Climat toujours trop chaud…et on ne fait rien !

Les archives des principales agences climatiques sont maintenant disponibles et on peut donc dresser un bilan des températures globales pour le mois de juin 2020.

Selon la NASA, le mois de juin écoulé a atteint un record de  chaleur avec +0,53°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, à égalité avec 2019. Cela représente +0,93°C au-dessus de 1951-1980 ou +1,21°C au-dessus de 1880-1920.

Pour la NOAA, juin 2020 se situe à la 3ème place avec +0,482°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010.

Copernicus place juin 2020 à la 2ème place avec +0,534°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, quasiment à égalité avec le record de 2019.

La moyenne des différentes agences montre que juin 2020 se classe en deuxième position avec +0,5°C derrière 2019 (+0,54°C).

Du côté des Etats-Unis, alors que l’épidémie de Covid-19 atteint des sommets et que le sud-est du pays a subi le nuage de sable et autres particules en provenance du Sahara, le National Weather Service Climate Prediction Center s’attend à des températures caniculaires pour l’été 2020 sur la plus grande partie du pays, avec une vague de chaleur digne des années 2011 et 2012.

Les mois passent et les chiffres sont toujours aussi inquiétants. Météo France nous apprend que le premier semestre de l’année 2020 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne nationale de 12,5°C. Il devance très légèrement le premier semestre de l’année 2007 (12,4°C) et le premier semestre 2014 (12,1°C). L’anomalie de température pour le premier semestre 2020 est de +1,8°C » par rapport à la moyenne de référence constatée entre 1981 et 2010. Les mois de janvier, février et avril ont connu les anomalies de températures mensuelles les plus fortes. Le mois de février a été particulièrement doux avec une anomalie de +3,6°C.

Les décisions prises à l’issue de la Convention citoyenne sur le climat sont beaucoup trop vagues et font partie d’une politique générale dont on sait d’avance qu’elle ne mènera à rien de concret. Tant que les lobbies pétroliers, de constructeurs automobiles, de transport routier et maritime, et autres, domineront le monde, rien ne sera fait. On a vu la quasi inutilité des Conferences of the Parties – les célèbres COP – avec à leur tête la COP 21 de Paris dont les promesses ne seront jamais tenues.

L’avenir s’annonce décidément très sombre pour les prochaines générations.

 Prévision des températures et des précipitations aux Etats-Unis pour le mois de juillet (Source : NOAA)

Réchauffement climatique : les côtes américaines ont les pieds dans l’eau // Climate change : Coastal flooding more and more frequent in the U.S.

Avec la fonte des calottes glaciaires et des glaciers, les inondations à marée haute deviennent de plus en plus fréquentes aux États-Unis, et un rapport fédéral publié par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévient que la situation va empirer dans les décennies à venir car le niveau des océans va continuer de monter.
Alors que la hausse du niveau de la mer se poursuit, les inondations accompagnées de dégâts qui se produisaient il y a quelques décennies uniquement au moment des tempêtes se produisent désormais plus régulièrement, lors d’une marée de pleine lune ou à l’occasion d’un changement des vents ou des courants.
Bien que le rapport de la NOAA n’en fasse pas état, le niveau des océans augmente principalement en raison du changement climatique. Selon l’Administration américaine, les deux principales causes de l’élévation du niveau des océans dans le monde sont la dilatation thermique causée par le réchauffement de l’océan – à cause des températures de plus en plus élevées – et l’accélération de la fonte des glaciers et les calottes glaciaires.
Rien qu’en 2019 aux Etats Unis, 19 sites le long de la côte est et de la côte du Golfe du Mexique ont établi ou égalé des records d’inondations à marée haute. Les preuves que l’augmentation rapide du nombre d’inondations est liée à l’élévation du niveau de la mer ont commencé à apparaître il y a une vingtaine d’années et sont maintenant évidentes. Le National Weather Service de la NOAA émet de plus en plus de bulletins d’alerte concernant les inondations côtières. Le Service indique que ces inondations deviendront la nouvelle norme si des stratégies innovantes pour leur faire face ne sont pas mises en œuvre et si celles existant déjà ne sont pas améliorées.
En 2019, le sud-est des États-Unis a vu le nombre de jours d’inondation multiplié par trois par rapport à l’an 2000. Par exemple, Charleston, en Caroline du Sud, a connu 13 jours où les inondations ont causé des dégâts, contre deux jours en l’an 2000.
Le long de la côte ouest du Golfe du Mexique, il y a eu cinq fois plus de jours d’inondation. Au Texas, Sabine Pass et Corpus Christi ont connu respectivement 21 et 18 jours d’inondation en 2019, contre un et trois jours en 2000.
D’ici 2030, les projections à long terme prévoient 7 à 15 jours d’inondations à marée haute pour les localités côtières à l’échelle nationale. D’ici 2050, l’eau les envahira pendant 25 à 75 jours. Cela signifie que les niveaux provoqués par les inondations à marée haute deviendront la norme le reste du temps.
Source: USA Today.

