Islande et France : deux pays, deux cultures // Iceland vs. France : two countries, two cultures

Le dernier recensement montre que la population islandaise comptait 388 790 habitants au troisième trimestre 2024, les ressortissants étrangers représentant 17,3 %. La majeure partie de la population est concentrée à Reykjavik et dans ses banlieues et dans quelques ports du pays.

Les Islandais sont très attachés à leur langue qui peut paraître très difficile aux étrangers. Linguiste de formation, j’ai réussi à saisir quelques mots d’islandais, mais je pense qu’il me faudrait beaucoup de temps pour parler correctement cette langue nordique. Par ailleurs, lors de mes voyages en Islande, j’ai été surpris de voir que des gosses d’une dizaine d’années se débrouillaient fort bien en anglais…
La Journée de la langue islandaise est célébrée chaque année le 16 novembre pour mettre en valeur la langue islandaise. [NDLR : Au train où vont las choses, je pense qu’une telle célébration n’est pas pour demain en France!] Cette date a été choisie pour coïncider avec l’anniversaire du poète islandais Jónas Hallgrímsson. Ainsi, le 16 novembre, le ministre de l’Éducation, des Sciences et de la Culture décerne le prix Jónas Hallgrímsson à une personne qui a « contribué de manière particulière à la langue islandaise ». Ce jour-là, le ministre visite généralement les écoles et des institutions culturelles d’une région de l’Islande.
En 2024, dans le but d’améliorer le lien des jeunes avec la langue islandaise, ces derniers ont été invités à écrire des chansons et leurs paroles en collaboration avec des musiciens islandais. On a demandé à un groupe de discussion de 12 élèves de quatre écoles primaires ce que l’islandais signifiait pour eux. La plupart des adolescents ont répondu que la grammaire était la première chose qui leur venait à l’esprit. [NDLR : Je me demande ce que répondraient de jeunes Français…]

Signe de l’importance de la culture en Islande, en 2024, la nation lit ou écoute en moyenne 2,6 livres par mois, contre 2,4 livres l’année dernière. 55 % de la population consacre 30 minutes ou plus à la lecture par jour, tandis que 15 % ne lisent ni n’écoutent de livres. Les romans sont les livres les plus populaires et 60 % de la population a offert un livre en cadeau au cours de l’année. 56 % trouvent des idées de lecture auprès de leurs amis et de leur famille et 36 % grâce aux reportages des médias. 31 % ont déclaré n’avoir lu aucun livre au cours des 30 derniers jours, mais la définition de la lecture dans l’enquête est la lecture de livres traditionnels, de livres électroniques et l’écoute de livres audio. C’est l’une des conclusions d’une nouvelle enquête sur la lecture menée par le Centre de littérature islandais cet automne.
C’est la huitième année qu’une enquête similaire est soumise à la nation islandaise. L’enquête de cette année montre que le niveau de lecture du pays reste le même. Les résultats montrent que les citoyens sont intéressés par la lecture de livres et que la lecture est reste importante dans la plupart des groupes sociaux.

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Dans le même temps, 86% des Français se déclaraient spontanément lecteurs en 2023, un chiffre à prendre avec des pincettes car il montre des fragilités. Le décrochage chez les 15-24 ans s’accentue, malgré le renforcement de nouvelles pratiques de lecture. Les jeunes de 15 à 24 ans se déclarent les moins lecteurs. Un jeune sur 5 affirme ne pas lire du tout. La lecture au format numérique enregistre une importante progression, notamment chez les moins de 25 ans, tandis qu’elle reste confidentielle au-delà de 50 ans.

Sans surprise, la bande dessinée confirme son succès auprès de toutes les tranches d’âges. À l’ère du zapping, il est plus facile de lire les bulles des bandes dessinées qu’un livre en continu. Les mangas/comics restent plus ancrés chez les moins de 25 ans et progressent nettement sur cette tranche d’âge. Normal…mais un peu inquiétant.

