Quelques conseils pour traverser à gué les rivières islandaises // A few tips to safely cross rivers in Iceland

Si vous voyagez en voiture pour la première fois en Islande, la solution la plus sure est d’emprunter la route n ° 1 qui fait le tour de l’île, avec de nombreux sites intéressants tout au long de votre chemin.

Si vous voulez visiter l’intérieur de l’Islande, vous devrez rouler sur des pistes non goudronnées et parfois traverser des rivières… sans le moindre pont ! Vous serez donc confronté à des gués dont le franchissement nécessite une technique bien adaptée.
En particulier, la traversée des rivières dans les hautes terres du centre de l’Islande est réservée aux conducteurs expérimentés. Vous devez absolument avoir un véhicule à 4 roues motrices correctement équipé pour parcourir les pistes F dans cette région. Elles ne sont pas goudronnées, souvent en mauvais état, avec de nombreuses rivières en cours de route.
En général, l’assurance des voitures de location ne couvre pas les dégâts causés par l’eau au cours de la traversée d’une rivière. Cela signifie que vous devrez payer la facture de votre poche. La réparation d’un moteur et d’une transmission noyés peut facilement vous coûter 20 à 25 000 dollars!

Voici quelques conseils pour traverser une rivière à gué en Islande:
1) La première précaution est d’attendre qu’un voyageur expérimenté traverse lui aussi la rivière. Dans la mesure du possible, il est conseillé de toujours traverser avec un deuxième véhicule à proximité, susceptible de vous treuiller hors de la rivière, si nécessaire.
2) Vous devez toujours examiner attentivement la rivière avant de tenter de la traverser. Arrêtez le véhicule et sortez pour évaluer la profondeur de la rivière, le courant et a qualité du lit de la rivière. S’il y a la trace d’une piste à travers la rivière, c’est probablement l’endroit le plus sûr pour la traverser.
N’oubliez pas que le niveau des rivières de fonte des glaciers est très variable et peut changer brutalement avec les précipitations et la fonte des glaciers. Une rivière qui est praticable aujourd’hui peut devenir infranchissable demain. Il est bon de noter que les rivières glaciaires sont souvent plus praticables le matin, avant que la glace et la neige commencent à fondre dans les montagnes.
3) Le point le plus étroit d’une rivière n’est jamais l’endroit le plus sûr pour la traverser, car la rivière est plus profonde et coule plus rapidement à cet endroit. Choisissez un endroit où la rivière est plus large et plus calme. N’hésitez pas à marcher dans le lit de la rivière pour vous assurer qu’il n’y a pas d’obstacles cachés ni de nids-de-poule dans l’eau. Assurez-vous que la rivière n’est pas trop profonde pour votre véhicule. N’oubliez pas que l’eau ne doit pas atteindre le haut des pneus. Cela signifie généralement que l’eau ne doit pas arriver plus haut que vos genoux. Si la rivière semble trop dangereuse pour y pénétrer, ne pas s’y aventurer !

4) Vous devez essayer de traverser la rivière en crabe, autrement dit avec un petit angle, avec l’avant du véhicule légèrement orienté vers l’aval. Cela réduit la poussée du courant, mais aussi la probabilité que de l’eau pénètre dans le moteur.
5) Si vous avez un véhicule à quatre roues motrices, vous devez enclencher la fonction 4X4. Vous devez rouler avec le rapport le plus bas si vous conduisez une voiture avec une transmission automatique. Ne changez pas de vitesse une fois dans la rivière.
6) Une fois dans la rivière, vous devez être particulièrement attentif et conduire lentement pour réduire le risque d’éclaboussures dans le moteur et pour pouvoir bien observer la rivière. La vitesse appropriée est celle d’une personne en train de marcher. .

