Etats-Unis : Le climat aride progresse vers l’Est // United States The arid climate is moving East

Selon une nouvelle étude du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’Université Columbia (Etat de New York), la ligne de partage entre les zones humides de l’Est et les plaines sèches de l’Ouest semble s’être déplacée de 225 kilomètres vers l’est au cours du siècle dernier, à cause du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cette ligne va continuer sa progression au cours des prochaines décennies, ce qui fera pénétrer encore davantage le climat aride des plaines occidentales dans le Midwest, avec des conséquences majeures pour l’agriculture.
La ligne de partage climatique a été identifiée pour la première fois en 1878 par le géologue et explorateur américain John Wesley Powell. Elle se situe à 100 degrés de longitude à l’ouest de Greenwich et est mieux connue sous le  nom de 100ème  méridien. S’étirant du sud au nord, le 100ème méridien traverse le Texas, l’Oklahoma, le Kansas, le Nebraska et les deux Dakotas. Il marque le début des Grandes Plaines, étendue dépourvue d’arbres et peu peuplée qui couvre une grande partie de 10 États et occupe un cinquième de la superficie des Etats Unis.
La population et les activités économiques sont clairsemées à l’ouest du 100ème méridien où les fermes sont plus grandes et dépendent principalement de cultures comme le blé qui résistent bien à l’aridité du climat. L’Est plus humide est davantage peuplé et présente plus d’infrastructures. Les fermes sont plus petites et la culture principale est le maïs qui aime l’humidité.
Maintenant, en raison des changements intervenus dans les précipitations, le vent et la température depuis les années 1870 – à cause du changement climatique induit par l’homme – la limite entre l’Ouest sec et l’Est plus humide s’est déplacée vers le 98ème méridien. Par exemple, au Texas, la ligne de partage climatique s’est déplacée d’Abilene à Fort Worth.
Selon l’étude, comme la ligne va continuer progresser vers l’Est, les fermes devront s’adapter et s’agrandir pour rester viables. Si les agriculteurs ne sont capables de s’adapter, par exemple en utilisant l’irrigation, ils devront envisager de se tourner vers le blé ou une autre culture mieux adaptée que le maïs aux nouvelles conditions climatiques. Un chercheur a déclaré: « Il se peut que de vastes étendues de terres cultivées ne produisent plus et doivent être converties en pâturages. De plus, l’approvisionnement en eau pourrait devenir un problème pour les zones urbaines. »
Source: USA Today.

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According to a new study by Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory (New York State), the boundary that divides the humid eastern U.S. and the dry western Plains appears to have shifted 225 kilometres to the east over the past century due to global warming. Scientists say it will almost certainly continue shifting in coming decades, expanding the arid climate of the western Plains into what is called the Midwest. The implications for farming could be huge.

The boundary line was first identified in 1878 by the American geologist and explorer John Wesley Powell. At that time, it was at 100 degrees west longitude, also known as the 100th meridian.

Running south to north, the 100th meridian cuts through Texas, Oklahoma, Kansas, Nebraska and the Dakotas. It is considered the beginning of the Great Plains, a treeless, poorly populated expanse that covers large parts of 10 states and occupies one-fifth of the nation’s land area.

Both population and development are sparse west of the 100th meridian, where farms are larger and primarily depend on arid-resistant crops like wheat. To the more humid east, more people and infrastructure exist. Farms are smaller and a large portion of the harvested crop is moisture-loving corn.

Now, due to shifting patterns in precipitation, wind and temperature since the 1870s because of man-made climate change, the boundary between the dry West and the wetter East has shifted to roughly 98 degrees west longitude, the 98th meridian. For instance, in Texas, the boundary has moved approximately from Abilene to Fort Worth.

The study predicts that as the line continues to move farther East, farms will have to consolidate and become larger to remain viable. Unless farmers are able to adapt, such as by using irrigation, they will need to consider growing wheat or another more suitable crop than corn. Said one researcher: « Large expanses of cropland may fail altogether, and have to be converted to western-style grazing range. Water supplies could also become a problem for urban areas.”

Source: USA Today.

Evolution de la ligne de partage climatique entre les terres humides de l’est et les terres arides de l’ouest des Etats-Unis. (Source : Earth Interactions)

Les volcans les plus menaçants aux Etats-Unis // The most threatening volcanoes in the U.S.