Sans surprise également, la dernière enquête montre que le temps consacré à la lecture est très inférieur à celui passé sur écran, à faire autre chose que lire un livre. Les Français consacrent en moyenne 41 minutes par jour (soit 4h47 par semaine) à lire des livres quand ils passent 3h14 par jour (soit 22h38 par semaine) sur écran, pour faire autre chose que lire des livres. Ils font beaucoup d’autres activités, notamment dématérialisées, et ont donc un sentiment général de manquer de temps pour la lecture.

Deux pays, deux cultures…

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The latest census shows that Iceland’s population reached 388,790 in the third quarter of 2024, with foreign nationals accounting for 17.3% of the total. Most of the population is concentrated in Reykjavik and its suburbs and in a few ports around the country.

Icelanders are strongly attached to their language which may look very difficult to foreigners. As a linguist, I managed to catch a few words. I think it would take me quite a lot of time to speak Icelandic decently. During my trips to Iceland, I was surprised to see that kinds 10 yeras old or so are able to speak good English.

Icelandic Language Day is a festival that is celebrated on 16 November each year to celebrate the Icelandic language. This date was chosen to coincide with the birthday of the Icelandic poet Jónas Hallgrímsson. As such, on 16 November, the Minister of Education, Science and Culture awards the Jónas Hallgrímsson Award to someone who has « in a unique way contributed to the Icelandic language ». The Minister usually visits a local area of Iceland’s schools and cultural institutions.

In 2024, in an effort to improve young people’s connection with the Icelandic language, youths have been empowered to write songs and lyrics in collaboration with celebrated musicians. A focus group of 12 students from four elementary schools were asked what Icelandic meant to them. Most teenagers responded that grammar was the first thing that came to mind.

A sign of the importance of culture in Iceland, in 2024, the nation reads or listens to an average of 2.6 books per month, compared to 2.4 books last year. 55% of the population spends 30 minutes or more reading daily, while 15% do not read or listen to books. Novels are the most popular reading material and 60% of the population gave a book as a present during the year. 56% get ideas for reading material from friends and relatives and 36% from coverage in the media. 31% said they had not read a book in the last 30 days, but the definition of reading in the survey is reading traditional books, e-books, and listening to audiobooks. This is one of the findings of a new reading survey conducted by the Icelandic Literature Center this autumn.

This is the eighth year that a similar survey has been submitted to the nation. This year’s survey shows that the nation’s reading level remains the same. The results show that citizens are interested in reading books and reading is generally high in most social groups.

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At the same time, 86% of French people spontaneously declared themselves to be readers in 2023, a figure to be taken with a pinch of salt because it shows certain weaknesses. The dropout rate among 15-24 year-olds is increasing, despite the strengthening of new reading practices. Young people aged 15 to 24 declare themselves to be the least readers. One in five young people say they do not read at all. Reading in digital format is recording significant growth, particularly among those under 25, while it remains confidential beyond 50 years old.
Unsurprisingly, comics confirm their success with all age groups. In the era of zapping, it is easier to read comic book bubbles than a continuous book. Manga/comics remain more anchored among those under 25 and are clearly progressing in this age group. Normal… but a little worrying.

Also unsurprisingly, the latest survey shows that the time spent reading is much less than that spent on screens, doing something other than reading a book. The French spend an average of 41 minutes per day (or 4 hours 47 minutes per week reading books) when they spend 3 hours 14 minutes per day (or 22 hours 38 minutes per week) on screens, doing something other than reading books. They do many other activities, particularly dematerialized ones, and therefore have a general feeling of lacking time for reading.

Two countries, two cultures…

Santorin (Grèce) : personne ne sait comment la situation va évoluer // Santorini (Greece) : Nobody knows what will happen next

Des séismes secouent toujours l’île de Santorin toutes les quelques minutes. Les autorités ont renforcé les plans d’urgence au cas où les secousses de ces derniers jours seraient le signe avant-coureur d’un séisme plus important. Un navire des garde-côtes et une embarcation de débarquement militaire se trouvent dans la zone en cas d’évacuation.

