Le mot « extrême » inadapté à certains événements climatiques // The word « extreme » unsuitable for certain weather events

Avec l’accumulation d’événements extrêmes au cours des dernières semaines, les Américains prennent de plus en plus conscience qu’ils sont liés au réchauffement climatique, ou au « changement climatique » comme ils préfèrent appeler le phénomène.
Tout juste un mois après le début de l’année 2022, une série d’événements météorologiques extrêmes a paralysé les principales conurbations des États-Unis, provoquant des pannes de courant dans le Massachusetts, un embouteillage gigantesque en Virginie et l’annulation de centaines de vols. Les scientifiques expliquent que tout cela est lié au changement climatique car les températures plus chaudes provoquent davantage de précipitations, avec des tempêtes plus violentes, et des changements de vent qui apportent des vagues d’air froid dans des endroits épargnés jusque là.
En janvier 2022, plusieurs tempêtes de neige d’une rare violence ont frappé le sud des Etats Unis, avec plus de 30 centimètres de neige à Boone, en Caroline du Nord. Une autre tempête a bloqué des voitures pendant plus de 24 heures sur l’I-95 en Virginie où on a relevé une couche de plus de 30 cm, bien plus que les quelques centimètres prévus par les bulletins météo.
Le 3 février 2022, plus de 100 millions d’Américains, de la Nouvelle-Angleterre aux Rocheuses, se sont retrouvés sous alerte météo hivernale. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Texas a été recouvert de glace et de neige, avec des températures inférieures à zéro. Cela a provoqué des pannes de courant chez des dizaines de milliers d’habitants, un an seulement après qu’une série de violentes tempêtes hivernales ait laissé des millions de personnes sans électricité dans cet Etat.
Les vagues de chaleur estivales et les pluies torrentielles deviennent également plus intenses. Les sept dernières années ont été les sept années les plus chaudes de l’histoire. Juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré et 25 pays ont connu leur année la plus chaude de tous les temps. En septembre, la ville de New York a été frappée par l’ouragan Ida, qui a entraîné des précipitations record, des inondations dans les sous-sols et les rues et la mort de 46 personnes dans l’Etat de New York.
En fait, certains climatologues pensent qu’un nouveau terme serait nécessaire pour faire référence aux conditions météorologiques les plus extrêmes. En effet, la manière habituelle de définir ces événements ne montre pas à quel point ils peuvent devenir violents. Un chercheur a déclaré : « L’un des problèmes avec le mot « extrême », c’est que une fois qu’on l’a utilisé, il est assez difficile de définir des événements qui sont davantage extrêmes. » Le fait qu’en météorologie le même mot «extrême» puisse désigner à la fois un puissant ouragan et un ouragan totalement dévastateur pourrait inciter les gens à sous-estimer la gravité croissante de ces événements.
Il est particulièrement difficile de s’adapter aux conditions météorologiques les plus extrêmes. Tout comme les villes du sud doivent soudainement faire face à la neige, les zones habituellement tempérées connaissent des vagues de chaleur anormales. En juin 2021, les températures ont dépassé 38 ° C pendant plusieurs jours dans le nord-ouest du Pacifique qui est habituellement doux. Cette chaleur a causé plus de 600 décès supplémentaires dans l’Oregon et l’État de Washington. Un an plus tôt, le 20 juin 2020, le thermomètre avait montré 40°C à Verkhoïansk, en Russie, la température la plus chaude jamais enregistrée au nord du cercle polaire arctique.
En juillet 2021 en Allemagne, certaines régions ont reçu presque deux fois plus de pluie en deux jours que pendant tout le mois le reste du temps. Tous les records de précipitations ont été battus; des dizaines de milliers de maisons ont été inondées et au moins 180 personnes ont perdu la vie.
De la même façon que le réchauffement climatique signifie des températures moyennes plus élevées, les conditions hivernales deviennent également plus extrêmes en raison de l’effet du changement climatique sur le courant jet ou jet stream. Les études effectuées au cours des dix dernières années tendent à montrer que le jet stream n’a pas le même comportement qu’autrefois. Il montre aujourd’hui des ondulations qui génèrent des conditions météorologiques inhabituelles. Toutes les tempêtes hivernales correspondent à de grandes inflexions vers le sud dans le courant-jet.
Il est évident que tant que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre qui emprisonnent plus de chaleur dans l’atmosphère, les événements hivernaux «super extrêmes» deviendront encore plus violents et imprévisibles.
Source : Yahoo Actualités.