En 2005, l’USGS a décidé d’attribuer un «niveau de menace» aux 169 volcans potentiellement actifs aux États-Unis. Les résultats ont montré que 18 volcans ont une menace «très élevée», et 10 d’entre eux se trouvent dans le nord-ouest du pays.
Entre le nord de la Californie et l’Oregon ou l’Etat de Washington, les volcans de la Chaîne des Cascades sont les plus menaçants en raison de divers facteurs. Les scientifiques se sont focalisés sur le nombre de personnes vivant à proximité, les nuages de cendre et les coulées de lave que ces édifices sont susceptible d’émettre. Ainsi, le Mont Hood, près de Portland, a reçu un niveau de menace «très élevé», tandis que le Mont Cleveland dans les îles Aléoutiennes en Alaska a reçu un niveau de menace «modéré».
Les chercheurs de l’USGS ont classé les volcans américains en leur attribuant un score global de menace basé sur ces facteurs. Au final, le Kilauea à Hawaii gagne la compétition, suivi de plusieurs volcans du Nord-Ouest. On peut voir la liste de tous ces volcans ci-dessous, ainsi que leur emplacement sur une carte.

Il y a quelques années, j’ai décidé de visiter la Chaîne des Cascades du nord au sud. J’ai commencé avec Mt Garibaldi au Canada et terminé avec Lassen Peak en Californie.

Voici, selon l’USGS, les 10 volcans les plus dangereux du Nord-Ouest des Etats-Unis, le long de la côte Pacifique :

Le Mont St Helens (dernière éruption en 2008) dans l’État de Washington est en tête de liste avec un score de menace de 267.

Le deuxième est le Mont Rainier (dernière éruption en 1894), également dans l’État de Washington, en raison de sa proximité de Seattle. Son score de menace est de 244.

Le Mont Hood dans l’Oregon (dernière éruption en 1866) arrive troisième sur le podium avec un score de menace de 213.

(Photos: C. Grandpey)

Le Mont Shasta en Californie (dernière éruption en 1786) occupe la quatrième place avec un score de menace de 210.
Le numéro 5 sur la liste est South Sister – l’une des Three Sisters – en Oregon (dernière éruption en 440) avec un score de menace de 194.
Lassen Peak en Californie (dernière éruption en 1917) arrive 6ème avec un score de menace de 186.
Le numéro 7 est Crater Lake dans l’Oregon (dernière éruption en 2850 av. J.-C.) avec un score de menace de 161.
Le Mont Baker dans l’État de Washington (dernière éruption en 1880) arrive au 8ème rang avec un score de menace de 156
Glacier Peak dans l’État de Washington (dernière éruption en 1700) est 9ème avec un score de menace de 155.
Le dernier de la liste est Newberry Volcano en Oregon (dernière éruption en 690) avec un score de menace de 126.

D’autres volcans ont reçu un niveau de menace «très élevé» aux Etats-Unis. Les voici, avec leurs scores de menace entre parenthèses:
Kilauea (324; Hawaii), Mauna Loa (170; Hawaii), Mont Redoubt (164; Alaska), Makushin (152; Alaska), Mont Akutan (140; Alaska), Mont Spurr (130; Alaska), Long Valley Caldera (128, Californie), Augustine (123; Alaska).

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In 2005, the U.S. Geological Survey set out to assigning a “threat level” to all 169 potentially active volcanoes in the United States. The results showed only 18 volcanoes that could be considered a “very high” threat, and 10 of those happen to be found right here in the Northwest.
Ranging from Northern California through Oregon and Washington, the Cascade peaks earned the highest threat level due to a variety of factors, with researchers focused specifically on the number of people living nearby, and the potential range of ash and lava flows. That’s why Mount Hood near Portland got a “very high” threat level, while Mount Cleveland in the remote Aleutian Islands of Alaska got a “moderate” threat level.
USGS researchers further evaluated the U.S. volcanoes, assigning each an overall threat score based on those factors. The result was Hawaii’s Kilauea on top, followed by several Northwest mountains, with Hawaiian, Alaskan and one southern California volcano mixed in. You can see a full list of the threatening peaks below, but here are the 10 most dangerous volcanoes in the Pacific Northwest.. A few years ago, I decided to visit the Cascade Range from top to bottom. I started with Mt Garibaldi in Canada and ended with Lassen Peak in California.

According to USGS, Mount St Helens (last eruption in 2008) in Washington State is top of the list with a threat score of 267.

 Second comes Mount Rainier (last eruption in 1894), also in Washington State, because of its proximity to Seattle. Its threat score is 244

Mount Hood in Oregon (last eruption in 1866) arrives third on the podium with a threat score of 213.
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Mount Shasta in California (last eruption in 1786) occupies the fourth place with a threat score of 210.

Nu:mber 5 is South Sister – one of the Three Sisters – in Oregon ( last eruption in 440) with a threat score of 194.

Lassen Peak in California (last eruption in 1917) arrives 6th with a threat score of 186.

Number7 is Crater Lake in Oregon (last eruption in 2850 B.C.) with a threat score of 161.

Mount Baker in Washington State (last eruption in 1880) comes 8th with a threat score of 156

Glacier Peak in Washington State (last eruption in 1700) is number 9 with a threat score of 155.

 The last of the list is Newberry Volcano in Oregon (last eruption in 690) with a threat score of 126.