Le problème avec la situation actuelle est que personne ne sait comment elle va évoluer. Le responsable de la Protection civile a déclaré : « Nous sommes obligés d’élaborer des scénarios pour le meilleur et pour le pire en ce qui concerne l’activité sismique. » La prévision sismique est au niveau zéro, et les scientifiques sont incapables de dire avec certitude si l’activité sismique entre les îles de Santorin et d’Amorgos est susceptible d’être le précurseur d’un séisme beaucoup plus puissant, ou si elle fait partie d’un essaim qui pourrait continuer à secouer la région avec des événements d’intensité faible ou modérée pendant des semaines ou des mois.

Les autorités locales demandent aux habitants de rester calmes et de suivre les instructions officielles. Elles ont interdit l’accès à plusieurs zones côtières et ordonné la fermeture des écoles de plusieurs îles pendant une semaine. Les événements publics à Santorin ont été annulés et les autorités locales limitent l’accès aux zones sommitales des falaises qui sont les plus fréquentées par les touristes sur l’ile. Des milliers d’habitants et de touristes ont déjà quitté Santorin, effrayés par les centaines de séismes avec des magnitudes entre M3.0 et M5.0 qui ont secoué la région au cours des derniers jours. Les compagnies de ferry et les compagnies aériennes ont ajouté des vols et des traversées pour répondre à la hausse de la demande.

Les séismes, qui ont tous des épicentres sous le plancher marin entre Santorin et Amorgos, n’ont jusqu’à présent causé aucune victime ni aucun dégât majeur, bien que de petits glissements de terrain et des fissures dans certains bâtiments plus anciens aient été signalés à Santorin. La semaine dernière, les autorités ont déclaré qu’une hausse de l’activité volcanique avait été observée dans la caldeira de Santorin, mais les scientifiques expliquent que cela n’est pas lié à la sismicité actuelle. Ils ont également déclaré que l’activité sismique au nord-est de l’île ne devrait pas déclencher d’éruption sur l’un des deux volcans de la région.

Source : Médias grecs et internationaux.

Source : Euro-Med Seismological Centre (EMSC)

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Earthquakes keep rattling the island of Santorini every few minutes. Authorities have bolstered their emergency plans in case the hundreds of tremors over the past few days are a harbinger of a larger quake to come. A coast guard vessel and a military landing craft are in the wider area as a contingency should an evacuation be required.

The problem with the current situation is that nobody knows what will happen next. The Civil Protection minister said : “We are obliged to draw up scenarios for better and for worse regarding the prolonged seismic activity.” Predicting earthquakes is not scientifically possible, and experts cannot yet determine definitively whether the seismic activity between the islands of Santorini and Amorgos could be a precursor to a significantly larger earthquake, or is part of an earthquake swarm that could continue shaking the area with small or moderate intensity quakes for weeks or months.

Local authorities are asking residents to remain calm and follow the official instructions. Authorities have banned access to several coastal areas and ordered schools on several islands to shut for the week. Public events on Santorini have been banned, and local authorities are restricting access to clifftop areas that are among the biggest tourist draws to the island.

Thousands of residents and visitors have already left Santorini, frightened by the hundreds of earthquakes measuring between M3.0 and M5.0 that have struck the area over the past few days. Ferry lines and commercial airlines have added flights and ships to their schedules to accommodate the increased demand.

The quakes, which all have epicenters beneath the seabed between Santorini and the Amorgos, have so far caused no injuries or major damage, although limited rockslides and cracks in some older buildings have been reported on Santorini.

Last week, authorities said monitors had picked up increased volcanic activity within Santorini’s caldera, or flooded crater, but scientists say this is unrelated to the current quakes. They have also said the seismic activity northeast of the island is unlikely to trigger either of the two volcanoes in the area.

Source : Greek ans international news media.

Réchauffement climatique : la partie est loin d’être gagnée dans l’opinion !

Tous les samedis, François Gemenne, membre du GIEC, anime le podcast Zéro Émission sur la radio France Info. La dernière émission du 23 novembre 2024 a été diffusée au moment où tout montre que la COP29 de Bakou est en train de se solder par un échec, même si les participants vont forcément essayer de sauver la face avec un message bidon, comme d’habitude.

