Sécheresse sévère dans l’Ouest des Etats-Unis // Severe drought in western U.S.

Le réchauffement climatique est en train d’affecter très sévèrement l’ouest des États-Unis où presque tous les indicateurs de sécheresse sont au Rouge après un hiver sec et un début de printemps chaud. Le manteau neigeux est à moins de la moitié de la normale dans une grande partie de la région. Le niveau des réservoirs diminue, celui des rivières aussi, et les sols se dessèchent.

Nous sommes seulement en mai et plusieurs États envisagent déjà des restrictions d’utilisation de l’eau pour préserver l’approvisionnement. Le gouverneur de Californie a émis un bulletin d’Urgence Sécheresse dans 41 des 58 comtés. Dans l’Utah, les fournisseurs d’eau destinée à l’irrigation verbalisent sévèrement en cas de surutilisation. Certains éleveurs de l’Idaho parlent de vendre leur bétail car les rivières et les réservoirs dont ils dépendent sont à un niveau très bas et que la demande d’irrigation pour les fermes ne fait que commencer.

Les scientifiques surveillent attentivement l’impact de la hausse des températures et de la sécheresse sur les arbres. Ils craignent que le stress hydrique puisse entraîner la mort d’une grande partie des arbres. La végétation morte et sèche représente un contexte idéal pour les incendies de forêts.

À l’heure actuelle, environ 84% de l’ouest des États-Unis est en alerte sécheresse et il n’y a aucun signe d’amélioration de la situation. En avril, les précipitations dans la majeure partie de l’Ouest ont été inférieures de 10% à la normale et le manque de pluie s’est poursuivi jusqu’en mai. De nombreux États mettent en garde contre le manque d’eau après un hiver avec des chutes de neige inférieures à la normale et des températures printanières chaudes au début de l’année 2021, ce qui a accéléré la fonte de la neige. Le lac Mead, qui fournit de l’eau à des millions de personnes, va atteindre un tel niveau en juin que les instances fédérales vont probablement devoir imposer des restrictions d’utilisation de l’eau dans toute la région.

La sécheresse sera également un réel problème pour l’agriculture. En effet, le degré moyen d’humidité du sol dans l’ouest des États-Unis en avril était à son niveau le plus bas depuis plus de 120 ans, époque où ont commencé les relevés.

Les problèmes d’eau dans l’ouest des États-Unis cette année ont leur source dans la faiblesse du manteau neigeux. En effet, la région dépend énormément de la fonte de la neige hivernale dans les montagnes pour remplir les réservoirs en vue des mois secs de l’été. Mais la quantité d’eau fournie par le manteau neigeux est en baisse dans l’ouest des Etats-Unis, comme partout ailleurs dans le monde à cause de la hausse des températures. Dans l’Utah, le manteau neigeux est à 52% de la normale et on s’attend à ce que le débit des cours d’eau soit largement inférieur à la normale tout au long de l’été, avec en certains endroits un niveau à moins de 20% de la normale.

Cette sécheresse ne concerne pas uniquement la nature. De plus en plus de personnes s’installent dans l’ouest des États-Unis, ce qui augmente la demande en eau et en terres agricoles irriguées. Avec l’augmentation de la demande, l’Ouest des Etats-Unis pompe de plus en plus d’eau souterraine pour l’irrigation et d’autres besoins. Les réserves d’eau souterraine ne suffisent plus car les nappes phréatiques ne se rechargent pas assez vite pour faire face à la demande. Les niveaux de certains puits ont chuté de 2 mètres par an.

La hausse des températures contribue largement à la sécheresse actuelle aux Etats-Unis. C’est de la température que dépendent les précipitations qui se feront sous forme de pluie ou de neige. Ce sont aussi les températures qui gèrent la fonte du manteau neigeux et, surtout, la vitesse à laquelle la terre, les arbres et la végétation se dessèchent. Les conditions chaudes et sèches dans l’Ouest en 2020 ont favorisé une saison record d’incendies de forêt, en particulier dans le Colorado et en Californie. Les agences fédérales sont pessimistes ; elles pensent que 2021 sera une autre année longue et difficile avec de nombreux incendies de végétation.

Source: The Conversation.

Dernière minute : La sécheresse est tellement sévère dans la zone entre la Californie et l’Oregon que les autorités fédérales ont coupé l’eau destinée à l’irrigation, avec des conséquences désastreuses pour l’agriculture dans la région.

