Eruption du Mont Shindake (Japon) // Eruption of Mt Shindake (Japan)

L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique qu’une éruption s’est produite le 11 janvier 2020 à 15 h 05 sur le Mont Shindake sur l’île Kuchinoerabu dans la préfecture de Kagoshima. L’île se trouve à environ 130 km au sud-sud-ouest de la ville de Kagoshima.
Aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat. L’éruption a projeté des matériaux à 300 mètres au-dessus du cratère. Aucune coulée pyroclastique n’a été observée et aucun ordre d’évacuation n’a été émis. C’est la première éruption depuis le 2 février 2019.
La JMA maintient le niveau d’alerte à 3 sur une échelle de 5. Il a été demandé aux randonneurs de ne pas gravir le volcan. Le niveau d’alerte avait été relevé le 2 octobre 2019 en raison d’un séisme majeur.
À la fin du mois de décembre 2019, 100 personnes résidaient officiellement sur l’île qui a une superficie d’environ 36 kilomètres carrés. En mai 2015, tous les habitants de l’île ont été évacués vers l’île de Yakushima, à environ 12 km à l’est, suite à un épisode éruptif accompagné d’explosions.
Source: Agence météorologique japonaise.

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The Japanese Meteorological Agency (JMA) indicates that an eruption occurred on January 11th, 2020 at 3:05 p.m at Mount Shindake on Kuchinoerabu Island in Kagoshima Prefecture. The island is located some 130 km south-southwest of the city of Kagoshima.

There were no immediate reports of injuries. The eruption sent rocks flying 300 metres above the crater. No pyroclastic flow has been observed and no evacuation order was issued. It was the first eruption since February 2nd, 2019.

The JMA maintains the alert level at 3 on a scale of 5. Climbers are asked to refrain from scaling the mountain. The alert level was raised from 2 in October following a major earthquake.

As of the end of December 2019, 100 people were registered as residents on the island, which is about 36 square kilometres in size. In May 2015, all residents of the island were evacuated to Yakushima Island, some 12 km to the east, after explosive eruptions.

Source : Japanese Meteorological Agency.

Image de l’éruption mise en ligne par la JMA

Des volcans jeunes sur Vénus? // Young volcanoes on Venus ?

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous sommes si impatients de trouver des volcans potentiellement actifs sur d’autres planètes alors que nous en savons si peu sur ceux qui existent sur Terre. Nous savons à peine prévoir les éruptions et pas du tout les séismes et nous nous acharnons à étudier le comportement des volcans sur des planètes sur lesquelles nous ne mettrons probablement jamais les pieds!
En lisant le site web space.com, nous apprenons qu’il se pourrait bien que Vénus héberge des volcans potentiellement actifs car des éruptions ont peut-être eu lieu il y a quelques années. C’est la conclusion d’une étude récente publiée dans la revue Science Advances.
Certains signes montrent que Vénus pourrait posséder des volcans actifs. Les scientifiques ont en effet détecté des traces de gaz sulfureux dans son atmosphère. De plus, en analysant en 2010 les données fournies par la sonde Venus Express de l’ESA, ils ont découvert que certaines coulées de lave sur Vénus sont âgées de moins de 2,5 millions d’années, et peut-être même moins de 250 000 ans. Ils ont trouvé des émissions inhabituellement élevées de lumière visible dans le proche infrarouge sur un certain nombre de sites sur Vénus. En théorie, on devrait détecter des émissions plus faibles de cette lumière sur les surfaces les plus anciennes suite à leur longue exposition à l’atmosphère chaude et caustique de Vénus. Les chercheurs ont donc conclu que ces zones d’émissions plus élevées de lumière visible dans le proche infrarouge étaient liées à des coulées de lave récentes. Cependant, leur âge exact reste incertain. En effet, nous ne savons pas à quelle vitesse les roches volcaniques s’altèrent au contact de l’atmosphère très agressive de Vénus et comment ces modifications interagissent avec les émissions de lumière visible dans le proche infrarouge.
Pour voir si les coulées de lave sur Vénus sont récentes, les scientifiques ont fait des expériences avec des cristaux d’olivine. Ils ont chauffé l’olivine dans les conditions d’atmosphère terrestre à l’intérieur d’un four à 900°C maximum pendant un mois. Ils ont découvert que l’olivine se recouvre en quelques jours d’une couche composée essentiellement d’hématite d’un noir rougeâtre rendant certaines caractéristiques de l’olivine plus difficiles à détecter.
Étant donné que le Venus Express de l’ESA – qui a tourné autour de Vénus de 2006 à 2014 – a été capable de détecter des signes réels d’olivine, les dernières expériences laissent supposer que cette olivine provenait d’éruptions volcaniques récentes, sinon, les réactions chimiques avec l’atmosphère de Vénus l’auraient obscurcie.
Les scientifiques poursuivront leurs recherches avec d’autres minéraux volcaniques , mais cette fois dans des conditions semblables à l’atmosphère de Vénus qui est riche en soufre et dioxyde de carbone.
Source: Space.com.