Dans le podcast du 23 novembre, François Gemenne s’est penché sur le sondage annuel de l’Observatoire international Climat et Opinions Publiques. Il s’agit d’un sondage mondial sur la perception du réchauffement climatique.

Le sondage IPSOS a été réalisé dans 30 pays, sur un échantillon total de 23 500 personnes, interrogées en ligne et sélectionnées selon la méthode des quotas. Cet échantillon couvre les deux tiers de la population mondiale. Il permet de comparer l’opinion des Français à celle des autres pays, et leur évolution dans le temps.

Le premier enseignement est que les gens sont de mois en moins inquiets du réchauffement climatique. Ils étaient 35% à se dire très préoccupés en 2022, ils ne sont plus que 29% en 2024. Pour la première fois, il y a en France davantage de gens qui s’en fichent (30%), que de gens très préoccupés. Dans le reste du monde, ils sont 40% à se dire très préoccupés.

En France comme dans le monde, la priorité environnementale recule. Il est donc compliqué de demander ensuite aux gouvernements d’agir davantage. Pourtant, sept personnes sur 10, en France comme dans le monde, estiment que c’est aux gouvernements d’agir en premier. [NDLR : Je fais partie de ces gens, mais je vais plus loin : c’est aux COP d’agir et de donner des directives aux gouvernements. C’est loin d’être le cas car aucune COP jusqu’à présent n’a été capable de prendre des mesures contraignantes].

Selon le sondage, le déni climatique reste important en France, mais pas davantage que dans le reste du monde. Dans le monde comme en France, on a 10% d’irréductibles qui pensent que le changement climatique n’existe tout simplement pas ; c’est un chiffre légèrement supérieur au nombre de gens qui pensent que la Terre est plate. Il y a surtout un gros quart de la population mondiale qui pense que le changement climatique n’est pas lié aux activités humaines. Or, il faut le rappeler encore et encore, le dernier rapport du GIEC est formel : le changement climatique actuel est intégralement dû aux activités humaines, à 100%. Et François Gemenne d’ajouter : « Ça n’empêchera évidemment pas certains politiques, en France comme ailleurs, de prétendre le contraire sur des plateaux de télévision, mais il est bien connu que ces politiques ont fait des études poussées en climatologie, qui leur permettent de contredire avec aplomb le travail de l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. » Des propos que j’approuve totalement.

Le sondage IPSOS montre des différences notables entre pays quant à la perception du réchauffement climatique. Aux États-Unis, 44% de la population est dans le déni. Ce n’est guère surprenant quand on voit le résultat de la dernière élection présidentielle ! À l’inverse, seul un quart de la population au Brésil, au Mexique, en Turquie ou en Corée du Sud est dans ce déni.

S’agissant de la voiture électrique, seuls 18% des Français pensent que la voiture électrique est meilleure pour le climat que la voiture à essence, contre 34%, soit à peu près le double, de la population mondiale.

Le sondage nous apprend aussi que 40% des Français considèrent qu’il est déjà trop tard pour lutter contre le réchauffement climatique, quoi qu’on fasse, et 22% estiment qu’ils devront changer de lieu d’habitation dans les 10 prochaines années. On sent donc poindre ici une certaine forme de résignation. [[NDLR : Le gouvernement français donne l’exemple en parlant d’adaptation – et non de prévision ou de prévention – à propos du réchauffement climatique. Le discours du Premier Ministre dans le Rhône de 25 octobre 2024 confirme cette approche. Monsieur Barnier a déclaré que « la France doit anticiper une vie avec +2,7°C en 2050. Le précédent plan d’adaptation (2018-2022) prévoyait un réchauffement de 1,5°C à +2°C d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle. Toutefois, au vu de l’accélération de la hausse des températures, les prévisions ont dû être corrigées. La France hexagonale se prépare désormais, d’ici à la fin du siècle, à un réchauffement de +4°C  »].