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With the accumulation of extreme events in the past weeks, Americans are getting more and more aware that they are liked to global warming, or climate change as they’d rather call the phenomenon.

Just one month into 2022, a spate of extreme weather events have crippled major U.S. metro areas, causing power outages in Massachusetts, a daylong traffic jam in Virginia and the cancellation of hundreds of flights. Sxcientists warn that these are all connected to climate change, as warmer temperatures cause more precipitation, leading to heavier storms, and changing wind patterns bring blasts of cold air to previously unaffected locations.

In January, multiple unusually strong winter snowstorms hit the South, one of which dropped more than 30 centimeters of snow in Boone, N.C., while another caused cars to get stuck for more than 24 hours on I-95 in Virginia after more than 30 cm of snow fell far more than the few centimeters that had been predicted.

On February 3rd, 2022, more than 100 million Americans, from New England to the Rocky Mountains, found themselves under winter weather alerts. Such unlikely locations as Texas are experiencing ice and snow with below-freezing temperatures, causing tens of thousands of residents to experience blackouts, just one year after a series of remarkably severe winter storms left millions in the State without power.

Summer heat waves and heavy rainstorms are also getting more intense. The last seven years have been the seven hottest years in recorded history. Last July was the hottest month on record, and 25 countries experienced their warmest year ever. In September, New York City was hit by Hurricane Ida, which brought a record rainfall of 21 cm, causing flooding in basements and streets, and killing 46 people in the metropolitan region.

In fact, some climate scientists think a new term for the most extreme weather may be needed because the usual way of characterizing the events fails to capture how they keep getting more dramatic. Said one researcher : “One of the issues with ‘extreme’ is that once you’ve used that word, it’s kind of hard to talk about what it looks like when you have bigger extremes.” In short, the fact that “extreme weather” can refer to both a bad hurricane and an utterly devastating one might cause people to underestimate the increasing severity of these events.

Adapting to the constantly worsening weather is especially difficult. Just as southern cities are suddenly having to contend with snow, usually cool areas are seeing abnormal heat waves. In June 2021, temperatures were upwards of 38°C for days on end in the normally mild Pacific Northwest, leading to more than 600 excess deaths in Oregon and Washington state. One year earlier, on June 20th, 2020, the temperature in Verkhoyansk, Russia, reached 40°C, making it the hottest temperature ever recorded north of the Arctic Circle.

In July 2021 in Germany, some areas saw almost twice as much rain in two days as they normally get in the whole month, obliterating precipitation records, flooding tens of thousands of homes and killing at least 180 people.

What is more, even though global warming means higher average temperatures, winter weather is also getting more extreme, due to the effect of climate change on the jet stream. There has been a lot of research in the last decade suggesting that the jet stream is behaving differently now. It is wavier than it used to be, and whenever the jet stream takes these big north-south swings, unusual weather conditions tend to unfold along with those. All of these winter storms are associated with big southward dips in the jet stream.

As long as humans keep sending greenhouse gases into the atmosphere, trapping more heat, these “super-extreme” winter events will become even more shocking and unpredictable.

Source: Yahoo News.

Les deux courants jet de l’hémisphère nord (Source: Météo France)

Réchauffement climatique : les Etats Unis vont continuer à souffrir ! // Global warming : the U.S. will still suffer !