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 I fail to understand why we are so eager to find possibly active volcanoes on other planets while we know so little about volcanoes on Earth. We are not able to predict eruptions or earthquakes and we insist on studying the behaviour of volcanoes on planets we will probably never set foot on!

Reading the website space.com, we learn that Venus may still harbour active volcanoes, with eruptions taking place as recently as a few years ago. This is the conclusion of a new study published in the journal Science Advances.

There are indeed indications that Venus might harbour active volcanoes. Scientists have detected traces of sulphurous gases in its atmosphere. In addition,  researchers analyzing data from ESA’s Venus Express probe in 2010 discovered that some of the lava flows on Venus are less than 2.5 million years old, and possibly even less than 250,000 years old. They found unusually high emissions of visible to near-infrared light from a number of sites on Venus. Surface regions that are old are expected to have lower emissions of such light after long exposure to weathering from Venus’ hot, caustic atmosphere, so these patches of higher emissions were linked to recent lava flows. However, their exact ages remain uncertain. This is because we do not know how quickly volcanic rocks alter in response to Venus’ harsh atmosphere and how such changes influence emissions of visible to near-infrared light.

To see if lava flows on Venus are recent, scientists experimented with crystals of olivine. They heated olivine along with regular Earth air in a furnace up to 900 degrees Celsius for up to a month. They found olivine became coated within days mostly with the reddish-black mineral hematite, which in turn made certain features of olivine more difficult to detect.

Since ESA’s Venus Express – which orbited Venus from 2006 to 2014 – apparently could detect signs of olivine even from orbit, these new findings suggested that such olivine came from volcanic eruptions recently; otherwise, chemical reactions with Venus’ atmosphere would have obscured it.

The scientists will continue their research with other volcanic minerals baked in air more similar to Venus’ atmosphere which is laden with carbon dioxide and sulphur.

Source: Space.com.

Eruption sur Io, la lune de Jupiter (Source: NASA)


Nouvelles des victimes de l’éruption de White Island // News of victims of the White Island eruption

Pour les médias, l’éruption de White Island est définitivement terminée ; « parlons d’autre chose! » Cependant, elle n’est pas vraiment terminée un mois plus tard pour plus d’une douzaine de personnes qui séjournent encore dans les hôpitaux de Nouvelle-Zélande avec de très graves blessures. Quatre patients ont leur pronostic vital engagé. N’oublions pas que deux personnes sont toujours portées disparues et 17 autres ont été tuées lors de la catastrophe.
La recherche des deux personnes disparues a été suspendue le 24 décembre 2019 et les autorités ne sont pas retournées sur l’île depuis la fin de la mission de récupération des corps. L’interdiction d’accès imposée autour de l’île a été levée fin décembre, mais les autorités ont demandé aux gens de ne pas ramasser de fruits de mer dans un rayon de 1 km de White Island à cause de la pollution générée par l’éruption.
Quatre hôpitaux néo-zélandais continuent de soigner 13 victimes de l’éruption. Quatre de ces patients restent dans un état critique ; trois d’entre eux sont en soins intensifs à l’hôpital Middlemore d’Auckland. Les chirurgiens affirment n’avoir jamais vu des brûlures aussi  graves à une telle échelle.
Comme je l’ai écrit précédemment, la peau de donneurs achetée aux États-Unis et en Australie a été utilisée comme greffe temporaire. Elle est maintenant remplacée par la peau des victimes, mais c’est un processus lent car la peau a besoin de temps pour se régénérer. Les opérations sont délicates et complexes.
Treize victimes de l’éruption de White Island rapatriées en décembre sont également toujours traitées dans les unités de grands brûlés des hôpitaux australiens.
Source: The Guardian.

