Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur a page Facebook que depuis le matin du 10 juin 2026, une nouvelle activité explosive faible est observée dans la Voragine, le cratère central de l’Etna (Sicile). Il y a des émissions sporadiques de cendres, essentiellement constituées de vieux matériaux , mélangés parfois avec de modestes quantités de fragments incandescents. C’est la première activité magmatique sur l’Etna en 5 mois, après la cessation de l’activité effusive dans la Valle del Bove. Il est trop tôt pour dire s’il s’agit du début d’une nouvelle période d’activité spectaculaire. Selon Boris, l’activité actuelle pourrait durer pendant des semaines avec peu de variations, ou s’arrêter à nouveau, et ensuite reprendre avec plus de vigueur. Pour le moment, les signaux n’indiquent aucune activité majeure imminente.

 

Vue de l’Etna le 13 juin 2026 (Crédit photo : B. Behncke)

De son côté, l’INGV a signalé une activité éruptive mineure au niveau des cratères sommitaux à partir du 14 juin. La couleur de l’alerte aérienne (CAA) est passée au Jaune. Des émissions diffuses de cendres ont été observées le 15 juin, ce qui a incité l’INGV à relever la CAA à l’Orange. Aucune retombée de cendres n’a été constatée au-delà de la zone sommitale. De faibles émissions de cendres se sont poursuivies au moins jusqu’au 17 juin.

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Le Met Office islandais (IMO) a fait passer la couleur de l’alerte aérienne pour le Bárðarbunga au Jaune le 14 juin 2026, suite à un intense essaim sismique (environ 400 événements) survenu dans la partie nord-ouest de la caldeira, après un séisme de magnitude M4,8 le 13 juin. Aucun trémor volcanique n’a été détecté dans la zone.
Cette activité rappelle une série de séismes enregistrée dans la caldeira du Bárðarbunga en janvier 2025, lorsqu’une hausse de l’activité sismique avait également entraîné un renforcement de la surveillance et le passage temporaire de l’alerte aérienne au Jaune.
Le système volcanique du Bárðarbunga a attiré l’attention lors de l’éruption dans l’Holuhraun en 2014-2015. Elle a suivi une crise sismique intense et une migration du magma depuis la caldeira du Bárðarbunga vers le champ de lave de l’Holuhraun, au nord-est du glacier.

Source: Met Office

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Après sept heures et demie de fontaines de lave depuis la bouche éruptive nord, l’Épisode 49 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 17 h 05 le 14 juin 2026. La bouche sud n’a pas produit de fontaines de lave durant cet épisode, mais elle a émis des projections sporadiques.

Les fontaines de lave ont atteint une hauteur maximale de 210 mètres. Le débit effusif de cet épisode a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde, avec un débit moyen de 200 mètres cubes par seconde. On estime à 5 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La fontaine de lave de la bouche nord a produit un panache qui a atteint une hauteur maximale d’environ 5 500 mètres.

Les modèles de prévision indiquent que l’Épisode 50 et ses fontaines de lave devrait commencer entre le 23 et le 27 juin, les 25 et 26 juin étant les plus probables.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 49

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Le 17 juin 2026, un séisme de magnitude M4,5 a été enregistré à 17 km au sud-est de Pāhala, sur l’île d’Hawaï, à une profondeur de 33 km sous le niveau de la mer. Ce séisme n’a eu aucun impact apparent sur le Mauna Loa et le Kīlauea. Il fait partie de l’essaim sismique observé sous la région de Pāhala depuis 2019. Les séismes dans cette région sont observés depuis au moins les années 1960.
Source : HVO.