Il semble que ces derniers jours un conducteur ait oublié ces recommandations élémentaires pour traverser la rivière Kaldaklofskvísl dans les hautes terres du centre de l’Islande. Son véhicule est resté coincé au milieu de la rivière. L’eau est entrée à l’intérieur et le conducteur a été obligé de se mettre en sécurité sur le toit. Lorsque les équipes de secours sont arrivées sur les lieux, l’homme était sur le toit depuis environ deux heures. Il a été sorti avec succès de cette situation délicate.

En raison des fortes pluies de ces derniers jours, le niveau des rivières des hautes terres s’est élevé considérablement, ce qui les rend infranchissables pour beaucoup, à moins d’avoir un grand 4×4 ou un 4×4 surélevé. Les secouristes ont plongé sous le véhicule coincé et fixé une corde, ce qui a permis de l’extirper hors de la rivière.
Les services de police du sud de l’Islande ont mis en garde les conducteurs sur le risque de hausse subite du niveau des rivières sur la route Syðri-Fjallabak (F210) qui est praticable uniquement par de gros 4×4. Ces mêmes services de police ont indiqué aux randonneurs qui prévoyaient d’emprunter la Laugavegur entre le Landmannalaugar et Þórsmörk, que le franchissement des rivières pouvait être dangereux.
Source: Icelandic Road and Coastal Authority.

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If you are travelling by car for the first time in Iceland, the safest way is to drive along Road n°1 that goes all around the island, with many interesting sites all along yje way. If you want to visit Iceland’s interior, you will have to drive on unpaved tracks and sometimes have to cross rivers…without a bridge to do so. Then, you will be confronted with fords whose crossing requires a special technique,

In particular, crossing rivers in the Central Highlands is not for inexperienced drivers. You should have a properly equipped 4-wheel drive vehicle for travelling on F-roads in this region. They are unpaved, with many rivers on the way.

As a rule rental car insurance does not cover water damage from river crossing. This means that you will have to pay the full bill, out of pocket. Repairing or replacing a flooded engine and transmission can easily set you back 20-25,000 dollars !

Here are some tips for crossing a river with your vehicle in Iceland:

1) The safest way to cross a river is to wait for an experienced traveller to cross. If you can, you should always cross with a second vehicle nearby to pull you out of the river, if necessary.

2) You should always examine carefully the river and the location before attempting to cross. Stop the vehicle and get out to assess the depth of the river, the current and the riverbed. If there is a track across the river, this is most likely the safest spot to cross.

Remember that glacial melt rivers shift and can change dramatically with rainfall and glacial melt: A river which is passable today can become impassable tomorrow. Just note that glacial rivers are often more passable in the morning, before the ice and the snow melt in the mountains.

3) The narrowest point of a river is never the safest spot to cross, as the river runs deeper and faster at these points. Choose a spot where the river is wider and calmer. Don’t hesitate to wade in to ensure that there are no hidden obstacles or potholes in the water. Ensure that the river is not too deep for your vehicle: Remember that the water should not reach the top of the tires. This usually means the water should not be deeper than your knees. If the river looks too dangerous to wade in, it is absolutely too dangerous to drive across!

 4) You should try to cross the river crab-like, at a small angle, with the front of the vehicle facing slightly downstream. This reduces the push of the current on the vehicle and reduces the likelihood of water getting into the engine.

5) If you have a four wheel drive vehicle you should put the vehicle in four wheel drive, and you should also shift to low gear if you are driving a car with an automatic transmission. Do not shift gears while in the river.

6) Once you have entered the river you must maintain absolutely 100% concentration and drive slowly to reduce the danger of splashing water getting into the engine and permitting you to judge the river. The appropriate speed for river crossing is normal walking speed.

It seems a driver forgot these elementary recommendations while crossing the Kaldaklofskvísl River in the Central Highlands. His vehicle had become stuck in the middle of the river. Water flooded into the vehicle, forcing the driver to seek safety on the roof. When rescue teams arrived on the scene, the man had been on the roof for about two hours. He was successfully brought out of the river.

Due to heavy rain in recent days, rivers in the highlands are swollen, making many of them impassable, unless you’re driving a large or lifted 4×4. The rescue workers dove under the stuck vehicle, fastening it to a rope, thereby making it possible to pull it out of the swollen river.