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For the media, the White Island eruption is definitely over, let’s talk about something else! However, it is not over for more than a dozen people still in New Zealand hospitals with life-threatening injuries a month on from the fatal eruption. Four remain in critical condition. We should not forget that two persons are still missing and 17 others were killed during the disaster.

The search for two missing victims was suspended on December 24th, 2019 and authorities have not returned to the island since the recovery mission was completed. The ban placed around the island was lifted late in December, although the ministry of primary industries has warned people not to collect seafood from within a 1 km radius of White Island.

Four New Zealand hospitals have continued to treat 13 victims of the eruption. Four of those patients remain in a critical condition, with three in intensive care at Middlemore hospital in Auckland. Surgeons say they have never experienced multiple serious burns on this scale.

As I put it before, donor skin purchased from the US and Australia was used as a temporary skin graft. This is now being replaced by victims’ own skin, but it is a slow process as skin needs time to grow. The operations are delicate and complex.

Thirteen White Island victims repatriated in December also remain in burns units in Australian hospitals.

Source : The Guardian.

Photo: C. Grandpey

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) [suite / continued]

Le dernier bulletin diffusé par l’OVPF confirme ce que j’écrivais dans la rubrique consacrée au Piton de la Fournaise dans la page « Volcans du monde ». Depuis le 31 décembre 2019, on observe une augmentation de la sismicité. Ainsi, 40 séismes ont été enregistrés au cours de la journée du 7 janvier2020, dont 22 lors d’une courte crise sismique entre 01h28 et 01h44 (heure locale) le 8 janvier. Depuis cette crise, seuls 2 séismes ont été enregistrés. L’OVPF précise que cette diminution est couramment observée suite aux crises sismiques qui relâchent pour un temps l’état de contrainte lié à l’accumulation et la pression exercée pat le magma dans le réservoir.

En parallèle, l’inflation de l’édifice volcanique se poursuit

L’augmentation de la sismicité, couplée à une inflation du volcan, est synonyme de la mise en pression d’une source en profondeur localisée sous les cratères sommitaux.

L’OVPF fait remarquer que ce processus de recharge du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompt, donnant ainsi lieu à une éruption qui peut aussi se produire à très court terme.

Source : OVPF.

La prévision éruptive actuelle ne permet pas d’en savoir et d’en dire plus. Et puis, nous sommes à la Réunion, le mot « imminent » utilisé sur l’île par certains n’a peut-être pas le même sens qu’en métropole…

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The last bulletin released by OVPF confirms what I wrote in the section devoted to Piton de la Fournaise on the « Volcanoes of the world » page. Since December 31st, 2019, there has been an increase in seismicity. For instance, 40 earthquakes were recorded on January 7th, 2020, including 22 during a short seismic crisis between 1:28 am and 1:44 am (local time) on January 8th. Since this crisis, only 2 events have been recorded. OVPF specifies that this decrease is commonly observed following seismic crises which release for a time the stress linked to the accumulation and the pressure exerted by magma on the reservoir.
At the same time, the inflation of the volcanic edifice continues
The increase in seismicity, coupled with inflation of the volcano, is synonymous with the pressurization of a deep source located under the summit craters.
OVPF notes that this process of recharging the surface reservoir can take several days to several weeks before the roof weakens and ruptures, triggering an eruption which can also occur in the very short term.
Source: OVPF.
The current eruptive prediction does not allow us to know and say more. What is more, we are on Reunion Island where the word « imminent » used by some guys may not have the same meaning as on the continent…

Photo: C. Grandpey

White Island (Nouvelle Zélande) : Une histoire de greffes de peau // A story of skin grafts

