Réchauffement climatique : les Etats Unis vont continuer à souffrir ! // Global warming : the U.S. will still suffer !

Après les sévères vagues de chaleur, les longues sécheresses et les incendies dévastateurs qui ont affecté une grande partie des États-Unis, on était en droit de se demander si le pays allait changer sa politique environnementale. Les Républicains allaient-ils oublier les propos de Donald Trump pour qui le changement climatique est un canular ?
Après une décennie de contestation de l’existence du réchauffement climatique, de nombreux Républicains commencent à changer d’avis en observant les catastrophes naturelles qui font souffrir leurs circonscriptions… et donc leur électorat.
Les membres du Congrès qui ont longtemps prétendu que le changement climatique était dû à des cycles naturels ont fait évoluer leur point de vue, et beaucoup acceptent maintenant l’affirmation des scientifiques selon laquelle les émissions provenant de la combustion de pétrole, de gaz et de charbon entraînent une hausse de la température sur Terre.
Cependant, cette acceptation de la réalité du changement climatique ne se traduit pas dans les faits Alors que les scientifiques demandent d’arrêter de brûler des combustibles fossiles, les Républicains proposent de dépenser des milliards pour préparer les populations à faire face aux conditions météorologiques extrêmes.
Des dizaines de Républicains à la Chambre des Représentants et au Sénat ont déclaré que le passage rapide à l’énergie éolienne, solaire et à d’autres énergies propres nuirait à une économie qui est basée depuis plus d’un siècle les combustibles fossiles. Ce point de vue est confirmé par les sondages qui montrent que les électeurs républicains sont plus préoccupés par l’emploi que par l’environnement. Une enquête réalisée en mai 2021 a révélé que seulement 10 % des Républicains et de leurs sympathisants étaient vraiment préoccupés par la lutte contre le changement climatique. Une majorité pense que les plans ambitieux du président Joe Biden pour freiner le changement climatique nuiraient à l’économie.
Cependant, à mesure que les impacts du réchauffement climatique deviennent plus évidents, le message des Républicains et de leurs alliés a changé. Ils plaident maintenant pour des investissements dans la recherche et le développement, ou des solutions technologiques qui sont peu crédibles, telles que le nettoyage de l’air après la combustion du pétrole, du gaz et du charbon. Beaucoup sont également favorables à l’expansion de l’énergie nucléaire, qui ne produit pas de gaz à effet de serre mais pose d’autres défis. Il faut beaucoup de temps pour construire de nouvelles centrales, sans oublier les problèmes posés par l’élimination des déchets radioactifs et le risque de fuites.
La majorité des élus républicains sont en faveur de mesures moins agressives et mieux acceptées par leurs électeurs, comme planter des arbres pour absorber plus de dioxyde de carbone de l’atmosphère, ou offrir des crédits d’impôt aux entreprises qui capturent le dioxyde de carbone après qu’il a été rejeté dans l’air par des centrales électriques ou des sites industriels. En revanche, ils s’opposent à tout programme visant à réduire significativement les émissions.
Les Démocrates disent qu’il existe dès à présent des outils pour éviter que notre planète se réchauffe davantage : développer rapidement l’énergie éolienne et solaire, renforcer le stockage d’énergie et le réseau électrique, électrifier les transports et rendre les bâtiments économes en énergie. Bon nombre de ces éléments sont intégrés dans un budget de 3,5 milliards de dollars que les Démocrates espèrent faire adopter à l’automne. Le projet de loi budgétaire comprend un outil appelé ‘programme de paiement d’électricité propre’, conçu pour inciter les fournisseurs d’électricité à générer leur énergie à partir de sources à faible émission de carbone comme l’énergie éolienne, solaire et nucléaire.
Si elle est approuvée, la mesure serait le projet de loi climatique le plus ambitieux de l’histoire des États-Unis. Il mettrait le pays sur la bonne voie pour atteindre l’objectif du président Joe Biden de réduire de moitié les émissions nationales de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour cela, il faudrait l’appui du Congrès, ce qui est loin d’être gagné. Au moins deux sénateurs démocrates ont déjà indiqué qu’ils avaient l’intention de voter contre.
Les chefs de file républicains, quant à eux, ont clairement indiqué qu’ils voteraient contre le projet de loi budgétaire, arguant qu’il est trop cher et que des articles prévoyant une norme d’électricité propre et l’expansion des véhicules électriques financés par le gouvernement nuiraient aux contribuables et aux consommateurs.
La position des Républicains reflète celle des grandes sociétés pétrolières et gazières, qui mènent des campagnes publicitaires vantant « l’innovation technologique » comme réponse au réchauffement climatique.
Dans les coulisses à Washington, les intérêts pétroliers et gaziers continuent de faire pression contre les politiques qui réduiraient les émissions, en particulier les nouvelles normes concernant le kilométrage des véhicules qui freineraient la consommation de centaines de milliards de litres d’essence. Ces entreprises financent largement le Parti républicain. Au cours de la campagne électorale de 2020, les sociétés pétrolières, gazières et houillères ont donné 46 millions de dollars au Parti républicain. C’est plus que ces industries ont donné aux Démocrates au cours des dix dernières années. La messe est dite !
Source : Yahoo News, le New York Times.