The South Iceland Police Department has issued a warning to drivers, alerting them to swollen rivers on the Syðri-Fjallabak route (F210), passable only by large 4x4s. Hikers, planning to hike along Laugavegur, that is, between Landmannalaugar and Þórsmörk, were warned that wading across rivers could be dangerous.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority

Nouvelles restrictions de voyage en Islande // New travel restrictions in Iceland

L’Islande est l’une des destinations préférées des volcanophiles. Cependant, en raison du pandémie de Covid-19, il existe des restrictions de voyage à l’arrivée à l’aéroport de Keflavik, et ensuite pendant le séjour dans ce pays.
La plupart des voyageurs qui arrivent en Islande par avion ou par bateau, doivent choisir entre subir un test COVID à l’arrivée ou rester en quatorzaine.
Il convient de noter que des règles particulières s’appliquent aux voyageurs arrivant du Danemark, d’Allemagne, de Norvège et de Finlande qui ne sont pas tenus de se mettre en quatorzaine ou d’être testés s’ils sont restés dans ces pays pendant 14 jours ou plus avant leur arrivée en Islande. Cela signifie que les voyageurs français doivent être testés.
Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2020, le gouvernement islandais a annoncé de nouvelles restrictions sur les rassemblements publics ; elles entreront en vigueur à midi le 31 juillet, pour deux semaines. Si elles s’avèrent insuffisantes pour contenir la propagation du virus, des mesures plus contraignantes pourraient être introduites.
Le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 ne cesse d’augmenter en Islande. Le Premier ministre a annoncé que le nombre maximum de personnes autorisées à se rassembler passera de 500 à 100, à l’exclusion des enfants nés en 2005 ou après. La règle de distance sociale de 2 mètres est obligatoire. Les gens doivent porter un masque lorsqu’ils utilisent les transports en commun. Les magasins et les bâtiments publics doivent fréquemment désinfecter toutes les surfaces de contact. Les piscines et les restaurants doivent s’assurer que la règle des 2 mètres peut être respectée. Les bars et restaurants continueront à fermer à 23h, comme c’est la règle depuis un certain temps.
Toutes les personnes arrivant de zones à risque qui prévoient de rester en Islande pendant dix jours ou plus et dont le test de dépistage du coronavirus est négatif à l’arrivée devront subir un deuxième test de dépistage quatre à six jours après leur arrivée et prendre les précautions précédemment requises pour les Islandais de retour de l’étranger et tous les habitants de l’île. Tous les visiteurs doivent faire preuve de prudence et rester seuls et sans contact pendant 24 heures après leur arrivée en attendant les résultats des tests.
Source: Iceland Monitor.

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Iceland is one of the most popular destinations among volcano lovers. However, because of the Covid-19 pandemic, there are travel restrictions when arriving at keflavik Airport, and next for visiting the country.

Most travellers arriving in Iceland, either by plane or by boat, must choose between undergoing a COVID test upon arrival, or entering two-week quarantine.

Il should be noted new rules apply for traveers arriving from Denmark, Germany, Norway and Finland who are not required to go into quarantine or be tested if they have stayed in these countries for 14 days or more before arrival in Iceland. This means French travellers have to be tested.

At a press conference held on July 30th, 2020, the Icelandic government announced new restrictions on public gatherings, to take effect at noon on July 31st. They will be in effect for two weeks. If they prove inadequate to contain the spread of the disease, stricter measures could be introduced.

The number of new confirmed cases of COVID-19 keeps climbing in Iceland. The Prime Minister announced that the maximum number of people allowed to gather will be reduced from 500 to 100, excluding children born 2005 or later. The 2-meter social distancing rule will be mandatory. People will be required to carry face masks when using public transportation. Stores and public buildings must frequently disinfect all contact surfaces. Swimming pools and restaurants must make sure the 2-meter rule can be respected. Bars and restaurants will have to close at 11 pm, as has been the rule for a while.

