La cendre de l’Etna : un poison pour la Sicile // Mount Etna’s ash: a poison for Sicily

Lorsque se produit un paroxysme de l’Etna, la cendre volcanique devient un poison pour les bourgades autour du volcan, en particulier celles situées sous le vent. Des retombées sont souvent observées à Catane où elles pertubent sérieusement le fonctionnement de l’aéroport.

C’est ce qui s’est passé le 14 août 2024 quand la Voragine a piqué une crise, avec des fontaines et une coulée de lave et une colonne de cendres qui est montée jusqu’à une dizaine de kilomètres d’altitude. Poussé par la vent, le panache s’est dirigé vers l’est-sud-est.

Le trafic aérien à l’aéroport Fontanarossa a été perturbé et réduit à seulement quelques vols en attendant que se termine l’épisode éruptif. Tout est redevenu normal une fois que les pistes ont été nettoyées. Lors de chaque paroxysme il est demandé aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport sans avoir vérifié le statut de leur vol auprès de la compagnie aérienne. Les vols au départ peuvent être annulés et ceux à l’arrivée sont parfois détournés vers Palerme. Les vacances commencent mal pour les touristes qui avaient prévu de visiter le sud de la Sicile !
La situation est également problématique pour la population. A chaque épisode éruptif, il faut sortir les balais et évacuer la cendre qui a envahi cours et trottoirs. Le 15 août, il a été demandé aux habitants de Catane de ne pas déposer de sacs de cendres volcaniques devant chez eux, et encore moins dans la rue. A partir du 16 août, la collecte était possible soit au Centre Municipal de Collecte de via Galatioto à Picanello, et devant l’Institut Carlo Gemmellaro du Corso Indipendenza.

Dans une note publiée le 6 août 2024, j’expliquais que les autorités essayent de trouver des solutions pour faciliter la vie des Siciliens au moment des retombées de cendres de l’Etna. Ainsi, le maire de Catane a proposé une solution qui prévoit « une optimisation des coûts, amortis dans le temps, en recourant à l’achat de véhicules permettant le nettoyage des rues, des regards et caniveaux, ainsi que des bâtiments scolaires. » Ces véhicules seraient achetés par la métropole catanaise et leur utilisation serait coordonnée par la Protection Civile. Cela permettrait aux maires d’économiser des millions d’euros. La mesure a été accueillie favorablement au cours d’une réunion des maires concernés par l’impact de la cendre. Il faut maintenant attendre sa mise en application…

Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

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When Mt Etna erupts, volcanic ash becomes a poison for the towns around the volcano, especially those located downwind. Ashfall is often observed in Catania where it seriously disrupts the operation of the airport.
This is what happened on August 14th, 2024 when the Voragine erupted, with lava fountains and a lava flow and an ash column that rose up to ten kilometers above sea level. Pushed by the wind, the plume drifted east-southeast.
Air traffic at Fontanarossa airport was disrupted and reduced to only a few flights while waiting for the eruptive episode to end. Everything returned to normal once the runways were cleared. During each paroxysm, passengers are asked not to go to the airport without checking the status of their flight with the airline. Departing flights may be cancelled and arriving flights are sometimes diverted to Palermo. A bad start for tourists who had planned to visit southern Sicily!
The situation is also problematic for the population. At each eruption, brooms have to be taken out to remove the ash that has invaded courtyards and pavements. On August 15th, the inhabitants of Catania were asked not to leave bags of volcanic ash in front of their homes, and even less in the street. From August 16th, collection was possible either at the Municipal Collection Center in via Galatioto in Picanello, or in front of the Carlo Gemmellaro Institute in Corso Indipendenza.
In a post published on August 6th, 2024, I explained that the authorities are trying to find solutions to make life easier for Sicilians at the time of ashfall from Mt Etna. Thus, the mayor of Catania has proposed a solution that provides for « an optimization of costs, amortized over time, by resorting to the purchase of vehicles for cleaning streets, manholes and gutters, as well as school buildings. » These vehicles would be purchased by the Catania metropolitan area and their use would be coordinated by the Civil Protection. This would allow mayors to save millions of euros. The measure was welcomed during a meeting of mayors affected by the impact of the ash. They must now wait for its implementation…
Source: La Sicilia.