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Une éruption phréatique a été enregistrée sur le Dempo (Indonésie) le 12 juin 2026. Les données sismiques indiquent qu’elle a duré un peu plus d’une minute. Un panache de gaz et de vapeur s’est élevé à 50 mètres au-dessus du cratère avant de dériver vers le nord-ouest. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de se tenir à au moins 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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À partir de fin février, le réseau sismique du Nevados de Chillán (Chili) a enregistré une hausse significative des signaux indiquant des mouvements de fluides. Un signal de secousse à 8 h20 le 15 juin 2026 a correspondu à un panache de cendres de 120 mètres de hauteur au niveau du cratère Nicanor. De plus, un signal longue période (LP) à 8 h 55 a été associé à un panache de cendres qui s’est élevé à 80 mètres au-dessus du cratère. Au moins trois autres émissions de cendres ont été enregistrées le même jour, avec une hauteur de 160 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Zone sommitale du Nevados de Chillan (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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L’éruption du volcan sous-marin Titan Ridge (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se poursuit, mais avec une faible intensité. Le nombre de signaux hydroacoustiques quotidiens a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’éruption. Un fin panache de vapeur est parfois visible. Une longue bande d’eau décolorée est toujours visible. Une image satellite du 15 juin 2026 montrait une étroite bande d’eau décolorée sur plus de 100 km à l’ouest du site éruptif. L’activité a produit une petite quantité de ponce flottant à la surface de l’océan et de légères anomalies thermiques. D’importantes quantités de ponce, formant d’épais et vastes radeaux, continuent de s’échouer sur les côtes des îles de l’Amirauté (voir ma note du 15 juin 2026)
Source : Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO).

Radeau de ponce pendant l’éruption du Havre Seamount (Source : presse internationale)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Boris Behncke (INGV Catania) reports on his Facebook page that since the morning of June 10, 2026, new, low explosive activity has been observed in the Voragine, the central crater of Mount Etna (Sicily). There are sporadic emissions of ash, mainly composed of older material, sometimes mixed with small amounts of incandescent fragments. This is the first magmatic activity on Mt Etna in five months, following the cessation of effusive activity in the Valle del Bove. It is too early to say whether this is the beginning of a new period of spectacular activity. According to Boris, the current activity could last for weeks with little variation, or stop again, and then resume with greater intensity. For the moment, the signals indicate no major activity is imminent.

The INGV reported minor eruptive activity the summit craters beginning on 14 June. The Aviation Color Code (ACC) was raised to Yellow. Diffuse ash emissions occurred on 15 June, prompting the INGV to raise the ACC to Orange. Ashfall did not occur beyond the summit area. Minor ash emissions continued at least through 17 June.

Source : INGV.

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The Icelandic Meteorological Office (IMO) raised the Aviation Color Code for Bárðarbunga to Yellow on June 14, 2026, after an intense earthquake swarm including about 400 events began in the northwestern part of the caldera following a M4.8 earthquake on June 13. No volcanic tremor was detected in the area.

The current activity can be xompared to an earthquake swarm recorded in the Bárðarbunga caldera in January 2025, when elevated seismic activity also prompted heightened monitoring and a temporary Yellow Aviation Color Code.

The Bárðarbunga volcanic system drew international attention during the 2014–2015 Holuhraun eruption which followed an intense seismic crisis and magma migration away from the Bárðarbunga caldera toward the Holuhraun lava field northeast of the glacier.

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After 7 and a half hours of continuous lava fountaining from the north vent, Episode 49 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 5:05 p.m. On 14 June 2026. The south vent never fountained during this episode, although it periodically spattered.

The lava fountains reached a maximum height of 210 meters.The effusion rate of this episode peaked at about 320 cubic meters per second, with an average effusion rate of 200 cubic meters per second. An estimated 5 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The north vent lava fountain produced a plume that reached a maximum height of about 5,500 meters.

Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 50 is likely to begin between June 23 and June 27 with June 25-26 most likely.

Source : HVO.

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On June 17, 2026,, an M4.5 earthquake occurred 17 km southeast of Pāhala on the Island of Hawaiʻi at a depth of 33 km below sea level. The earthquake had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. This earthquake is part of the seismic swarm under the Pāhala area, which has been going on since 2019. Earthquakes in this region have been observed at least as far back as the 1960s.

Source : HVO.