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With the melting of the ice sheets and the glaciers, high-tide flooding is becoming more commonplace in the U.S. A federal report released by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) warns that such flooding will worsen in the decades to come as seas continue to rise.

As sea-level rise continues, damaging floods that decades ago happened only during a storm now happen more regularly, such as during a full-moon tide or with a change in prevailing winds or currents.

Although not mentioned in the NOAA report, seas are rising largely because of climate change: According to NOAA, the two major causes of global sea level rise are thermal expansion caused by warming of the ocean – caused by higher and higher temperatures – and increased melting of land-based ice, such as glaciers and ice sheets.

In 2019 alone, 19 locations along the east coast and Gulf coast set or tied records where increasing trends in high-tide flooding have emerged. Evidence of a rapid increase in sea-level rise related flooding started to emerge about two decades ago, and now is very clear. NOAA’s National Weather Service is issuing record numbers of warnings for coastal flooding. The Service indicates that this will become the new normal unless coastal flood mitigation strategies are implemented or enhanced.

In 2019, Southeast U.S. saw a threefold increase in flooding days compared to 2000. For example, Charleston, South Carolina., had 13 days where flooding reached damaging levels, compared to the two days that were typical in 2000.

Along the western Gulf coast, percentage increases were greater than fivefold. In Texas, Sabine Pass and Corpus Christi had 21 and 18 flooding days in 2019, and in 2000 those locations only experienced about one and three days, respectively.

By 2030, long-term projections show seven to 15 days of high-tide flooding for coastal communities nationally. By 2050, it is expected to rise to 25 to 75 days, suggesting high-tide flood levels may become the new high tide.

Source: USA Today.

Impact de la hausse du niveau des océans sur les côtes américaines (Source : USGS)

Miami (Floride) cherche des solutions pour se protéger contre la montée des eaux (Photo : C. Grandpey)

Les volcans de vos vacances…

Voici quelques informations – la liste n’est pas exhaustive – sur les destinations volcaniques les plus visitées par les touristes pendant l’été. Il est bien évident qu’en 2020 les déplacements dépendront de la situation sanitaire dans le monde et des autorisations d’entrée dans les pays concernés.

En Europe, on pourra se rendre en Islande avec ses phénomènes hydrothermaux et ses superbes paysages. La crise sismique en cours dans la Zone de fracture de Tjörnes semble s’atténuer.

Plus au sud, le volcan sous-glaciaire Grimsvötn a montré des signes de réveil ces dernières semaines, mais aucune activité éruptive n’a été observée. Si une éruption devait se produire, elle déclencherait très probablement des inondations glaciaires (jokulhlaups en islandais) avec des restrictions de circulation, en particulier sur la Route n°1 au sud de l’île.

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Beaucoup de volcanophiles auront envie de se rendre en Sicile où l’activité est en ce moment relativement faible, que ce soit sur l’Etna ou le Stromboli.