Après les sévères vagues de chaleur, les longues sécheresses et les incendies dévastateurs qui ont affecté une grande partie des États-Unis, on était en droit de se demander si le pays allait changer sa politique environnementale. Les Républicains allaient-ils oublier les propos de Donald Trump pour qui le changement climatique est un canular ?
Après une décennie de contestation de l’existence du réchauffement climatique, de nombreux Républicains commencent à changer d’avis en observant les catastrophes naturelles qui font souffrir leurs circonscriptions… et donc leur électorat.
Les membres du Congrès qui ont longtemps prétendu que le changement climatique était dû à des cycles naturels ont fait évoluer leur point de vue, et beaucoup acceptent maintenant l’affirmation des scientifiques selon laquelle les émissions provenant de la combustion de pétrole, de gaz et de charbon entraînent une hausse de la température sur Terre.
Cependant, cette acceptation de la réalité du changement climatique ne se traduit pas dans les faits Alors que les scientifiques demandent d’arrêter de brûler des combustibles fossiles, les Républicains proposent de dépenser des milliards pour préparer les populations à faire face aux conditions météorologiques extrêmes.
Des dizaines de Républicains à la Chambre des Représentants et au Sénat ont déclaré que le passage rapide à l’énergie éolienne, solaire et à d’autres énergies propres nuirait à une économie qui est basée depuis plus d’un siècle les combustibles fossiles. Ce point de vue est confirmé par les sondages qui montrent que les électeurs républicains sont plus préoccupés par l’emploi que par l’environnement. Une enquête réalisée en mai 2021 a révélé que seulement 10 % des Républicains et de leurs sympathisants étaient vraiment préoccupés par la lutte contre le changement climatique. Une majorité pense que les plans ambitieux du président Joe Biden pour freiner le changement climatique nuiraient à l’économie.
Cependant, à mesure que les impacts du réchauffement climatique deviennent plus évidents, le message des Républicains et de leurs alliés a changé. Ils plaident maintenant pour des investissements dans la recherche et le développement, ou des solutions technologiques qui sont peu crédibles, telles que le nettoyage de l’air après la combustion du pétrole, du gaz et du charbon. Beaucoup sont également favorables à l’expansion de l’énergie nucléaire, qui ne produit pas de gaz à effet de serre mais pose d’autres défis. Il faut beaucoup de temps pour construire de nouvelles centrales, sans oublier les problèmes posés par l’élimination des déchets radioactifs et le risque de fuites.
La majorité des élus républicains sont en faveur de mesures moins agressives et mieux acceptées par leurs électeurs, comme planter des arbres pour absorber plus de dioxyde de carbone de l’atmosphère, ou offrir des crédits d’impôt aux entreprises qui capturent le dioxyde de carbone après qu’il a été rejeté dans l’air par des centrales électriques ou des sites industriels. En revanche, ils s’opposent à tout programme visant à réduire significativement les émissions.
Les Démocrates disent qu’il existe dès à présent des outils pour éviter que notre planète se réchauffe davantage : développer rapidement l’énergie éolienne et solaire, renforcer le stockage d’énergie et le réseau électrique, électrifier les transports et rendre les bâtiments économes en énergie. Bon nombre de ces éléments sont intégrés dans un budget de 3,5 milliards de dollars que les Démocrates espèrent faire adopter à l’automne. Le projet de loi budgétaire comprend un outil appelé ‘programme de paiement d’électricité propre’, conçu pour inciter les fournisseurs d’électricité à générer leur énergie à partir de sources à faible émission de carbone comme l’énergie éolienne, solaire et nucléaire.
Si elle est approuvée, la mesure serait le projet de loi climatique le plus ambitieux de l’histoire des États-Unis. Il mettrait le pays sur la bonne voie pour atteindre l’objectif du président Joe Biden de réduire de moitié les émissions nationales de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour cela, il faudrait l’appui du Congrès, ce qui est loin d’être gagné. Au moins deux sénateurs démocrates ont déjà indiqué qu’ils avaient l’intention de voter contre.
Les chefs de file républicains, quant à eux, ont clairement indiqué qu’ils voteraient contre le projet de loi budgétaire, arguant qu’il est trop cher et que des articles prévoyant une norme d’électricité propre et l’expansion des véhicules électriques financés par le gouvernement nuiraient aux contribuables et aux consommateurs.
La position des Républicains reflète celle des grandes sociétés pétrolières et gazières, qui mènent des campagnes publicitaires vantant « l’innovation technologique » comme réponse au réchauffement climatique.
Dans les coulisses à Washington, les intérêts pétroliers et gaziers continuent de faire pression contre les politiques qui réduiraient les émissions, en particulier les nouvelles normes concernant le kilométrage des véhicules qui freineraient la consommation de centaines de milliards de litres d’essence. Ces entreprises financent largement le Parti républicain. Au cours de la campagne électorale de 2020, les sociétés pétrolières, gazières et houillères ont donné 46 millions de dollars au Parti républicain. C’est plus que ces industries ont donné aux Démocrates au cours des dix dernières années. La messe est dite !
Source : Yahoo News, le New York Times.