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A phreatic eruption was recorded at Dempo (Indonesia) on 12 June 2026. Seismic data showed it lasted just over a minute. A white plume rose 50 meters above the crater and drifted NW. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay at least 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Beginning at the end of February, the seismic network at Nevados de Chillán (Chile) recorded a sustained increase in signals indicating fluid movement. A tremor signal at 08:20 on 15 June 2026 was associated with an ash plume at Nicanor Crater that rose 120 meters above the crater and a long-period (LP) signal at 08:55 was associated with an ash plume that rose 80 m above the crater. At least three more ash emissions were recorded the same day, rising as high as 160 m above the crater. The Alert Level was raised to Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption at Titan Ridge (Papua-New-Guinea) continues, though at a low level. The number of hydroacoustic signals per day decreased to the lowest levels detected since the eruption began. A small wispy steam plume was occasionally visible. A long plume of discolored water is still visible. A 15 June 2026 satellite image showed a narrow plume of discolored water extending more than 100 km W of the eruption site. The activity produced a small amount of floating pumice and minor thermal anomalies. Significant amounts of floating pumice, forming thick and extensive rafts, continued to wash up on the shores of the Admiralty Islands (see my post of June 15 2026).

Source: Rabaul Volcano Observatory (RVO)?

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mayotte : des hydrates de CO2 à proximité du volcan Fani Maoré // Mayotte : CO2 hydrates near Fani Maoré volcano

Les chercheurs ont découvert à Mayotte une conséquence inattendue de l’éruption du volcan Fani Maoré en 2019 au large de la côte orientale de l’île. Il s’agit d’un vaste champ d’hydrates de CO2, une substance cristalline semblable à de la neige, composée de glace d’eau et de dioxyde de carbone, emprisonnée au fond de l’océan Indien, dans la zone du « Fer à cheval », à 10 km à l’est de Mayotte.

Les scientifiques ont découvert des formes étranges au fond de l’océan, à 1.200 mètres de profondeur, dans une eau froide à 4°C. Ces structures ont l’aspect de monticules semblables à de « gros bonhommes de neige agglutinés. »

Selon les chercheurs de l’IFREMER, l’activité éruptive du volcan Fani Maoré a probablement déstabilisé la structure volcanique du Fer à cheval dont la formation est largement antérieure à l’éruption. Jamais un tel site n’avait été observé auparavant.

La découverte de ces amas d’hydrates de CO2 n’est pas vraiment récente. Elle remonte à 2021 par une équipe internationale de chercheurs. Puis, une nouvelle campagne menée en août 2025 a permis de revisiter le site qui ne semble pas avoir évolué depuis sa découverte. Aujourd’hui, il est devenu une sorte de laboratoire naturel qui, selon les chercheurs, offre « la possibilité d’étudier les processus naturels, la réponse des écosystèmes et les effets à long terme de l’exposition à un excès de CO2 dans l’environnement sous-marin. » La découverte peut également permettre « d’étudier les voies de séquestration du CO2 par la formation d’hydrates de gaz », dans le cadre notamment des pistes de géoingénierie visant à limiter le réchauffement climatique.

Des études plus approfondies seront nécessaires pour comprendre la stabilité à long terme de ces hydrates en milieu naturel,en particulier sur les paramètres physico-chimiques qui influencent la cinétique de leur formation et de leur dissolution.

Les scientifiques de l’IFREMER expliquent que la présence de des hydrates de CO2 n’est pas sans conséquences sur les coraux. Ils ont remarqué une mortalité accrue de coraux autour des sources d’émissions de CO2, sans doute sous l’effet de l’acidification de l’eau due à l’excès de gaz carbonique.

Hydrates de CO2 laissant s’échapper des gouttes de CO2 liquide. Image extraite d’une vidéo réalisée en 2021 à 1367m de fond par le ROV Victor 6000 dans la zone du Fer à Cheval lors de la campagne Geoflamme à bord du Pourquoi Pas ? (Source : IFREMER)

Source : Mayotte la 1ère.