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After the severe heatwaves, droughts and wildfires that affected – and are stiill affecting – much of the United States, one big question is : Will the country change its environmental policy ? Will Republicans forget Donald Trump’s statemant taht climate change is a hoax ?

After a decade of disputing the existence of climate change, many leading Republicans are shifting their posture amid the deadly natural disasters that have affected their districts and unnerved their constituents back home.

Members of Congress who long insisted that the climate is changing due to natural cycles have notably adjusted that view, with many now acknowledging the scientists’ assertion that emissions from burning oil, gas and coal have raised Earth’s temperature.

However, their growing acceptance of the reality of climate change has not translated into support for the strategy that scientists said is imperative to avert an even more harrowing future: stop burning fossil fuels. Instead, Republicans want to spend billions to prepare communities to cope with extreme weather.

Dozens of Republicans in the House and Senate said in recent interviews that quickly switching to wind, solar and other clean energy will damage an economy that has been based on fossil fuels for more than a century. It’s a message supported by polling that shows Republican voters are more concerned with jobs than the environment. A survey in May 2021 found just 10% of Republican and Republican-leaning independents were deeply concerned with addressing climate change, while a majority thought President Joe Biden’s ambitious plans to curb climate change would hurt the economy.

However, as the impacts of global warming become more apparent with each weather forecast, the message from Republicans and their allies has shifted. They now argue for investment in research and development, or technological solutions that are years away from viability, such as cleaning the air after oil, gas and coal are burned. Many also favour expanding nuclear energy, which does not produce greenhouse gases but poses other challenges including the lengthy time it takes to build new plants and concerns about disposal of spent fuel and risk of radioactive leaks.

The majority of Republican lawmakers back less aggressive responses popular with their voters, like planting trees to absorb more carbon dioxide from the atmosphere, or offering tax credits to businesses that capture carbon dioxide after it has been released into the air by power plants or industrial sites. But they are opposing any program to meaningfully reduce emissions.

Democrats say the tools exist now to stave off a hotter planet: rapidly expand wind and solar energy, beef up energy storage and the electric grid, electrify transportation, and make buildings energy efficient. Many of those elements are tucked into a $3.5 trillion budget package that Democrats hope to pass in the autumn. The budget bill includes a tool called a clean electricity payment program, designed to drive utilities to produce an increasing amount of electricity from low and zero-carbon sources like wind, solar and nuclear energy.

If approved, the measure would be the most consequential climate bill in United States history, putting the country on track to hit President Joe Biden’s goal of roughly halving domestic greenhouse gas emissions by 2030. But to get it through the evenly split Congress, every Democrat would need to support it and at least two senators have indicated they may oppose it.

Republican leaders, meanwhile, have made it clear they will vote against the budget bill, arguing that it is too expensive and that mandates like a clean electricity standard and government-funded electric vehicle expansion will hurt taxpayers and consumers.