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After the severe heatwaves, droughts and wildfires that affected – and are stiill affecting – much of the United States, one big question is : Will the country change its environmental policy ? Will Republicans forget Donald Trump’s statemant taht climate change is a hoax ?

After a decade of disputing the existence of climate change, many leading Republicans are shifting their posture amid the deadly natural disasters that have affected their districts and unnerved their constituents back home.

Members of Congress who long insisted that the climate is changing due to natural cycles have notably adjusted that view, with many now acknowledging the scientists’ assertion that emissions from burning oil, gas and coal have raised Earth’s temperature.

However, their growing acceptance of the reality of climate change has not translated into support for the strategy that scientists said is imperative to avert an even more harrowing future: stop burning fossil fuels. Instead, Republicans want to spend billions to prepare communities to cope with extreme weather.

Dozens of Republicans in the House and Senate said in recent interviews that quickly switching to wind, solar and other clean energy will damage an economy that has been based on fossil fuels for more than a century. It’s a message supported by polling that shows Republican voters are more concerned with jobs than the environment. A survey in May 2021 found just 10% of Republican and Republican-leaning independents were deeply concerned with addressing climate change, while a majority thought President Joe Biden’s ambitious plans to curb climate change would hurt the economy.

However, as the impacts of global warming become more apparent with each weather forecast, the message from Republicans and their allies has shifted. They now argue for investment in research and development, or technological solutions that are years away from viability, such as cleaning the air after oil, gas and coal are burned. Many also favour expanding nuclear energy, which does not produce greenhouse gases but poses other challenges including the lengthy time it takes to build new plants and concerns about disposal of spent fuel and risk of radioactive leaks.

The majority of Republican lawmakers back less aggressive responses popular with their voters, like planting trees to absorb more carbon dioxide from the atmosphere, or offering tax credits to businesses that capture carbon dioxide after it has been released into the air by power plants or industrial sites. But they are opposing any program to meaningfully reduce emissions.

Democrats say the tools exist now to stave off a hotter planet: rapidly expand wind and solar energy, beef up energy storage and the electric grid, electrify transportation, and make buildings energy efficient. Many of those elements are tucked into a $3.5 trillion budget package that Democrats hope to pass in the autumn. The budget bill includes a tool called a clean electricity payment program, designed to drive utilities to produce an increasing amount of electricity from low and zero-carbon sources like wind, solar and nuclear energy.

If approved, the measure would be the most consequential climate bill in United States history, putting the country on track to hit President Joe Biden’s goal of roughly halving domestic greenhouse gas emissions by 2030. But to get it through the evenly split Congress, every Democrat would need to support it and at least two senators have indicated they may oppose it.

Republican leaders, meanwhile, have made it clear they will vote against the budget bill, arguing that it is too expensive and that mandates like a clean electricity standard and government-funded electric vehicle expansion will hurt taxpayers and consumers.

Their messaging closely mirrors the position of major oil and gas companies, which are running advertising campaigns touting “technology innovation” as a response to global warming.

Behind the scenes in Washington, oil and gas interests continue to lobby hard against policies that would reduce emissions, particularly tighter vehicle mileage rules that would prevent the burning of hundreds of billions of gallons of gasoline.

Those companies are donating overwhelmingly to Republicans. In the 2020 election cycle alone, oil, gas, coal mining and other energy companies gave $46 million to the Republican Party. That’s more than those industries donated to Democrats over the course of the last decade..