All visitors arriving from risk areas who plan to stay in Iceland for ten days or more and who test negative for the coronavirus upon arrival will be required to undergo a second testing for the coronavirus four to six days after arrival and take special precautions, previously required solely for Icelanders returning from abroad and all residents of Iceland.

All visitors to the country must exercise caution and keep to themselves for 24 hours after arrival while waiting for test results.

Source: Iceland Monitor.

Avec les mesures sanitaires et de distanciation sociale, le Lagon Bleu perd une partie de son charme! (Photo : C. Grandpey)

La fraîcheur de la Vallée de la Mort…

Dans une note précédente, j’évoquais le coup de chaleur subi les 10 et 11 juillet 2020 par la Vallée de la Mort, ainsi que la fournaise que j’avais dû affronter lors de ma première visite dans le parc national en 2013.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est dans la Vallée de la Mort que j’ai rencontré les températures les plus « fraîches » en 2017, lors de mon dernier voyage dans le sud-ouest des Etats-Unis où je voulais visiter les zones désertiques avec leurs cactus qui, tels des candélabres, dressent leurs branches vers le ciel.

Il faisait très chaud dans l’Arizona et le thermomètre oscillait entre une quarantaine de degrés la journée et 35°C pendant la nuit. Je me disais que la Vallée de la Mort allait de nouveau être une sacrée épreuve, comme en 2013. Que nenni ! A Badwater, le point le plus bas de la Vallée, le thermomètre de la voiture montrait 24°C, avec une légère brise fort agréable. J’ai profité de cette température très agréable pour aller parcourir tranquillement ce lieu hors du commun, avec une longue halte dans la zone volcanique de l’Ubehebe dans le nord du Parc…

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Des cactus de l’Arizona aux volcans de la Vallée de la Mort…

Photos : C. Grandpey

 

La fournaise de la Vallée de la Mort…

On a récemment parlé des pics de chaleur dans le nord de la Sibérie où la température a atteint 38°C, du jamais vu dans cette région di globe. Malgré tout, on est très loin du coup de chaud subi par la Vallée de la Mort pendant le week-end des 11 et 12 juillet 2020. On a enregistré des températures de plus de 53°C  et flirté avec les records de chaleur dans ce lieu hors du commun. La dernière fois que le parc national a atteint une température aussi élevée, c’était en 2013, alors que je visitais pour le première fois ce lieu très particulier mais ô combien fascinant. J’y allais pour mourir moins bête …et j’y suis retourné à deux reprises !

Lors de ma visite de 2013, le thermomètre avoisinait les 50 degrés, ce qui demande de prendre certaines précautions. La première est d’avoir fait le plein de carburant avant de descendre dans la Vallée. Pas question de tomber en panne d’essence par une telle chaleur. La conduite d’un véhicule suppose d’avoir le pied léger sur l’accélérateur (ne pas oublier que l’on est avec une boîte de vitesse automatique). Il est conseillé de couper la climatisation dans les montées afin que le moteur ne prenne pas un coup de chaud et cesse de fonctionner, ce qui pourrait rapidement virer à la catastrophe. Il est indispensable de prévoir des bouteilles d’eau dans la glacière et de refaire provision de glaçons avant d’accéder à la Vallée, au cas où… La déshydratation est extrêmement rapide, d’autant plus que l’air est très, très sec. Je me souviens qu’il fallait que je mette mon appareil photo dans l’ombre de mon corps pour protéger les circuits électroniques. Dans les sanitaires, l’eau chaude coule de tous les robinets. Impossible de se rafraîchir le visage.

