Visite des parcs nationaux aux Etats Unis : ça se complique // Visiting national parks in the U.S. is getting trickier

Cette note ne parle pas de volcans ou de glaciers, même si des sites avec des volcans et des glaciers peuvent être concernés. Certains parcs nationaux aux États-Unis ont commencé à tester des programmes pour gérer l’afflux de touristes en 2023. Autrement dit, des quotas sont mis en place pour éviter l’envahissement des parcs et protéger la nature. En conséquence, le National Park Service avertit que certains des parcs les plus populaires nécessiteront des réservations ou des entrées sur des plages de temps bien définies, ou les deux.
Deux parcs ont déjà testé des programmes pilotes d’entrée limitées dans le temps en 2022 et adopteront la même politique en 2023, avec toutefois quelques ajustements. Ainsi, les touristes qui envisagent de visiter le parc national des Arches dans l’Utah ou le parc national des Rocheuses dans le Colorado ont intérêt à commencer à planifier leur voyage le plus tôt possible.

Le parc national des Arches a lancé un programme d’entrée à certaines heures en 2022, avec une mise à jour pour plus de souplesse en 2023. Cela signifie que les visiteurs ont désormais la possibilité d’acheter à l’avance des tickets d’entrée ou des laissez-passer annuels. Grâce au projet pilote de 2022 aux Arches, des billets d’entrée à certaines heures ont permis de réguler les visites dans le parc, de réduire les embouteillages et d’améliorer le séjour des visiteurs. En 2023, le parc des Arches utilisera un nouveau pilote d’entrée qui devrait offrir plus de possibilités d’accès tout en protégeant le paysage du parc.
Cela signifie que les visiteurs devront réserver à l’avance leur entrée à certaines plages horaires s’ils souhaitent entrer dans le parc entre 7 h et 16 h. Cette obligation commence le 1er avril et se prolongera jusqu’au 31 octobre 2023. Les réservations seront vendues par ordre d’arrivée sur le site Recreation.gov à partir de 8 h (heure locale) le 10 janvier 2023. Elles seront disponibles par lots trois mois à l’avance. Donc à partir du moment où elles seront mises en vente le 10 janvier, il sera possible de réserver l’entrée du 1er avril au 30 avril. Puis le 1er février, les réservations ouvriront pour le mois de mai. Toutes les réservations non vendues pour avril seront également disponibles à ce moment-là. Le reste des réservations suivra ce calendrier. Les réservations de juin ouvriront le 1er mars, et ainsi de suite.
Après avoir effectué leur réservation, les acheteurs recevront un billet d’entrée pour la plage horaire demandée et la réservation devra être validée au cours d’une fenêtre d’une heure. Les entrées limitées à certaines plages horaires seront obligatoires pour les personnes qui entrent dans le parc de 7 h à 16 h. Une fois entrées, elles pourront rester dans le parc le reste de la journée. Il sera possible de sortir et revenir dans le parc à condition d’avoir un ticket correctement validé.
Les personnes qui n’ont pas effectué de réservation à l’avance devront essayer d’obtenir des tickets à 18 heures la veille de leur visite. Les tickets ne sont pas disponibles aux entrées du parc et doivent être achetés en ligne sur Recreation.gov ou par téléphone. Le personnel des parcs pensent que les tickets d’entrée partiront rapidement. Les personnes disposant d’un permis de camping ou d’autres permis spéciaux seront dispensées de réservations à certaines plages horaires. Les véhicules commerciaux (agences de voyage locales par exemple) ne sont pas concernés.

Le parc national des Rocheuses exigera également des entrées à certaines heures en 2023, et le système sera semblable à celui que le parc a utilisé en 2022. Deux types de réservations sont disponibles. L’un concerne le Bear Lake Road Corridor qui comprend également le reste du parc. Ces réservations vont de 5h à 18h. L’autre type de réservation est pour le reste du parc, à l’exclusion du Bear Lake Road Corridor. Celui-là va de 9h à 14h. Les fenêtres d’entrée sont de deux heures, disponibles à la même adresse sur Internet.
Les tickets pour le parc national des Rocheuses seront mis en vente à 8 h le lundi 1er mai et concerneront les réservations du 26 mai au 30 juin. Après cela, les réservations seront vendues un mois à l’avance à partir du premier jour du mois précédent. Les réservations pour juillet seront donc mises en vente le 1er juin, et ainsi de suite.
Ce qui change pour le parc national des Rocheuses, c’est que 40 % des réservations seront disponibles la veille à 17 h. Il est probables qu’elles partiront rapidement ; il est donc fortement conseillé de planifier sa visite à l’avance si possible.
Le système de réservation fonctionnera jusqu’au 22 octobre. Il permettra de mieux répartir les visites, réguler le stationnement et la fréquentation des sentiers de randonnée.
Source : médias d’information américains.