Other « very high » threat volcanoes in the U.S. are (with their threat scores in brackets):

Kilauea (324; Hawaii), Mauna Loa (170; Hawaii), Mount Redoubt (164; Alaska), Makushin Volcano (152; Alaska), Mount Akutan (140; Alaska), Mount Spurr (130; Alaska), Long Valley Caldera (128; California), Augustine Volcano (123; Alaska)

Source: Google maps

Des hivers de plus en plus courts // Shorter and shorter winters

Signe évident du réchauffement climatique sur notre planète, les hivers sont de plus en plus courts et les étés de plus en plus longs. Ce phénomène est observé dans les deux hémisphères, comme l’explique un article paru récemment sur le site web de la radio France Info.

Aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, l’hiver dure aujourd’hui un mois de moins qu’il y a 100 ans. Les météorologistes ont comparé les dates moyennes des premiers gels dans 48 Etats américains et ils ont conclu que l’arrivée des épisodes froids a reculé de manière significative au cours des dernières décennies. Ainsi, la date moyenne du premier gel entre 2007 et 2016 est arrivée une semaine plus tard qu’entre 1971 et 1980.

En comparant les relevés de 1916 à ceux de 2016, les scientifiques aux Etats-Unis ont découvert que la saison de gel avait duré un mois de moins dans le pays, voire deux mois de moins dans l’Oregon. Autre donnée significative : en 2016, environ 40% des Etats américains (hors Alaska et Hawaï) avaient déjà connu un épisode de gel au 23 octobre, contre 65% lors d’une année normale.

La tendance est la même en Nouvelle-Zélande. Le National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA) estime que l’hiver commence quand les températures sont inférieures à 9°C dans le pays des All Blacks. Entre 1909 et 1938, cette période durait une centaine de jours, contre seulement 70 jours entre 1987 et 2016.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, sur l’ensemble de la planète, l’année 2016 a été la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés de températures, en 1880. Ce record s’explique en partie par le puissant courant équatorial chaud El Niño, qui a été observé cette année-là. L’année 2017 devrait, quant à elle, être l’année la plus chaude jamais recensée hors des années où le phénomène El Niño a été observé.

Les stations de sports d’hiver de basse et de moyenne montagne ont du souci à ce faire. Arrivera le jour où les canons à neige atteindront les sommets et ne pourront pas aller plus haut.

Source : France Info.

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Here is another sign of global warming on our planet: winters are getting shorter and summers ate getting longer. This phenomenon is observed in both hemispheres, as explained in a recent article on the website of the French radio channel France Info.
In the United States and New Zealand, winter now lasts one month less than 100 years ago. Meteorologists compared the average dates of the first freezes in 48 US states and concluded that the arrival of cold episodes has declined significantly in recent decades. Thus, the average date of the first freeze between 2007 and 2016 arrived a week later than between 1971 and 1980.
Comparing the 1916 surveys with those of 2016, scientists in the United States discovered that the frost season lasted one month less in the country, or two months less in Oregon. Another significant fact: in 2016, about 40% of American states (excluding Alaska and Hawaii) had already experienced a frost event on October 23rd, against 65% in an average year.
The trend is the same in New Zealand. The National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA) estimates that winter begins when temperatures are below 9°C in the All Blacks country. Between 1909 and 1938, this period lasted a hundred days, compared with only 70 days between 1987 and 2016.
As I have put it several times, all over the world, 2016 was the warmest year ever recorded since the beginning of the temperature readings in 1880. This record is partly explained by the powerful El Niño hot equatorial current, which was observed that year. The year 2017 should, for its part, be the hottest year ever recorded in years when the El Niño phenomenon was not observed.

Low and mid-mountain winter sports resorts are concerned about this. There will be the day when the snow cannons will reach the peaks and can not go higher.

Source: France Info.

Canons à neige dans le massif du Sancy (Puy-de-Dôme)

Canon à neige au Montgenèvre (Hautes-Alpes)

  [Photos: C. Grandpey]

Coup dur pour la COP 21! Les glaciers continueront de fondre // A hard blow against the Paris climate agreement ! Glaciers will keep melting