Their messaging closely mirrors the position of major oil and gas companies, which are running advertising campaigns touting “technology innovation” as a response to global warming.

Behind the scenes in Washington, oil and gas interests continue to lobby hard against policies that would reduce emissions, particularly tighter vehicle mileage rules that would prevent the burning of hundreds of billions of gallons of gasoline.

Those companies are donating overwhelmingly to Republicans. In the 2020 election cycle alone, oil, gas, coal mining and other energy companies gave $46 million to the Republican Party. That’s more than those industries donated to Democrats over the course of the last decade..

Source : Yahoo News, The New York Times.

Tant que la politique environnementale prônée par les Républicains ne changera pas, les incendies de végétation comme le Dixie Fire en 2021 se multiplieront aux Etats Unis (Crédit photo : Wikipedia)

Le réchauffement climatique et les incendies aux Etats Unis // Climate change and wildfires in the U.S.

Plus de 70 incendies de forêt majeurs sont actuellement recensés dans l’ouest des États-Unis et dans les États voisins. Les flammes ont englouti des dizaines de milliers de kilomètres carrés. On craint que des conditions climatiques changeantes puissent aggraver une situation déjà désastreuse. La plupart des régions touchées par les incendies sont en proie à des conditions de sécheresse considérées comme « extrêmes » et « exceptionnelles », les niveaux d’alerte les plus élevés.

En Californie, l’incendie de Tamarack avance rapidement au sud du Lac Tahoe. Il a franchi une autoroute, provoquant de nouvelles évacuations et l’annulation d’un raid cycliste extrême à travers la Sierra Nevada. L’incendie de Tamarack, déclenché par la foudre le 4 juillet, a littéralement explosé pendant la nuit et menacé Markleeville, une petite ville proche de la frontière entre la Californie et le Nevada.

En Oregon, le Bootleg Fire est contenu à seulement 22%. La fumée et la chaleur ont provoqué des colonnes de cendres et de fumée pouvant atteindre 10 km de hauteur. Le Bootleg est actuellement le plus grand incendie de forêt aux États-Unis. Les autorités craignent que cet enfer fusionne avec le Log Fire à proximité.

Les incendies de végétation se développent et progressent rapidement en raison des conditions chaudes, sèches et venteuses. L’absence d’humidité contribue à la propagation du feu pendant la période nocturne. La forte vitesse de propagation des incendies est favorisée par la végétation qui a été affectée par la sécheresse. Des conditions similaires sont attendues pour les prochains jours.

Le National Weather Service (NWS) prévoit une « chaleur extrême » dans toutes les plaines du nord et les États de l’ouest entre les montagnes, avec des températures « bien au-dessus de la moyenne » au cours des prochains jours. Cette vague de chaleur exacerbera la sécheresse actuellement observée dans la région, ce qui va créer un environnement propice à la propagation incontrôlable des incendies de forêt. Le NWS a également également mis en garde sur la présence de « foudre sèche » pendant les orages de chaleur, en particulier dans des parties du nord et du centre de la Californie.

Les conditions extrêmement chaudes et sèches qui attisent ces incendies sont liées au changement climatique d’origine humaine. L’ouest des États-Unis connaît une chaleur et une sécheresse de plus en plus intense depuis une trentaine d’années. Le NWS explique que la situation ne fera qu’empirer, ce qui engendrera des incendies de végétation plus fréquents et destructeurs.

Selon le National Interagency Fire Center, 34 596 incendies de forêt ont été signalés du 1er janvier au 16 juillet 2021, affectant environ 10 000 kilomètres carrés. Au cours de la même période de 2020, il y a eu 28 423 incendies de forêt affectant 7 200 kilomètres carrés.

Source : The Guardian.

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More than 70 large wildfires are currently burning across the US west and nearby states – engulfing tens of thousands of square kilometres in flames. Fears are mounting that shifting conditions can worsen an already dire situation. Significant areas of the states affected by the wildfires are in the grips of drought conditions that are considered “extreme” and “exceptional”, the most severe levels.