Aucune anomalie thermique n’a été détectée sur l’Etna où l’activité éruptive observée au printemps dans les différents cratères s’est donc considérablement réduite.

Sur le Stromboli, on recense chaque heure une dizaine d’explosions stromboliennes de faible à moyenne intensité.

La visite de la zone sommitale de ces deux volcans ne peut se faire qu’avec les guides. S’agissant du Stromboli, l’accès ne pouvait se faire que jusqu’à l’altitude 400 mètres ces dernières semaines. Se renseigner auprès du bureau des guides pour la situation du moment.

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Sur l’île de la Réunion, on observe une reprise de la sismicité et de l’inflation sur le Piton de la Fournaise, mais il n’y a pas d’éruption en ce moment. Vous pourrez admirer la superbe vue sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe. Les plus courageux pourront emprunter le sentier qui conduit jusque sur la lèvre du Cratère Dolomieu. Le trajet est un peu long mais ne présente pas de difficultés techniques. Bien suivre les marques blanches au sol et surtout ne pas s’en éloigner en cas de brouillard.

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Impossible de dire aujourd’hui si toutes les liaisons aériennes seront assurées avec l’Amérique

Il n’y a pas de vols pour les Etats-Unis en ce moment. L’épidémie de covid-19 reste très présente dans de nombreux Etats, y compris Hawaii où aucune activité éruptive n’est observée.

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Au Mexique, le Popocatepetl montre son activité habituelle d’émissions de vapeur, ponctuées d’explosions de cendre quand la pression des gaz pulvérise le dôme à l’intérieur du cratère. Il est fortement déconseillé de s’approcher de la zone sommitale à cause du risque de projections. Des touristes se sont déjà fait tuer. De plus le CENAPED demande d’éviter les ravines où des coulées de boue peuvent survenir en cas de fortes pluies.

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Au Guatemala, on observe une petite activité strombolienne au sommet du Pacaya et une coulée de lave d’environ 200 m sur le flanc sud.

Le Fuego reste très actif avec des explosions parfois très fortes dans le cratère. Des avalanches de matériaux peuvent emprunter plusieurs ravines.

L’approche de ces deux volcans est fortement déconseillée par la CONRED, la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes au Guatemala.

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En Ethiopie, les images satellitaires montrent que le lac de lave est probablement réapparu dans le cratère sud de l’Erta Ale, mais cette information demande confirmation.

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En Indonésie, le Krakatau est en niveau d’alerte 2. On observe des émissions de vapeur. Il est demandé au public de respecter le rayon de 2 km de sécurité autour du cratère.

Des explosions secouent ponctuellement le dôme de lave dans le cratère du Merapi, en déclenchant des coulées pyroclastiques. Il est demandé de respecter la zone d’exclusion de 3 km ;

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Rien de significatif à signaler sur les volcans du Kamchatka où des explosions peuvent se produire à tout moment et sans prévenir, en particulier sur le Karymsky, le Bezymianny, le Sheveluch et le Klyuchevskoy.

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En Nouvelle Zélande, l’accès à White Island reste interdit, mais on peut visiter les zones hydrothermales de l’Ile du Nord et parcourir le célèbre et magnifique Tongariro Crossing.

(Photos : C. Grandpey)

Voyages et frontières

L’épidémie de Covid-19 n’étant toujours pas jugulée, le gouverneur d’Hawaii a décidé de prolonger jusqu’à la fin du mois de juillet 2020  la période de quarantaine obligatoire de 14 jours pour toutes les personnes arrivant en dehors de l’État.

Aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été recensé en Islande où les 3 personnes encore contaminées n’ont pas été hospitalisées. Le pays prévoit se rouvrir sa frontière le 15 juin 2020. Les voyageurs auront la possibilité de se faire tester à l’aéroport au lieu de passer 14 jours en quarantaine. On leur demandera de télécharger l’application Rakning C-19 qui permet aux autorités de retrouver la source d’une éventuelle transmission du virus.