Des rangers sont présents dans le Parc, mais ils ne peuvent pas être partout à la fois. La plus grande prudence est donc de mise. Quand il fait une telle chaleur, il faut limiter ses déplacements à l’extérieur du véhicule. On sort le temps de prendre des photos et on revient dans l’habitacle climatisé. Les randonnées ne sont possibles que lorsque le thermomètre descend en dessous de 35°C, autrement dit en tout début de matinée. C’est ce que j’ai fait lors de mon deuxième séjour dans la Vallée. J’avais passé la nuit dans l’hôtel de Stovepipe Wells  et je me suis rendu sur les dunes de sable de Mesquite Flat en fin de nuit pour profiter des superbes couleurs de l’aube. Silence parfait. Une pure magie…

Plus d’informations sur la sécurité liée à la chaleur dans la Vallée de la Mort à cette adresse : https://www.nps.gov/deva/planyourvisit/safety.htm

Photos : C. Grandpey

Hawaii: Réouverture prochaine du Thurston Lava Tube // Nāhuku soon to reopen

Le Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – est l’un des sites les plus visités du Parc National des Volcans d’Hawaï. Malheureusement, l’éruption du Kilauea en 2018 a causé des dégâts considérables et le site a dû être fermé.
Il y a quelques jours, les autorités du parc national ont indiqué qu’elles faisaient tout leur possible pour que le tunnel de lave soit de nouveau accessible. Depuis le 28 janvier 2020, la route de secours non goudronnée entre la Highway 11 et les toilettes de Nāhuku a été fermée au public afin de pouvoir réparer une ligne électrique qui sera désormais enterrée, ce qui suppose de creuser une tranchée. Les travaux prendront probablement entre deux et quatre semaines.
Selon les responsables du parc, le Thurston Lava Tube pourrait rouvrir au cours des prochaines semaines, «sauf imprévu.».

Le Thurston Lava Tube n’est pas le seul tunnel de lave à Hawaï. D’autres méritent également une visite comme ceux de Kaumana le long de la Saddle Road. Cependant, le tunnel le plus spectaculaire sur la Grande Ile est probablement le Kazumura, l’un des plus longs tunnels de lave sur Terre. En 2002, la longueur a été estimée à 65,6 km. Il s’est formé il y a 500 à 600 ans. Ses ramifications traversent une grande partie du District de Puna et on a recensé plus de 100 points d’entrée. Tous se trouvent sur des terres privées, mais certains propriétaires organisent des visites des tunnels. A noter que la visite de Kazumura fait partie des voyages à Hawaï organisés par l’agence française Aventure et Volcans.
Cependant, le plus beau tube de lave que j’aie jamais visité n’est pas à Hawaï, mais sur l’île de la Réunion où le Tunnel Bleu est exceptionnel. J’en profite pour adresser mes amitiés à Rudy Laurent.

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The Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – is one of the highlights in Hawaii Volcanoes National Park. Unfortunately, the 2018 Kilauea eruption caused widespread damage and the site had to be closed.

The National Park authorities indicated a few days ago that they are making steady progress to reopen the Thurston Lava Tube. Starting on January 28th, 2020, the unpaved emergency “Escape Road” between Highway 11 and the comfort station at Nāhuku has been closed to the public while repairs were made to a faulty electrical line: The replacement line is being placed underground after the area is trenched. Repairs could take two to four weeks.

According to Park officials, the lava tube could be reopened in the next few weeks, “barring any unforeseen circumstances.”

The Thurston Lava Tube is not the only lava tunnel in Hawaii.  Others are also worth a visit like the Kaumana caves along the Saddle Road. However, the most dramatic lava tube on Hawaii Big Island is probably the Kazumura Cave, one of the longest known lava tubes on Earth. In 2002 the length of the cave was measured at 65.6 km. It was formed 500 to 600 years ago. The cave runs through a large part of the Puna district and over 100 entrance points to Kazumura have been documented.  All of these are on private lands but some of these landowners organize tours of the caves. The visit is part of a journey to Hawaii organised by the French travel agency Aventure et Volcans.

However, the most beautiful lava tube I have ever visited is not in Hawaii, but on Reunion Island where the Blue Tunnel is exceptional. Regards to Rudy Laurent.