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Global warming is currently having a very severe impact in western United States where about every indicator of drought is flashing red after a dry winter and warm early spring. The snowpack is at less than half of normal in much of the region. Reservoirs are being drawn down, river levels are dropping and soils are drying out.

It’s only May, and states are already considering water use restrictions to make the supply last longer. California’s governor declared a drought emergency in 41 of 58 counties. In Utah, irrigation water providers are increasing fines for overuse. Some Idaho ranchers are talking about selling off livestock because rivers and reservoirs they rely on are dangerously low and irrigation demand for farms is only just beginning.

Scientists are also closely watching the impact that the rapid warming and drying is having on trees, worried that water stress could lead to widespread tree deaths. Dead and drying vegetation means more fuel for what is already expected to be another dangerous fire season.

Right now, about 84% of the western U.S. is under some level of drought, and there is no sign of relief.

In April, precipitation across large parts of the West was less than 10% of normal, and the lack of rain continued into May.

Many states are warning about low streamflow after a winter with less-than-normal snowfall and warm spring temperatures in early 2021 speeding up melting. Lake Mead,  that provides water for millions of people, is on pace to fall to levels in June that could trigger the first federal water shortage declaration, with water use restrictions across the region.

The drought will also be a real problem for agriculture. Indeed, the average soil moisture levels in the western U.S. in April were at or near their lowest levels in over 120 years of observations.

One of the western U.S. biggest water problems this year is the low snowpack. The region is critically dependent on winter snow slowly melting in the mountains and providing a steady supply of water during the dry summer months. But the amount of water in snowpack is on the decline here and across much of the world as global temperatures rise.

Several states are already seeing how that can play out. In Utah, the state’s snowpack is at 52% of normal. Streamflows are expected to be well below normal through the summer, with some places at less than 20%.

It’s important to understand that drought today is not only about nature. More people are moving into the U.S. West, increasing demand for water and irrigated farmland. As demand for water has increased, the West is pumping out more groundwater for irrigation and other needs. Groundwater reserves recharge slowly, and the West is seeing a decline in those resources, mostly because water use for agriculture outpaces their recharge. Water levels in some wells have dropped at a rate of 2 metres per year.

Rising global temperatures also play several roles in drought. They influence whether precipitation falls as snow or rain, how quickly snow melts and, importantly, how quickly the land, trees and vegetation dry out.

Extreme heat and droughts can intensify one another. As global warming increases temperatures, soil moisture evaporates earlier and at larger rates, drying out soils and triggering the warming and drying cycle.

Hot, dry conditions in the West in 2020 fuelled a record-breaking wildfire season, including the largest fires on record in Colorado and California.

As drought persists, the chance of large, disastrous fires increases. Federal agencies are expecting another tough, long fire year.

Source: The Conversation.

Last minute : The water crisis along the California – Oregon border is so acute that federal regulators have shut off irrigation water to farmers, severely impacting the agricultural sector.

Lac Powell, l’un des réservoirs de l’ouest américain (Photo: C. Grandpey)

 

Changement de la ‘température normale’ aux Etats Unis // New ‘normal temperature’ in the U.S.

Conséquence logique du changement et du réchauffement climatiques, la NOAA vient de décider que la nouvelle ‘température normale’ aux États-Unis augmenterait d’un degré par rapport aux deux décennies écoulées. Les météorologues calculent les normales climatiques en prenant en compte 30 années de données. Cette norme est établie par l’Organisation Météorologique Mondiale. Tous les 10 ans, la NOAA met à jour la ‘température normale’ pour le pays dans son ensemble, pour les États et les villes, par année, mois et saison.

Pour l’ensemble des Etats Unis, la température annuelle normale est désormais de 11,8 degrés Celsius au vu des données fournies par les stations météorologiques de 1991 à 2020. C’est près d’un demi degré de plus qu’il y a dix ans. Il y a vingt ans, la normale était de 11,3 degrés Celsius en fonction des données de 1971 à 2000.

La température moyenne aux États-Unis pour le 20ème siècle était de 11,1 degrés Celsius. La nouvelle température annuelle normale est supérieure de 0,9 Celsius à la première température normale calculée pour 1901 à 1930.