A côté de cette information, la Ministre de la Justice islandaise indique que la Commission Européenne a décidé de maintenir la fermeture des frontières extérieures de l’Espace Schengen jusqu’à la fin du mois de juin. En conséquence, cela signifie que l’Islande ne pourra pas recevoir de touristes européens avant le 1er juillet. A cette date, les passagers seront testés au moment de leur arrivée à Keflavik.

A l’intérieur de l’Espace Schengen proprement dit, plusieurs pays comme la France, l’Allemagne ou les Pays Bas ont déjà décidé de rouvrir leurs frontières à partir du 15 juin.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis ont prévu de fermer leurs frontières au moins jusqu’au 22 juin, mais cette date demande confirmation. Elle sera repoussée si les cas de Covid-19 restent trop nombreux. Au vu de la prolongation de fermeture jusque fin juillet à Hawaii, il est fort probable que le reste du pays adopte semblable mesure.

Les Etats-Unis font le forcing au Groenland // The U.S. is putting pressure on Greenland

Souvenez-vous : en octobre 2019, le président Donald Trump a proposé d’acheter et d’annexer le Groenland ! Son offre a été rejetée par les autorités locales et danoises. L’idée a généré toutes sortes de moqueries et déclenché une vague d’inquiétude au Groenland.
En avril 2020, alors que la pandémie de coronavirus faisait rage et qu’une grande partie de l’Arctique était confinée, les États-Unis ont annoncé la plus importante initiative diplomatique au Groenland depuis des années. Tout d’abord, l’Agence américaine pour le développement international a dévoilé un programme d’aide de 12,1 millions de dollars à l’attention du Groenland. Quelques jours plus tard, le Département d’État a annoncé son intention d’ouvrir un consulat à Nuuk, la capitale groenlandaise, ce qui n’était pas arrivé depuis 1953.
Avec la hausse des températures et le changement climatique, la calotte glaciaire du Groenland connaît une fonte historique que l’administration Trump considère comme une opportunité stratégique pour rivaliser avec la présence militaire de plus en plus importante de la Russie dans l’Arctique et la poussée économique de la Chine dans la région.
Officiellement, l’aide de 12,1 millions de dollars a pour but de permettre le développement économique, en particulier l’énergie et les ressources naturelles, l’expansion des échanges éducatifs et le développement de l’industrie touristique au Groenland. Cependant, la manœuvre est à mettre en relation avec le conflit latent entre les États-Unis et la Chine. Les deux nations les plus puissantes du monde – mais aussi les deux plus gros pollueurs de la planète – rêvent de mettre le grappin sur une région où la glace fond rapidement et rend accessibles des minéraux, tout en permettant dans le même temps l’ouverture de nouvelles voies maritimes.
Contrairement à la Russie et à la Chine, l’approche américaine de l’Arctique est basée sur la transparence, la coopération et les valeurs démocratiques. Au contraire, la Russie affiche un comportement plutôt agressif et accentue sa présence militaire dans l’Arctique. .
Alors que la Chine n’a pas de présence physique dans l’Arctique, elle s’est déclarée « État proche de l’Arctique » en 2018 et a lancé son projet de « Route de la soie polaire » pour investir dans les ressources naturelles et les routes de navigation dans toute la région.
Les Etats-Unis, quant à eux, ont établi une présence militaire au Groenland pendant la Seconde Guerre mondiale. Peu de temps après que les nazis aient occupé le Danemark en avril 1940, les États-Unis ont envahi le Groenland pour préserver l’indépendance du territoire et empêcher les Allemands d’établir un poste avancé qui pourrait être utilisé pour ravitailler les bombardiers à destination des villes américaines. Les États-Unis ont proposé d’acheter le Groenland pour 100 millions de dollars-or après la guerre. Le Danemark a refusé et les États-Unis ont rendu le contrôle aux Danois, tout en conservant la base aérienne de Thulé qui est ainsi devenu l’avant-poste militaire américain le plus septentrional et une position stratégique clé au moment de la Guerre Froide.
La plupart des recherches au Groenland se concentrent sur sa calotte glaciaire et sa diminution avec le réchauffement climatique. Après l’hiver 2019-2020, la glace de mer de l’Arctique a atteint le niveau le plus bas jamais observé depuis 45 ans, selon les mesures effectuées par le National Snow and Ice Data Center.
Aucune partie des 12,1 millions de dollars n’est prévue pour la lutte contre la fonte de la banquise, mais les États-Unis continueront de financer la recherche dans ce domaine. La nouvelle aide financière permettra aux agences américaines de collaborer avec le ministère groenlandais des ressources minérales et le ministère de l’industrie, de l’énergie et de la recherche pour « développer les ressources naturelles de manière compétitive et transparente et éviter la corruption ou les mauvaises pratiques environnementales. »
Alors que cette aide financière a été saluée par le gouvernement groenlandais, elle a irrité certains législateurs danois qui ont toujours en mémoire les propos tenus par Trump en octobre 2019. Selon eux, une aide financière « est quelque chose qui s’adresse aux pays du tiers monde auxquels on fournit une aide pour leur développement. Mais le Groenland n’est pas un pays en voie de développement. C’est une démocratie occidentale. » Affaire à suivre….
Source: Presse américaine.

