Le Groenland, une caverne d’Ali Baba! // Greenland, an Ali Baba’s Cave !

Tout le monde s’est moqué du Président Trump lorsqu’il a laissé entendre que les États-Unis pourraient être intéressés par l’achat du Groenland. Comme je l’ai déjà écrit, ce n’était pas la première fois qu’un président américain émettait une telle idée. En y réfléchissant, la suggestion de Trump n’était pas aussi stupide qu’elle en a l’air. Alors que la hausse des températures fait reculer la banquise, l’Arctique est en train d’acquérir une nouvelle importance géopolitique et économique et les États-Unis ne sont pas les seuls à vouloir se partager le gâteau. La Russie, la Chine et d’autres pays s’intéressent aux ressources potentielles de la région
Le Groenland est parfois décrit comme une Caverne d’Ali Baba, avec une profusion de pétrole, de gaz naturel et de minéraux rares qui ne demande qu’à être exploitée au fur et à mesure que la glace disparaît. Au moment où la fonte de la glace ouvre des voies de navigation et révèle des richesses incroyables, la région est considérée comme un nouvel atout géopolitique et économique. Un Groenland indépendant pourrait, par exemple, offrir des bases à la Russie et / ou à la Chine. Si l’île devenait un territoire semi-autonome du Danemark, cela aurait des conséquences géostratégiques majeures, en particulier si le passage du Nord-Ouest devenait une voie de transit pour la navigation, comme c’est le cas dans l’Arctique russe.
En avril, le président russe Vladimir Poutine a présenté un ambitieux programme visant à réaffirmer la présence de son pays dans l’Arctique ; il prévoit notamment la construction de ports et d’autres infrastructures et le développement de la flotte de brise-glace. La Russie veut s’implanter dans la région qui détient jusqu’à un quart du pétrole et du gaz naturel non encore exploités sur la planète.
La Chine est intéressée par le Groenland pour ses ressources en minéraux rares et parce que l’île pourrait être une base portuaire permettant des expéditions à travers l’Arctique vers l’est des Etats Unis. L’an dernier, la Chine a déjà encouragé le développement d’une « Route de la soie polaire » dans le cadre de l’Initiative de Beijing pour la construction de voies ferrées, de ports et autres infrastructures dans des dizaines de pays.
Alors que le réchauffement climatique fait reculer la glace et le froid vers le nord un peu plus chaque année, les scientifiques soulignent que la course vers l’Arctique sera un marathon long et difficile, et surtout pas une course de vitesse. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland va générer de nombreux obstacles à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières en mer, car les plates-formes de forage et les navires seront en permanence sous la menace des icebergs.
En revanche, si l’exploitation minière au Groenland coûtait cher jusqu’à présent à cause de l’environnement, les coûts de développement ont diminué avec la fonte de la glace, ce qui rend l’île beaucoup plus attrayante pour les acheteurs potentiels,
Source: Médias américains.

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Everybody laughed at President Trump when he suggested the United States might be interested in buying Greenland. As I put it before, this was not the first time a US president had emitted such an idea. Thinking about it, Trump’s suggestion was not as stupid as it seems. As warmer temperatures cause the ice to retreat, the Arctic region is taking on new geopolitical and economic importance, and not just the United States hopes to stake a claim; Russia, China and other nations are eyeing the Arctic’s potential resources.

Greenland is sometimes described as an Aladdin’s Cave of oil, natural gas and rare earth minerals just waiting to be tapped as the ice recedes. As melting ice opens shipping lanes and reveals incredible riches, the region is seen as a new geopolitical and economic asset. An independent Greenland could, for example, offer basing rights to either Russia or China or both. Should the island become a semi-autonomous territory of Denmark, it would have major geostrategic implications, especially if the Northwest Passage becomes a transit route for shipping, which is what is happening in the Russian Arctic.

In April, Russian President Vladimir Putin put forward an ambitious program to reaffirm his country’s presence in the Arctic, including efforts to build ports and other infrastructure and expand its icebreaker fleet. Russia wants to stake its claim in the region that is believed to hold up to one-fourth of the Earth’s undiscovered oil and gas.

