Vers une éruption des Champs Phlégréens? Personne ne le sait vraiment!// Toward an eruption of the Phlegrean Fields ? Nobody really knows !

I Campi Flegrei – Les Champs Phlégréens – la zone volcanique active près de Naples, est comme Yellowstone ou le monstre de Loch Ness: elle refait surface de temps en temps dans la presse. Habituellement, ce sont les journaux britanniques à sensations qui annoncent une possible éruption dans un proche avenir. Cette fois, c’est le très sérieux magazine américain Newsweek qui aborde le sujet. On peut lire que « [le volcan] semble de plus en plus se rapprocher d’une éruption et les scientifiques préviennent qu’il ressemble à une « soupière bouillante » qui mijote sous la surface. Il ne fait guère de doute que le volcan devient de plus en plus dangereux. »
C’est bien connu : Les Champs Phlégréens sont une vaste caldeira à l’ouest de Naples. Près d’un million de personnes vivent dans les limites administratives de la ville, ce qui en fait l’une des régions avec les plus fortes densités de population en Europe. La dernière éruption remonte à 1538, mais c’était un événement relativement mineur. Il y a environ 40 000 ans, le volcan a connu une éruption majeure et éjecté quelque 200 kilomètres cubes de matériaux. Cet événement a été mis en relation avec l’extinction des Néanderthaliens.
Dans les années 1980, le volcan a commencé à reprendre goût à la vie. À cette époque, on a enregistré une série de séismes dans la ville de Pouzzoles et le sol s’est soulevé de 1,80 mètre, ce qui a fait naître les craintes d’une éruption. Dans une étude récente, des chercheurs ont montré que la pression magmatique s’est accumulée pendant près de sept décennies et que cette accumulation de pression sur le long terme est une preuve que les Champs Phlégréens se dirigent «vers des conditions favorables à une éruption».
Pour mieux comprendre ce qui se passe sous le volcan, une équipe de chercheurs conduite par un scientifique de l’Université d’Aberdeen (Royaume Uni) a étudié la caldeira en analysant les essaims sismiques pendant l’activité entre 1983 et 1984. Le résultat de leur travail a été publié dans la revue Scientific Reports. L’équipe scientifique a pu identifier une zone à très haute température qui alimente le volcan. Elle se trouve sous la ville de Pouzzoles et s’étend sous la mer à une profondeur de 4 kilomètres. Le magma n’est pas remonté jusqu’à la surface en 1983-1984 en raison d’une formation rocheuse qui s’étend à 1,5 km de profondeur et qui a entravé son ascension. Les contraintes produites par ce phénomène ont migré vers une région moins profonde.
On peut lire dans le rapport scientifique : «Ce que tout cela signifie n’est pas très clair, et les recherches futures devront se concentrer sur les nouveaux paramètres ; nous nous trouvons dans une situation où les« signaux géophysiques et géochimiques indiquent que le volcan est en train de se réactiver ».

Au cours des trois dernières décennies, le comportement du volcan a changé à cause de l’entrée de fluides dans la caldeira. Ce qui a généré l’activité sous Pouzzoles dans les années 1980 a migré ailleurs, de sorte que le danger ne se situe plus dans un seul endroit. Il se pourrait qu’il soit maintenant beaucoup plus proche de Naples qui est une zone plus densément peuplée. Aujourd’hui, le risque ne se situe plus uniquement au centre de la caldeira.
Selon l’étude, « il est impossible de dire quelle sera l’ampleur de la prochaine éruption, mais il ne fait aucun doute que le volcan est en train de devenir plus dangereux. La question à laquelle nous devons répondre maintenant est de savoir si une grande quantité de magma est en train de monter vers la surface, ou s’il s’agit de quelque chose de moins inquiétant qui pourrait trouver son chemin vers la surface dans la mer ».
Source: Newsweek.

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I Campi Flegrei – The Phlegrean Fields – the active volcanic zone close to Naples, is like Yellowstone or the Loch Ness monster: it comes from time to time to the surface. Usually, it is the British yellow press which announces a possible eruption in the near future. This time, it is the American magazine Newsweek which tackles the topic. We can read that ‘[the volcano) appears to be edging ever closer to an eruption, with scientists warning it is like a “like a boiling pot of soup” simmering beneath the surface and that there is “no doubt that the volcano is becoming more dangerous.”