Source : Yahoo News, The New York Times.

Tant que la politique environnementale prônée par les Républicains ne changera pas, les incendies de végétation comme le Dixie Fire en 2021 se multiplieront aux Etats Unis (Crédit photo : Wikipedia)

Le réchauffement climatique et les incendies aux Etats Unis // Climate change and wildfires in the U.S.

Plus de 70 incendies de forêt majeurs sont actuellement recensés dans l’ouest des États-Unis et dans les États voisins. Les flammes ont englouti des dizaines de milliers de kilomètres carrés. On craint que des conditions climatiques changeantes puissent aggraver une situation déjà désastreuse. La plupart des régions touchées par les incendies sont en proie à des conditions de sécheresse considérées comme « extrêmes » et « exceptionnelles », les niveaux d’alerte les plus élevés.

En Californie, l’incendie de Tamarack avance rapidement au sud du Lac Tahoe. Il a franchi une autoroute, provoquant de nouvelles évacuations et l’annulation d’un raid cycliste extrême à travers la Sierra Nevada. L’incendie de Tamarack, déclenché par la foudre le 4 juillet, a littéralement explosé pendant la nuit et menacé Markleeville, une petite ville proche de la frontière entre la Californie et le Nevada.

En Oregon, le Bootleg Fire est contenu à seulement 22%. La fumée et la chaleur ont provoqué des colonnes de cendres et de fumée pouvant atteindre 10 km de hauteur. Le Bootleg est actuellement le plus grand incendie de forêt aux États-Unis. Les autorités craignent que cet enfer fusionne avec le Log Fire à proximité.

Les incendies de végétation se développent et progressent rapidement en raison des conditions chaudes, sèches et venteuses. L’absence d’humidité contribue à la propagation du feu pendant la période nocturne. La forte vitesse de propagation des incendies est favorisée par la végétation qui a été affectée par la sécheresse. Des conditions similaires sont attendues pour les prochains jours.

Le National Weather Service (NWS) prévoit une « chaleur extrême » dans toutes les plaines du nord et les États de l’ouest entre les montagnes, avec des températures « bien au-dessus de la moyenne » au cours des prochains jours. Cette vague de chaleur exacerbera la sécheresse actuellement observée dans la région, ce qui va créer un environnement propice à la propagation incontrôlable des incendies de forêt. Le NWS a également également mis en garde sur la présence de « foudre sèche » pendant les orages de chaleur, en particulier dans des parties du nord et du centre de la Californie.

Les conditions extrêmement chaudes et sèches qui attisent ces incendies sont liées au changement climatique d’origine humaine. L’ouest des États-Unis connaît une chaleur et une sécheresse de plus en plus intense depuis une trentaine d’années. Le NWS explique que la situation ne fera qu’empirer, ce qui engendrera des incendies de végétation plus fréquents et destructeurs.

Selon le National Interagency Fire Center, 34 596 incendies de forêt ont été signalés du 1er janvier au 16 juillet 2021, affectant environ 10 000 kilomètres carrés. Au cours de la même période de 2020, il y a eu 28 423 incendies de forêt affectant 7 200 kilomètres carrés.

Source : The Guardian.

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More than 70 large wildfires are currently burning across the US west and nearby states – engulfing tens of thousands of square kilometres in flames. Fears are mounting that shifting conditions can worsen an already dire situation. Significant areas of the states affected by the wildfires are in the grips of drought conditions that are considered “extreme” and “exceptional”, the most severe levels.

In California, a rapidly growing Tamarack Fire south of Lake Tahoe jumped a highway, prompting more evacuation orders and the cancellation of an extreme bike ride through the Sierra Nevada.

The Tamarack Fire, which was sparked by lightning on 4 July, exploded overnight and was threatening Markleeville, a small town close to the California-Nevada state line.

In Oregon, the Bootleg Fire is just 22% contained. The smoke and heat have spurred giant « fire clouds », dangerous columns of ash and smoke that can spiral up to 10 km skyward. Bootleg is currently the largest US forest fire. Officials also worry that this inferno might merge with the nearby Log Fire.