China sees Greenland as a possible source of rare earths and other minerals and a port for shipping through the Arctic to the eastern U.S. It called last year for joint development of a « Polar Silk Road » as part of Beijing’s Belt and Road Initiative to build railways, ports and other facilities in dozens of countries.

But while global warming pushes the cold and ice farther north each year, experts caution that the race to the Arctic is an incredibly challenging marathon, not a sprint. The melting of the Greenland ice sheet creates uncertainty and danger for offshore oil and gas developers, threatening rigs and ships with all the icebergs they have to navigate around.

On the other hand, while mining in Greenland has been expensive due to the environment, development costs have fallen as the ice has melted, making it more attractive to potential buyers,

Source: US news media.

Les ressources énergétiques et minières du Groenland en 2014 (Source : La documentation française)

Canada et Etats-Unis : hivers de moins en moins froids et étés de plus en plus chauds // US and Canada : less and less cold winters, hotter and hotter summers

Tout le monde s’en rend compte, sauf les climato-sceptiques. En Limousin, les étés sont de plus en plus chauds et secs et les hivers de moins en moins froids font oublier les chutes de neige de mon enfance creusoise. Le Limousin ne fait que confirmer la tendance observée ailleurs dans le monde.

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Geophysical Research : Atmospheres montre que les épisodes de chaleur extrême en été et en hiver sont en augmentation aux Etats-Unis et au Canada, tandis que les épisodes de froid intense diminuent. Les chercheurs ont examiné les températures extrêmes en Amérique du Nord, aussi bien les températures absolues que les phénomènes relatifs. Par relatif, il faut entendre les extrêmes de température par rapport à la saison. C’est ainsi, par exemple, que l’on peut dire d’un jour d’hiver qu’il est particulièrement chaud.

Les scientifiques  montrent que les épisodes de chaleur extrême relatifs et absolus ont augmenté aux Etats-Unis comme au Canada depuis 1980. Cette tendance à la hausse est la plus marquée dans le sud des Etats-Unis et dans le nord du Québec. Cela signifie qu’il y a davantage de jours extrêmement chauds en été et de jours considérés comme chauds pour la période, en hiver notamment.

Pour les événements extrêmes absolus, on observe une augmentation à travers les Etats-Unis et le Canada dans leur ensemble, avec en moyenne de +0,19 jour/décennie, avec environ 79% des sites affichant une tendance à la hausse. Cette tendance est plus marquée dans le sud des Etats-Unis et dans l’extrême nord du Québec.

Malgré les vagues de froid des dernières années, les épisodes de froid extrême, relatif et absolu, sont en diminution presque partout, notamment en Alaska et dans le Nord canadien, ainsi que dans certaines zones de la côte atlantique américaine. Dans ces régions, les températures glaciales sont moins nombreuses en hiver. Les journées exceptionnellement froides d’été sont également moins fréquentes.

Les événements de froid extrême absolus ont globalement diminué (dans 86% des sites) et dans une plus grande mesure que l’augmentation des épisodes de chaleur. Cette diminution est plus prononcée dans le nord du Manitoba jusqu’aux hautes plaines, ainsi que dans certaines parties de l’archipel canadien.

L’Etat de New York ne fait pas exception, en dépit des vagues de froid des dernières années. Des descentes d’air arctique impressionnantes ont défrayé la chronique récemment, notamment dans la première semaine de janvier 2018. Ces épisodes n’ont pas empêché la région new-yorkaise d’enregistrer une diminution des coups de froid extrêmes sur la période 1980-2016. Même si la perte de glace de mer perturbe le jet stream et favorise la descente d’air froid, elle tend aussi à rendre les vents du nord plus chauds qu’auparavant.

Rappelons qu’en moyenne annuelle, les Etats-Unis connaissent une nette tendance au réchauffement depuis le début des relevés de la NOAA :

Source : global-climat.