Comme je l’ai écrit précédemment, les victimes de l’éruption de White Island (Nouvelle-Zélande) ont dû recevoir des greffes de peau. Il a fallu importer des tissus cutanés de l’étranger car les réserves néo-zélandaises n’étaient pas suffisantes.
Les brûlures sont assez fréquentes sur les volcans actifs. Plusieurs de mes amis ont été sérieusement brûlés lorsqu’ils sont tombés dans des marmites de boue en Islande et en Nouvelle-Zélande. D’autres ont subi des brûlures à Hawaï lorsque le sol s’est dérobé sous leurs pieds qui ont plongé dans la lave à plus de 1000 degrés..
Dans la vie domestique, la plupart des brûlures surviennent en été lorsque les gens utilisent des barbecues et à la fin de l’automne lorsqu’ils commencent à faire du feu dans les poêles et cheminées.
Peu de temps après l’éruption de White Island le 9 décembre 2019, les Community Tissue Services basés à Kettering (Ohio) ont reçu une demande urgente de tissus pour effectuer des greffes de peau sur les personnes victimes de la tragédie.
Le 11 décembre 2019, les hôpitaux néo-zélandais disposaient de 120 mètres carrés de peau pour traiter les patients blessés lors de l’éruption. Les Community Tissue Services de l’Ohio avaient déjà fourni environ le quart de ce besoin. La structure américaine compte 615 employés aux États-Unis et gère également des centres de distribution en Californie, au Texas, au Tennessee, en Pennsylvanie et en Oregon, ainsi que deux bureaux satellites en Idaho et en Oregon. L’une des fonctions de la banque de tissus consiste à prélever la peau des donneurs, à la préparer pour les chirurgiens et à l’expédier vers des hôpitaux à travers les Etats-Unis et le monde en général.
En lisant le Dayton Daily News, on apprend qu’un donneur peut être en mesure de fournir en moyenne 0,46 mètre carré de peau. Des tests microbiologiques permettent de déterminer si la personne peut être donneuse ; environ 12% à 15% des donneurs potentiels ne sont pas en mesure de fournir de la peau.
La peau peut être utilisée comme pansement naturel pour les personnes gravement brûlées. Celles souffrant de brûlures superficielles mineures peuvent guérir seules. En revanche, s’il s’agit de plus graves brûlures, les patients vont bénéficier d’une chirurgie de greffe de peau pour une guérison rapide et une meilleure cicatrisation. Un patient peut avoir besoin de plusieurs interventions s’il / elle souffre d’une brûlure importante.
La peau n’est pas seulement une enveloppe d’organe ; c’est aussi un organe important en soi et les greffes peuvent sauver des vies. En effet, lorsque des personnes sont gravement brûlées, elles n’ont plus aucun contrôle de leur température, car c’est la peau qui assure cette fonction. De plus, la peau retient également le fluide et donc l’humidité du corps ; par conséquent, lorsque les médecins recouvrent le corps d’une peau en provenance de donneurs, elle devient une barrière qui aide le fluide à s’équilibrer. Elle représente aussi un obstacle à la contamination bactérienne.
Les greffes de peau préparent également la personne à recevoir les greffes avec sa propre peau. Si quelqu’un a été brûlé à plusieurs degrés, il a d’abord besoin des greffons en provenance de donneurs ; cela provoque une réaction immunitaire du corps et stimule la régénérescences des vaisseaux sanguins. Une fois que les vaisseaux sanguins fonctionnent à nouveau correctement, les médecins commencent à effectuer des greffes avec la propre peau de la personne.
Source: Dayton Daily News, Community Tissue Services.

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As I put it before, the victims of the White Island eruption (New Zealand) had to receive skin grafts. Skin tissues had to be imported from abroad as the NZ reserves were not sufficient.

Burns are quite frequent on active volcanoes. Friends of mine received serious burns when they fell into mudpots in Iceland and New Zealand. Others were burnt in Hawaii when the soil collapsed and their feet plunged into red-hot lava.

In domestic life, most burn injuries occur in the summer when people use barbecues and during late autumn when they start turning their home furnaces on.

Shortly after the White Island eruption on December 9th, 2019, the Community Tissue Services in Kettering (Ohio) received a call for skin grafts that were needed urgently to aid burn victims in the wake of the tragedy.