Les nouvelles mesures visant à établir des quotas de visites ne sont pas vraiment une surprise. Quand j’ai vu la foule la dernière fois que j’ai visité le parc national de Yellowstone en 2015, j’étais sûr que quelque chose serait fait pour éviter les embouteillages dans les différents parkings, celui du Grand Prismatic en particulier. Après 10h00, la situation devenait impossible.
A en juger par cet article de presse, il semblerait que seuls deux parcs nationaux soient concernés pour le moment, mais de nouvelles régulations des entrées apparaîtront probablement dans les prochains mois. Si vous avez l’intention de visiter les parcs nationaux américains, il sera prudent de vérifier les politiques en vigueur avant de planifier votre voyage aux États-Unis.

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This is not about volcanoes or glaciers, even though places with volcanoes and glaciers may be concerned. National parks across the U.S. are testing out programs to manage the influx of tourists in the new year. As a consequence,the National Park Service warns that some of the most popular parks will require reservations or timed entries, or both.

Two parks that tested pilot timed entry programs in 2022 are keeping that up in 2023, with some updates and modifications. So those planning to visit Arches National Park in Utah or Rocky Mountain National Park in Colorado might want to start planning soon.

Arches National Park ran a timed entry program in 2022, which it is updating to make more flexible in 2023. One update is visitors now have the opportunity to buy entrance tickets or annual passes in advance. During the 2022 pilot at Arches, timed entry tickets helped pace visitation into the park, lessen congestion, and enhance visitor experiences. In 2023, Arches will use another timed entry pilot which should provide more opportunities for access while protecting Arches’ landscape.

That means visitors will need to book their timed entry in advance if they want to enter between 7 a.m. and 4 p.m. That requirement starts on April 1st and will extend to October 31st, 2023. Reservations are sold first-come first-served at Recreation.gov starting at 8 a.m. MST on Jan. 10th, 2023. They’ll be released three months in advance in blocks, so when they go on sale on January 10th, you’ll be reserving entry for April 1st through April 30th. Then on February 1st, reservations will open up for May. Any leftover bookings for April will also be available then. The rest of the reservations will follow that schedule, with June reservations opening up on March 1st, and so on.

After you book your reservation, you’ll get a timed entry ticket for a one-hour window. The timed entries will be required for those entering the park from 7 a.m. to 4 p.m. and after you have entered you can stay in the park for the rest of the day. You’ll be able to leave and come back to the park as long as you have a correctly validated ticket.

Those who don’t plan ahead will have to try to get tickets at 6 p.m. the day before their visit. Tickets are not available at park entrances, and must be bought online at Recreation.gov or on the phone. Parks staff expect these tickets to go fast. You won’t need a timed entry ticket if you have a camping permit, or other special permits. Commercial vehicles are not concerned either.

Rocky Mountain National Park will also require timed entries in 2023, and the system will be similar to the one the park ran in 2022. There are two reservations available. One is for the Bear Lake Road Corridor, which also includes the rest of the park. Those reservations are from 5 a.m. to 6 p.m. The other permit is for the rest of the park, excluding the Bear Lake Road Corridor. That one is from 9 a.m. to 2 p.m. Entry windows are two hours, available at the same web address. But the reservations run for a different time period.

Tickets for Rocky Mountain National Park go on sale at 8 a.m. on Monday, May 1st and will apply to reservations from May 26th to June 30th. After that, reservations will be sold one month in advance starting on the first day of the previous month. So reservations for July will go on sale June 1st, and so on.

What’s changing in Rocky Mountain National Park is that 40% of reservations will be available the day before at 5 p.m. But they’re expected to run out quickly, so the agency encourages planning ahead if you can.