Tous les climatologues ne sont pas d’accord sur le changement de la température normale. Certains disent que cette mise à jour permet aux urbanistes et aux planificateurs régionaux de prendre des mesures pour faire face aux inondations et à la sécheresse, aux agriculteurs de décider quoi et quand planter, aux fournisseurs d’énergie de répondre à l’évolution de la demande et aux médecins de s’attaquer aux problèmes de santé publique résultant du changement climatique.

Cependant, d’autres climatologues affirment qu’ils préfèrent une base de référence constante comme celle de 1951 à 1980 utilisée par la NASA. Un climatologue pense que l’ajustement de la température normale tous les 10 ans fausse le sens du mot « normal » et « normalise »le changement climatique.»

Source: médias d’information américains.

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A logical consequence of climate change and global warming, NOAA has decided that America’s new normal temperature will be a degree hotter than it was just two decades ago.

Meteorologists calculate climate normals based on 30 years of data. It’s a standard set by the World Meteorological Organization. Every 10 years, NOAA updates the normal temperature for the country as a whole, states and cities, by year, month and season.

For the entire nation, the yearly normal temperature is now 11.8 degrees Celsius based on weather station data from 1991 to 2020. This is nearly half a degree warmer than a decade ago. Twenty years ago, normal was 11.3 degrees Celsius based on data from 1971 to 2000. The average U.S. temperature for the 20th century was 11.1 degrees Celsius.

The new normal annual U.S. temperature is 0.9 Celsius hotter than the first normal calculated for 1901 to 1930.

All climate scientists do not agree about the changes in the normal temperatures. Some of them say that updating normal calculations helps city and regional planners to prepare for flooding and drought, farmers to decide what and when to plant, energy companies to meet changing demands and doctors to tackle public health issues arising from climate change.

However, other climate scientists say they prefer a constant baseline such as 1951 to 1980, which is what NASA uses. One climatologist says that adjusting normal every 10 years “perverts the meaning of ‘normal’ and ‘normalizes’ away climate change.”

 Source : U.S. news media.

Température moyenne annuelle aux Etats Unis (1895- 2020

[Source : NOAA]

Vers une course au lithium aux Etats Unis? // A race to lithium in the United States?

Les États-Unis vont-ils se ruer sur le lithium ? Ce métal pourrait bien devenir l’une des clés de voûte du programme d’énergie propre de 2 mille milliards de dollars prévu par le président Joe Biden. Le minéral se trouve dans le sol de Thacker Pass, une région du comté de Humboldt dans le Nevada.  Il s’agit d’une plaine, riche en sel, qui recouvre une très ancienne zone volcanique, juste au sud de la limite entre l’Oregon et le Nevada.

Lithium Americas, la société qui gère l’exploitation, estime qu’elle pourra fournir « une quantité suffisante de lithium pour alimenter une chaîne d’approvisionnement à l’échelle nationale, essentielle à une économie à faible émission de carbone. »

Le lithium, utilisé depuis longtemps dans la fabrication des batteries de téléphones et ordinateurs portables, devrait devenir un produit de plus en plus précieux si la nouvelle administration Biden demande aux constructeurs automobiles d’augmenter la production de véhicules électriques. L’extraction du lithium n’a pas vraiment la faveur des écologistes. D’un côté, l’industrie est impatiente de l’utiliser pour s’éloigner des combustibles à forte émission de carbone ; de l’autre, les défenseurs de l’environnement s’inquiètent de l’impact que les nouvelles mines peuvent avoir sur les espèces menacées et sur l’environnement. J’ai insisté à plusieurs reprises sur ce blog sur les dégâts causés aux salars d’Amérique du Sud par l’extraction du lithium.

L’approbation de la mine de Thacker Pass faisait partie des dernières décisions de l’administration Trump pour accélérer les projets énergétiques et miniers. Contrairement à certains autres projets signés à la hâte par Donald Trump dans les derniers jours de sa présidence et critiqués par les Démocrates, la production de lithium pourrait renforcer le projet de Biden visant à faire sortir l’économie américaine des combustibles fossiles. L’administration Trump considérait le lithium comme l’un des minéraux essentiels à la sécurité nationale et expliquait que son extraction pourrait permettre aux Etats Unis de se passer de l’approvisionnement étranger. Pour Biden, l’augmentation de la production nationale pourrait permettre de réduire le prix d’un élément clé de son plan climatique. Cela permettrait de proposer des offres intéressantes  aux consommateurs et les inciter à échanger leurs voitures à essence contre des voitures électriques.