In California, a rapidly growing Tamarack Fire south of Lake Tahoe jumped a highway, prompting more evacuation orders and the cancellation of an extreme bike ride through the Sierra Nevada.

The Tamarack Fire, which was sparked by lightning on 4 July, exploded overnight and was threatening Markleeville, a small town close to the California-Nevada state line.

In Oregon, the Bootleg Fire is just 22% contained. The smoke and heat have spurred giant « fire clouds », dangerous columns of ash and smoke that can spiral up to 10 km skyward. Bootleg is currently the largest US forest fire. Officials also worry that this inferno might merge with the nearby Log Fire.

The wildfires develop and extend rapidly due to hot, dry and breezy conditions. Poor humidity recovery at night is contributing to active fire spread through the night time period. Robust spread rates are being generated by drought-affected fuels. Similar conditions are expected for the next several days.

The National Weather Service (NWS) has forecast “excessive heat” throughout the northern plains and intermountain west states, with temperatures soaring “well above average” over the next several days. This heat wave will exacerbate the severe to exceptional drought currently found across the region, which in combination can make for an environment ripe for wildfires to spread uncontrollably. The NWS also warned that dry lightning could be a concern for portions of northern and central California.

The extremely hot, dry conditions fanning these fires are linked to human-caused climate change. The US west has grown much drier and warmer over the past three decades and is expected to grow more extreme which, in turn, is poised to create more frequent and destructive wildfires.

According to the National Interagency Fire Center, there have been 34,596 reported wildfires from 1 January to 16 July, affecting about 10 000 square kilometres. Over the same period of 2020, there were 28,423 wildfires affecting 7200 square kilometres.

Source : The Guardian.

 

Graphique montrant la progression des incendies de végétation aux Etats Unis depuis les années 1980 (Source : National Interagency Fire Center)

Ça vous parle ? // Does that mean anything to you?

Le réchauffement climatique se fait sentir de très bonne heure cette année sur notre bonne vieille Terre. Les records de chaleur ont été si nombreux au mois de juin 2021 qu’il est difficile de suivre la totalité des températures exceptionnelles qui ont été relevées.

Le Moyen-Orient a enregistré des valeurs très élevées pour un mois de juin. On a relevé au sol des températures dépassant la barre des 50°C dans des pays comme l’Iran, le Koweït, Oman et les Emirats Arabes Unis. Dans ces derniers, on a enregistré le 6 juin un pic à 51.8°C. Du jamais vu en juin dans l’émirat.

Un record absolu de chaleur a été établi au sultanat d’Oman avec 51.6°C à Joba le 16 juin 2021, battant les 50.8°C atteints en 2017, 2009 et 1990.

Cette vague de chaleur au Moyen-Orient est le résultat d’un dôme de chaleur qui se produit lorsque la pression atmosphérique élevée agit comme une cloche qui emprisonne l’air chaud et le repousse vers la surface pour le réchauffer encore plus.

Aux Etats-Unis, le thermomètre a indiqué 53.2°C à Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort (Californie). La Vallée a connu la température la plus élevée sur le globe pour une seconde décade de juin, battant de 0.1°C le précédent record de Sulaibiya (Koweit).

Ce n’est pas tout ! La température nocturne a atteint 40.3°C le 18 juin à Stovepipe Wells, un record pour l’Amérique du Nord.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, c’est tout le sud-ouest des Etats-Unis qui a traversé une impressionnante période caniculaire, encore en raison d’un dôme de chaleur. Elle n’est d’ailleurs pas terminée et touche maintenant les régions plus au nord, l’Etat de Washington notamment.

Au coeur du mois de juin, des records de température maximale sont tombés à Salt Lake City (Utah) avec 42°C, à Palm Springs (Californie,) avec 50.6°C. Phoenix (Arizona) a enregistré une température de plus de 46 degrés six jours d’affilée. Là encore, du jamais vu.

Conséquence de ces températures, plus de 20% des Etats-Unis se trouvent dans les deux pires catégories de sécheresse, extrême et exceptionnelle.