The permit system will also run through October 22nd, and spreads use throughout the park and throughout the day to divvy up parking and trailheads.

Source : U.S. News media.

The new measures do not come as a surprise. When I saw the crowds the last time i visited Yellowstone National Park in 2015, I was sure something would be done to avoid the congestions at the different car parks. After 10:00 am, the situation was becoming impossible.

Judging from this press article, it seems that only two national parks are concerned, but more controlled accesses will probably appear in the next months. You’d better check the current policies before starting a trip to the United States.

Delicate Arch dans le Parc National des Arches (Photo: C. Grandpey)

Parcs nationaux américains et réchauffement climatique// U.S. national parks and global warming

Comme l’ancien président Donald Trump, de nombreux Américains ont encore des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique et ils ont tendance à avoir une vision réductrice des impacts de la hausse des températures. Cependant, les changements qui se produisent actuellement dans les parcs nationaux du pays les inciteront peut-être à penser différemment.
Dans les parcs nationaux américains, les conditions météorologiques extrêmes provoquent des bouleversements et des dégâts en cascade :

Des milliers de séquoias géants ont été tués par les incendies de Californie.

De fortes pluies ont provoqué d’énormes glissements de terrain dans le parc national du Denali en Alaska.

On observe aussi  l’élévation du niveau de la mer a provoqué la salinisation des eaux souterraines dans les Everglades en Floride, mettant en danger une faune déjà menacée.

En moyenne, les températures dans les parcs nationaux ont augmenté de 1,5 °C depuis 1895, soit le double de leur évolution à l’échelle nationale.
Cette crise climatique se déroule au moment où les parcs nationaux connaissent une fréquentation record, avec près de 300 millions de visiteurs en 2021. Des dizaines de parcs ont pulvérisé leurs records de fréquentation.
En juin 2022, Yellowstone (Wyoming) a donné un aperçu de ce qui attend les Américains lorsqu’une inondation a obligé des milliers de visiteurs à partir et a contraint à fermer une grande partie du parc. La montée des eaux a emporté routes, structures et ponts, causant environ un milliard de dollars de dégâts.

À côté de Yellowstone, les effets du réchauffement climatique sont parfaitement visibles dans de nombreux autres parcs nationaux. L’exemple le plus frappant est peut-être le Parc national des Glaciers dans le Montana, où les scientifiques s’attendent à ce que les glaciers disparaissent complètement d’ici 2100. En 1850, il y avait environ 150 glaciers dans la région. Au cours des 50 dernières années, les 26 glaciers restants ont rétréci en moyenne, de 40 % et certains ont perdu jusqu’à 80 % de leur glace.

Le parc national de Joshua Tree, dans le sud de la Californie, a vu ses arbres emblématiques sérieusement menacés par les incendies de forêt. En 2020, un incendie dans la réserve nationale voisine de Mojave a laissé derrière lui ce que les autorités du parc ont appelé « un cimetière de squelettes d’arbres de Josué », avec 1,3 million d’arbres tués par l’incendie. Les arbres grandissent dans un climat plus frais et moins hostile. La modélisation scientifique montre que les arbres de Josué pourraient perdre jusqu’à 90 % de leur habitat actuel dans le désert de Mojave d’ici 2070. Plusieurs espèces connues pour vivre parmi les arbres de Josué sont visiblement en déclin, notamment la souris des cactus et le rat-kangourou. (NDLR : Le nom de Joshua Tree (« l’arbre de Josué ») a été donné par un groupe de Mormons qui traversait le désert de Mojave au milieu du dix-neuvième siècle.).

D’ici la fin du siècle, les chercheurs estiment que, sans mesures agressives, les températures annuelles moyennes dans 62 grands parcs nationaux pourraient augmenter de 3 à 6 degrés Celsius par rapport à aujourd’hui. Une étude récente de l’Université d’État de l’Utah prévoit que d’ici 2050, la fréquentation des parcs nationaux pourrait chuter de 18 % avec les étés de plus en plus chauds. En revanche, elle augmenterait de 12 % en hiver. Alors que l’impact du changement climatique s’accélère, les scientifiques sont obligés de donner un nouveau sens au mot « conservation ».
Une autre conséquence du réchauffement climatique sur les parcs nationaux concerne les espèces invasives qui s’adaptent souvent mieux aux températures élevées que la flore dont dépendent les écosystèmes des parcs. Dans le parc national d’Acadia, sur la côte atlantique, par exemple, des ronciers se développent par temps chaud; ils produisent des feuilles au début du printemps, créant de l’ombre qui empêche la croissance des jeunes arbres indigènes. Le parc d’Acadia est également infestée par un insecte envahissant, la cochenille du pin rouge, qui a anéanti presque tous les pins rouges du parc au cours des dernières années.