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Remember: in October 2019, President Donald Trump suggested buying and annexing Greenland! His offer was rebuffed by Greenlandic and Danish officials. The idea became the subject of international ridicule, but worried the autonomous Danish territory.

In April 2020, as the coronavirus pandemic raged and much of the Arctic remained in lockdown, the United States announced its biggest diplomatic expansion in Greenland in years. First, the U.S. Agency for International Development unveiled a new, $12.1 million aid package to Greenland. Days later, the State Department announced plans to open a consulate in the Greenlandic capital of Nuuk for the first time since 1953.

As the planet’s temperature rises and its climate change, Greenland’s ice sheet has seen historic melting which the Trump administration sees as an important strategic opportunity to rival with Russia’s growing military presence in the Arctic and China’s economic push into the region.

Officially, the $12.1 million assistance is dedicated to the economic development, focused in particular on energy and natural resources, expanding educational exchange, and boosting Greenland’s tourism industry. However, the manoeuvre is also part of a simmering conflict between the U.S. and China, the world’s two most powerful nations and biggest climate polluters, that dream of taking control of a region whose rapidly melting polar ice is putting previously inaccessible minerals in reach and opening new sea routes.

Unlike Russia and China, America’s vision for the Arctic is based on transparency, cooperation and democratic values. On the contrary, Russia is showing a rather aggressive behaviour and increased militarization in the Arctic.

While China has no physical presence in the Arctic, it declared itself a « near-Arctic state » in 2018 and launched its « Polar Silk Road’ plan to invest in natural resources an shipping routes throughout the region.

The U.S. established a military presence in Greenland during World War II. Shortly after the Nazis occupied Denmark in April 1940, the U.S.invaded Greenland to preserve the territory’s independence and keep the Germans from establishing a bulwark that could be used to refuel bombers headed for American cities. The U.S. offered to buy Greenland for $100 million in gold after the war. When Denmark refused, the U.S. returned control to the Danish, but held onto the Thule Air Base, transforming the northernmost American military outpost into a key node in its Cold War defence network.

Most research in Greenland is focused on its ice sheet and its historic destruction. After the 2019-2020 winter, Arctic sea ice reached one of its lowest maximum extents, according to the U.S. National Snow and Ice Data Center, in its 42-year satellite record.

No budget in the new aid package will specifically work to offset that melt, but the U.S. will continue to fund research projects across the island to study it. Instead, the new funding will allow U.S. agencies to work with the Greenlandic Ministry of Mineral Resources and Ministry of Industry, Energy, and Research to “develop its natural resources in a competitive and transparent way and ward off corruption or poor environmental practices.”