Voûte du Kazumura (Hawaii)

Dans le Tunnel Bleu… (Ile de la Réunion)

(Photos: C. Grandpey)

 

Volcan Taal (Philippines) : Situation stable et accès interdit

Les mises à jour du PHIVOLCS montrent que la situation sur le volcan Taal n’évolue plus depuis plusieurs jours. Des panaches de vapeur continuent à s’échapper du Main Crater. Les émissions de SO2 culminent à environ 400 tonnes par jour et la sismicité a bien décliné. Toutefois, personne ne peut prédire la date du paroxysme annoncé, ni même s’il aura lieu un jour.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le vent remobilise parfois les dépôts de cendre, avec des particules de cendre en suspension qui peuvent provoquer des problèmes, en particulier chez les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire.

A l’attention des voyagistes : Contrairement à ce que l’on a pu observer sur certains volcans, indonésiens en particulier, toute la zone de danger autour du Taal est fermement contrôlée par l’armée et les autorisations ne sont délivrées que moyennant des conditions extrêmement strictes. L’armée évacue de force les récalcitrants à l’évacuation. Leur refus est guidé par l’écroulement de leur économie souvent basée sur les fermes d’élevage de poissons.

Un grand merci à Daniel Moyano, l’un des rares étrangers sur place, de nous fournir régulièrement des informations.

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PHIVOLCS updates show that the situation on Taal Volcano  has not changed for several days. Steam plumes are still emitted by the Main Crater. SO2 emissions peak at around 400 tonnes per day and seismicity has declined significantly. However, no one can predict the date of the announced paroxysm, or even whether it will happen one day.
As I mentioned earlier, the wind sometimes re-mobilizes ash deposits, with suspended ash particles that can cause problems, especially in people with respiratory failure.
For the attention of tour operators: Contrary to what has been observed on certain volcanoes, especially in Indonesia, the entire danger zone around Taal Volcano is firmly controlled by the army and authorizations are subject to extremely strict conditions. The army forcibly evacuates those who are reluctant to do so. Their refusal is guided by the collapse of their economy, which is often based on fish farms.
Many thanks to Daniel Moyano, one of the few foreigners on site, for regularly providing us with information.

La cendre sur Volcano Island (Source: The Weather Channel)

Faut-il conduire des touristes sur White Island? // Should tourists be allowed on White Island ?

En Nouvelle-Zélande, comme en France, on essaie de trouver des responsables dès qu’une catastrophe vient de se produire. Après l’éruption meurtrière de White Island, certains se demandent s’il fallait autoriser des touristes à pénétrer dans le cratère alors que son niveau d’alerte avait été relevé au cours des dernières semaines. En effet, les autorités avaient fait passer le niveau d’alerte volcanique de 1 à 2 (il varie de 0 à 5) il y a quelques semaines, en faisant état « d’une activité volcanique modérée à forte ». Plus précisément, le niveau avait été relevé en raison d’une augmentation des émissions de dioxyde de soufre et du tremor volcanique, deux paramètres qui peuvent signaler une montée du magma sous l’édifice volcanique