De plus, favoriser l’extraction du lithium pourrait compenser la récente annulation décrétée par Biden du projet d’oléoduc Keystone XL. En octobre, le candidat démocrate à la présidence a déclaré aux mineurs, pendant sa campagne électorale, qu’il souhaitait augmenter la production de lithium dans le pays.

Cet enthousiasme pour le lithium  pourrait toutefois mettre Joe Biden face à l’opposition des écologistes qui sont vent debout contre une autre mine de lithium dans le Nevada. Selon eux, la mine détruirait l’eriogonum tiehmii, mieux connu sous le nom de sarrasin de Tiehm, une fleur du désert qui ne pousse nulle part ailleurs. La société minière australienne Ioneer Ltd. qui gère l’exploitation a étudié des solutions et proposé des plantes de remplacement. Les dirigeants de la société ne comprennent pas pourquoi les écologistes veulent entraver le développement d’un élément clé d’une «énergie propre». Selon le PDG, le changement climatique constitue une menace immédiate pour toutes les espèces sur Terre. Le lithium permettrait aux Etats Unis d’opérer la transition entre les forages pétroliers et gaziers et les énergies renouvelables.

Une grande partie du lithium de la planète provient d’Australie et d’Amérique du Sud où les entreprises chinoises sont fortement investies. Thacker Pass serait la deuxième mine de lithium en exploitation commerciale aux États-Unis, à côté d’une installation déjà implantée au Nevada et qui prévoit d’investir entre 30 et 50 millions de dollars pour doubler sa production. Ailleurs dans le pays, des milliers de concessions d’exploitation du lithium sont en attente de validation. Elles appartiennent à des spéculateurs qui pensent que les constructeurs automobiles vont augmenter leurs investissements dans les véhicules électriques.

Lithium Americas a déclaré que la société allait rechercher des financements pour le projet d’extraction du lithium à Thacker Pass. Le Nevada a déjà accordé à la société une réduction d’impôts de 9 millions de dollars sur une période de 10 ans. La mine devrait faire naître 1 000 emplois pendant la construction et 300 autres une fois qu’elle sera opérationnelle. Elle générera chaque décennie environ 75 millions de dollars de recettes fiscales à l’échelle nationale et locale.

Source: Yahoo News.

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One of the keys to President Joe Biden’s $2 trillion clean energy plan could be LITHIUM. The mineral lies in Thacker Pass, a salt flat above a prehistoric volcano just south of the Oregon-Nevada line.

Lithium Americas, the company behind the mine, affirms it “can supply a quantity critical for establishing a strong domestic lithium supply chain required to support a low-carbon economy.”.

Lithium, long used for rechargeable batteries found in cellphones and laptops, is expected to become an increasingly valuable commodity if the new administration pushes carmakers to scale up electric vehicle production. But its extraction has splintered environmentalists. While technologists are eager to use it to transition away from carbon-based fuels, conservationists worry about the impact new mines can have on endangered species and the environment. I have insisted on this blog on the damage already caused to the salars in South America by the extraction of lithium.

The approval of the mine is among the last decisions issued by Trump’s Department of Interior to advance energy and mining projects. Unlike some other projects signed in a hurry by Donald Trump in his final days, lithium production could bolster Biden’s plans to transition the economy away from fossil fuels.

The Trump administration listed lithium among the minerals critical to national security and thought mines could help wean the country off of foreign supply. For Biden, boosting domestic production could potentially lower the price tag on a key component of his climate plan: offering rebates to consumers to trade in gas-powered for electric cars.

What is more, favouring the mining of lithium might compensate Joe Biden’s cancellation of permits for the Keystone XL oil pipeline. In October, the Democrat candidate to the presidency told miners during his campaign that he wanted to increase lithium production domestically.

The enthusiasm could put him at odds with conservationists, who are fighting another proposed Nevada lithium mine they say would destroy Tiehm’s Buckwheat, a desert flower not known to exist elsewhere. Australia-based mining company Ioneer Ltd. is developing plans to mitigate damage to the flower by trying to grow replacement plants. The executive chairman of its board does not understand why environmentalists want to prevent development of a key element to future “clean energy.” In his opinion, climate change poses an immediate threat to all the species on Earth. Lithium would enable the nation’s transformation from oil and gas drilling to renewable energy.