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Everyone realizes it, except the climate-skeptics. In Limousin, summers are getting hotter and dryer and the winters are getting less and less cold, making me forget the snow of my childhood. Limousin only confirms the trend observed elsewhere in the world.

A new study published in the Journal of Geophysical Research: Atmospheres shows that extreme heat events in summer and winter are increasing in the United States and Canada, while episodes of severe cold are decreasing. The researchers examined extreme temperatures in North America, both absolute temperatures and relative phenomena. Relative refers to the extremes of temperature compared to the season. Thus, for example, one can say of a winter day that it is particularly hot.
Scientists show that absolute and relative extreme heat events have increased in both the United States and Canada since 1980. This upward trend is most marked in the southern United States and northern Quebec. This means that there are more extremely hot days in the summer and days considered hot for the period, especially in winter.
For absolute extreme events, there is an increase across the United States and Canada as a whole, with an average of +0.19 days / decade, with about 79% of sites showing an upward trend. This trend is more pronounced in the southern United States and in the extreme north of Quebec.
Despite the cold spells of recent years, episodes of extreme cold, both relative and absolute, are decreasing almost everywhere, especially in Alaska and northern Canada, as well as in some areas of the US Atlantic coast. In these areas, very cold temperatures are less frequent in winter. Exceptionally cold summer days are also less numerous.
Absolute extreme cold events decreased overall (in 86% of sites) and to a greater extent than the increase in heat events. This decrease is more pronounced in northern Manitoba and the high plains, as well as in parts of the Canadian archipelago.
New York State is no exception, despite recent cold spells. Impressive Arctic air periods have hit the headlines recently, especially in the first week of January 2018. These episodes did not stop the New York region from recording a decrease in extreme cold weather over the period 1980-2016. . Although the loss of sea ice disturbs the jet stream and encourages the descent of cold air, it also tends to make the north winds warmer than before.
It should be recalled that, on average, the United States has been experiencing a net warming trend since the beginning of the NOAA surveys:
Source: global-climat.

Température annuelle moyenne aux Etats-Unis entre 1925 et 2017 (Source : NOAA)

Coup dur pour la COP 21! Les glaciers continueront de fondre // A hard blow against the Paris climate agreement ! Glaciers will keep melting