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Researchers have discovered an unexpected consequence of the 2019 eruption of the Fani Maoré volcano off the eastern coast of Mayotte: a vast field of CO2 hydrates, a snow-like crystalline substance composed of water ice and carbon dioxide, trapped on the seabed of the Indian Ocean in the « Horseshoe » area, 10 km east of Mayotte.
Scientists discovered strange shapes on the ocean floor, 1,200 meters deep, in water as cold as 4°C. These structures resemble mounds of « large, clustered snowmen. »
According to researchers from IFREMER, the eruptive activity of the Fani Maoré volcano likely destabilized the Horseshoe volcanic structure whose formation occurred a long time before the eruption. Such a site had never been observed before.

The discovery of these CO2 hydrate clusters is not exactly recent. It dates back to 2021 by an international team of researchers. Then, a new campaign conducted in August 2025 allowed researchers to revisit the site, which appears unchanged since its discovery. Today, it has become a kind of natural laboratory which, according to the researchers, offers « the opportunity to study natural processes, ecosystem responses, and the long-term effects of exposure to excess CO2 in the underwater environment. » The discovery can also allow researchers to « study CO2 sequestration pathways through the formation of gas hydrates, » particularly within the framework of geoengineering approaches aimed at mitigating global warming.
Further studies will be needed to understand the long-term stability of these hydrates in their natural environment, especially regarding the physicochemical parameters that influence the kinetics of their formation and dissolution. Scientists from IFREMER explain that the presence of CO2 hydrates has significant consequences for corals. They have observed increased coral mortality around CO2 emission sources, likely due to water acidification caused by excess carbon dioxide.

Source : Mayotte la 1ère.

Rayures rouges dans des grottes préhistoriques // Red stripes in prehistoric caves

Bacon Hole est une grotte située dans les falaises calcaires de Gower, une péninsule du sud-ouest du Pays de Galles. En 1912, une équipe de géologues et d’archéologues découvrit, au fond de la grotte, un panneau recouvert de onze lignes horizontales de couleur rouge.

Le panneau en 2024 (à gauche) et une version améliorée par logiciel photo (à droite) [Source : Nash et al. 2026 / Quaternaire]

À l’époque, cette découverte fit grand bruit des deux côtés de l’Atlantique. Les experts affirmaient qu’il s’agissait du premier exemple connu d’art rupestre du Paléolithique supérieur (entre 50 000 et 12 000 ans) en Grande-Bretagne.
Cependant, dès 1928, d’autres scientifiques mirent en doute l’explication humaine ; selon eux, il s’agissait d’un phénomène naturel.
Le débat tomba dans l’oubli, mais en 2022, une équipe internationale de chercheurs redécouvrit le panneau et parvint à analyser scientifiquement la composition de la peinture et à estimer son année de création. Dans une étude publiée en mai 2026 dans la revue Quaternary, les chercheurs expliquent avoir procédé à la datation uranium-thorium de la croûte de calcite recouvrant le panneau. Il en ressort que les lignes horizontales ont été créées il y a au minimum 18 300 à 15 700 ans.
L’équipe scientifique a également découvert que la teinte rougeâtre des lignes était due à l’hématite, un composé d’oxyde de fer naturellement sécrété par les roches dans d’autres parties de la grotte. L’équidistance des lignes suggère qu’elles ont été tracées par l’homme selon un schéma délibéré et structuré.
Il est difficile de déterminer précisément l’usage de Bacon Hole au Paléolithique supérieur. Les chercheurs indiquent que la présence d’art rupestre dans les parties les plus profondes et les plus sombres de Bacon Hole laisse penser qu’au moins certaines zones de la grotte pouvaient revêtir une signification symbolique ou rituelle. Ils ajoutent qu’il est difficile de spéculer sur la signification que les anciens chasseurs-cueilleurs ont pu donner à ces lignes rouges tracées sur la paroi de la grotte il y a des milliers d’années.

