Ça va vraiment mal ! // It’s going from bad to worse !

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

Dans un communiqué diffusé le 8 mai, le service européen Copernicus sur le changement climatique indique que la température des océans frôle des records et avril 2026 a été le troisième plus chaud jamais mesuré. C’est le signe que le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité.

D’après les données ERA5, la température moyenne mondiale a atteint 14,89 °C, soit 0,52 °C au-dessus de la normale 1991 2020 et 1,43 °C au-dessus du niveau préindustriel. Une hausse qui s’inscrit dans la continuité des records récents, 2024 restant l’année la plus chaude pour un mois d’avril, suivie de 2025.

Dans le même temps, la température de surface des océans a atteint un niveau inédit pour la saison, avec la deuxième valeur la plus élevée jamais observée. En avril, cette température moyenne de surface a atteint 21 °C dans les régions extrapolaires (60°S 60°N), soit la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée. Seule l’année 2024, marquée par un fort épisode El Niño, fait mieux. De vastes zones du Pacifique équatorial ont même battu des records mensuels, accompagnées de fortes vagues de chaleur marines.

Côté précipitations, l’Europe occidentale et centrale a été plus sèche que la normale, tandis que l’est et le sud est ont connu des conditions plus humides. Ailleurs dans le monde, des phénomènes extrêmes ont marqué le mois d’avril : inondations au Moyen Orient et en Asie, crues soudaines dans la péninsule arabique, mais aussi sécheresse en Afrique australe.

Comme je l’ai écrit dans une note spécifique, la banquise arctique continue de reculer. Son étendue a été la deuxième plus faible jamais mesurée pour un mois d’avril. Cette tendance est observée depuis le début de l’année. En Antarctique, la glace de mer reste également en retrait, à environ 10 % sous la normale.

En toile de fond, les conditions El Niño devraient se développer dans les prochains mois. Il faut donc s’attendre à une hausse des températures globales dans les prochains mois. 2027 inquiète particulièrement les climatologues. facteur susceptible d’accentuer encore les températures globales.

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Je suis très surpris de lire que, selon une étude pilotée par le Programme mondial de recherche sur le climat, le scénario le plus pessimiste prévoyant un réchauffement de notre planète au-delà des cinq degrés à la fin du siècle est désormais « improbable ». On a vu ces dernières années que l’accélération du réchauffement climatique rendait souvent caduques les prévisions du GIEC.

Comme l’indique l’étude, les prévisions actuelles semblent montrer que l’on se dirige vers un réchauffement de +3°C en 2100. Mais affirmer qu’un réchauffement de 5°C est « improbable » est aller un peu vite en besogne car on ne sait absolument pas comment les températures évolueront d’ici là. Comme nos gouvernants ne font rien, ou presque rien, pour infléchir la courbe des émissions et donc des concentrations de CO2 (elle vient de battre un nouveau record avec plus de 433 ppm le 3 mai 2026)., il est peu probable que la tendance s’inversera dans les prochaines décennies.

Selon les auteurs de la dernière étude, la pire de leurs projections (si les émissions de gaz à effet de serre progressent encore fortement) montre que le réchauffement ne dépassera pas quatre degrés Celsius en 2100.

Il est quand même bon de rappeler qu’avec un scénario de hausse de 3°C – prévision actuelle – notre planète continuera d’être confrontée à des événements extrêmes (vagues de chaleur, inondations et sècheresses) de plus en plus sévères.

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In a press release issued on May 8, the European Copernicus Climate Change Service indicated that ocean temperatures are nearing record highs, with April 2026 being the third warmest ever recorded. This is a clear sign that climate change is more real than ever.

According to ERA5 data, the global average temperature reached 14.89°C, 0.52°C above the 1991-2020 average and 1.43°C above pre-industrial levels. This increase is consistent with recent record highs, with 2024 remaining the warmest April on record, followed by 2025.

At the same time, ocean surface temperatures reached an unprecedented level for the season, the second highest value ever observed. In April, the average surface temperature reached 21°C in the extrapolar regions (60°S-60°N), the second highest value ever recorded. Only 2024, marked by a strong El Niño event, surpassed this. Vast areas of the equatorial Pacific even broke monthly records, accompanied by intense marine heatwaves.

Regarding rainfall, Western and Central Europe were drier than normal, while Eastern and Southeastern Europe experienced wetter conditions. Elsewhere in the world, extreme weather events marked April: flooding in the Middle East and Asia, flash floods in the Arabian Peninsula, and drought in Southern Africa.

As I wrote in a separate post, Arctic sea ice continues to retreat. Its extent was the second lowest ever recorded for the month of April. This trend has been observed since the beginning of the year. In Antarctica, sea ice also remains below normal, at about 10% below average.