Il appartient en fin de compte aux responsables des agences de voyages de décider s’ils peuvent conduire leurs clients sur l’île qui est une propriété privée et dont l’accès est contrôlé par des permis. Une agence, White Island Tours, a déclaré sur son site Web qu’elle visitait le site en fonction des différents niveaux d’alerte, mais a ajouté que « les clients doivent être conscients qu’il existe toujours un risque, quel que soit le niveau d’alerte ». L’une des cinq personnes tuées lors de l’éruption était un guide travaillant pour ce voyagiste.
Le directeur de l’agence a déclaré: « Conduire des visiteurs dans le cratère d’un volcan actif est souvent perçu comme un risque élevé ; c’est pourquoi nous avons donc toujours accordé une grande importance à nos systèmes de santé et de sécurité. » Au début de l’année 2019, lorsque le niveau d’alerte volcanique a été relevé, White Island Tours a déclaré que l’agence continuerait de fonctionner, mais avec du personnel supplémentaire pour s’assurer des conditions de sécurité maximales avant que les groupes débarquent sur l’île. Il a été conseillé aux touristes de porter des chaussures appropriées et l’agence a fourni des casques et des masques à gaz pour assurer la sécurité des visites.
Chaque année, environ 10 000 touristes visitent White Island. Le volcan est actif et son histoire passée montre que les événements explosifs comme celui qui s’est produit le 9 décembre 2019 ne sont pas exceptionnels. 10 mineurs de soufre ont été tués par une explosion similaire en 1914. Un conteneur a été placé sur l’île en 2016 pour servir d’abri d’urgence en cas d’éruption. Il faudrait être très proche du conteneur pour s’y réfugier en cas d’explosion soudaine! Si on se trouve au beau milieu du cratère, le conteneur ne sera d’aucune utilité !
Je pense qu’il serait injuste d’accuser White Island Tours. L’agence a averti ses clients que le volcan était actif et pourrait devenir dangereux. Elle leur a également demandé de se munir de l’équipement adéquat.
Visiter un volcan actif comporte des risques. Il appartient à chaque touriste de décider si le risque en vaut la peine.
Enfin, il convient de noter qu’aucune activité volcanique dangereuse ne se produisait lorsque les touristes ont commencé leur visite. Il en aurait été tout autrement si la visite avait eu lieu lors d’une éruption. L’agence aurait alors pu être accusée de conduire des personnes dans un environnement qu’elle savait dangereux.

Quand j’ai débarqué de l’hélicoptère à White Island en 2009, j’étais parfaitement conscient que ma visite comportait des risques. J’aurais très bien pu me faire surprendre, moi aussi, par une éruption phréatique, mais je n’aurais pas intenté de procès à la compagnie d’hélicoptère qui m’avait déposé sur le site !

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10 décembre 2019 – 9h00 (heure française): Le bilan de l’éruption de White Island reste inchangé depuis hier. Cinq personnes sont mortes. 8 autres sont portées disparues et ont probablement été tuées par l’éruption. 31 personnes sont hospitalisées et sont soignées pour de graves brûlures; les médecins craignent que certaines ne survivent pas.
La nationalité des touristes présents sur l’île au moment de l’éruption a été confirmée le 10 décembre 2019. Vingt-quatre venaient d’Australie, neuf des États-Unis, cinq de Nouvelle-Zélande, quatre d’Allemagne, deux du Royaume-Uni, deux de Chine et un de Malaisie.
Les autorités ne peuvent toujours pas se rendre sur l’île. L’activité sismique a diminué, mais les scientifiques estiment qu’il y avait 50% de risques pour que se produise une nouvelle éruption au cours des 24 prochaines heures. Les webcams sur l’île montrent des jets de gaz et de vapeur.
La police néo-zélandaise a annoncé l’ouverture d’une enquête. La catastrophe soulève des questions quant à savoir si les groupes de touristes auraient dû être autorisés à visiter White Island après le passage à 2 du niveau d’alerte.
Source: New Zealand Herald.

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12 heures: L’une des 31 personnes traitées pour brûlures est décédée ce qui porte à 6 le nombre de victimes de l’éruption de White Island. Vingt-sept des personnes transportées à l’hôpital ont subi des brûlures sur plus de 30% du corps. Les médecins pensent qu’il faut s’attendre à d’autres décès. La plupart des personnes hospitalisées ont subi des blessures par inhalation, des brûlures aux poumons, et elles ont besoin d’une assistance respiratoire. Des patients ont été transférés dans des unités de grands  brûlés qui sont à saturation à travers la Nouvelle-Zélande. Il se pourrait que certains blessés soient envoyés en Australie.
La police a des bateaux qui sont stationnés à 1 km au large des côtes de White Island, mais n’a pas été en mesure d’envoyer des drones pour analyser les niveaux de gaz et effectuer des missions de reconnaissance en raison de la persistance de vents forts. Les pilotes d’hélicoptère disent qu’ils sont prêts à décoller pour des missions de récupération de corps, ils sont bloqués par des formalités administratives et un plan d’intervention d’urgence trop contraignant.
Source: The Guardian.