Le Mexique a rejoint le club des plus de 50°C le 17 juin avec 50°C dans la ville de Mexicali où on a même enregistré 51.4°C le 18 juin, nouveau record mensuel au Mexique.

L’Europe n’a pas été épargnée non plus. Le 18 juin, la ville de Malilla, en Suède, a enregistré 34.6°C, le niveau le plus élevé avant le solstice depuis le début des relevés en 1896.

Le 19 juin, le thermomètre a grimpé à 36.6°C à Berlin, 35°C en Pologne et au-dessus de 34°C en République Tchèque et en Slovaquie. Le même jour, on a enregistré aussi 31.3°C à Tyumyati, dans l’Arctique russe. L’île polaire de Kotelny (76N) a enregistré la température la plus élevée de son histoire avant le solstice avec 17.6°C.

On pourrait aussi citer des températures extrêmes en Allemagne, en Autriche, ou encore en Lettonie.

En Russie, les deux principales villes ont battu leur record mensuel de chaleur le 23 juin : Moscou avec 34.8°C ; Saint-Pétersbourg avec 35.9°C.

Le sud de l’Europe n’est pas en reste. La ville d’Ozieri, en Sardaigne, a atteint 40.5°C le 19 juin. A Lascari, en Sicile, on a enregistré 43.7°C le 21 juin, le niveau le plus élevé enregistré en Europe en 2021.

Malgré ces fortes chaleurs relevées juin, la température globale de la planète se situait le 24 juin 2021 à la 5ème ou 6ème place des annales. L’Antarctique affiche des anomalies négatives très marquées qui tirent la moyenne vers le bas.

Source : global-climat.

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Global warming is being felt very early this year on our good old Earth. The heat records were so numerous in June 2021 that it is difficult to take into account all the exceptionally high temperatures that have been recorded.

The Middle East recorded exceptionally high values ​​for a month of June. Ground temperatures have exceeded 50° C in countries such as Iran, Kuwait, Oman and the United Arab Emirates. In the latter, a peak was recorded on June 6th at 51.8° C. Unheard of in June in the emirate. An absolute heat record was set in the Sultanate of Oman with 51.6° C in Joba on June 16th, 2021, beating the 50.8° C recorded in 2017, 2009 and 1990. This heat wave in the Middle East is the result of a heat dome that occurs when high atmospheric pressure acts like a bell that traps hot air and pushes it back to the surface to heat it even further.

In the United States, the thermometer read 53.2° C at Furnace Creek, in Death Valley (California). The Valley experienced the highest temperature on the globe for a second decade of June, beating the previous record for Sulaibiya (Kuwait) by 0.1° C. That’s not all ! The nighttime temperature reached 40.3° C on June 18th at Stovepipe Wells, a record for North America.

As I indicated in previous posts, it was the entire southwest of the United States that went through an impressive scorching heat, again due to a heat dome. It is not over yet and is about to affect regions further north, including Washington State. In the heart of June, maximum temperature records fell in Salt Lake City (Utah) with 42° C, or in Palm Springs (California,) with 50.6° C. Phoenix, Arizona has recorded temperatures of over 46 degrees for six days in a row. Again, unheard of. As a result of these temperatures, more than 20% of the United States is in the two worst categories of drought, extreme and exceptional.

Mexico joined the club of over 50° C on June 17th with 50° C in the city of Mexicali which even recorded 51.4° C on June 18th, a new monthly record in Mexico.

Europe has not been spared either. On June 18th, the city of Malilla, Sweden, recorded 34.6° C, the highest pre-solstice level since records began in 1896. On June 19th, the thermometer climbed to 36.6° C in Berlin, 35° C in Poland and above 34° C in the Czech Republic and Slovakia. On the same day, 31.3° C was also recorded at Tyumyati, in the Russian Arctic. The polar island of Kotelny (76N) recorded the highest temperature in its history before the solstice with 17.6° C.

One could also cite extreme temperatures in Germany, Austria, or Latvia.