Les trois plus grands consommateurs de charbon de la planète – la Chine, les États-Unis et l’Inde – ont augmenté leur production en 2017, après un déclin record l’année dernière. Cette situation porte un coup d’arrêt aux efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique
Les dernières données minières montrent que la production de charbon  en mai 2017 a augmenté d’au moins 121 millions de tonnes, soit 6%, pour les trois pays mentionnés ci-dessus, par rapport à la même période l’an dernier. Le changement est spectaculaire aux États-Unis, où l’extraction du charbon a augmenté de 19% au cours des cinq premiers mois de l’année 2017, selon les données fournies par le Ministère de l’Énergie aux États-Unis.
La production de charbon a donné l’impression de connaître une baisse il y a moins de deux semaines, lorsque la compagnie britannique BP a indiqué que le tonnage extrait à l’échelle mondiale avait diminué de 6,5% en 2016, la plus forte baisse enregistrée ces dernières. La Chine et les États-Unis étaient la cause de ce déclin, tandis que l’Inde enregistrait une légère augmentation.
Les raisons du revirement de cette année sont dues à de nouvelles orientations de politique en Chine, des changements sur les marchés de l’énergie aux États-Unis et le désir permanent de l’Inde de fournir de l’électricité aux plus démunis. A noter que la décision de Trump d’augmenter la production de charbon aux Etats-Unis entre pour très peu dans l’augmentation actuelle de la production mondiale de charbon.
Les États-Unis, la Chine et l’Inde représentent ensemble environ les deux tiers du charbon extrait dans le monde entier, et ces deux dernières nations importent également du charbon pour répondre à la demande. La production de l’Inde a augmenté même pendant le ralentissement de la production mondiale.
L’utilisation du charbon pour produire de l’électricité, dans l’industrie et pour le chauffage explique l’importance des émissions de dioxyde de carbone qui favorisent le réchauffement climatique. La réduction de ces émissions a été l’un des points essentiels de la COP 21 de Paris en 2015, accord climatique que Trump a décidé de ne pas respecter. Presque tous les autres pays continuent de cautionner l’accord, y compris la Chine et l’Inde. La Chine, l’Inde et les États-Unis sont responsables de près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le charbon représente près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre suite à la consommation de combustibles fossiles. La Chine est de loin le plus grand consommateur de charbon au monde et utilise la moitié de la production mondiale.
La Chine s’est engagée à limiter ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et certains ont affirmé que ce but pourrait être atteint dix ans plus tôt. Selon les sources gouvernementales, la production chinoise a augmenté de plus de 4% en mai 2017, après une baisse de plus de 8% pour la même période un an plus tôt. Des centaines de mines ont été fermées en Chine l’année dernière et le gouvernement a obligé d’autres à réduire les heures de travail. Le gouvernement a depuis assoupli ces mesures et la production est repartie à la hausse.
La volonté de Trump de relancer l’exploitation du charbon est une exception  et n’a pas été suivie par la Chine ou l’Inde. La hausse de la production de charbon aux Etats-Unis pourrait ne pas faire long feu. En effet, la baisse du prix du gaz naturel, la demande de plus en plus grande envers les énergies renouvelables et les normes de pollution de plus en plus strictes ont poussé de nombreuses compagnies d’électricité aux Etats Unis à fermer ou annoncer la fermeture de plusieurs centaines de centrales au charbon. Ces mêmes compagnies ont fortement investi dans d’autres formes de production d’électricité et il est fort peu probable  qu’elles reviennent vers le charbon.
Source: médias américains.

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The world’s biggest coal users — China, the United States and India — have boosted coal mining in 2017, in an abrupt departure from last year’s record global decline and a setback to efforts to rein in climate change emissions.

Mining data show that production through May is up by at least 121 million tons, or 6%, for the three countries compared to the same period last year. The change is most dramatic in the U.S., where coal mining rose 19% in the first five months of the year, according to U.S. Department of Energy data.

Coal had appeared to hit a new low less than two weeks ago, when British energy company BP reported that tonnage mined worldwide fell 6.5% in 2016, the largest drop on record. China and the U.S. accounted for almost all the decline, while India showed a slight increase.

The reasons for this year’s turnaround include policy shifts in China, changes in U.S. energy markets and India’s continued push to provide electricity to more of its poor. Trump’s decision to boost coal production accounts for very little.

The U.S., China and India combined produce about two-thirds of the coal mined worldwide, and the latter two nations also import coal to meet demand. India’s production expanded even during coal’s global downturn.

Burning coal for power, manufacturing and heat is a primary source of the carbon dioxide emissions that is driving climate change. Reducing such emissions was a critical piece of the 2015 Paris climate accord that Trump announced this month he wants to exit. Almost every other nation continues to support the deal, including China and India. China, India and the U.S. produce almost half of global greenhouse gas emissions. Coal accounts for almost half of greenhouse emissions from burning fossil fuels, according to the Global Carbon Project. China is by far the world’s largest coal user, consuming half the global supply.

China has committed to capping its greenhouse gas emissions by 2030, and some have suggested it might accomplish that up to a decade earlier. China’s production rose more than 4 percent through May, according to government figures, compared to a drop of more than 8% for the same period a year earlier. Hundreds of mines shut down in China last year and the government forced others to cut back hours. The government has since relaxed that policy and production is rebounding.

Trump’s advocacy for reviving the coal-mining industry stands as an exception among the three nations’ leaders. Yet the U.S. also is where coal’s rebound could be briefest.