It is well known that Campi Flegrei is a huge caldera that sits to the west of Naples. Close to a million people live within the city’s administrative limits, making it one of the most densely populated areas in Europe. The last time Campi Flegrei erupted was in 1538, but this was a relatively minor event. Around 40,000 years ago, it produced a major eruption, ejecting an estimated 200 cubic kilometres of magma. This event has previously been linked with the extinction of the Neanderthals.

In the 1980s, the volcano started rumbling back to life. At this time, it produced a series of earthquakes under the city of Pozzuoli and the ground rose by 1.8 metres, raising fears of an eruption. In a recent study, researchers showed how it had been building pressure for almost seven decades, and that this long-term accumulation of stress was evidence that Campi Flegrei is moving “towards conditions more favourable to eruption.”

To better understand what is going on beneath the volcano, a team of researchers led a scientist from the University of Aberdeen, U.K. probed the caldera by analyzing the seismic swarms during the 1983–1984 unrest. The result of their work was published in the journal Scientific Reports. The team was able to identify a hot zone that is feeding the volcano. It lies under the city of Pozzuoli and extends into the sea at a depth of 4 kilometres. The magma did not rise all the way up to the surface during this period because of a rock formation that extends 1.5 km deep beneath the ground blocking its path. Instead, the stress that was built up migrated toward a shallower region.

One can read in the scientific report that “what this all means is not entirely clear, and future research must focus on characterizing the features as we are at a point where the “geophysical and geochemical signals indicate that the volcano is reactivating.”

Over the last three decades, the behaviour of the volcano has changed because of fluids entering the caldera. Whatever produced the activity under Pozzuoli in the 1980s has migrated somewhere else, so the danger doesn’t just lie in the same spot. It could now be much nearer to Naples which is more densely populated. This means that the risk from the caldera is no longer just in the centre.

“What this means in terms of the scale of any future eruption we cannot say, but there is no doubt that the volcano is becoming more dangerous. The big question we have to answer now is if it is a big layer of magma that is rising to the surface, or something less worrying which could find its way to the surface out at sea.”

Source : Newsweek.

Vue aérienne de la région de Pouzzoles et des Champs Phlégréens

(Source: Wikipedia)

Vue de l’intérieur de la Solfatara dans les années 1990

(Photo: C. Grandpey)

 

Activité bradysismique en Nouvelle Zélande // Bradyseismic activity in New Zealand

drapeau-francaisEntre 2004 et 2011, la ville de Matata et ses 642 habitants – dans la partie orientale de la Baie de l’Abondance (Bay of Plenty), à environ 200 km au SE de Auckland – a été secouée par plusieurs milliers de petits séismes. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que la cause de ces événements, d’une magnitude entre M 2 et M 4 pour la plupart, et à des profondeurs comprises entre 2 et 8 km, étaient due à des mouvements tectoniques typiques de la région. En plus de cette sismicité, le sol s’est soulevé en moyenne de 5 millimètres par an dans les années 1950 et le rythme de soulèvement a plus que doublé pour atteindre environ 12 millimètres par an à partir du milieu des années 2000. Le phénomène s’est calmé par la suite.
Les dernières recherches ont révélé la vraie raison pour laquelle une zone de 400 kilomètres carrés autour de Matata s’est soulevée à partie de 1950. Au cours de cette période, il y a probablement eu une ascension magmatique, ce qui a fait se soulever le sol autour Matata d’environ un centimètre chaque année. Au cours de cette ascension, le magma a fait se déformer ou se fracturer la roche encaissante, ce qui a provoqué de petits séismes.
A l’aide d’un modèle basé sur des données GPS et d’interférométrie radar (InSAR), ainsi que des décennies d’archives géologiques, les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu’une poche magmatique se trouve à une dizaine de kilomètres sous la surface, et son volume a augmenté d’environ 9 millions de mètres cubes depuis 1950. Cependant, la présence de ce magma ne signifie pas une éruption est imminente.
La ville de Tauranga, avec plus de 100 000 habitants, se trouve à une cinquantaine de kilomètres au NO de la zone de soulèvement. La population de la région est déjà sous la menace de risques volcaniques, en particulier les retombées de cendre que ne manqueraient pas d’occasionner des éruptions des volcans de Taupo. On ne sait pas si la chambre magmatique nouvellement découverte induira un risque supplémentaire. On n’a observé aucune augmentation de l’activité volcanique dans la région septentrionale de Taupo.
Ce n’est pas la première fois que le magma pousse la croûte ailleurs que sous un volcan actif. Des exemples ont été recensés dans les Andes centrales. On peut également citer l’Italie où des événements bradysismiques sont observés dans la région de Pouzzoles depuis de nombreuses années.
Source: Presse néo-zélandaise..