Une herbe, cenchrus ciliaris, menace de détruire les imposants cactus du parc national de Saguaro qui symbolisent le sud-ouest depuis des milliers d’années. cette plante, en provenance d’Afrique, supporte très bien la sécheresse et s’épanouit dans des climats extrêmement chauds. En Amérique, elle forme un tapis inflammable autour des saguaros. Depuis que des incendies ont détruit ces dernières années des milliers de saguaros, des centaines de bénévoles de Tucson ont commencé à arracher à la main des touffes de cenchrus ciliaris. Malheureusement, certains saguaros périssent de toute façon, dans des conditions tout simplement trop chaudes et sèches, même pour les arbres conçus pour se développer dans le désert.

(Photos : C. Grandpey)

Source : The Week Magazine, Yahoo Actualités.

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Like former president Donald Trump, many Americans still have doubts about man’s responsibility in climate change and they tend to have a diminised vision of the impacts of global warming. However, the changes currently occurring in the country’s national parks might incite them to think differently.

At America’s national parks, extreme weather is triggering domino effects of disruption and devastation. Thousands of ancient sequoias have been killed by California’s wildfires; heavy rains led to huge landslides at Denali National Park in Alaska; rising sea levels caused the salinization of groundwater in Florida’s Everglades, threatening endangered wildlife. On average, park temperatures are up 1.5°C since 1895, double the national rate.

This crisis is unfolding while national parks are more popular than ever, with nearly 300 million visitors in 2021. Dozens of parks shattered attendance records.

In June 2022, Yellowstone (Wyoling) gave a glimpse of the future, when a massive flood forced thousands of visitors to evacuate and closed much of the park as surging waters swept away roads, cabins, and bridges, causing roughly $1 billion in damage.

Beside Yellowstone, the effects of global warming can clearly be seen in ither national parks.The most vivid example might be Glacier National Park (Montana) where scientists expect the namesake attractions to disappear entirely by 2100. In 1850, there were about 150 glaciers in the region. But over the past half century, the park’s 26 remaining glaciers have shrunk, on average, by 40 percent, with some losing as much as 80 percent of their ice.

Southern California’s Joshua Tree National Park and its iconic trees are seriously endangered by wildfires. A 2020 wildfire in the nearby Mojave National Preserve left behind what park management called « a graveyard of Joshua tree skeletons, » with 1.3 million trees killed by the blaze. The trees flourish in a cooler, less hostile climate, and scientific modeling indicates Joshua trees could lose up to 90 percent of their current Mojave Desert habitat by 2070. Several species known to live among Joshua trees are visibly declining, including the cactus mouse and kangaroo rat.

By the end of the century, researchers estimate that, without aggressive measures, average annual temperatures across 62 major national parks could warm between 3 and 6 degrees Celsius compared with today. A recent study at Utah State University projects that by 2050 recreation on public lands could drop 18 percent in increasingly hot summers, while rising 12 percent in the winter. As the impact of climate change accelerates, scientists are being forced to rethink what « conservation » means.

Another consequence of global warming on national parks concerns invasive species that are often better suited for high temperatures than the plant life that park ecosystems depend on. At Acadia National Park on the Atlantic coast, for example, invasive, brambly shrubs thrive in warm weather and produce leaves early in the spring, creating shade that prevents young native trees from growing. Acadia is also plagued by an invasive insect, the red pine scale, which has wiped out almost every one of the park’s red pine trees in recent years. Invasive buffelgrass is threatening to destroy the towering cactuses in Saguaro National Park that have symbolized the Southwest for thousands of years. Buffelgrass, a drought-tolerant African import, flourishes in extremely hot climates, forming a flammable carpet around saguaros. After blazes in recent years killed thousands of saguaros, hundreds of Tucson volunteers began pulling out clusters of buffelgrass by hand. Unfortunately, some saguaros are perishing anyway, amid conditions that are simply too hot and dry even for trees that evolved to thrive in the desert.