Les trois plus grands consommateurs de charbon de la planète – la Chine, les États-Unis et l’Inde – ont augmenté leur production en 2017, après un déclin record l’année dernière. Cette situation porte un coup d’arrêt aux efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique
Les dernières données minières montrent que la production de charbon  en mai 2017 a augmenté d’au moins 121 millions de tonnes, soit 6%, pour les trois pays mentionnés ci-dessus, par rapport à la même période l’an dernier. Le changement est spectaculaire aux États-Unis, où l’extraction du charbon a augmenté de 19% au cours des cinq premiers mois de l’année 2017, selon les données fournies par le Ministère de l’Énergie aux États-Unis.
La production de charbon a donné l’impression de connaître une baisse il y a moins de deux semaines, lorsque la compagnie britannique BP a indiqué que le tonnage extrait à l’échelle mondiale avait diminué de 6,5% en 2016, la plus forte baisse enregistrée ces dernières. La Chine et les États-Unis étaient la cause de ce déclin, tandis que l’Inde enregistrait une légère augmentation.
Les raisons du revirement de cette année sont dues à de nouvelles orientations de politique en Chine, des changements sur les marchés de l’énergie aux États-Unis et le désir permanent de l’Inde de fournir de l’électricité aux plus démunis. A noter que la décision de Trump d’augmenter la production de charbon aux Etats-Unis entre pour très peu dans l’augmentation actuelle de la production mondiale de charbon.
Les États-Unis, la Chine et l’Inde représentent ensemble environ les deux tiers du charbon extrait dans le monde entier, et ces deux dernières nations importent également du charbon pour répondre à la demande. La production de l’Inde a augmenté même pendant le ralentissement de la production mondiale.
L’utilisation du charbon pour produire de l’électricité, dans l’industrie et pour le chauffage explique l’importance des émissions de dioxyde de carbone qui favorisent le réchauffement climatique. La réduction de ces émissions a été l’un des points essentiels de la COP 21 de Paris en 2015, accord climatique que Trump a décidé de ne pas respecter. Presque tous les autres pays continuent de cautionner l’accord, y compris la Chine et l’Inde. La Chine, l’Inde et les États-Unis sont responsables de près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le charbon représente près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre suite à la consommation de combustibles fossiles. La Chine est de loin le plus grand consommateur de charbon au monde et utilise la moitié de la production mondiale.
La Chine s’est engagée à limiter ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et certains ont affirmé que ce but pourrait être atteint dix ans plus tôt. Selon les sources gouvernementales, la production chinoise a augmenté de plus de 4% en mai 2017, après une baisse de plus de 8% pour la même période un an plus tôt. Des centaines de mines ont été fermées en Chine l’année dernière et le gouvernement a obligé d’autres à réduire les heures de travail. Le gouvernement a depuis assoupli ces mesures et la production est repartie à la hausse.
La volonté de Trump de relancer l’exploitation du charbon est une exception  et n’a pas été suivie par la Chine ou l’Inde. La hausse de la production de charbon aux Etats-Unis pourrait ne pas faire long feu. En effet, la baisse du prix du gaz naturel, la demande de plus en plus grande envers les énergies renouvelables et les normes de pollution de plus en plus strictes ont poussé de nombreuses compagnies d’électricité aux Etats Unis à fermer ou annoncer la fermeture de plusieurs centaines de centrales au charbon. Ces mêmes compagnies ont fortement investi dans d’autres formes de production d’électricité et il est fort peu probable  qu’elles reviennent vers le charbon.
Source: médias américains.

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The world’s biggest coal users — China, the United States and India — have boosted coal mining in 2017, in an abrupt departure from last year’s record global decline and a setback to efforts to rein in climate change emissions.

Mining data show that production through May is up by at least 121 million tons, or 6%, for the three countries compared to the same period last year. The change is most dramatic in the U.S., where coal mining rose 19% in the first five months of the year, according to U.S. Department of Energy data.

Coal had appeared to hit a new low less than two weeks ago, when British energy company BP reported that tonnage mined worldwide fell 6.5% in 2016, the largest drop on record. China and the U.S. accounted for almost all the decline, while India showed a slight increase.

The reasons for this year’s turnaround include policy shifts in China, changes in U.S. energy markets and India’s continued push to provide electricity to more of its poor. Trump’s decision to boost coal production accounts for very little.

The U.S., China and India combined produce about two-thirds of the coal mined worldwide, and the latter two nations also import coal to meet demand. India’s production expanded even during coal’s global downturn.

Burning coal for power, manufacturing and heat is a primary source of the carbon dioxide emissions that is driving climate change. Reducing such emissions was a critical piece of the 2015 Paris climate accord that Trump announced this month he wants to exit. Almost every other nation continues to support the deal, including China and India. China, India and the U.S. produce almost half of global greenhouse gas emissions. Coal accounts for almost half of greenhouse emissions from burning fossil fuels, according to the Global Carbon Project. China is by far the world’s largest coal user, consuming half the global supply.

China has committed to capping its greenhouse gas emissions by 2030, and some have suggested it might accomplish that up to a decade earlier. China’s production rose more than 4 percent through May, according to government figures, compared to a drop of more than 8% for the same period a year earlier. Hundreds of mines shut down in China last year and the government forced others to cut back hours. The government has since relaxed that policy and production is rebounding.

Trump’s advocacy for reviving the coal-mining industry stands as an exception among the three nations’ leaders. Yet the U.S. also is where coal’s rebound could be briefest.

Cheap natural gas, a growing appetite for renewable energy and stricter pollution rules spurred utilities to shut down or announce retirements for several hundred U.S. coal plants. U.S. utilities that invested heavily in alternatives are considered unlikely to revert to coal.