Much of the world’s lithium supply comes from Australia and South America, where Chinese firms are heavily invested. Thacker Pass would be the second commercial lithium mine in operation in the U.S., following a central Nevada facility that plans to invest between 30 and 50 million dollars to double production. Elsewhere, thousands of claims for the mineral have been staked on federal lands by speculators who anticipate carmakers will expand investments into electric vehicles.

Lithium Americas said that the company now plans to seek financing for the project. Nevada has offered the company 9 million dollars in tax rebates over a 10-year period. The mine is projected to require 1,000 jobs during construction and 300 once completed, generating roughly 75 million dollars in state and local tax revenue over a decade.

Source : Yahoo News.

Vue du site de Thacker Pass (Source : Lithium Americas)

Sites d’extraction du lithium aux Etats Unis (Source : Proactive Investors)

Les Etats-Unis font le forcing dans l’Arctique et se retirent de l’Accord de Paris // The U.S. puts pressure on the Arctic and withdraws from the Paris Agreement

Après le Groenland, c’est au tour de l’Islande d’être convoitée par les Etats-Unis. Katrín Jakobsdóttir, la Première Ministre islandaise, a déclaré qu’il n’était pas question pour l’armée américaine d’établir une présence permanente en Islande ou de construire une nouvelle base militaire dans les fjords de l’Est. C’était une idée émise par l’amiral Robert Burke de la Marine américaine lors d’une conférence de presse à l’ambassade américaine de Reykjavik. Il a suggéré la possibilité pour les avions anti-sous-marins et les forces de soutien d’avoir une présence permanente à l’aéroport de Keflavík. Il a également proposé d’établir des installations portuaires pour la marine américaine dans l’est de l’Islande.

En réponse à ces déclarations, la Première Ministre islandaise a rappelé que l’accord de défense avec les États-Unis et l’adhésion à l’OTAN faisaient partie de la politique de sécurité nationale islandaise. Sur cette base, l’armée américaine dispose de certaines installations à l’aéroport de Keflavík, notamment pour accueillir des avions anti-sous-marins. C’est également sur cette base que des exercices aériens sont régulièrement menés par l’OTAN dans l’espace aérien islandais. Mais tout changement majeur à l’intérieur de cet accord de défense est hors de question.

Source: Iceland Review.

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Le 4 novembre 2020, les Etats-Unis sont officiellement sortis de l’Accord de Paris de 2015 sur le climat. De son côté, Joe Biden a promis de revenir sur cette décision s’il est élu à la tête du pays.

Ratifié par Barack Obama, l’accord avait été rapidement rejeté par Donald Trump, dès 2017. Le président américain avait été contraint d’attendre novembre 2019 pour signifier le retrait américain, puis encore un an pour l’officialisation de cette décision.

Source : Presse internationale.

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After Greenland, it is up to Iceland to be coveted by the U.S. Iceland’s Prime Minister Katrín Jakobsdóttir has stated she considers it out of the question for the US Army to have a permanent presence in Iceland or build a new army base in the East Fjords. I twas a suggestion made by Admiral Robert Burke of the US Navy at a press conference at the US Embassy in Reykjavík. He suggested the possibility of anti-submarine aircraft and support forces having a permanent presence at Keflavík Airport. He also suggested port facilities for the US Navy in East Iceland.

Responding to his statements, Iceland’s Prime Minister said that the defence agreement with the US and membership in NATO are part of Iceland’s national security policy. On that basis, the US military has certain facilities at Keflavík Airport, including to accommodate anti-submarine aircraft. It is also on that basis that exercises in air patrol are carried out by NATO in Icelandic air space on a regular basis. But any substantial change is out of the question.

Source : Iceland Review.

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On November 4th, 2020, the United States officially withdrew from the 2015 Paris Climate Agreement. Joe Biden has promised to reverse this decision if he is elected.

Ratified by Barack Obama, the agreement was quickly rejected by Donald Trump in 2017. The American president was forced to wait until November 2019 to signify the American withdrawal, then another year for the formalization of this decision.

Source: International press.

Aéroport de Keflavk (Source: OTAN)