Against this backdrop, El Niño conditions are expected to develop in the coming months. Therefore, a rise in global temperatures is anticipated in the coming months. 2027 is of particular concern to climatologists, a factor likely to further exacerbate global temperatures.

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I am very surprised to read that, according to a study led by the World Climate Research Programme, the most pessimistic scenario predicting global warming of more than five degrees by the end of the century is now « unlikely. » We have seen in recent years that the acceleration of climate change often renders the IPCC’s predictions obsolete.
As the study indicates, current projections seem to show that we are heading towards a warming of +3°C by 2100. But to claim that a 5°C warming is « unlikely » is jumping the gun a bit, because we have absolutely no idea how temperatures will evolve between now and then. Since our governments are doing nothing, or almost nothing, to bend the curve of CO2 emissions and therefore concentrations (which have just reached a new record), it is unlikely that the trend will reverse in the coming decades.

According to the authors of the latest study, their worst-case scenario (if greenhouse gas emissions continue to rise sharply) shows that warming will not exceed four degrees Celsius by 2100. It is still worth remembering that with a 3°C rise scenario – the current forecast – our planet will continue to face increasingly severe extreme events (heat waves, floods and droughts).

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : bilan de la dernière éruption // Summary of the last eruption

L’OVPF a publié son bilan de l’activité volcanique du mois d’avril 2026, marqué par la fin de l’éruption débutée le 13 février 2026. Après près de deux mois d’activité intense, le volcan vient de repasser en phase de Vigilance du dispositif ORSEC.

Au cours du mois d’avril, les scientifiques ont enregistré une activité sismique soutenue sur le massif : 1 020 séismes volcano-tectoniques superficiels sous les cratères sommitaux Bory et Dolomieu, 64 séismes profonds, 45 séismes de type longue période (LP) ainsi que 607 éboulements. Le trémor volcanique associé à l’éruption s’est finalement arrêté le 12 avril, marquant la fin de l’événement éruptif.

Cette éruption restera toutefois dans les annales par l’ampleur des coulées de lave. Un mois après le début de l’éruption, le 13 mars à 8h02, une coulée du bras sud a atteint la RN2 après avoir parcouru plus de sept kilomètres depuis le point d’émission. Dans la nuit du 16 mars, la lave a finalement rejoint l’océan après avoir franchi environ 825 mètres supplémentaires.

Au contact de l’eau, une plateforme volcanique s’est formée. Le phénomène s’est accompagné de la formation d’un important nuage composé de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique et de particules fines, un « laze » en langage volcanique. La plateforme n’a plus été alimentée après le 30 mars. En revanche, la lave a de nouveau coupé la RN2 les 1er et 2 avril, environ 300 mètres plus au sud du premier point de franchissement.

Source: OVPF

Selon les estimations de l’OVPF, le volume total de lave émis en surface au cours de l’éruption est compris entre 29,9 et 36,7 millions de mètres cubes. La plateforme formée en mer couvre une surface d’environ 8,5 hectares gagnés sur l’océan. Comme on l’a observée à plusieurs reprises à HawaÏ, cette plateforme est déjà soumise à l’érosion provoquée par la houle.

Source : OVPF.

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The Piton de la Fournaise Volcano Observatory (OVPF) has published its summary of volcanic activity for April 2026, marked by the end of the eruption that began on February 13, 2026. After nearly two months of intense activity, the volcano has returned to the Vigilance phase of the ORSEC emergency response plan.
During April, scientists recorded sustained seismic activity with 1,020 shallow volcano-tectonic earthquakes beneath the summit craters Bory and Dolomieu, 64 deep earthquakes, 45 long-period (LP) earthquakes, and 607 rockfalls. The volcanic tremor associated with the eruption finally ceased on April 12, marking the end of the eruptive event.
This eruption will be remembered for the scale of the lava flows. One month after the start of the eruption, on March 13 at 8:02 a.m., a lava flow from the southern arm reached the RN2 highway after traveling more than seven kilometers from the point of origin. During the night of March 16, the lava finally reached the ocean after traveling approximately 825 meters further.
Upon contact with the water, a volcanic platform formed. This phenomenon generated a large cloud composed of water vapor, hydrochloric acid, and fine particles—a « laze » in volcanic terminology. The platform was no longer fed after March 30. However, the lava again cut off the RN2 on April 1 and 2, about 300 meters further south of the first point of impact.
According to estimates by the OVPF, the total volume of lava emitted at the surface during the eruption is between 29.9 and 36.7 million cubic meters. The platform formed at sea covers an area of ​​approximately 8.5 hectares reclaimed from the ocean. As has been observed repeatedly in Hawaii, this platform is already subject to erosion caused by waves.
Source: OVPF.