Cheap natural gas, a growing appetite for renewable energy and stricter pollution rules spurred utilities to shut down or announce retirements for several hundred U.S. coal plants. U.S. utilities that invested heavily in alternatives are considered unlikely to revert to coal.

Source: American news media.

Evolution de la production mondiale de charbon.

 

Lithium, la richesse des salars // Lithium, the salars’ wealth

Au moment où je visitais les Andes chiliennes, boliviennes et argentines en 2004, on craignait que les grandes puissances économiques du monde viennent puiser une ressource précieuse dans le sous-sol sud-américain: le lithium, qui se cache sous la beauté incroyable des salars. En visitant celui d’Uyuni en Bolivie, je me suis dit que des gens normalement intelligents n’oseraient jamais venir souiller l’immensité immaculée de ce salar qui avait intrigué les astronautes américains depuis la Lune.
Les gens avaient raison d’être inquiets. Une grande partie des ressources mondiales en lithium se trouve sur les hauts plateaux andins, et des entreprises du monde entier, en vue d’une demande élevée, viennent prendre pied sur les vastes gisements du Chili, de Bolivie et d’Argentine.
La technique d’extraction du lithium est bien connue. Les eaux de fonte de la neige sur les montagnes environnantes font descendre avec elles du lithium, du sodium et d’autres minéraux en provenance du sol et des sources chaudes. Ces eaux riches en sels s’écoulent vers les zones de plaines au pied des montagnes et y déposent leur contenu, d’où le nom espagnol de salares. Avec le temps et les variations de température saisonnières, le sel forme une croûte, ce qui donne naissance à des paysages magnifiques. C’est sous cette croûte que se dissimulent des concentrations élevées de lithium.
Pour extraire le lithium, la saumure est pompée vers de grands bassins d’évaporation, ce qui entraîne une plus grande concentration de métaux. La saumure est ensuite transportée par camion vers des installations qui extraient le lithium en utilisant des procédés chimiques et métallurgiques. Le carbonate de lithium est vendu aux fabricants de batteries.
La Bolivie possède les plus grandes réserves mondiales de lithium, même si elles restent largement inexploitées. En 2010, le ministère bolivien de l’exploitation minière et de la métallurgie a lancé un projet d’installation pour la fabrication du lithium dans le Salar d’Uyuni. Selon le ministère, le salar de 12 000 kilomètres carrés contient 9 millions de tonnes de réserves de lithium. Le plan du gouvernement était d’extraire du salar  40 tonnes par mois de carbonate de lithium, de sulfate de potassium, ainsi que d’autres produits.
Les plus grandes mines et projets de traitement de la saumure au lithium sont situés dans le Triangle du Lithium délimité par les salars d’Atacama, de Cauchari-Olaroz  et Hombre Muerto.
La production mondiale de lithium est actuellement dominée par quatre entreprises: deux aux États-Unis, une au Chili et une de Chine. Cette dernière se développe très rapidement. L’avantage de la Chine par rapport aux États-Unis est son accès au lithium. Le pays est le quatrième producteur mondial, avec l’extraction de 2 000 tonnes au cours de la seule année 2016. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la Chine est déjà leader mondial dans le domaine des deux-roues électriques et des flottes d’autobus.
Aux Etats Unis, le président Donald Trump a ordonné une révision des normes d’économie de carburant pour les entreprises qui, depuis 1975, prévoyaient une réduction de la consommation des voitures et des camionnettes. L’annulation de ces normes serait une menace pour la demande en véhicules électriques – et donc en lithium – qui sont généralement plus chers. Cependant, comme toutes les nouvelles technologies, les prix vont probablement baisser de façon significative au fil du temps. En 2022, le coût des voitures alimentées par des batteries au lithium devrait être comparable à celui des véhicules équipés d’un moteur à essence. En réaction à la mesure de Trump sur la réglementation de l’économie de carburant, une trentaine de villes américaines, dont New York, Los Angeles et Chicago, envisagent de dépenser jusqu’à 10 milliards de dollars pour s’équiper en véhicules électriques neufs pour la  police, les éboueurs et les balayeurs. Une telle mesure est destinée à montrer aux constructeurs automobiles il y a une demande réelle en véhicules électriques, ce qui est de bonne augure pour le lithium, mais beaucoup moins pour les salars de la Cordillère des Andes. .
Source: Presse internationale.

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While I was visiting the Chilean, Bolivian and Argentine Andes in 2004, there were fears that the world’s major economic powers might come and tap a precious resource in the underground: lithium, which lies hidden beneath the incredible beauty of the salars. While visiting the Salar de Uyuni in Bolivia, I told myself that normally intelligent people would never dare spoil the immaculate immensity of the salar that had intrigued the U.S. astronauts during the missions of the Moon.

People were right to be worried. Much of the world’s lithium supply is on the high Andean plateaus of South America, and companies from around the world, expecting elevated demand, are staking their claims to the vast deposits in Chile, Bolivia and Argentina.