In Russia, the two main cities broke their monthly heat record on June 23: Moscow with 34.8° C; Saint Petersburg with 35.9° C.

Southern Europe is no exception. The town of Ozieri, in Sardinia, reached 40.5° C on June 19th. In Lascari, Sicily, 43.7° C was recorded on June 21st, the highest level recorded in Europe in 2021.

Despite these high temperatures recorded in June, the global temperature of the planet was on June 24th, 2021 at the 5th or 6th place in the archives. Antarctica showed very low negative anomalies, which pulls the average down.

Source: global-climat.

La vague de chaleur dans le sud-ouest des Etats Unis (Source : NOAA)

 

Sécheresse sévère dans l’Ouest des Etats-Unis // Severe drought in western U.S.

Le réchauffement climatique est en train d’affecter très sévèrement l’ouest des États-Unis où presque tous les indicateurs de sécheresse sont au Rouge après un hiver sec et un début de printemps chaud. Le manteau neigeux est à moins de la moitié de la normale dans une grande partie de la région. Le niveau des réservoirs diminue, celui des rivières aussi, et les sols se dessèchent.

Nous sommes seulement en mai et plusieurs États envisagent déjà des restrictions d’utilisation de l’eau pour préserver l’approvisionnement. Le gouverneur de Californie a émis un bulletin d’Urgence Sécheresse dans 41 des 58 comtés. Dans l’Utah, les fournisseurs d’eau destinée à l’irrigation verbalisent sévèrement en cas de surutilisation. Certains éleveurs de l’Idaho parlent de vendre leur bétail car les rivières et les réservoirs dont ils dépendent sont à un niveau très bas et que la demande d’irrigation pour les fermes ne fait que commencer.

Les scientifiques surveillent attentivement l’impact de la hausse des températures et de la sécheresse sur les arbres. Ils craignent que le stress hydrique puisse entraîner la mort d’une grande partie des arbres. La végétation morte et sèche représente un contexte idéal pour les incendies de forêts.

À l’heure actuelle, environ 84% de l’ouest des États-Unis est en alerte sécheresse et il n’y a aucun signe d’amélioration de la situation. En avril, les précipitations dans la majeure partie de l’Ouest ont été inférieures de 10% à la normale et le manque de pluie s’est poursuivi jusqu’en mai. De nombreux États mettent en garde contre le manque d’eau après un hiver avec des chutes de neige inférieures à la normale et des températures printanières chaudes au début de l’année 2021, ce qui a accéléré la fonte de la neige. Le lac Mead, qui fournit de l’eau à des millions de personnes, va atteindre un tel niveau en juin que les instances fédérales vont probablement devoir imposer des restrictions d’utilisation de l’eau dans toute la région.

La sécheresse sera également un réel problème pour l’agriculture. En effet, le degré moyen d’humidité du sol dans l’ouest des États-Unis en avril était à son niveau le plus bas depuis plus de 120 ans, époque où ont commencé les relevés.

Les problèmes d’eau dans l’ouest des États-Unis cette année ont leur source dans la faiblesse du manteau neigeux. En effet, la région dépend énormément de la fonte de la neige hivernale dans les montagnes pour remplir les réservoirs en vue des mois secs de l’été. Mais la quantité d’eau fournie par le manteau neigeux est en baisse dans l’ouest des Etats-Unis, comme partout ailleurs dans le monde à cause de la hausse des températures. Dans l’Utah, le manteau neigeux est à 52% de la normale et on s’attend à ce que le débit des cours d’eau soit largement inférieur à la normale tout au long de l’été, avec en certains endroits un niveau à moins de 20% de la normale.

Cette sécheresse ne concerne pas uniquement la nature. De plus en plus de personnes s’installent dans l’ouest des États-Unis, ce qui augmente la demande en eau et en terres agricoles irriguées. Avec l’augmentation de la demande, l’Ouest des Etats-Unis pompe de plus en plus d’eau souterraine pour l’irrigation et d’autres besoins. Les réserves d’eau souterraine ne suffisent plus car les nappes phréatiques ne se rechargent pas assez vite pour faire face à la demande. Les niveaux de certains puits ont chuté de 2 mètres par an.