As of Dec. 11th, 2019, New Zealand providers had 120 square metres of skin to treat patients injured in the eruption and at that point Community Tissue Service has provided about one quarter of that need. The structure has 615 employees in the U.S. and also operates distribution centres in California, Texas, Tennessee, Pennsylvania, and Oregon, and two satellite offices in Idaho and Oregon. One of the tissue bank’s services is harvesting the skin from donors, preparing it for surgeons and shipping it off to everywhere from local hospitals to facilities in other countries.

Reading the Dayton Daily News, we learn that an individual donor might be able to provide an average of 0.46 square metres of skin. Microbiologic tests help determine if the person can be a donor, with about 12% to 15% of would-be donors not able to be a provider of skin.

Skin can be used as a natural dressing for people with serious burns. Persons with smaller, superficial burns can heal on their own. But if they have larger burn wounds, the patients can benefit from skin graft surgery for quick healing and minimal scarring. A patient might need more than one operation if he/she has a large burn.

Skin is not just an organ casing but is an important organ on its own and grafts can be life saving. Indeed, when people are severely burned, they have no control over their temperature because this is what the skin does. Moreover, the skin also retains all the fluid and moisture in the body, so when doctors put the donors’skin, it becomes a barrier that helps the fluid balance. It is also a barrier to bacterial contamination.

The skin grafts also prepare the person to receive his/her own grafts from his/her own skin. If someone has burned through the entire layer of skin, they first need these donor grafts, which cause the body to react with an immune reaction and stimulates formation of new blood vessels

Once the blood vessels are working again, the doctors start using the person’s own skin.

Source: Dayton Daily News, Community Tissue Services.

Photo: C. Grandpey

White Island (Nouvelle Zélande) : Le bilan s’alourdit // The death toll rises

Un rapport de police indique qu’une femme originaire d’Atlanta qui avait été gravement blessée lors de l’éruption de White Island est décédée dimanche à l’hôpital, ce qui porte le nombre de morts à 17. Elle est la sixième personne à mourir dans des hôpitaux de Nouvelle-Zélande et d’Australie au cours des deux semaines depuis l’éruption. Au total, 25 personnes restent hospitalisées et leur pronostic vital reste engagé. Deux personnes sont toujours portées disparues et sont très probablement mortes elles aussi.

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 A police report indicates that an Atlanta woman who was seriously injured in the White Island volcano eruption died on Sunday in hospital, bringing the number of fatalities to 17. She is the sixth person to die in hospitals in New Zealand and Australia in the two weeks since the eruption. A total of 25 remain hospitalized in critical condition. Two people remain missing and are presumed dead.

White Island (Nouvelle Zélande): Pas de nouvelle éruption // No new eruption

Depuis l’éruption du 9 décembre 2019, aucune autre activité éruptive n’a été observée à White Island. Le niveau du tremor reste bas. Cependant, des gaz et de la vapeur à haute température (plus de 650°C) s’échappent des bouches actives à l’arrière du cratère. Des niveaux élevés (~ 15 kg /s) de dioxyde de soufre (SO2) continuent d’être rejetés par le volcan. Les valeurs sont toutefois légèrement inférieures à celles (~ 20 kg /s) mesurées le 12 décembre.
Les scientifiques néo-zélandais expliquent que de nouveaux épisodes éruptifs sont peu probables dans les prochains jours. Cependant, une explosion reste possible dans le secteur de la bouche principale. Elle pourrait se produire sans prévenir, surtout s’il y a un effondrement de matériau instable autour de l’une des bouches actives, ou si les émissions de gaz diminuent considérablement, ce qui permettrait à l’eau de pénétrer dans une bouche.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source: GeoNet.

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Since the eruption of December 9th, 2019, no other eruptive activity has occurred at White Island. The level of volcanic tremor remains low. However, very hot gas and steam (more than 650 °C) is being discharged from active vents at the back of the crater. High levels (~15 kg/s) of sulphur dioxide (SO2) continue to be discharged. The values are slightly lower than those (~20 kg/s) measured on December 12th.

NZ scientists explain that more eruptions are unlikely in the next few days. However, an explosive eruption from the main vent area remains possible and could still occur with no precursory activity, especially if there is a collapse of unstable material around one of the vents, or if the gas emission decreases markedly, allowing water to enter the vent.

The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Orange.

Source : GeoNet.

  Image thermique du cratère de White Island (Source : GeoNet)