L’un des archéologues a interprété l’art rupestre du Paléolithique supérieur comme une forme de « magie sympathique », un terme anthropologique désignant l’idée que l’art pouvait influencer le monde réel. « Par exemple, si des chasseurs paléolithiques dessinaient un bison sur la paroi d’une grotte, c’était pour favoriser une chasse fructueuse. »
Tout cela montre la difficulté d’interpréter certains arts rupestres préhistoriques.

Source : presse anglosaxonne.

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Des rayures rouges ont également été découvertes dans la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, en Ardèche.

Comme je l’ai indiqué dans une note publiée le 11 janvier 2016, selon une équipe française de physiciens et de préhistoriens, les gerbes rouges qui illuminent le « Sacré-Cœur », l’un des panneaux ornant la grotte Chauvet, représenteraient des éruptions volcaniques du Bas-Vivarais voisin. Ces volcans sont âgés de 36 000 ans, d’après une datation par isotopes d’argon, ce qui correspond à l’occupation humaine de la grotte.
Certes, les hommes qui vivaient dans la grotte ont probablement été témoins des éruptions volcaniques, mais personne ne peut affirmer avec certitude que les stries rouges sur le panneau de la grotte représentent ces éruptions.
Les exemples de représentations de volcans dans des grottes préhistoriques sont rares. Le site de Çatalhöyük, en Turquie, vieux de 8 000 ans, était autrefois considéré comme la plus ancienne représentation d’une éruption. La question est de savoir si la fresque de Çatalhöyük représente réellement un volcan. Tous les experts ne sont pas d’accord !
Beaucoup de volcanologues ont tendance à voir des volcans partout et l’idée d’un lien entre les stries rouges de la grotte Chauvet et l’activité volcanique de Vivarais est intéressante, mais cette hypothèse est trop récente pour être définitive et elle reste à prouver.

De toute évidence, les stries rouges de la grotte de Bacon Hole au Pays de Galles ne font pas référence à des volcans car il n’y avait pas d’éruptions à proximité. Les fresques de la grotte Chauvet ne sont pas suffisamment explicites pour affirmer avec certitude qu’elles représentent un volcan en éruption.
Les grottes préhistoriques contiennent très peu de paysages et présentent principalement des images symboliques d’animaux et parfois d’êtres humains. Selon le regretté généticien Axel Kahn avec qui j’ai eu l’occasion d’aborder le sujet, les hommes préhistoriques ne représentaient pas de paysages ni de volcans car la nature faisait partie intégrante de leur environnement quotidien et ils n’éprouvaient pas le besoin de la représenter sur les parois des grottes. Les êtres vivants revêtaient une importance bien plus grande dans leur existence, voire pour leur survie.

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Bacon Hole is a cave in the limestone cliffs of Gower, a peninsula in southwest Wales. In 1912, a team of geologists and archaeologists found a panel deep within the cave covered in a series of 11 horizontal lines.

The discovery made waves on both sides of the Atlantic as the experts claimed the lines were the first known Upper Paleolithic (50,000 to 12,000 years ago) rock art in Britain.

But by 1928, skeptics had cast doubt on the explanation of the lines as human-made and suggested they were a natural phenomenon.

The debate died down, but in 2022, an international team of researchers rediscovered the panel and were able to scientifically analyze the composition of the paint and estimate its year of creation.

In a study published in May 2026 in the journal Quaternary, the researchers used uranium-thorium dating of the calcite crust overlaying the panel to show that the horizontal lines were created, at a minimum, 18,300 to 15,700 years ago.

The scientific team also discovered that the lines were red-hued because of hematite, an iron-oxide compound naturally secreted by rocks in other parts of the cave. The fact that the lines were equidistant from one another suggests they were made by humans in a deliberate and structured pattern.

It is difficult to determine exactly how Bacon Hole was used during the Upper Palaeolithic. The researchers say that the presence of rock art in the deeper, darker parts of Bacon Hole suggests that at least some areas of the cave may have held symbolic or ritual significance. They add that it is challenging to speculate as to what ancient hunter-gatherers may have meant when they inked nearly a dozen red lines on a cave wall thousands of years ago. One of the archaeologists who originally found the lines often interpreted Upper Paleolithic cave art as « sympathetic magic, » an anthropological term referring to the idea that art could influence the real world. For instance, if Paleolithic hunters drew a bison on a cave wall, it was intended to bring about a successful bison hunt.