La hausse des températures contribue largement à la sécheresse actuelle aux Etats-Unis. C’est de la température que dépendent les précipitations qui se feront sous forme de pluie ou de neige. Ce sont aussi les températures qui gèrent la fonte du manteau neigeux et, surtout, la vitesse à laquelle la terre, les arbres et la végétation se dessèchent. Les conditions chaudes et sèches dans l’Ouest en 2020 ont favorisé une saison record d’incendies de forêt, en particulier dans le Colorado et en Californie. Les agences fédérales sont pessimistes ; elles pensent que 2021 sera une autre année longue et difficile avec de nombreux incendies de végétation.

Source: The Conversation.

Dernière minute : La sécheresse est tellement sévère dans la zone entre la Californie et l’Oregon que les autorités fédérales ont coupé l’eau destinée à l’irrigation, avec des conséquences désastreuses pour l’agriculture dans la région.

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Global warming is currently having a very severe impact in western United States where about every indicator of drought is flashing red after a dry winter and warm early spring. The snowpack is at less than half of normal in much of the region. Reservoirs are being drawn down, river levels are dropping and soils are drying out.

It’s only May, and states are already considering water use restrictions to make the supply last longer. California’s governor declared a drought emergency in 41 of 58 counties. In Utah, irrigation water providers are increasing fines for overuse. Some Idaho ranchers are talking about selling off livestock because rivers and reservoirs they rely on are dangerously low and irrigation demand for farms is only just beginning.

Scientists are also closely watching the impact that the rapid warming and drying is having on trees, worried that water stress could lead to widespread tree deaths. Dead and drying vegetation means more fuel for what is already expected to be another dangerous fire season.

Right now, about 84% of the western U.S. is under some level of drought, and there is no sign of relief.

In April, precipitation across large parts of the West was less than 10% of normal, and the lack of rain continued into May.

Many states are warning about low streamflow after a winter with less-than-normal snowfall and warm spring temperatures in early 2021 speeding up melting. Lake Mead,  that provides water for millions of people, is on pace to fall to levels in June that could trigger the first federal water shortage declaration, with water use restrictions across the region.

The drought will also be a real problem for agriculture. Indeed, the average soil moisture levels in the western U.S. in April were at or near their lowest levels in over 120 years of observations.

One of the western U.S. biggest water problems this year is the low snowpack. The region is critically dependent on winter snow slowly melting in the mountains and providing a steady supply of water during the dry summer months. But the amount of water in snowpack is on the decline here and across much of the world as global temperatures rise.

Several states are already seeing how that can play out. In Utah, the state’s snowpack is at 52% of normal. Streamflows are expected to be well below normal through the summer, with some places at less than 20%.

It’s important to understand that drought today is not only about nature. More people are moving into the U.S. West, increasing demand for water and irrigated farmland. As demand for water has increased, the West is pumping out more groundwater for irrigation and other needs. Groundwater reserves recharge slowly, and the West is seeing a decline in those resources, mostly because water use for agriculture outpaces their recharge. Water levels in some wells have dropped at a rate of 2 metres per year.

Rising global temperatures also play several roles in drought. They influence whether precipitation falls as snow or rain, how quickly snow melts and, importantly, how quickly the land, trees and vegetation dry out.

Extreme heat and droughts can intensify one another. As global warming increases temperatures, soil moisture evaporates earlier and at larger rates, drying out soils and triggering the warming and drying cycle.

Hot, dry conditions in the West in 2020 fuelled a record-breaking wildfire season, including the largest fires on record in Colorado and California.

As drought persists, the chance of large, disastrous fires increases. Federal agencies are expecting another tough, long fire year.

Source: The Conversation.

Last minute : The water crisis along the California – Oregon border is so acute that federal regulators have shut off irrigation water to farmers, severely impacting the agricultural sector.

Lac Powell, l’un des réservoirs de l’ouest américain (Photo: C. Grandpey)