While the aid was welcomed by Greenland’s government, the offer has angered some Danish lawmakers, still bothered by Trump’s initial comments. Financial aid  “is something you say about third-world countries when you provide development aid. But Greenland is not a developing country. It is a Western democracracy » To be continued…

Source : American press.

Groenland: des ressources minières à foison!

Nouvelle carte sismique des Etats Unis // New seismic map of the United States

Des scientifiques de l’Université de Stanford ont compilé la carte la plus détaillée à ce jour des contraintes sismiques en Amérique du Nord. La carte et l’étude qui l’accompagne fournissent des informations précises sur les régions les plus exposées aux séismes ainsi que les types de séismes susceptibles de se produire.
La nouvelle carte est apparue dans une étude publiée le 22 avril 2020 dans la revue Nature Communications. Grâce à l’incorporation de près de 2 000 «orientations de contraintes» (mesures indiquant la direction dans laquelle la pression s’exerce sous terre) ainsi que 300 mesures non incluses dans les études précédentes, la carte fournit une image de bien meilleure résolution de l’activité sismique régionale.
Pour élaborer la carte, les chercheurs ont compilé des mesures nouvelles et anciennes obtenues à partir de forages, puis ils ont utilisé des informations relatives aux séismes passés pour en déduire quels types de failles étaient susceptibles de se trouver en différents endroits.
Connaître l’orientation d’une faille et le niveau de contrainte à proximité permet de savoir dans quelle mesure elle est susceptible de s’activer et si les gens doivent s’inquiéter, que ce soit dans le cadre de scénarios de séismes naturels ou de ceux déclenchés par l’industrie. L’expression « séismes déclenchés par l’industrie» fait référence à l’activité sismique causée par l’homme, en particulier dans certaines parties de l’Oklahoma et du Texas où la fracturation hydraulique est monnaie courante. Il est utile de rappeler que cette méthode d’extraction du pétrole et du gaz consiste à injecter de l’eau en profondeur dans des couches de roches pour forcer l’ouverture de crevasses et extraire le pétrole ou le gaz qui se trouve à l’intérieur. Le risque, c’est que cette technique déstabilise le sol. En 2018, l’USGS a constaté que le niveau de risque sismique dans l’Oklahoma était à peu près le même qu’en Californie.
Tout en confirmant les connaissances existantes, certaines caractéristiques de la nouvelle carte donnent des indications supplémentaires sur les types de séismes les plus susceptibles de se produire à travers le continent. Ces informations peuvent jouer un rôle majeur dans la façon dont les régions se préparent aux catastrophes. Dans l’ouest des États-Unis, par exemple, les chercheurs ont observé que la direction des contraintes sous la surface de la Terre avait changé jusqu’à 90 degrés sur des distances de seulement 10 kilomètres. Cela signifie que les fluides injectés dans le sol dans le processus de fracturation hydraulique peuvent être chahutés, même à une courte distance de l’endroit où ils sont injectés.

Sur la carte ci-dessous, des lignes noires indiquent la direction de la pression dans les zones de contrainte maximale. Les zones bleues représentent des failles d’extension où la croûte s’étire horizontalement. Les zones vertes représentent des failles transformantes, comme la faille de San Andreas. Les zones rouges représentent les failles de chevauchement, où la Terre se déplace sur elle-même.
Source: Business Insider.

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Scientists at Stanford University have compiled the most detailed map to date of seismic stress across North America. The map and accompanying study offer precise information about the regions most at risk of earthquakes, and which types of quakes are likely to occur.

The new map was described in a study published on April 22nd, 2020 in the journal Nature Communications. By incorporating nearly 2,000 « stress orientations » (measurements indicating the direction that pressure gets exerted underground in high-stress areas) as well as 300 measurements not included in previous studies, the map provides a higher-resolution picture of regional seismic activity than ever before.