This shows how difficult it is to interpret some of the art in prehistoric caves.

Source: Anglo-Saxon press.

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Red stripes were also discovered in the Grotte Chauvet , Ardèche, France. As I put it in a post published on 11 January 2016, according to a French team of physicists and prehistorians, the red sheaves splashing the « Sacred Heart », one of the panels that adorn the cave of Chauvet-Pont-d’Arc represent eruptions of volcanoes in nearby Bas-Vivarais. Volcanoes that ejected the fountains of lava are 36 000 years old, according to a dating with argon isotopes consistent with that of the human occupation of the cave.
Sure, the men who lived in the cave probably saw the volcanic eruptions, but nobody can affirm for sure that the red stripes on the panel in the cave represent these eruptions.

In prehistoric times, there are few examples of representations of volcanoes. The site of Çatalhöyük, Turkey, 8,000 years old, was previously considered offering the oldest representation of an eruption. The question is to know whether the mural of Çatalhöyük is really a volcano !. Everyone does not agree.

Many volcanologists tend to see volcanoes everywhere. The idea of a link between the red sheaves of the Chauvet Cave and volcanic activity in Vivarais is interesting but the assumption is too recent to be definitive and it remains unproven. The frescoes in the cave are not suggestive enough to be sure that they represent an erupting volcano.
Prehistoric caves contain very few landscapes and mainly include symbolic images of animals and sometimes humans. According to the late geneticist Axel Kahn, prehistoric men did not represent scenes of landscapes and volcanoes because this nature was their daily environment and they did not feel the need to represent it on the walls of the caves. Living beings were of much greater importance in their lives, even their survival.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans ses derniers bulletins, l’IGP indique qu’aucune activité explosive n’est actuellement observée sur le Sabancaya (Pérou), mais les panaches de cendres montent jusqu’à 2500 mètres d’altitude. L’Institut a émis un bulletin d’alerte concernant les retombées de cendres et recommande à la population de prendre les mesures nécessaires pour se protéger.

Source : IGP

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Avec plusieurs jours de retard sur les prévisions initiales de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), les fontaines de lave de l’Épisode 48 du Kilauea sont finalement apparues vers 4h40 (heure locale) le 1er juin 2026. Une activité éruptive précurseure avait débuté vers 17h40 (heure locale) le 30 mai 2026. Plusieurs émissions de lave ont été observées à la bouche éruptive sud. Des projections de lave ont été constatées à la bouche nord, mais sans débordements. Vers 4h00 le 1er juin, une fontaine en forme de dôme est apparue à la bouche nord, tandis que son homologue sud est devenu inactive. Le Kilauea a ensuite offert son spectacle habituel de fontaines de lave 150m-200m de hauteur selon le HVO) à la bouche nord.

Des cendres et des téphras atteignant plusieurs centimètres de diamètre, ainsi que des mèches de cheveux de Pélé, ont été signalés au belvédère d’Uēkahuna, dans le parc national. Des téphras sont également tombés sur la Highway 11 et près du camping de Nāmakanipaio. De fines cendres et des cheveux de Pélé ont été signalés à Volcano Village, dans les Mauna Loa Estates et les Ohia Estates.

L’Épisode de fontaines de lave a pris fin le 1er juin à 13h37 (heure locale), après 9 heures d’activité à la bouche nord. Cet épisode éruptif dans le cratère de l’Halema’uma’u détient désormais le record du nombre d’épisodes de fontaines de lave jamais enregistrés pour une éruption de ce type. Il dépasse l’éruption du Pu’uO’o pendant laquelle on avait comptabilisé 47 fontaines. La dernière minute de l’Épisode 48 a été marquée par de puissantes émissions de gaz à la bouche nord. La bouche sud n’a présenté aucune fontaine. Le débit effusif instantané a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde juste avant 6h00. Le débit moyen a été de 185 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 5,6 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Source : HVO.