The technique to extract lithium is well known. The seasonal meltdown of the snow on the mountains collects lithium, sodium and other minerals from the soil and underwater hot springs, all of which flows down to the flats and settles, hence the Spanish name, salares. Over long periods of time, with seasonal temperature variations, the salt builds a crust on top of the « lake, » making for a stunning landscape. Under the crust are high concentrations of lithium.

To extract lithium, brine is pumped into large evaporation ponds, resulting in a higher concentration of metals. The brine is then trucked to a facility that extracts the lithium using chemical and metallurgical processes. The lithium carbonate or lithium hydroxide is sold to battery manufacturers.

Bolivia has the world’s largest lithium reserves, with nearly 40 per cent of the world’s supply, although the reserves remain unexploited. This is about to change, as the Bolivian Mining and Metallurgy Ministry is preparing a new model facility for lithium manufacturing in the Salar de Uyuni. According to the country’s mining ministry, the 12,000-square-kilometre salar holds nine million tonnes of lithium reserves. The government’s plan is to obtain 40 tonnes per month of lithium carbonate, potassium sulphate, as well as other products.

The largest brine lithium mines and projects in the world are located in salars in the Lithium Triangle including Atacama Salar, Cauchari-Olaroz Salar and Hombre Muerto Salar.

World lithium production is currently dominated by four companies: Two from the U.S., one from Chile and one from China which is developing very rapidly. The greatest advantage of China over the U.S. is its access to lithium. The Asian country is the fourth-largest producer, having mined 2,000 metric tons in 2016 alone. According to the International Energy Agency, China already leads the world in the number of electric two-wheelers and bus fleets.

Meanwhile, President Donald Trump has ordered a review of corporate average fuel economy standards, which have mandated gradual increases in the fuel economy of cars and light trucks since 1975.  Overturning these standards would mean automakers could produce vehicles with a lower fuel economy, for a lot less than hybrids and BEVs. This is a threat to BEV demand-and ultimately lithium, since they’re typically more expensive. However, like all new tech, prices will likely drop significantly over time. By 2022, the cost of battery-powered cars is expected to be comparable to those with an internal combustion engine.

In response to Trump’s opposition to fuel economy regulation, about 30 U.S. cities, including New York, Los Angeles and Chicago, are reportedly planning to spend as much as $10 billion on new electric vehicles for police cruisers, trash haulers, street sweepers and more. Such a move is intended to show automakers there’s demand for BEVs, which also bodes well for lithium. This good news for the lithium companies, but a real threat to the salars of the South American Andes

Source : International press.

Photos: C. Grandpey

Changement climatique et risque sanitaire aux Etats Unis // Climate change and health risk in the U.S.

Selon une nouvelle étude effectuée par un groupe composé de 11 organisations médicales, dont des allergologues, des pédiatres, des médecins spécialistes des maladies infectieuses, des obstétriciens et des gynécologues, le changement climatique risque d’affecter la santé des Américains dans toutes les régions du pays.
Partout aux Etats-Unis, les médecins constatent que le changement climatique affecte la santé des Américains, mais peu sont conscients de cet impact. Selon l’étude, seulement un tiers des Américains sont capables de citer l’un des effets du changement climatique sur la santé de la population.
Les chercheurs ont identifié les effets spécifiques du changement climatique sur la santé dans chacune des régions des États-Unis et ils ont publié une carte pour illustrer cette situation. Par exemple, la carte montre que la population du Midwest sera confrontée à un risque croissant de maladies infectieuses portées par les tiques. Dans le même temps, la pollution atmosphérique causée par un nombre croissant de feux de forêt va affecter de plus en plus la santé des habitants des Grandes Plaines. Même si certains groupes d’Américains comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et d’allergies et les personnes vivant dans la pauvreté sont davantage exposés aux risques sanitaires à cause du changement climatique, l’étude révèle qu’aucune région des Etats-Unis ne sera épargnée. Les affections sont classées en trois catégories :