The wildfires develop and extend rapidly due to hot, dry and breezy conditions. Poor humidity recovery at night is contributing to active fire spread through the night time period. Robust spread rates are being generated by drought-affected fuels. Similar conditions are expected for the next several days.

The National Weather Service (NWS) has forecast “excessive heat” throughout the northern plains and intermountain west states, with temperatures soaring “well above average” over the next several days. This heat wave will exacerbate the severe to exceptional drought currently found across the region, which in combination can make for an environment ripe for wildfires to spread uncontrollably. The NWS also warned that dry lightning could be a concern for portions of northern and central California.

The extremely hot, dry conditions fanning these fires are linked to human-caused climate change. The US west has grown much drier and warmer over the past three decades and is expected to grow more extreme which, in turn, is poised to create more frequent and destructive wildfires.

According to the National Interagency Fire Center, there have been 34,596 reported wildfires from 1 January to 16 July, affecting about 10 000 square kilometres. Over the same period of 2020, there were 28,423 wildfires affecting 7200 square kilometres.

Source : The Guardian.

 

Graphique montrant la progression des incendies de végétation aux Etats Unis depuis les années 1980 (Source : National Interagency Fire Center)

Ça vous parle ? // Does that mean anything to you?

Le réchauffement climatique se fait sentir de très bonne heure cette année sur notre bonne vieille Terre. Les records de chaleur ont été si nombreux au mois de juin 2021 qu’il est difficile de suivre la totalité des températures exceptionnelles qui ont été relevées.

Le Moyen-Orient a enregistré des valeurs très élevées pour un mois de juin. On a relevé au sol des températures dépassant la barre des 50°C dans des pays comme l’Iran, le Koweït, Oman et les Emirats Arabes Unis. Dans ces derniers, on a enregistré le 6 juin un pic à 51.8°C. Du jamais vu en juin dans l’émirat.

Un record absolu de chaleur a été établi au sultanat d’Oman avec 51.6°C à Joba le 16 juin 2021, battant les 50.8°C atteints en 2017, 2009 et 1990.

Cette vague de chaleur au Moyen-Orient est le résultat d’un dôme de chaleur qui se produit lorsque la pression atmosphérique élevée agit comme une cloche qui emprisonne l’air chaud et le repousse vers la surface pour le réchauffer encore plus.

Aux Etats-Unis, le thermomètre a indiqué 53.2°C à Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort (Californie). La Vallée a connu la température la plus élevée sur le globe pour une seconde décade de juin, battant de 0.1°C le précédent record de Sulaibiya (Koweit).

Ce n’est pas tout ! La température nocturne a atteint 40.3°C le 18 juin à Stovepipe Wells, un record pour l’Amérique du Nord.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, c’est tout le sud-ouest des Etats-Unis qui a traversé une impressionnante période caniculaire, encore en raison d’un dôme de chaleur. Elle n’est d’ailleurs pas terminée et touche maintenant les régions plus au nord, l’Etat de Washington notamment.

Au coeur du mois de juin, des records de température maximale sont tombés à Salt Lake City (Utah) avec 42°C, à Palm Springs (Californie,) avec 50.6°C. Phoenix (Arizona) a enregistré une température de plus de 46 degrés six jours d’affilée. Là encore, du jamais vu.

Conséquence de ces températures, plus de 20% des Etats-Unis se trouvent dans les deux pires catégories de sécheresse, extrême et exceptionnelle.

Le Mexique a rejoint le club des plus de 50°C le 17 juin avec 50°C dans la ville de Mexicali où on a même enregistré 51.4°C le 18 juin, nouveau record mensuel au Mexique.

L’Europe n’a pas été épargnée non plus. Le 18 juin, la ville de Malilla, en Suède, a enregistré 34.6°C, le niveau le plus élevé avant le solstice depuis le début des relevés en 1896.

