
Ce travail de recherche est l’un des 15 projets qui ont reçu un million de dollars dans le cadre du programme de financement de la Earthquake Commission néo-zélandaise. Le projet recevra une partie des 16 millions de dollars accordés par la Commission chaque année à des recherches de haut niveau sur les catastrophes naturelles en Nouvelle-Zélande.
Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

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drapeau-anglaisToday, we are not able to predict volcanic eruptions but the analysis of past events allows us to know their impact and to prepare for future eruptions. This is particularly important with “super volcanoes” like Yellowstone in the U.S. or Taupo in New Zealand.

Thus, new research into how ash clouds from a large volcanic eruption under Lake Taupo would affect the country could help with managing the disaster if it occurs. Lake Taupo was formed after a super-eruption 25,400 years ago with 28 eruptions occurring since then around the lake area. The most recent, in approximately 232 AD, was large enough to decimate the central North Island and the effects of its ash were noticed around the world. Today, a 616-square-kilometre lake occupies the Taupo caldeira.

A researcher at Auckland University is using a 60,000-dollar grant to map out eruption scenarios from Lake Taupo. A computer modelling system developed by the United States Geological Survey will be used incorporating modern-day meteorological data with geological data from previous eruptions.
The modelling will enable to see in 3D where the ash clouds would travel depending on climatic factors including seasons and wind directions. This will allow to forecast how thick the resulting ash deposits would be around the North Island, and model ashfall for different sized eruptions from the Taupo caldera.

There is no predictable pattern of when the next one will occur but using this 3D programme, the data could quickly be brought up to model the likely ash cloud scenarios which would be invaluable for emergency services.
This research is one of 15 projects which have received one million dollars in funding from the Earthquake Commission’s Biennial Grants Programme. The programme is part of the 16 million dollars granted by the Commission each year to high quality research about New Zealand’s natural disasters.

Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

Taupo-blog

Un superbe lac occupe aujourd’hui la caldeira du Taupo.

(Photo: C. Grandpey)