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drapeau-anglaisBetween 2004 and 2011, the town of Matata and its 642 residents – in the eastern Bay of Plenty, about 200 km SE of Auckland – had mysteriously been the centre of several thousand earthquakes. Until now, scientists suspected that the cause of the quakes, most of them between M 2 and M 4, and at depths of between 2 km and 8 km, were due to typical tectonic movements underground. Aside from this seismicity, the ground had risen by 5 millimetres per year in the 1950s and that rate more than doubled to about 12 millimetres a year starting in the mid-2000s. It has since dropped back to the lower rate.

The new findings have revealed the reason why a 400-square-kilometre area of land around the town has been uplifted since 1950. Over this period, molten or semi-molten rock was being pushed up from below, causing land around Matata to rise by about a centimetre each year. As the magma moved in the sub-surface, it caused the surrounding rock to deform and break, resulting in small earthquakes.

Using a model based on modern GPS and satellite radar data, along with decades of survey records, scientists have concluded a magma body lies about 10 km below the surface, and since 1950 its volume had grown by 9 million cubic metres. However, the presence of the magma does not mean an eruption could be imminent.

The city of Tauranga, with more than 100,000 residents, lies about 50 kilometres NW of the uplift. People in the area are already at risk from volcanic hazards, especially ashfall from the Taupo volcanoes. It’s unclear whether the newly discovered magma chamber will pose an extra risk. There has been no increase in volcanic activity in the northern Taupo region.

The study is not the first to suggest that magma is pushing into Earth’s crust somewhere other than under an active volcano. Examples have also been found in the central Andes and in Italy where bradyseismic events in the area around Pozzuoli have been recorded for many years.

Source: New  Zealand newspapers.

Matata copie

Source: Google maps.

Pouzzoles tremble mais la vie continue // Pozzuoli is trembling but life is going on

drapeau-francaisEn lisant la presse napolitaine, on apprend qu’un accroissement de la sismicité a été enregistré le 7 octobre à partir de 9h20 dans la partie haute de la ville de Pouzzoles. La zone concernée se situe entre la Solfatara et la Via Campana, ainsi que dans le secteur d’Agnano, dans la banlieue de Naples. L’Osservatorio Vesuviano a enregistré une trentaine de secousses d’une magnitude maximale de M 2,5, à une profondeur de 2 – 3 km. L’épicentre se trouvait dans le secteur de la Via Pisciarelli à Agnano.
Cette sismicité a fait renaître la peur du bradyséisme qui affecte périodiquement cette région de la Campanie et fait s’abaisser ou se soulever le niveau du sol. Un des témoignages les plus significatifs se trouve sur les colonnes d’un ancien marché (appelé à tort « Temple de Sérapis ») à Pouzzoles où l’on peut voir des coquillages incrustés dans la pierre, restes d’une époque où la mer montait jusqu’à ce lieu, suite à un abaissement du sol (voir photo ci-dessous).
En ressentant les secousses et les grondements qui les ont accompagnées, certaines personnes sont sorties dans la rue et plusieurs écoles ont été évacuées par précaution. On ne signale toutefois aucun dégât. Le directeur de Osservatorio Vesuviano indique que l’on n’enregistre pas de « variations significatives » d’un point de vue sismique et que la situation est stable depuis pas mal de temps. De son côté, le maire de Pouzzoles ajoute que les écoles et les services publics continueront à fonctionner normalement. La ville de Pouzzoles est habituée depuis toujours à vivre avec le bradyséisme et le risque volcanique, ce qui explique pourquoi, de temps en temps, on enregistre une reprise de l’activité sismique ». Selon lui, la Protection Civile se chargera d’avertir la population en cas de danger et il n’y a pas lieu de s’affoler.
Vous pourrez lire l’article dans son intégralité à l’adresse suivante :
http://napoli.repubblica.it/cronaca/2015/10/07/news/terremoto_lieve_scossa_nei_campi_flegrei_nel_napoletano-124513407/?rss&refresh_ce