1) Risques directs pour la santé.
Le plus évident est lié à l’évolution des températures. Le changement climatique provoque des jours plus chauds, une plus grande humidité et des vagues de chaleur plus longues, plus intenses et plus fréquentes. La chaleur extrême peut causer des maladies mortelles telles que les coups de chaleur et aggraver certaines affections chroniques telles que les maladies cardiaques. La chaleur extrême peut affecter les Américains dans toutes les régions des États-Unis continentaux, ainsi que l’Alaska.
2) Un autre danger direct pour la santé provient de phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents et sont dus au changement climatique. Il s’agit notamment des fortes pluies, des inondations, des sécheresses et des tempêtes. Les régions les plus exposées à ces événements météorologiques extrêmes sont le Nord-Est, le Sud-Est, les Grandes Plaines, le Sud-Ouest et Hawaï.
3) Le troisième danger direct pour la santé est lié à la pollution atmosphérique. Le changement climatique réduit la qualité de l’air car la chaleur augmente le smog, les feux de forêt et la production de pollen. Les risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique sont particulièrement élevés dans le Sud-Ouest, les Grandes Plaines, le Sud-Est et le Nord-Est. Les feux de forêt sont une menace pour les personnes vivant dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et les Grandes Plaines.
Outre les trois principaux risques sanitaires, l’étude indique que la hausse des températures moyennes associée au changement climatique contribue à la propagation des maladies infectieuses. Au fur et à mesure que le temps se réchauffe, les moustiques, les tiques et les puces porteurs de maladies peuvent survivre dans de nouvelles régions qui étaient auparavant trop froides pour tolérer leur présence.
Le changement climatique peut également contribuer à la contamination de l’eau. Une température de l’eau plus élevée, des pluies abondantes suivies d’inondations, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer peuvent provoquer la contamination de l’eau potable, avec un effet sur les poissons et les mollusques qui peuvent être victimes de germes ou de produits chimiques.
Le changement climatique peut également menacer la santé mentale et le bien-être des personnes. Par exemple, les événements météorologiques extrêmes peuvent causer la dépression, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique. Les catastrophes sont également liées à un risque de consommation excessive de drogue ou d’alcool.
Source: Yahoo U.S. / Live Science.

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According to a new study by a group made up of 11 medical organizations, including allergists, pediatricians, infectious-disease doctors, OB/GYNs and gerontologists, climate change is poised to affect the health of Americans in every part of the country.

Doctors in every part of the U.S. see that climate change is making Americans sicker, but few Americans are aware of its impact on their health. According to the study, only about a third of Americans can name a specific way climate change affects people’s health.

The researchers identified the specific health effects from climate change that will affect each region of the U.S, and created a map to illustrate this. For example, the map shows that people in the Midwest will face an increasing risk of infectious diseases carried by ticks. Meanwhile, air pollution from a growing number of wildfires will increasingly affect the health of those on the Great Plains. While some groups of Americans including children, student athletes, pregnant women, the elderly, people with chronic illnesses and allergies and the poor have a higher risk of health problems from climate change than others, the study has found that people in every region of the country will be affected.  The affections were classified in three categories:

1) Direct health risks.

Perhaps the most obvious is changing temperatures. Climate change is causing more very hot days, greater humidity, and longer, hotter and more frequent heat waves. Extreme heat can cause deadly heat-related illnesses, such as heat stroke, as well as make certain chronic conditions such as heart disease worse. Extreme heat can affect Americans in every region of the continental United States, as well as Alaska.

2) Another direct health hazard comes from extreme weather events, which are increasing in frequency and severity due to climate change. These include heavy downpours, floods, droughts and major storms. The Americans who face the greatest risk of these extreme weather events include those living in the Northeast, the Southeast, the Great Plains, the Southwest and Hawaii.

3) The third direct health harm comes from air pollution. Climate change reduces air quality because heat increases smog, wildfires and pollen production. The health risks from air pollution are a particular threat in the Southwest, the Great Plains, the Southeast and the Northeast. And wildfires are a threat to those living in the Northwest, the Southwest and the Great Plains.

Beside the three major health risks, the study indicates that the increasing global average temperatures associated with climate change also contribute to the spread of infectious diseases. As the weather warms, disease-carrying mosquitoes, ticks and fleas can survive in new regions that were previously too cold for them to inhabit

Climate change can also lead to contaminated water. Higher water temperatures, heavy downpours, rising sea levels and flooding can cause drinking water, recreational water, fish and shellfish to become contaminated with germs or chemicals.

Climate change can also threaten people’s mental health and well-being. For example, extreme weather events can cause depression, anxiety and post-traumatic stress disorder. Disasters are also linked to an increased risk of drug or alcohol abuse.

Source : Yahoo U.S. / Live Science.

Source: The Medical Society Consortium

Vers une prise de conscience du changement climatique par les Américains? // Toward an American awareness of climate change ?