Source: The Week magazine, Yahoo News.

L’éruption du Kilauea (Hawaii) : une aubaine pour l’économie // The Kilauea eruption (Hawaii) : a godsend for the economy

Dans ses dernières mises à jour, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) indique que l’éruption sommitale du Kilauea se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. L’activité reste confinée au cratère, et ce scénario devrait se poursuivre dans les prochains jours.
Le lac actif a reçu environ 93 millions de mètres cubes de lave depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021.
Aucune activité particulière n’est observée le long des zones de rift est et sud-ouest.
Vu depuis le sommet du Kilauea, tôt le matin, le soir ou pendant la nuit, le lac de lave et la lueur qu’il émet constituent un spectacle qui attire des milliers de visiteurs. Les autorités hawaïennes sont un peu désespérées lorsque l’éruption s’arrête pendant un certain temps car cela signifie un manque à gagner pour l’économie locale.
Selon le dernier rapport du National Park Service, les visiteurs du Parc national des volcans d’Hawaï ont injecté en 2021 près de 120 millions de dollars dans l’économie de la Grande Ile.
En 2021, le Parc national a accueilli 1,3 million de visiteurs qui ont dépensé environ 117 millions de dollars dans les localités de l’île. Cela a permis d’embaucher 1 220 personnes et a rapporté au total 154 millions de dollars à la Grande Île.
Aux États-Unis en 2021, les dépenses des visiteurs dans les localités proches des parcs nationaux ont généré 42,5 milliards de dollars pour l’économie nationale et permis 322 600 emplois, principalement locaux.

On comprend mieux l’empressement à remettre en état le Parc National de Yellowstone après sa fermeture suite aux récentes inondations.
Source : Big Island Now.

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In its latest updates, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that the summit eruption of Kilauea continues within Halemaʻumaʻu crater. Lava activity is confined to the crater, and this scenario is likely to continue in the coming days.

Lava continues to feed the active lake which has received about 93 million cubic meters of lava since the beginning of the eruption on September 29th, 2021.

No unusual activity has been noted along the East and Southwest Rift Zones.

The lava lake seen from the summit of Kilauea, especially in the early morning, in the evenint and at night is as show that attracts thousands of vsitors. Hawaiian authorities are a little desperate when the eruption stops for some time because it means a lack of money for the local economy.

According to a new National Park Service report, visitors to Hawaiʻi Volcanoes National Park in 2021 pumped nearly 120 million dollars in to the Big Island’s economy.

In 2021, the National Park welcomed 1.3 million visitors who spent an estimated 117 million dollars in the island communities. That spending also supported 1,220 jobs and brought a total benefit of 154 million dollarsto the Big Island.

Throughout the United States in 2021, visitor spending in communities near national parks resulted in a total of 42.5 billion dollars going to the nation’s economy and supported 322,600 mostly local jobs.

One can easily understand the eagerness to rehabilitate Yellowstone National Park after its closure due to the recent flooding.

Source: Big Island Now.

Photos : C. Grandpey

Selfies mortels! // Deadly selfies

Une étude réalisée en 2021 par la Fondation espagnole iO a révélé qu’au moins 379 personnes sont mortes en prenant des selfies – autrement dit des auto-portraits –  entre 2008 et 2021. Cela représente un accident mortel tous les 12,5 jours ! Selon cette même étude, les États-Unis sont le deuxième pays – après l’Inde – pour les décès par selfie avec au moins 39 incidents mortels. Les décès par selfie les plus courants (environ 50% du total) se produisent à proximité de chutes d’eau et de falaises.

Aux Etats Unis, les parcs nationaux ont connu un important nombre de décès liés à la prise de photos. En 2018, des touristes à Yosemite ont trouvé un appareil photo sur un trépied abandonné au sommet de Taft Point. Ils ont alerté les autorités du parc qui, quelque 25 mètres plus bas, ont localisé les corps d’un couple juste marié, originaire d’Inde, champion des selfies au bord des voies ferrées. Des touristes avaient déjà aperçu les jeunes gens la veille près du bord non protégé de la falaise.