Source: American news media.

Evolution de la production mondiale de charbon.

 

Le risque volcanique aux Etats Unis // The volcanic risk in the U.S

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’ai lu dans la presse américaine un article intitulé «Les Etats-Unis ont 169 volcans actifs, mais les volcanologues ne sont pas inquiets ». L’auteur explique qu’«entre leur histoire géologique et la surveillance active, la plupart ne représentent pas une menace pour les personnes ou les biens. » L’article a été écrit quelques jours après l’éruption du Pavlof en l’Alaska. Le volcan a émis un volumineux panache de cendre qui a perturbé le trafic aérien.
Alors que les éruptions volcaniques comme celle du Pavlof peuvent sembler tout à fait normales aux yeux des Américains qui vivent à proximité du Mont St. Helens dans l’Etat de Washington, du Kilauea à Hawaii, ou dans les Iles Aléoutiennes en Alaska (où se trouvent Pavlof et de nombreux autres volcans), les autres habitants des Etats-Unis seront peut-être surpris d’apprendre que leur pays possède 169 volcans actifs.
Les Etats-Unis représentent 11% des 1500 volcans actifs dans le monde, sans compter ceux situés sur le plancher océanique. Cependant, le risque volcanique  n’est pas également réparti sur la planète. Selon  l’IAVCEI, plus de 91% du risque volcanique est concentré dans cinq pays. L’Indonésie représente 66% de ce risque, suivie par les Philippines, le Japon, le Mexique et l’Ethiopie.
Les États-Unis possèdent de nombreux volcans, mais la plupart n’ont pas connu d’éruptions depuis des milliers d’années, et ceux qui se sont manifestés récemment sont surveillés en permanence par l’USGS. Environ 100 des 169 volcans actifs américains sont situés en Alaska ; les autres se trouvent en Californie, dans l’Oregon, et les îles Mariannes du Nord, avec respectivement 18, 16 et 13 volcans actifs. Six volcans d’Hawaï et sept volcans de l’Etat de Washington comptent parmi les plus actifs. En dépit de leur faible nombre, leur menace volcanique est assez élevée. L’Arizona, le Colorado, l’Idaho, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l’Utah et le Wyoming ont chacun moins de cinq volcans.
L’USGS a défini un niveau global de menace pour les volcans américains. Les volcans auxquels la  «plus haute priorité» a été affectée et qui, en tant que tel, nécessitent la plus étroite surveillance, ne représentent que 35 des 169 volcans actifs: 16 sont en Alaska, 7 dans les îles Mariannes du Nord, quatre dans les états de Washington et de l’Oregon.
Un volcanologue de l’USGS a dit: « Si un volcan dispose d’un équipement de surveillance suffisant, et une bonne réactivité locale en cas d’éruption, le risque humain peut être réduit. »
Parmi les volcans américains les plus actifs, l’éruption du Mont St. Helens en 1980 a tué 57 personnes. Le Pavlof en Alaska a connu 40 éruptions, y compris un certain nombre d’éruptions mineures au cours des 20 dernières années. Comme le volcan est situé dans un endroit reculé des Aléoutiennes, le risque humain est assez faible. Lors d’une éruption, le principal problème réside dans les panaches de cendre qui peuvent perturber le trafic aérien de la région. À Hawaii, le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs au monde et est en éruption depuis 1983. Ses coulées de lave peuvent causer des dégâts matériels et ont récemment été une menace pour la petite ville de Pahoa, mais le risque de pertes humaines est très faible.