Pas d’effondrement démographique à l’île de Pâques // No population collapse in Easter Island

Selon une étude incluant l’analyse de l’ADN de 15 anciens habitants de l’île de Pâques – Rapa Nui – publiée début septembre 2024 dans la revue scientifique Nature, l’île n’a jamais connu d’effondrement démographique comme le laissait supposer des études précédentes. L’analyse de l’ADN révèle également que les habitants d’Easter Island, située à environ 3 700 kilomètres du continent sud-américain, ont atteint les Amériques dans les années 1300, bien avant l’arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde en 1492.
Colonisée par des marins polynésiens il y a 800 ans, Rapa Nui, aujourd’hui partie du Chili, possède des centaines de têtes de pierre monumentales, les moai, qui font écho au passé. Selon certains scientifiques, l’exploitation des ressources limitées de l’île de Pâques a entraîné un déclin démographique catastrophique, une dévastation écologique et la destruction d’une société par des luttes intestines. Cependant, cette théorie restait controversée, et d’autres preuves archéologiques suggéraient que Rapa Nui abritait une société petite mais durable.
Pour leur nouvelle analyse, les scientifiques ont utilisé pour la première fois de l’ADN prélevé sur des restes humains conservés au Musée de l’Homme à Paris pour savoir si l’île de Pâques avait connu un effondrement sociétal auto-infligé. Cette nouvelle approche a permis de faire la lumière sur son passé mystérieux. Pour étudier plus en détail l’histoire de Rapa Nui, les chercheurs ont séquencé les génomes de 15 anciens habitants qui ont vécu sur l’île au cours des 400 dernières années.
Les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’un goulot d’étranglement génétique correspondant à une forte baisse de la population. Au lieu de cela, l’île abritait une petite population qui a régulièrement augmenté en taille jusqu’aux années 1860. À cette époque, des esclavagistes venus du Pérou ont enlevé de force un tiers de la population de l’île.
Les génomes ont également révélé que les habitants de l’île de Pâques avaient échangé des gènes avec une population amérindienne, ce qui laisse supposer que les habitants ont traversé l’océan vers l’Amérique du Sud entre 1250 et 1430, avant l’arrivée de Colomb aux Amériques, et bien avant que les Européens n’atteignent Rapa Nui en 1722.
Source : CNN via Yahoo News.

Moai à l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

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According to an analysis of ancient DNA from 15 former inhabitants, part of a study published early September 2024 in the scientific journal Nature, Easter Island, never experienced a population collapse as suggested by previous studies. The analysis also reveals that inhabitants of the island, which lies about 3,700 kilometers from the South American mainland, reached the Americas in the 1300s, long before Christopher Columbus’ 1492 landing in the New World.

Settled by Polynesian seafarers 800 years ago, Rapa Nui, today part of Chile, has hundreds of monumental stone heads, known as moai, that echo of the past.

According to some experts, Easter Island’s exploitation of limited resources resulted in a catastrophic population decline, ecological devastation and the destruction of a society through infighting. However, that theory remains contentious, and other archaeological evidence suggests that Rapa Nui was home to a small but sustainable society.

The new analysis marks the first time scientists have used ancient DNA to address the question of whether Easter Island saw a self-inflicted societal collapse, helping to shed light on its mysterious past. To investigate Rapa Nui’s history further, researchers sequenced the genomes of 15 former residents who lived on the island during the past 400 years. The remains are stored at the Musée de l’Homme in Paris, which is part of the French National Museum of Natural History.

The researchers found no evidence of a genetic bottleneck corresponding to a steep drop in population. Instead, the island was home to a small population that steadily increased in size until the 1860s. At this point, slave raiders from Peru forcibly removed one-third of the island’s population.

The genomes also revealed that the Easter Islanders had exchanged genes with a Native American population, suggesting that the inhabitants crossed the ocean to South America somewhere between 1250 and 1430, ahead of Columbus’ arrival in the Americas, and well before Europeans reached Rapa Nui in 1722.

Source : CNN via Yahoo News.