Le 19 juin, le thermomètre a grimpé à 36.6°C à Berlin, 35°C en Pologne et au-dessus de 34°C en République Tchèque et en Slovaquie. Le même jour, on a enregistré aussi 31.3°C à Tyumyati, dans l’Arctique russe. L’île polaire de Kotelny (76N) a enregistré la température la plus élevée de son histoire avant le solstice avec 17.6°C.

On pourrait aussi citer des températures extrêmes en Allemagne, en Autriche, ou encore en Lettonie.

En Russie, les deux principales villes ont battu leur record mensuel de chaleur le 23 juin : Moscou avec 34.8°C ; Saint-Pétersbourg avec 35.9°C.

Le sud de l’Europe n’est pas en reste. La ville d’Ozieri, en Sardaigne, a atteint 40.5°C le 19 juin. A Lascari, en Sicile, on a enregistré 43.7°C le 21 juin, le niveau le plus élevé enregistré en Europe en 2021.

Malgré ces fortes chaleurs relevées juin, la température globale de la planète se situait le 24 juin 2021 à la 5ème ou 6ème place des annales. L’Antarctique affiche des anomalies négatives très marquées qui tirent la moyenne vers le bas.

Source : global-climat.

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Global warming is being felt very early this year on our good old Earth. The heat records were so numerous in June 2021 that it is difficult to take into account all the exceptionally high temperatures that have been recorded.

The Middle East recorded exceptionally high values ​​for a month of June. Ground temperatures have exceeded 50° C in countries such as Iran, Kuwait, Oman and the United Arab Emirates. In the latter, a peak was recorded on June 6th at 51.8° C. Unheard of in June in the emirate. An absolute heat record was set in the Sultanate of Oman with 51.6° C in Joba on June 16th, 2021, beating the 50.8° C recorded in 2017, 2009 and 1990. This heat wave in the Middle East is the result of a heat dome that occurs when high atmospheric pressure acts like a bell that traps hot air and pushes it back to the surface to heat it even further.

In the United States, the thermometer read 53.2° C at Furnace Creek, in Death Valley (California). The Valley experienced the highest temperature on the globe for a second decade of June, beating the previous record for Sulaibiya (Kuwait) by 0.1° C. That’s not all ! The nighttime temperature reached 40.3° C on June 18th at Stovepipe Wells, a record for North America.

As I indicated in previous posts, it was the entire southwest of the United States that went through an impressive scorching heat, again due to a heat dome. It is not over yet and is about to affect regions further north, including Washington State. In the heart of June, maximum temperature records fell in Salt Lake City (Utah) with 42° C, or in Palm Springs (California,) with 50.6° C. Phoenix, Arizona has recorded temperatures of over 46 degrees for six days in a row. Again, unheard of. As a result of these temperatures, more than 20% of the United States is in the two worst categories of drought, extreme and exceptional.

Mexico joined the club of over 50° C on June 17th with 50° C in the city of Mexicali which even recorded 51.4° C on June 18th, a new monthly record in Mexico.

Europe has not been spared either. On June 18th, the city of Malilla, Sweden, recorded 34.6° C, the highest pre-solstice level since records began in 1896. On June 19th, the thermometer climbed to 36.6° C in Berlin, 35° C in Poland and above 34° C in the Czech Republic and Slovakia. On the same day, 31.3° C was also recorded at Tyumyati, in the Russian Arctic. The polar island of Kotelny (76N) recorded the highest temperature in its history before the solstice with 17.6° C.

One could also cite extreme temperatures in Germany, Austria, or Latvia.

In Russia, the two main cities broke their monthly heat record on June 23: Moscow with 34.8° C; Saint Petersburg with 35.9° C.

Southern Europe is no exception. The town of Ozieri, in Sardinia, reached 40.5° C on June 19th. In Lascari, Sicily, 43.7° C was recorded on June 21st, the highest level recorded in Europe in 2021.

Despite these high temperatures recorded in June, the global temperature of the planet was on June 24th, 2021 at the 5th or 6th place in the archives. Antarctica showed very low negative anomalies, which pulls the average down.

Source: global-climat.

La vague de chaleur dans le sud-ouest des Etats Unis (Source : NOAA)