Le Grand Canyon est un autre point chaud pour les décès liés à la photo. Par exemple, un touriste chinois a fait une chute de 300 mètres depuis le bord du canyon en mars 2019 alors qu’il prenait des photos. À la suite de cet accident, le National Park Service a décidé d’organiser le « Safe Park Selfie Day » et a créé un site Web exhortant les visiteurs à faire preuve de prudence lorsqu’ils prennent des photos dans des endroits dangereux.

Certains chercheurs espèrent avoir trouvé une solution avec le développement d’une application qui pourrait alerter ses utilisateurs des dangers tels que les falaises. L’algorithme ainsi créé utilise un ensemble de services de localisation et de technologie d’imagerie pour déterminer quand les utilisateurs se trouvent dans une situation dangereuse. Les chercheurs estiment que l’application est actuellement précise à environ 70%.

En attendant une plus grande précision, le président de la Fondation iO propose d’évaluer les zones potentiellement dangereuses, afin de créer des mises en garde plus efficaces à l’attention des randonneurs. Pour sa part, le National Park Service exhorte les randonneurs à faire attention où ils mettent les pieds, à ne pas reculer lorsqu’ils prennent des photos, à rester à l’écart des falaises et à mettre éventuellement en garde les autres photographes sur le danger encouru. Cela pourrait permettre d’éviter des chutes mortelles.

En voyageant en Islande l’an dernier j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’observer le comportement des touristes à la plage de Reynisfjara, à Gullfoss et sur le Jokulsarlon. Je dois dire que ce que j’ai vu dépasse l’entendement. J’ai vu des gens prendre des photos – pas seulement des selfies – en prenant des risques incroyables. Le mot « extrême » fait désormais partie du vocabulaire actuel. La télévision contribue largement à le répandre en montrant chaque jour un grand nombre de situations « extrêmes » que les gens ont envie d’imiter. C’est pourquoi le bilan évoqué précédemment n’est pas vraiment une surprise. Alors soyez prudents avant de prendre des photos et de faire un de ces sacro-saints selfies empreints d’un profond narcissisme. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres!

Source : Service des parcs nationaux aux Etats Unis.

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A 2021 study by Spain’s iO Foundation found at least 379 people died from selfies between 2008 and 2021. That’s one fatal accident every 12.5 days!

According to this same study, the United States was the second leading nation -after India – for selfie deaths with at least 39 deadly incidents. The most common selfie deaths were from falls off waterfalls and cliffs, accounting for about 50% of incidents.

The United States’ national parks have seen their fair share of photo-related fatalities. In 2018, tourists in Yosemite found a camera on a tripod at the top of Taft Point. They alerted park authorities who, some 25 meters below, located the bodies of a married couple from India – champion of selfies close to railways – who visitors had spotted near the unprotected edge of the cliff the day before. The Grand Canyon has been another hotspot for photo-related deaths. For instance, a Chinese tourist plunged 300 meters off the rim of the canyon in March 2019 while taking pictures. In the wake of that incident, the National Park Service announced it would observe « Safe Park Selfie Day » and launched a website urging visitors to exercise care while taking photos in dangerous spots.

Some researchers hope for a technological solution with the development of an app that could alert users to dangers like cliffs. The team’s current algorithm utilizes a mixture of location services and imaging technology to determine when users are in an unsafe situation; they estimate it is currently about 70% accurate.

In the meantime, the president of the iO Foundation suggests evaluating particularly dangerous areas, in order to create more effective warnings to hikers. For its part, the National Park Service urges hikers to watch their step, try not to step backwards while taking photographs, stay away from cliff areas, and be considerate of other photographers. Doing so could help to eliminate a deadly fall.

While travelling in Iceland I could observe the behaviour of tourists at the Reynisfjara beach, at Gullfoss ansd at Jokulsarlon. I must say what I saw goes beyond understanding. I could see people taking photos – not only selfies- while taking incredible risks. The word « extreme  » has become part of today’s volcabulary and television shows eveyday an high number of « extreme » situations that people feel like imitating. So, the current death toll does not really come as a surprise. Please watch your step before taking photos!

Source: National Park Service.

Paris, 2014 (Crédit photo: Wikipedia)