Même si les volcans américains les plus actifs sont bien surveillés, un excès de confiance serait une grave erreur. Les volcans japonais comme le Mont Ontake sont bien surveillés eux aussi, mais l’explosion phréatique très soudaine (avec une cinquantaine de victimes) qui a eu lieu en octobre 2014 montre que la prévision volcanique est encore loin d’être parfaite. Par ailleurs, les éruptions qui ont été observées au cours des dernières décennies aux Etats Unis – y compris celle du Mont St Helens en 1980 (avec un Indice d’Explosivité Volcanique 5) – n’étaient pas extrêmement violentes. Si un super volcan comme celui de Yellowstone entre en éruption (avec un VEI 8, par exemple), la situation sera beaucoup plus grave. D’accord, les instruments avertiront les scientifiques qu’une éruption est sur le point de se produire, mais s’il s’agit d’un événement à très grande échelle, il n’affectera pas seulement la zone autour de Yellowstone. Si j’étais un volcanologue américain, je serais inquiet!

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drapeau-anglaisA few days ago, I read in the U.S. press an article entitled “US has 169 active volcanoes, but scientists aren’t worried.”  The author explains that “between their geological history and active monitoring, most pose no threat to lives or property.” The article was written a few days after the eruption of Alaska’s Pavlof which spewed a voluminous ash plume that disrupted air traffic.

While volcanic eruptions like Pavlof’s might seem quite common to Americans living near Mount St. Helens in Washington, Kilauea in Hawaii, or Alaska’s Aleutian Islands (where Pavlof and numerous other volcanoes are located), the rest of the continental US may be surprised to learn that the United States holds 169 active volcanoes.

Of the 1,500 active volcanoes in the world – excluding those located on the ocean floor – the United States makes up 11%. However, the risk is not equally spread around the world. According to the IAVCEI, over 91 percent of volcanic risk is concentrated in five countries.

Indonesia faces 66% of this risk, followed by the Philippines, Japan, Mexico, and Ethiopia.

The US has many volcanoes, but most haven’t erupted for thousands of years. And the ones that have erupted in recent history are continuously monitored by the US Geological Survey (USGS).

About 100 of the 169 active US volcanoes are located in Alaska, followed by California, Oregon, and the Northern Mariana Islands with 18, 16 and 13 active volcanoes, respectively.

Hawaii’s six volcanoes and Washington’s seven volcanoes are some of the country’s most active, so despite their low numbers, their volcanic threat is fairly high. Arizona, Colorado, Idaho, Nevada, New Mexico, Utah, and Wyoming each have fewer than five volcanoes.

The USGS has defined an overall threat score for the country’s volcanoes. Volcanoes with the “highest priority” and, as such, requiring the most extensive monitoring coverage, comprise only 35 of the 169 active volcanoes: 16 in Alaska, 7 in the Northern Mariana Islands, four in both Washington and Oregon.

A USGS volcanologist said: “If a volcano has enough scientific monitoring equipment on it, and a well-organized local response, then the risk to human life can be reduced.”

Among the US most active volcanoes, the eruption of Mount St. Helens in 1980 killed 57 people. Alaska’s Pavlof has had 40 known eruptions, including a number of small eruptions within the past 20 years. As the volcano is located in a remote place of the Aleutians, the human risk is quite low. The only problem during an eruption lies with the ash plumes which can disrupt air traffic in the area. In Hawaii, Kilauea is one of the world’s most active volcanoes and has been continuously erupting since 1983. Its lava flows can cause material damage and were recently a threat to the small town of Pahoa but the risk of human losses is very low.

Even though US most active volcanoes are well monitored showing too great a confidence might be a mistake. Japanese volcanoes like Mount Ontake are well monitored too but the sudden phreatic explosion that occurred in October 2014 shows that volcanic prevision is still far from perfect. Besides, the eruptions that were observed during the past decades – including the one at Mount St Helens in 1980 (with a Volcanic Explosivity Index 5) – were not very powerful. Should a super volcano like Yellowstone erupt (with a VEI 8, for instance), the situation would be far more serious. Ok, the instruments would warn the scientists that an eruption is about to occur, but it might be a large-scale event which would not only affect the area around Yellowstone. If I were a US volcanologist, I would be worried!

St-Helens-blog

Le Mont St Helens, siège de la dernière éruption majeure aux Etats Unis.

Yell-blog

Yellowstone: Une bombe à retardement?

(Photos: C. Grandpey)