Capture d’image de la webcam V3

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Suite à la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion), l’OVPF procède à un suivi régulier de la plateforme qui s’est formée sur le littoral. Cela permet d’observer l’évolution de sa surface et de son refroidissement.

L’Observatoire a constaté une réduction de 11% de sa surface par l’action de l’érosion passant de 8,2 hectares le 7 avril à 7,3 hectares le 1er juin 2026.

Le refroidissement de la lave se poursuit, mais des points chauds (325–350°C) persistent encore au niveau de certaines fractures, comme on peut le voir sur l’image thermique ci-dessous en date du 1er juin 2026.

Source : OVPF.

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L’éruption de Titan Ridge (mer de Bismarck) se poursuit. Après une baisse d’activité pendant quelques jours, le nombre de signaux hydroacoustiques a considérablement augmenté les 28 et 29 mai 2026, signalant la reprise d’une activité irrégulière. L’activité s’est poursuivie du 29 mai au 2 juin, d’après les observations satellitaires et les données hydroacoustiques. Le 1er juin, un panache de vapeur s’élevait d’une partie de la zone éruptive nord-est et dérivait vers l’est et le sud-est. Une zone d’eau colorée s’étendait jusqu’à 8 km au sud-est de la bouche éruptive nord-est. Des radeaux de pierre ponce associées à ce panache d’eau colorée flottaient à quelques centaines de mètres de la zone éruptive. Du 2 au 4 juin, le panache éruptif s’est élevé jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer.
Source : Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO).

Source: NASA

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Selon le VAAC de Tokyo, une éruption sur l’Ivao Group (Russie) aurait généré un panache de cendres s’élevant à 2,7 km au-dessus du niveau de la mer.
L’Ivao Group est un ensemble de cônes de scories situé dans la partie sud de l’île volcanique inhabitée d’Urup, dans l’archipel des Kouriles.

Crédit photo : GVN

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L’activité volcanique dans le monde ne montrant pas de variations significatives, on peut s’attarder sur la situation dans les Champs Phlégréens (Italie).

Dans son bulletin du 2 juin 2026, l’INGV indique que durant la semaine du 25 au 31 mai 2026, 37 séismes de magnitude Md ≥ 0,0 (Mdmax = 1,9 ± 0,3) ont été localisés sur un total de 65 événements avec des magnitudes comprises entre (Md compris entre -0,8 et 1,9. Ces séismes ont été enregistrés principalement dans le secteur oriental de la caldeira, ce qui correspond à la zone d’Agnano–Solfatara–Pisciarelli, avec quelques événements également localisés dans le golfe de Pouzzoles. La profondeur des hypocentres varie entre 0,9 et 4,0 km environ.
Depuis début février 2026, la vitesse moyenne de soulèvement du sol dans la zone de déformation maximale est d’environ 10 ± 3 mm par mois.

Évolution du soulèvement du sol à la station Rione Terra de Pouzzoles

Les paramètres géochimiques confirment la tendance à long terme au réchauffement du système hydrothermal et à l’augmentation des débits des émissions gazeuses. La température de la fumerolle Bocca Grande, dans la Solfatara, affiche une tendance à la hausse et atteint environ 173 °C. La fumerolle de Pisciarelli présente une température moyenne d’environ 95 °C.
Dans la conclusion de son rapport, l’INGV indique qu’aucun signe ne laisse présager de changements significatifs de l’activité à court terme dans les Champs Phlégréens.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In its latest bulletins, the IGP (Peru Institute of Geophysics and Volcanology) indicates that no explosive activity is currently observed at Sabancaya (Peru), but ash plumes are rising to an altitude of 2,500 meters. The Institute has issued an alert bulletin regarding ashfall and recommends that the population take the necessary precautions.