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drapeau-anglaisOn reading the Neapolitan press, we learn that an increase in seismicity was recorded on October 7th from 9:20 in the upper part of the city of Pozzuoli. The area lies between the Solfatara and Via Campana, and in the area of Agnano, in the suburbs of Naples. The Osservatorio Vesuviano recorded 30 quakes with a maximum magnitude of M 2.5, at a depth of 2-3 km. The epicentre was in the area of Via Pisciarelli in Agnano.
This seismicity has revived the fear of bradyseism that periodically affects this part of Campania, and lowers or raises the ground level. One of the most significant testimonies can be seen on the columns of an ancient market (incorrectly called « Temple of Serapis ») in Pozzuoli where shells are encrusted in the stone, the remnants of a time when the sea was invading this place after a lowering of the ground (see photo below).
When feeling the tremors and rumblings that accompanied them, some people rushed out on the streets and several schools were evacuated as a precaution. However no damage has been reported. The director of Osservatorio Vesuviano indicates that experts did not record « significant variations » from a seismic point of view and that the situation has been stable for quite a long time. For his part, the Mayor of Pozzuoli added that schools and public services will continue to function normally. The city of Pozzuoli is used to living with bradyseism and the volcanic risk, which is why, from time to time, there is a resumption of seismic activity « . He said the Civil Defence would warn the population in case of danger and there is no need for panic.
You can read the full article at the following address:
http://napoli.repubblica.it/cronaca/2015/10/07/news/terremoto_lieve_scossa_nei_campi_flegrei_nel_napoletano-124513407/?rss&refresh_ce

Pouzzoles: Temple de Sérapis et traces de l'activité bradysismique
       Pouzzoles: Traces de l’activité bradysismique (Photo: C. Grandpey)

Champs Phlégréens / Campi Flegrei (Campanie / Italie)

drapeau francais   Situés à quelques encablures de Naples dans une région très peuplée, les Champs Phlégréens font l’objet d’une surveillance constante car le secteur est considéré comme volcaniquement active. La dernière éruption de 1538 ne fut pas très importante ; elle ne dura que quelques jours et donna naissance à un petit cône de cendre, le Monte Nuovo, à proximité de Pouzzoles. De nos jours, la région est occupée par plusieurs centaines de milliers d’habitants et on imagine facilement les effets dévastateurs qu’engendrerait une éruption majeure des Campi Flegrei.
Depuis des lustres, la région de Pouzzoles est sujette à des accès de bradyséisme, autrement dit des périodes de soulèvement et d’abaissement du sol, parfaitement visibles sur les colonnes du temple de Sérapis qui trône au coeur de cette ville.
Les derniers rapports de l’INGV de Naples (voir le lien ci-dessous) indiquent que la déformation du sol s’est accélérée au cours des derniers mois, avec un maximum d’environ 9 centimètres en un an à proximité de Pouzzoles. Le soulèvement le plus significatif a eu lieu pendant les mois de juillet et août 2012. Toutefois, on observe un certain ralentissement depuis quelques semaines.
Ces déformations périodiques du sol des Champs Phlégérens sont attribuées à des variations de pression et de température à l’intérieur du vaste système hydrothermal qui se trouve sous la caldeira. Contrairement aux soulèvements du sol souvent observés sur les volcans avant une éruption, le gonflement observé dans les Champs Phlégérens n’annonce pas forcément un phénomène éruptif.
En plus de ces déformations, les scientifiques de l’INGV ont enregistré une augmentation des microséismes, petits événements dont la magnitude ne dépasse guère M 0,2. Ils ont aussi observé une augmentation de la température des fumerolles de la Solfatara, avec une quantité plus importante de gaz magmatiques (voir les schémas sur le site Internet). Dans la mesure où le système hydrothermal est en relation avec la chambre magmatique qui sommeille sous les Champs Phlégréens, il se pourrait que des mouvements de magma en profondeur soient responsables de ces différentes évolutions. Le conditionnel est de rigueur car rien n’indique actuellement que le volcan représente une menace pour les populations.
http://www.ov.ingv.it/ov/it/stato-attuale-campi-flrgrei.html