Une nouvelle enquête de l’institut Gallup, effectuée en mars 2017 sur un échantillon de 1 018 adultes américains vivant dans les 50 États et le District de Colombie a révélé que les inquiétudes du public à l’égard du changement climatique aux États-Unis n’ont jamais été aussi élevées. 45% des personnes interrogées disent qu’elles sont «beaucoup» préoccupées par le réchauffement climatique, tandis que 62% pensent que ses effets sont déjà visibles. Dans l’ensemble, 68% des personnes interrogées – le plus haut niveau jamais observé – pensent que le changement climatique est lié aux activités humaines, alors que 29% l’attribuent à des causes naturelles et 3% n’ont pas d’opinion.
Ces résultats sont en hausse par rapport à 2007, année où un sondage semblable avait révélé que 41% des personnes interrogées étaient « beaucoup » préoccupées par le changement climatique. Entre 2007 et 2017, les préoccupations américaines au sujet du réchauffement climatique ont montré une baisse pendant quatre ans, avant de connaître une hausse à partir de 2011. De même, le pourcentage d’Américains qui pensent que le changement climatique est déjà visible a atteint un maximum de 61% en 2008, avant de diminuer jusqu’à 2011.
Les raisons de cette baisse et de la hausse qui a suivi ne sont pas claires au vu des résultats de l’enquête. Des recherches antérieures ont laissé supposer que les préoccupations du public à l’égard du changement climatique pourraient bien être liées à l’état de l’économie. De 2008 à 2010, les États-Unis ont connu la Grande Récession; en période de ralentissement économique, les Américains sont peut-être moins enclins à s’inquiéter du réchauffement climatique. Un article publié en 2011 a montré que le taux de chômage pouvait avoir une influence sur les préoccupations liées au changement climatique. En revanche, les Américains semblent plus susceptibles de s’inquiéter du changement climatique si l’économie est forte. Ainsi, une économie plus forte au cours des dernières années peut avoir favorisé les préoccupations climatiques parmi le public.
Selon l’institut Gallup, de récents sondages ont également révélé que plus de la moitié des Américains pensent que le Président Trump ne fera rien pour protéger l’environnement, une augmentation significative par rapport aux anciens présidents Barack Obama et George W Bush
D’une manière générale, même si la conviction (et le souci) du changement climatique chez le grand public est encore loin derrière le consensus scientifique sur la question, l’enquête reflète un niveau plus important de préoccupation et de sensibilisation aux États-Unis. Cette tendance intervient à un moment où l’engagement climatique au niveau fédéral a pratiquement disparu. Alors que de plus en plus d’Américains sont convaincus que le changement climatique est un problème sérieux, l’administration Trump a déjà commencé à mettre à mal les lois environnementales et a proposé des réductions budgétaires importantes pour un certain nombre de projets contribuant à la protection de l’environnement
Pourtant, si le changement climatique est devenu un problème de plus en plus partisan ces dernières années, il existe certains signes qui laissent croire que les préoccupations climatiques sont en hausse au sein du Congrès. Dernièrement, plus d’une douzaine de députés républicains à la Chambre des Représentants ont condamné l’attitude méprisante de l’administration Trump sur le changement climatique. Ces députés ont présenté une résolution confirmant les risques du réchauffement planétaire et soutenant la recherche et les efforts pour y remédier.
Source: Yahoo États-Unis.

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A new Gallup survey, conducted in March 2017, on a sample of 1,018 U.S. adults living throughout the 50 states and D.C. revealed that public concern about climate change in the U.S. has never been so high. 45% of the poll’s respondents say they worry about global warming “a great deal,” while 62% believe its effects are already occurring. Overall, 68% of participants – the highest level reported yet – said they believe climate change is driven by human activities, while 29% attribute it to natural causes and 3% had no opinion.

Still, these findings are up from a previous high in 2007, when a similar poll found that 41% of respondents worried greatly about climate change. Between then and now, American concern about global warming actually declined for four years and has only been on the rise again since 2011. Similarly, the percentage of Americans who believe climate change is already happening previously peaked at 61% in 2008 and then declined until 2011.

The reasons for this dip and recovery are unclear from the survey results, but previous research has suggested that public concern about climate change may be linked to the state of the economy. From 2008 to 2010, the U.S. was suffering in the Great Recession ; in times of economic downturn, Americans may be less likely to worry about global warming. One 2011 paper, for instance, suggested that unemployment rates may affect concerns about climate change. On the other hand, Americans may be more likely to worry about climate change if they believe the economy is strong. So a stronger economy in the past few years may have helped spur an increase in climate concern among the public.

According to Gallup, recent polls have also found that more than half of Americans believe President Trump will do a poor job of protecting the environment, a significant increase in comparison with the percentage of respondents who believed the same of former presidents Barack Obama and George W. Bush.

Overall, while belief in (and concern about) climate change in the general public still lags far behind the scientific consensus on the issue, the survey reflects a growing level of worry and awareness in the U.S. It is a trend occurring at a time when commitment to climate action at the federal level has all but vanished. As Americans grow more sure that climate change is a serious problem, the Trump administration has already begun repealing environmental rules and has proposed significant budget cuts for a number of federal programs that advance climate science or aid in mitigation and adaptation efforts.

Still, while climate change has become an increasingly partisan issue in recent years, there is other evidence to suggest that concern may be growing across Congress. Lately, more than a dozen Republicans in the House of Representatives broke ranks with the Trump administration’s dismissive stance on climate change to introduce a resolution affirming the risks of global warming and supporting climate research and mitigation efforts.

Source: Yahoo US.

La courbe de Keeling (émissions de CO2 dans l’atmosphère) ne cesse de grimper….