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Several days behind the initial HVO forecasts, the lava fountains of Kilauea‘s Episode 48 finally appeared at about 4:40 a.m. (local time), on June 1, 2026. Precursory eruptive activity began around 5:41 p.m. (local time) on May 30, 2026. There were several emissions of lava from the south vent. Spattering was observed at the north vent, but no overflows. At about 4:00 a.m. on June 1, a dome-shaped fountain appeared at the north vent while the south vent became inactive. Then, Kilauea started its usual show of lava fountains (150-200m high, according to HVO) at the north vent.

Ash and tephra up to several centimeters in diameter and strands of Pele’s hair have been reported at the Uēkahuna overlook in Hawaiʻi Volcanoes National Park.Tephra also fell on Highway 11 near the Nāmakanipaio campground. Fine ash and Peleʻs hair has been reported from Volcano village, Mauna Loa Estates, and Ohia Estates.

Lava fountaining of Episode 48 ended at 1:37 p.m. (local time) on June 1 after 9 hours of activity at the north vent. The Halemaʻumaʻu eruption now has the most fountaining episodes ever recorded for an eruption of this type, edging out the Pu‘u‘ō‘ō eruption which had 47 fountain episodes. The last minute of Episode 48 was marked by gas jetting at the north vent. The south vent never fountained during this episode. The instantaneous effusion rate peaked at about 320 cubic meters per second just before 6:00 a.m., with an average effusion rate of 185 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 5.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 40% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

Source : HVO.

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Following the latest eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), the OVPF is regularly monitoring the lava platform that formed on the coastline. This allows to observe the evolution of its surface area and its cooling.
The Observatory has noted an 11% reduction in its surface area due to erosion, from 8.2 hectares on April 7 to 7.3 hectares on June 1, 2026. The lava continues to cool, but hotspots (325–350°C) still persist at certain fractures, as can be seen in the thermal image above, dated June 1, 2026.

Source: OVPF.

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The eruption at Titan Ridge (Bismarck Sea) continues. After a decrease in activity over a couple of days the number of hydroacoustic signals significantly increased during 28-29 May 2026, signifying the resumption of semi-continuous activity. Activity was ongoing during 29 May-2 June based on satellite views and hydroacoustic data. By 1 June a steam plume was rising from part of the NE vent area and drifting E and SE. A shallow plume of discolored water drifted as far as 8 km SE from the NE vent. Hot pumice associated with the plume of discolored water was seen floating within a few hundred meters of the vent area. During 2-4 June the eruption plume rose as high as 5 km a.s.l.

Source: Rabaul Volcano Observatory (RVO).

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According to the Tokyo Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) a possible eruption at the Ivao Group (Russia) may have generated an ash plume that rose 2.7 km above sea level.

The Ivao Group is a group of cinder cones located in the southern part of the uninhabited, volcanic Urup Island, in the Kuril Archipelago, Russia.

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As volcanic activity worldwide does not show significant variations, we can focus on the situation in the Phlegraean Fields (Italy).
In its bulletin of June 2, 2026, the INGV indicates that during the week of May 25-31, 2026, 37
earthquakes of magnitude Md ≥ 0.0 (Mdmax = 1.9 ± 0.3) were located out of a total of 65 events with magnitudes between -0.8 and 1.9. These earthquakes were recorded mainly in the eastern sector of the caldera, corresponding to the Agnano–Solfatara–Pisciarelli area, with some events also located in the Gulf of Pozzuoli. The depth of the hypocenters varies between approximately 0.9 and 4.0 km.
Since the beginning of February 2026, the average rate of
ground uplift in the area of ​​maximum deformation has been approximately 10 ± 3 mm per month.
Geochemical parameters confirm the long-term trend of warming in the hydrothermal system and an increase in gas emission rates. The temperature of the Bocca Grande fumarole in the Solfatara shows an upward trend, reaching approximately 173°C. The Pisciarelli fumarole has an average temperature of around 95°C.
In the conclusion of its report, the INGV indicates that there are no signs of significant changes in activity at Campi Flegrei in the short term.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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