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In New Zealand, like in France, one tries to find somebody who could be responsible for a disaster that has just happened. After the deadly eruption at White island, questions are asked over why tourists were allowed in the crater when its alert level had been elevated over recent weeks. Indeed, authorities raised the volcanic alert level from 1 to 2 (it ranges from 0 to 5) a few weeks ago, indicating « moderate to heightened volcanic unrest. » More specifically, the level had been raised in response to increasing amounts of sulphur dioxide, along with volcanic tremors, two parameters which can signal rising magma deep in the volcano.

It is ultimately up to operators to decide whether to take visitors to the privately-owned island, with access controlled through permits. One travel agency, White Island Tours, stated on its website that it operated through varying alert levels, but added that « passengers should be aware that there is always a risk of eruptive activity regardless of the alert level. » One of the five people killed during the eruption was a guide from the tour company.

The manager of the company said: « Taking visitors into the crater of an active volcano is often perceived as high risk so we have always maintained a strong focus on ensuring our Health and Safety systems were of a very high standard. » Earlier this year, when the alert level was raised, White Island Tours said it would continue to operate, albeit with extra staff to check conditions before tour groups stepped ashore. It advised tourists to wear appropriate footwear and provided hard hats and gas masks for safety gear.

Around 10,000 tourists visit White Island each year. The volcano is active and its past history shows that explosive events like the one that occurred on December 9th, 2019, are not exceptional. 10 sulphur miners were killed by a similar explosion in 1914. A shipping container was placed on the island in 2016 to act as an emergency shelter in case of an eruption. You need to be very close to the container to take refuge in case of a sudden explosion! If you are right in the middle of the crater, the container will be of no use.

I think it would be wrong to accuse White Island Tours. The company warned its patrons that the volcano was active and might become dangerous. It also asked them to bring along the right equipment.

Visiting an active volcano includes risks. It’s up to each tourist to decide whether or not the risk is worth taking.

At last, it should be noted that no dangerous volcanic activity was occurring when the tourists started their visit. It would have been quite different if the visit had taken place during an eruption. The company could have then been accused of taking people to an environment they knew was dangerous.

When the helicopter landed on White Island in 2009, I was fully aware that my visit was risky. I could very well have been surprised, too, by a phreatic eruption, but I would not have filed a lawsuit against the helicopter company that had dropped me on the site!

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December 10th, 20199:00 am (French time): The toll has not changed since yesterday. Five people are confirmed dead. 8 others are missing and were probably killed by the eruption. 31 persons are in hospital where they are being treated for burns ; not all of them are expected to survive.

The nationalities of those on the island at the time of the explosion were confirmed on December 10th, 2019. Twenty-four were from Australia, nine from the US, five from New Zealand, four from Germany, two from the UK, two from China and one from Malaysia.

Authorities are still unable to reach the island. Seismic activity had reduced but scientists estimate there was a 50% chance of another eruption in the next 24 hours. Web cameras on the island indicate jets of gas and steam are still being released from the area.

New Zealand police said they were launching an investigation. The disaster raises questions about whether tour groups should have been allowed to visit White Island after the alert level had been raised to 2.

Source: New Zealand Herald.

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12:00: A sixth person has been confirmed dead after one of the 31 people being treated for burns died. Twenty-seven of those taken to hospital had sustained greater than 30% body surface burns, and doctors say more deaths among the injured are expected. Many who have suffered inhalation injuries, damage to lungs, are requiring airway support. At this stage, this concerns the majority of the people who are in the hospitals. Patients have been sent to burns units across New Zealand, which were at capacity, and some may be sent to Australia.

Police said they have boats stationed 1 km off the coast of White Island, but have been unable to send drones to test gas levels and do reconnaissance missions because of persistent, strong winds. Helicopter pilots say they are willing to fly over on body-retrieval missions, but are being hamstrung by red tape and an overly cautious emergency response plan.

Source: The Guardian.

Photo: C. Grandpey