To make the map, the researchers compiled new and previously published measurements from boreholes, then used information about past earthquakes to infer which types of faults were likely to be found in different locations.

Knowing the orientation of a fault and the state of stress nearby allows to know how likely it is to fail and whether people should be concerned about it in both naturally triggered and industry-triggered earthquake scenarios. The term « industry-triggered » earthquakes refers to seismic activity caused by humans, which is most common in parts of Oklahoma and Texas where hydraulic fracturing, or « fracking, » commonly occurs. This method of oil and gas extraction involves injecting water deep into the Earth’s layers of rocks to force open crevices and extract the oil or gas buried inside. But it destabilizes the ground. In 2018, USGS found that Oklahoma’s earthquake threat level was roughly the same as California’s.

While some of the researchers’ findings in the new map reaffirm existing knowledge, they also reveal new discoveries about the types of earthquakes that are most likely to occur across the continent. That information could have profound implications for how regions prepare for disasters. In the Western US, for example, the researchers observed that the direction of pressure under the Earth’s surface changed by up to 90 degrees over distances as short as 10 kilometres. That means the fluids injected into the ground in the fracking process could get pushed around in completely different ways even just a short distance from where they get injected.

In the map below, black lines indicate the direction of pressure in maximum stress areas. Blue areas represent extensional, or normal faulting, where the crust extends horizontally. Green areas represent strike-slip faulting, where the Earth slides past itself, like the San Andreas fault. Red areas represent reverse, or thrust faulting, where the Earth moves over itself.

Source: Business Insider.

Source : Stanford University

Le Groenland en danger? // Is Greenland in danger?

Je n’aime pas du tout ce qui se passe autour du Groenland en ce moment. Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies de navigation sont en train de s’ouvrir et des ressources minérales, autrefois dissimulées par les glaces, sont en train de voir la lumière du jour. Le sol groenlandais contient du nickel, du cuivre, du calcaire, de l’or et de l’uranium … Mais avant tout, on pense que le Groenland dispose des deuxièmes réserves mondiales de minerais rares, notamment du néodyme, du praséodyme, du dysprosium et du terbium, indispensables aux voitures électriques, aux téléphones portables, etc. . Aujourd’hui, 90% de la production de minerais rares est entre les mains de la Chine qui peut à tout moment décider d’ajuster ou de cesser carrément ses exportations. Cette situation inquiète les États-Unis et de nombreuses économies dans le monde. C’est la raison pour laquelle plusieurs pays rêvent d’aller au Groenland exploiter ces nouvelles ressources.
Le Groenland est un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. Bien que le pays fasse géographiquement partie du continent nord-américain, il est politiquement et culturellement associé à l’Europe depuis plus d’un millénaire. Il a acquis son autonomie en 2009, mais le Danemark conserve son autorité en matière de défense et de politique étrangère.
La majorité des habitants sont des Inuits, dont les ancêtres sont venus d’Alaska et ont traversé le Nord du Canada pour venir progressivement s’installer sur l’île au 13ème siècle. De nos jours, la population se concentre essentiellement sur la côte sud-ouest, tandis que le reste de l’île est très peu peuplé.
En 2019, le Danemark a fait du Groenland une priorité absolue en matière de sécurité nationale après que Donald Trump eut exprimé son intérêt pour l’achat du territoire en raison de ses ressources naturelles abondantes et de sa valeur logistique potentielle. Washington s’intéresse depuis longtemps au Groenland. En 1867, les États-Unis voulaient déjà acheter cet immense territoire dont la superficie est quatre fois celle de la France. En 1947, une nouvelle offre a été faite sans succès, mais les États-Unis sont parvenus à établir une base majeure, pouvant accueillir 600 personnes, dans le nord-ouest de l’île. C’est l’installation la plus septentrionale de l’armée américaine.
Beaucoup de gens pensaient que le président américain plaisantait en disant qu’il aimerait acheter le Groenland, mais ce n’était pas le cas et la Première ministre danoise l’a bien compris. Elle a répondu à l’époque que le Groenland n’était pas à vendre, ce qui a provoqué un couac diplomatique et entraîné l’annulation d’un voyage de Trump au Danemark. L’agence de renseignement étrangère et militaire du Danemark a mis en garde contre les tensions croissantes au Groenland, tensions qui impliquent les principales puissances, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie.
En dépit de la volonté des pays arctiques de préserver la région des désaccords sur la sécurité, on observe une augmentation de la concentration militaire sur l’Arctique. En août 2019, juste après que l’intérêt de M. Trump soit devenu public, le Danemark a envoyé pour la première fois le plus gros bâtiment de sa marine nationale dans les eaux du Groenland.