 

   Lying near Naples in a heavily populated region, the Campi Flegrei are closely monitored because the area is considered as volcanically active. The last eruption of 1538 was minor and lasted only a few days with the building of a small cinder cone, Monte Nuovo, near Pozzuoli. Today, hundreds of thousands of people are living in the region and it is easy to imagine the devastating effects a major eruption would produce.
Time out of mind, the area around Pozzuoli has been shaken by bradyseismic events, uplifts of the ground whose evidence can clearly be seen on the columns of the temple of Serapis in the town centre.
The latest reports released by INGV in Naples (see link below) indicate that ground deformation has been accelerating during the past months, with a maximum uplit of about 9 centimetres near Pozzuoli. The most significant uplift occurred in July and August 2012. However, the phenomenon slightly decreased during the past weeks.
These periodical ground deformations of the Campi Flegrei are usually attributed to pressure and temperature variations within the huge hydrothermal system that lies beneath the caldeira. Contrary to the uplift frequently observed on volcanoes before an eruption, the uplift of the Campi Flegrei does not necessarily announce an eruptive event.
Beside the deformation, INGV scientists also recorded an increase in the number of micro earthquakes (maximum M 0.2), a rise of the fumarole temperatures in the Solfatara as well as a larger quantity of magmatic gases (see graphs on the website). In so far as the hydrothermal system is closely connected with the underlying magma chamber, new magma movements might in fact be responsible for the observed changes. We have to use the conditional as there are currently no indications that the volcano is a threat to the populations.
http://www.ov.ingv.it/ov/it/stato-attuale-campi-flrgrei.html

Temple-Serapis

Incrustations de coquillages dans cette colonne du temple de Sérapis à Pouzzoles.  (Photo:  C. Grandpey)

Secousses et peur à Pouzzoles (Campanie / Italie)

drapeau francais.jpgUn essaim sismique – probablement lié à l’activité bradysismique qui affecte périodiquement la région – a été ressenti hier matin dans la région de Pouzzoles. Les sismographes ont enregistré 113 secousses de M 1,5 à M 1,6 en 75 minutes. L’épicentre a été localisé dans la Solfatara. L’événement a déclenché un certain mouvement de panique et de nombreuses personnes sont sorties de chez elles. Il n’est fait état d’aucun dommage aux personnes et aux biens. L’INGV et la Protection Civile continuent à contrôler la situation en indiquant que d’autres secousses sont possibles.

Cet événement sismique et la peur qu’il a occasionnée va probablement alimenter les conversations et les gesticulations à propos du forage qui a récemment commencé dans les Champs Phlégréens ! (voir ma note du 31 juillet 2012)

drapeau anglais.jpgA 75-minute seismic swarm – probably linked to the bradyseismic activity that periodically affects the region – was felt this morning in the area around Pozzuoli. Seismographs recorded 113 quakes with magnitudes ranging from 1.5 to 1.6. The epicentre was located in the Solfatara. The event triggered some panic among the population and many people came out in the streets. No damage has been reported among the houses and the people. INGV and Civil Defence are monitoring the situation and indicate that more quakes may occur.

This seismic event and the fear it has brought about will probably start people talking and gesticulating about the drilling that recently started in the Campi Flegrei! (see my note of July 31st 2012).