Ça secoue au Japon ! // Intense seismicity in Japan !

Un séisme de magnitude M5,3 a frappé Tokyo et l’est du Japon le 9 août 2024 au soir, quelques heures après que le gouvernement a émis la première alerte concernant le risque d’un méga-séisme de magnitude 8 ou plus dans l’ouest du pays (voir mes notes du 9 août 2024). Aucun dégât majeur n’a été signalé. L’épicentre du séisme se trouvait dans la préfecture de Kanagawa, à une profondeur de 10 km.
Kanagawa ne se trouve pas à proximité de la fosse de Nankai qui a motivé le bulletin d’alerte émis pas le gouvernement japonais. Aucune alerte tsunami n’a été émise. Cependant, certaines lignes de train, dont les services ferroviaires à grande vitesse Shinkansen, ont cessé de fonctionner dans les régions proches de Tokyo et Kanagawa.
Cet événement rappelle que le Japon se trouve dans l’une des régions les plus sismiques du monde. Les populations doivent prendre des précautions, être vigilantes et être prêtes à évacuer en cas d’événement majeur.
Source : The Japan Times.

Zone affectée par le séisme du 9 août 2024 (Source: JMA)

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An M5.3 earthquake hit Tokyo and eastern parts of Japan on August 9th, 2024 in the evening, a few hours after the government issued the first-ever advisory about the risk of a huge earthquake in the west of the country (see my posts of August 9th, 2024). No major damage has been reported. The quake’s epicentre was in the Kanagawa prefecture at a depth of 10 km.

Kanagawa does not lie close to the Nankai Trough, which was specified in the advisory about the risk of a huge earthquake with magnitude 8 or higher. No tsunami alert was issued either. However, some train lines, including Shinkansen high-speed rail services, stopped operations in regions near Tokyo and Kanagawa.

This event is a reminder thtat Japan lies in one of the most seismically active regions of the world. Populations need to take precautions, be vigilant and be ready to evacuate in case of a major event.

Source : The Japan Times.

Bilan du dernier essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // Assessment of the latest seismic swarm in the Phlegrean Fields (Italy)

Un nouveau séisme de magnitude M 3,6 a secoué les Champs Phlégréens le 22 mai 2024 à 8 h 28, avec un épicentre situé dans le golfe de Pouzzoles à 4 km de profondeur. L’événement a été ressenti en particulier à Pouzzoles et Bacoli et dans la zone ouest de Naples. Dans la soirée du 22 mai, l’INGV a annoncé la fin de l’essaim sismique qui avait commencé le lundi 20 mai à 19h51, avec une série de 168 événements dont celui de magnitude M 4,4 enregistré lundi soir à 20h10.
Un sommet interministériel présidé par la Première ministre Giorgia Meloni s’est réuni le 22 mai à Rome pour faire le point sur la situation des Champs Phlégréens.
Suite au séisme du 22 mai dont l ‘épicentre se trouvait dans le golfe de Pouzzoles, le maire de Procida a décidé de fermer les écoles de l’île où les enseignants ont immédiatement activé les protocoles de sécurité en rassemblant les élèves dans les espaces ouverts. La fermeture permet d’effectuer des contrôles de sécurité sur les bâtiments.

Le soulèvement du sol se poursuit dans les Campi Flegrei, en particulier près de Rione Terra, le noyau historique de la ville de Pouzzoles. Selon les données contenues dans le bulletin hebdomadaire de surveillance de l’Osservatotio Vesuviano relatif aux journées du 13 au 19 mai, le soulèvement enregistré à la station Gnss de Rione Terra est d’environ 25,5 centimètres depuis janvier 2023, dont environ 7,5 centimètres en 2024 ; dans les deux cas, c’est 0,5 centimètre de plus que les données contenues dans le bulletin hebdomadaire précédent. De janvier à début avril 2024, la vitesse moyenne de soulèvement du sol dans la zone de déformation maximale a été d’environ 10 millimètres par mois. À partir de la mi-avril, cette valeur a été d’environ 20 millimètres par mois. Du 9 au 16 avril, deux épisodes de soulèvement du sol ont été enregistrés à la station GNSS de Rione Terra, respectivement d’environ 1 centimètre (9-10 avril) et 0,5 centimètre (15-16 avril). Ces deux épisodes ont également été enregistrés par les autres stations GNSS proches de Rione Terra dans un rayon d’environ 2-3 km, avec des valeurs progressivement décroissantes en s’éloignant de la zone de déformation maximale.
Le directeur de l’Osservatorio Vesuviano a déclaré que « la vitesse moyenne de déformation de 2 centimètres par mois est stable depuis 40 jours et se reflète dans l’augmentation de la sismicité, comparable à celle de l’automne 2023″. Le directeur ajoute que la sismicité n’est que l’un des paramètres constamment surveillés dans les Campi Flegrei. Le type de séismes, c’est-à-dire le type de déformation des roches auxquelles ils sont liés, et les émissions de gaz sont tout aussi importants. Il est bon de rappeler que la prévision d’une éruption ne repose pas que sur le seul paramètre sismique. D’autres données géophysiques et géochimiques sont également à prendre en compte avant de lancer des messages d’alerte éruptive.

Source : INGV, Osservatorio Vesuviano, presse italienne.

 

Bilan de deux années de sismicité dans les Champs Phlégréens (Source : INGV)

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A new earthquake with a magnitude M 3.6 shook the Phlegrean Fields on May 22nd, 2024 at 8:28 a.m., with an epicenter located in the Gulf of Pozzuoli at a depth of 4 km. The event was felt particularly in Pozzuoli and Bacoli and in the west area of Naples. On the evening of May 22nd, INGV announced the end of the seismic swarm which had started on Monday May 20th at 7:51 p.m., with a series of 168 events including that of magnitude M 4.4 recorded Monday evening at 8:10 p.m.
An interministerial summit chaired by Prime Minister Giorgia Meloni met on May 22nd in Rome to evaluate the situation in the Phlegrean Fields.
Following the earthquake of May 22nd, the epicenter of which was in the Gulf of Pozzuoli, the mayor of Procida decided to close the island’s schools where teachers immediately activated safety protocols by gathering students in open spaces . The closure allows security checks to be carried out on buildings.
Ground uplift continues in the Campi Flegrei, particularly near Rione Terra, the historic core of the city of Pozzuoli. According to the data contained in the weekly bulletin of the Osservatotio Vesuviano relating to the days of May 13th to 19th, the uplift recorded at the GNSS station in Rione Terra has been approximately 25.5 centimeters since January 2023, of which approximately 7, 5 centimeters in 2024; in both cases, this is 0.5 centimeter more than the data contained in the previous weekly bulletin. From January to early April 2024, the average rate of ground uplift in the maximum deformation zone was around 10 millimeters per month. From mid-April this value has been around 20 millimeters per month. From April 9th to 16th, two episodes of ground uplift were recorded at the Rione Terra GNSS station, respectively about 1 centimeter (April 9th-10th) and 0.5 centimeter (April 15th-16th). These two episodes were also recorded by other GNSS stations close to Rione Terra within a radius of approximately 2-3 km, with gradually decreasing values moving away from the maximum deformation zone.
The director of the Osservatorio Vesuviano said that « the average deformation speed of 2 centimeters per month has been stable for 40 days and is reflected in the increase in seismicity, comparable to that of autumn 2023 ». The director adds that seismicity is only one of the parameters constantly monitored in the Campi Flegrei The type of earthquakes, that is, the type of deformation of the rocks to which they are linked, and the gas emissions are just as important. It is good to remcall that the prediction of an eruption is not based solely on the seismic parameter. Other geophysical and geochemical data must also be taken into account before issuing eruptive alert messages.
Source: INGV, Osservatorio Vesuviano, Italian news media.

Nouvel essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // New seismic swarm in the Phlegrean Fields (Italy)

Lorsque des séismes sont enregistrés dans les Champs Phlégréens, la caldeira de 13 km de diamètre à proximité de Naples et le long du Golfe de Pouzzoles, c’est toute l’Italie qui se met à trembler, par crainte d’une catastrophe majeure. La zone des Campi Flegrei est fortement peuplée avec plus de 500 000 habitants répartis dans les villes et villages autour du site.

Un essaim sismique comprenant 64 événements a secoué les Champs Phlégréens en début de matinée le 26 septembre 2023. Certaines secousses avaient des magnitudes allant jusqu’à M 4,2. Les épicentres ont été localisés dans la région de l’Académie-Solfatare (Pouzzoles) et dans le Golfe de Pouzzoles. (Voir ma note du 28 septembre 2023 à propos de cet événement.)
Un nouvel essaim sismique a été enregistré dans la zone des Campi Flegrei à 04h06 (UTC) le 18 mai 2024. Entre 04h06 et 05h30, l’INGV a enregistré 16 événements d’une magnitude allant jusqu’à M 2,8, à des profondeurs comprises entre 2,3 et 2,8 km.
En octobre 2023, dans les jours qui ont suivi le précédent essaim sismique, le gouvernement italien a décidé de prendre une série de nouvelles mesures destinées à assurer la sécurité de la population dans les villes et villages entourant les Campi Flegrei, avec en particulier des évaluations de la solidité des bâtiments.
En 2023, les scientifiques ont attribué la hausse de l’activité sismique au bradyséisme. Ce phénomène se caractérise par une hausse ou une baisse cyclique de la surface de la Terre due au remplissage ou à la vidange des chambres magmatiques sous la région. Actuellement, le sol autour des Champs Phlégréens s’élève de 1,5 cm par mois, ce qui génère des inquiétudes quant à l’intégrité structurelle des bâtiments. Des preuves de l’activité bradysismique sont visibles sur le temple de Sérapis à Pouzzoles. Les coquillages incrustés sur les colonnes montrent que dans le passé la mer recouvrait le site.

(Photo: C. Grandpey)

La dernière éruption des Champs Phlégréens a eu lieu en 1538 et a donné naissance au cône de scories du Monte Nuovo.

Vue du cratère du Monte Nuona (Photo : C. Grandpey)

La caldeira est surveillée en permanence par un système performant qui évalue de nombreux paramètres. À l’heure actuelle, toutes les données fournies par ce système ne montrent aucune éruption volcanique imminente.

La Solfatara reste la zone la plus surveillée des Champs Phlégréens (Photos : C. Grandpey)

Depuis 2012, des études tentent de définir les scénarios éruptifs les plus probables. Le plus souvent évoqué est une petite éruption, semblable à celle du Monte Nuovo en 1538, qui a tué 24 personnes qui escaladaient le volcan. Toutefois, pour évaluer les zones potentiellement exposées à divers phénomènes lors d’une éruption, le scénario de référence se base sur la phase la plus intense d’une éruption de moyenne intensité. Il identifie les zones exposées à différents types d’aléas, tels que les coulées pyroclastiques pour la zone Rouge et les retombées de cendres pour la zone Jaune.
Le problème des Champs Phlégréens est que personne n’est capable de prévoir le lieu et l’amplitude du prochain événement éruptif. Les scientifiques de l’INGV pensent qu’il est peu probable que la prochaine éruption ressemble à un événement comme l’éruption ignimbritique de Campanie. En effet, ce type d’éruption cataclysmale nécessite un énorme apport de magma qui générerait forcément des signaux significatifs détectables par le système de surveillance et par la population locale. De plus, l’INGV explique que lors de l’éruption ignimbritique de Campanie, des dizaines à des centaines de kilomètres cubes de magma ont été mobilisés. De tels phénomènes ne se produisent pas sans précurseurs significatifs détectables.
Même avec la détection de ces précurseurs, un problème majeur sera l’évacuation de la population. L’infrastructure des zones habitées autour des Champs Phlégréens, avec leurs rues étroites, ne facilitera pas les évacuations. La meilleure solution sera peut-être d’utiliser la mer comme échappatoire.

L’entrelacs de rues dans des villes comme Pouzzoles ne facilitera pas une évacuation. La mer pourrait être la meilleure solution (Photo : C. Grandpey)
Source : INGV.

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When earthquakes are recorded in the Phlerean Fields, the 13 km wide caldera that encompasses part of Naples and extends to the south beneath the Gulf of Pozzuoli, all of Italy is shaking, for fear of a major disaster. The area of the Campi Flegrei is heavily populated with more than 500 000 residents in towns and villages around the site.

A seismic swarm including 64 events shook the Phlegrean Fields on the early morning of September 26th, 2023. Some of the tremors had magnitudes up to M 4.2. The earthquakes were located in the Accademia-Solfatara area (Pozzuoli) and in the Gulf of Pozzuoli. See my post of September 28th, 2023 about this event.

A new earthquake swarm began in the Campi Flegrei area at 04:06 (UTC) on May 18th, 2024. Between 04:06 and 05:30, INGV registered 16 earthquakes with magnitudes up to M 2.8. They occurred at depths between 2.3 and 2.8 km.

In October 2023, in the days that followed the previous swarm, the Italian cabinet discussed a series of new measures designed to ensure the safety of the population in towns and villages surrounding Campi Flegrei. The measures included building assessments.

In 2023, experts attributed the increase in seismic activity to bradyseism. This phenomenon is characterized by a cyclical rise or fall in the Earth’s surface due to the filling or emptying of underground magma chambers. Currently, the ground around Campi Flegrei is rising by 1.5 cm per month, sparking concerns about the structural integrity of local buildings. Proof of the bradyseismic activity can be seen at the Temple of Serapis in Pozzuoli. The shells incrusted on the columns show that some time ago, the sea hasd risen up there.

The latest eruption at the Phlegrean Fields was in 1538 CE and formed the Monte Nuovo cinder cone.

The caldera is monitored by a continuous multi-parameter system. At the moment, all the data provided by this system do not show evidence of the imminence of a volcanic eruption. Since 2012, studies have tried to define the most probable eruptive scenarios in the area. The scenario with the highest probability is a small eruption, similar to the Monte Nuovo eruption of 1538 that killed 24 people who were climbing the volcano. .

However, for evaluating areas potentially exposed to various phenomena during a future eruption, the reference scenario is based on the most intense phase of a medium-scale eruption. It identifies areas exposed to different types of hazards, such as pyroclastic flows for the red zone and ash fall for the yellow zone.

The problem with the Campi Flegrei is that nobody is able to predict the location and the amplitude of an eruptive vent. INGV scientists think that the next eruption is unlikely to look like the Campanian Ignimbrite event. Indeed, these large-scale eruptions require an enormous influx of magma into the system. This would generate significant signals detectable by the monitoring system and the local population. Moreover, INGV explains that during the Campanian Ignimbrite event, tens to hundreds of cubic kilometers of magma were erupted in a single event. Such phenomena could not occur without notable and detectable precursors.

Even with these precursors, a major problem would be the evacuation of the population. The infrastructure of the populated areas around the Phlegrean Fields with their narrow streets would not make evacuations easy. The best solution might be to use the sea as an escape.

Source : INGV.