Si le Danemark n’a pas envie de voir le Groenland devenir le 51ème État américain, les opinions sont plus partagées sur le territoire nordique qui dépend pour 60% des subventions danoises et serait favorable aux investissements américains.
Ce que les États-Unis imaginent réaliser par la voie diplomatique, la Chine entend le faire de manière économique. Le pays est désireux d’investir dans les infrastructures de transport groenlandaises, notamment les aéroports. La Chine fait déjà partie du capital de la plus grande société minière de la région: « Greenland Minerals ». Ce positionnement fait partie de New Silk Roads, un plan d’investissement majeur à l’échelle mondiale pour établir la domination chinoise.
Source: Presse internationale.

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 I do not like what is happening around Greenland these days.With the melting of the ice, new shipping lanes are being opened and mineral resources, once concealed by the ice, are being uncovered. It contains nickel, copper, limestone, gold, uranium … But above all, Greenland would have the second world reserves of rare earths, especially neodymium, praseodymium, dysprosium and terbium which areindispensable materials for electric cars, mobile phones, and so on. Today 90% of the production of rare earths is in the hands of China, which, at any time, can adjust or dry up its exports. This situation worries the United States and many economies around the world. This is the reason why several nations are interested in exploiting the new resources.

Greenland is an autonomous territory within the Kingdom of Denmark. Though the country is geographically a part of the continent of North America, Greenland has been politically and culturally associated with Europe for more than a millennium. It gained self-rule in 2009 but Denmark retains authority over its defence and foreign affairs.

The majority of its residents are Inuit, whose ancestors migrated from Alaska through Northern Canada, gradually settling across the island by the 13th century. Nowadays the population is largely concentrated on the southwest coast of the island while the rest of the island is sparsely populated.

In 2019, Denmark has made Greenland a top national security priority after Donald Trump expressed an interest in buying the territory due to its abundant natural resources and potential future logistical value. Washington has long been eyeing Greenland. By 1867, the United States wanted to buy the huge territory, as big as four times France. In 1947, a new offer will be made without success, but the United States will manage to establish a major base, housing 600 personnel, in the north-west of the island. It is the US military’s northernmost installation.

Many people thought the US president was joking when he said he would like to buy Greenland, but he was not and the Danish prime minister responded at the time that it was not for sale, leading to a diplomatic spat in which Mr Trump called her « nasty » and cancelled a trip to Denmark. Denmark’s foreign and military intelligence agency has warned of increasing tensions over Greenland involving major powers, including the US, China and Russia.

Despite the Arctic nations’ shared ambition to keep the region free of security policy disagreements, the military focus on the Arctic is growing. In August 2019, just after Mr Trump’s interest became public, Denmark sent its biggest Navy ship into Greenland waters, the first time it has done so.

If Denmark is reluctant to see Greenland become the 51st US State, opinions are more divided in the northern territory which is 60% dependent on Danish subsidies and would welcome US investments.
What the United States imagines to achieve through the diplomatic channel, China intends to do it economically. The country is eager to invest in Greenlandic transport infrastructure, especially airports. China is already part of the capital of the largest mining company in the region: « Greenland Minerals ». This positioning is part of the New Silk Roads, a major investment plan on a global scale to establish Chinese domination.

Source: Presse internationale.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland