Séisme, tsunami, glissements de terrain sur le Lac Taupo (Nouvelle Zélande) // Earthquake, tsunami, landslides on Lake Taupo (New Zealand)

Voici quelques détails supplémentaires sur le séisme et les nombreuses répliques qui ont été enregistrés dans le secteur du volcan Taupo fin novembre 2022. J’ai décrit l’événement dans une note publié le 8 décembre 2022 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/08/lactivite-sismique-et-ses-consequences-sur-le-lac-taupo-nouvelle-zelande-seismic-activity-and-its-consequences-on-lake- taupo-nouvelle-zelande/

Dans sa dernière mise à jour publiée le 14 décembre 2022, GeoNet explique que la magnitude initiale de M 5,6 a été relevée à M5,7. Du 30 novembre au 14 décembre, 680 répliques ont été enregistrées, la dernière avec une magnitude de M 3,4 le 12 décembre. L’intensité et la fréquence des répliques ont commencé à diminuer mais devraient se poursuivre pendant plusieurs semaines
En plus de la sismicité, l’instrument GPS installé sur le récif Horomatangi s’est soulevé de 18 cm pendant le séisme et s’est déplacé de 25 cm vers le sud-est. C’est le plus grand mouvement de terrain jamais enregistré à cet endroit. De plus, il y a eu une déformation post-sismique de 4 cm vers le sud-est sur le récif dans la semaine qui a suivi le séisme.
Un petit tsunami a été généré dans le lac Taupo la nuit du séisme de M 5,7. Les vagues ont traversé le lac et déferlé de quelques mètres sur de nombreuses plages. La vague la plus importante a été observée à Wharewaka Point, où la plage a été recouverte sur une vingtaine de mètres. Le tsunami a pu être causé par un possible glissement de terrain sous la surface du lac. La vague a eu moins d’impact sur les rives nord et peu ou pas sur les rives ouest.
Plus de 30 glissements de terrain ont été déclenchés par le séisme de M 5,7. La plupart d’entre eux étaient de faible ampleur sur des pentes abruptes à proximité des routes. Les chutes de pierres les plus importantes ont été identifiées près de l’épicentre du séisme. Une portion de plusieurs centaines de mètres de falaise s’est effondrée dans le lac.
Outre les chutes de pierres, le mouvement de terrain le plus remarquable déclenché par le séisme a été localisé à plus de 15 km au nord de l’épicentre, à Wharewaka Point. Il est possible qu’un glissement de terrain sous la surface du lac se soit produit au niveau de la plage, ce qui a provoqué l’affaissement de 170 m du rivage dans le lac, avec un recul d’une vingtaine de mètres. La situation est en cours d’étude, mais il est possible que l’effondrement de la plage dans le lac ait généré le tsunami local.
Les glissements de terrain sous-marins sont parmi les plus importants sur Terre et peuvent déclencher des tsunamis. Cependant, il n’y a actuellement aucune preuve que le glissement de terrain de Wharewaka Point a généré le tsunami dans le lac Taupo.
Une activité volcanique mineure est en cours sur le volcan Taupo depuis mai 2022, et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 1 en septembre 2022.
L’activité sismique récente se situe dans la fourchette prévue par GeoNet et correspond à une activité volcanique mineure. Selon les scientifiques, cette activité ne justifie pas un passage à un niveau d’alerte volcanique plus élevé.
Source : GeoNet, The Watchers.

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Here are some more details about the earthquake and numerous aftershocks that were registered at Taupo volcano at the end of November 2022. I described the event in a post released on December 8th, 2022 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/08/lactivite-sismique-et-ses-consequences-sur-le-lac-taupo-nouvelle-zelande-seismic-activity-and-its-consequences-on-lake-taupo-new-zealand/

In its latest update released on December 14th, 2022, GeoNet explains that the initially reported magnitude of M 5.6 was increased to M5.7. From November 30th to December 14th, 680 aftershocks were located, with the most recent event with a magnitude of M 3.4 on December 12th. The magnitude and rate of aftershocks have started to decline but are expected to continue for several weeks

In addition to the shaking of the ground, the GPS instrument at Horomatangi reef moved 18 cm upwards during the earthquake and 25 cm to the southeast, which is the largest ever recorded ground movement at this location. Moreover, there was a post-seismic deformation of 4 cm to the southeast in the week following the earthquake at Horomatangi reef .

A small tsunami was generated in Lake Taupō on the night of the M 5.7 earthquake. The waves traveled across the lake and surged a few meters across many beaches. The larger surge occured at Wharewaka Point, where the beach retreated by some 20 m. Thetsunami may have been caused by a possible underwater landslide. The tsunami had less impact on the northern shores and little or no change was seen on the western shores.

More than 30 landslide events have been triggered by the M 5.7 earthquake. Most of them were small slips on steep cut slopes close to roads while larger rockfalls were identified closer to the earthquake epicenter. A several-hundred-meter-long section of the cliffs collapsed into the lake.

Aside from the rockfalls, the most notable single earthquake-triggered land movement, was located over 15 km north of the epicenter, at Wharewaka Point.

It is possible an underwater landslide occurred at the location of the popular swimming beach, causing 170 m of the shoreline to subside into the lake, with a maximum retreat of up to 20 meters. Whilst still under investigation it is possible that the collapse of the beach into the lake drew water in behind it, generating the local tsunami.

Underwater landslides are known to be some of the largest landslides on Earth and can trigger tsunamis, however, there is currently no evidence to suggest the Wharewaka Point landslide generated the larger lake-wide tsunami.

Minor volcanic unrest has been ongoing at Taupo Volcano since May 2022, and the Volcanic Activity Level was raised to 1 in September 2022.

The recent earthquake activity is within the range that had previously been anticipated and is consistent with minor volcanic unrest. This activity does not warrant a move to a higher volcanic alert level.

Source: GeoNet, The Watchers.

On peut voir sur cette image la zone de débris (ligne jaune) déposée à Wharewaka Point par le tsunami du 30 novembre. La ligne rouge symbolise le rivage avant le 30 novembre 2022. (Source : GNS Science).

Météo et climat : ne pas confondre !

A en juger par les commentaires sur les réseaux sociaux – Facebook en particulier – beaucoup de gens ont encore des doutes sur l’existence du réchauffement climatique. Il suffit que notre pays traverse une période un peu froide pour que ces mêmes personnes se posent des questions sur la hausse des températures sur notre planète. Qu’elles aillent donc demander ce qu’en pensent les responsables des stations de sports d’hiver qui reculent leur date d’ouverture les uns après les autres. Et ce n’est pas fini au vu du redoux significatif prévu la semaine prochaine.

Il faudrait que ces négationnistes en herbe apprennent avant tout à faire la différence entre les mots « météo » et « climat ». La météo s’intéresse au temps qu’il va faire à court terme alors que le climat couvre des périodes beaucoup plus longues comme une décennie ou un siècle. Ainsi, on s’aperçoit qu’aujourd’hui, la température moyenne d’un mois de janvier en France est 1,34°C plus élevée qu’il y a 100 ans, malgré des périodes de froid exceptionnelles comme au mois de janvier 1985.

Voilà pourquoi la météo et le climat sont deux choses bien différentes. Dire que le réchauffement climatique n’existe pas simplement parce qu’il fait froid dehors n’est pas très futé !

Le réchauffement climatique est un phénomène progressif, même si les statistiques actuelles montent qu’il a tendance à s’accélérer – il faut le noter – parallèlement aux concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère. Il ne fait guère de doute que les banquises polaires et nos glaciers vont continuer à fondre. Les chutes de neige en montagne vont prendre de l’altitude. C’est pour cela que les stations de basse et moyenne altitude, les plus exposées au réchauffement climatique, ont intérêt à se diversifier rapidement si elles ne veulent pas connaître de graves difficultés.

J’ai indiqué sur ce blog le 7 décembre dernier que 2022 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en France, malgré la fraîcheur de ce mois de décembre. La moyenne sera comprise entre 14,2°C et 14,6°C.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/07/2022-lannee-la-plus-chaude-en-france-2022-the-hottest-year-in-france/

Donc plus de doute à avoir, le réchauffement climatique est là et même bien là, peu importe le temps qu’il fait dehors !

La Mer de Glace et les autres glaciers vont continuer à reculer et s’amincir. Gare à l’alimentation en eau dans certaines régions du monde!

Mon livre « Glaciers en Péril » (15 euros sur commande; 10 euros lors de mes conférences) reste plus que jamais d’actualité!

L’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai ne cesse de surprendre // The Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai eruption was really amazing

Des mois après qu’elle se soit produite (15 janvier 2022), l’éruption du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai intrigue toujours la communauté scientifique car sa puissance n’avait jamais été observée à l’occasion d’autres éruptions sur Terre.
Une analyse des ondes sismiques a révélé quatre événements qui ont été interprétés comme de puissantes poussées de roche en fusion sous le volcan. En l’espace de cinq minutes, chacun de ces coups de boutoir a probablement développé une force d’un milliard de tonnes.
Comme je l’ai écrit précédemment, le Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai a généré la plus grande explosion atmosphérique jamais enregistrée par l’instrumentation moderne. Elle a déplacé environ 10 kilomètres cubes de roche, de cendres et de sédiments. Une grande partie a été évacuée par la caldeira du volcan et a été propulsée directement dans le ciel.
Des scientifiques se sont réunis à Chicago lors de la réunion d’automne de l’American Geophysical Union (AGU) pour comparer les derniers résultats de leurs études à propos de cette éruption hors du commun.
Un scientifique de l’Université de Houston (Texas) a détaillé l’analyse, par son équipe, des ondes sismiques qui ont accompagné l’événement de magnitude M 5,8 et qui se sont propagées pendant un peu plus de 10 minutes après le début de l’éruption. Ces signaux ont été captés par plus de 400 stations à travers le monde. Le chercheur les attribue à une poussée magmatique qui a percuté la base de la caldeira. Il semble qu’une nouvelle arrivée de magma ait tout à coup atteint la chambre magmatique et l’ait mise en surpression. Il ajoute : « Le magma a surgi à grande vitesse, comme un train qui aurait percuté un mur. Le phénomène s’est produit à quatre reprises en 300 secondes. »
Les satellites ont montré que les cendres du Hunga-Tonga ont atteint une altitude de 57 km; c’est le panache volcanique le plus élevé jamais enregistré. De nouvelles données présentées lors de la réunion de l’AGU ont indiqué que les cendres sont montées jusque dans l’espace. En effet, les capteurs des satellites de l’agence spatiale américaine et de l’US Air Force qui mesurent le rayonnement ultraviolet lointain du Soleil ont détecté dans leurs données un fort coefficient d’absorption à une altitude supérieure à 100 km, ce qui correspond à la ligne Karman, la frontière avec l’espace.
Les analyses de l’éruption ont également révélé que le volcan avait envoyé dans l’espace une masse de vapeur d’eau estimée entre 20 000 à 200 000 tonnes. Les scientifiques expliquent qu’il n’est pas surprenant qu’un volcan sous-marin envoie de l’eau dans le ciel lors d’une éruption, mais la hauteur atteinte par cette eau défie l’entendement.

Cette eau a de toute évidence contribué à créer les conditions nécessaires à la plus grande concentration de foudre jamais détectée. Le panache de l’éruption du Hunga-Tonga a produit 400 000 éclairs le 15 janvier, avec jusqu’à 5 000 à 5 200 événements par minute. C’est un ordre de grandeur supérieur à celui observé pendant les orages supercellulaires qui sont parmi les plus puissants sur Terre. La concentration d’éclairs était si élevée qu’elle a saturé les capteurs. Le nombre de 400 000 est donc très probablement en dessous de la vérité.
Une conséquence remarquable de tous ces éclairs est qu’ils ont produit un flash de rayons gamma détecté par un satellite de la NASA qui recherche dans l’Univers ces émissions à haute énergie. Elles sont censées provenir de trous noirs lointains ou d’explosions d’étoiles. C’était la première fois que le vaisseau spatial Fermi captait un tel flzsh en provenance d’un volcan sur Terre. Cela confirme le caractère extrême et exceptionnel de l’éruption Hunga-Tonga.
Source : la BBC.

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Months after it happened on January 15th 2022, the eruption of Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai summarine volcano still puzzles scientists around the word as its power had never been observed on other eruptiond on Earth.

An analysis of seismic waves has revealed four individual events that are interpreted to be thrusts of molten rock beneath the underwater mountain. Occurring within a five-minute period, each of these blows is calculated to have had a force of a billion tonnes.

As I put it previously, the seamount produced the biggest atmospheric explosion ever recorded by modern instrumentation. It displaced some 10 cubic kilometers of rock, ash and sediment, much of it exiting through the volcano’s caldera, to shoot straight up into the sky.

Scientists have gathered in Chicago at the American Geophysical Union (AGU) Fall Meeting to compare the latest results of their investigations into what happened.

A scientist from the University of Houston (Texas) detailed his team’s analysis of the Magnitude 5.8 seismic waves generated just over 10 minutes into the climactic eruption. These signals were picked up at more than 400 monitoring stations around the globe. The researcher attributes them to a pulse of magma moving up from below the mountain and hitting the base of the caldera. It looked as if a new batch of magma had suddenly just reached into the magma chamber and over-pressured the chamber. He adds : « The pulse of the magma was travelling up at high speed and it was like a train hitting the base of the wall. It hammered four times within 300 seconds. »

Ash from Hunga-Tonga was measured by weather satellites to have travelled 57 km above the Earth’s surface, the highest ever recorded volcanic plume. But new data presented at the AGU meeting indicated the disturbance went higher still, all the way to space. Sensors on US space agency and US Air Force satellites that measure far-ultraviolet radiation from the Sun noticed a strong absorption feature in their data correlated to an altitude above 100 km, which corresponds to the Karman Line, the recognised boundary to space.

Analyses of the eruption aloso revealed that the volcano sent into space a mass o water vapour estimated between 20,000 to 200,000 tonnes. Scientists say that a submarine volcano throwing so much water into the sky during an eruption is not a surprise, but the height to which that water travelled is. This water also clearly played a role in creating the conditions necessary to generate the greatest concentration of lightning ever detected. The Hunga-Tonga eruption plume produced 400,000 lightning events on January 15th, with rates of up to 5,000 to 5,200 events per minute. This is an order of magnitude higher than the one observed in super-cell thunderstorms, some of the strongest thunderstorms that exist on Earth. The rates were so high that they saturated the sensors. The 400,000 number is most probably below the truth.

One remarkable consequence of all this lightning is that it produced a gamma-ray flash detected by a Nasa satellite that normally looks out into the Universe for such high-energy emissions. These are expected to come from far-off black holes or exploding stars. This was the first time the Fermi spacecraft had caught a flash coming from a volcano on Earth. This confirms the extreme and exceptional nature of the Hunga-Tonga eruption.

Source: The BBC.

Images montrant l’étendue du nuage de cendres au moment de l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

A Hawaii, l’éruption du Kilauea est officiellement terminée. Selon la dernière mise à jour du Hawaiian Volcano Observatory (HVO), le Kilauea n’est plus en éruption. L’alimentation du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a cessé le 9 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de Watch (Vigilance) à Advisory (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne d’Orange à Jaune. Il faut toutefois noter que les schémas de sismicité et de déformation restent instables, ce qui signifie que l’éruption pourrait reprendre ou qu’une nouvelle éruption pourrait se produire au sommet ou à proximité du sommet du Kilauea.

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Le 14 décembre 2022, le HVO a publié une mise à jour indiquant que l’activité éruptive n’a pas repris au sommet du Kilauea. Un ‘renversement passif’ du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a toutefois commencé juste avant midi et s’est poursuivi jusqu’à environ 16 heures le 14 décembre, ce qui a fait remonter de la lave à la surface du lac. Les renversements passifs ne sont pas rares lors du refroidissement des lacs de lave et cette activité peut se répéter au cours des prochaines semaines. (NDLR : Elle se produit lorsque la croûte de l’ancien lac s’affaisse et exerce une pression qui fait remonter la lave encore présente en dessous). Cependant, il n’y a pas eu de reprise du tremor éruptif, de dégazage ou de réapparition de la lave au niveau de la bouche éruptive dans la partie ouest du cratère.

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L’éruption du Mauna Loa (Hawaii) est également terminée. L’alimentation en lave de la bouche éruptive sur la Fracture n°3 dans la zone de rift nord-est a cessé le 10 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. Le tremor volcanique et la sismicité associée à l’éruption ont fortement diminué.
En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de WATCH (Vigilance) à ADVISORY (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne de ORANGE à JAUNE.
Des points d’incandescence peuvent subsister au niveau de la Fracture n°3, le long des chenaux de lave et sur le front de coulée pendant des jours ou des semaines au fur et à mesure que les coulées de lave se refroidissent. Cependant, l’activité éruptive ne devrait pas reprendre si l’on se réfère au comportement éruptif passé du Mauna Loa. L’inflation se poursuit au sommet et dans la zone de rift nord-est.

 

Aucune activité n’est observée dans la Fracture n°3 sur le Mauna Loa (Crédit photo: HVO)

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Stratovolcan andésitique à dacitique, le Láscar est le volcan le plus actif des Andes chiliennes septentrionales. Une forte explosion vulcanienne a secoué le Lascar à 15h36 (UTC) le 10 décembre 2022. Les observatoires locaux indiquent que le niveau d’alerte est passé à Jaune.
L’éruption a généré une colonne éruptive qui a atteint 6 000 m au-dessus du niveau du cratère, soit 11,5 km au-dessus du niveau de la mer.
L’explosion a généré des coulées pyroclastiques qui ont affecté sur de courtes distances les secteurs proches du cratère sur les flancs nord et sud-est du volcan.
Compte tenu de l’histoire éruptive du Lascar, d’autres explosions ne peuvent être exclues avec une zone de danger potentiel de 3 km autour du cratère actif du volcan.
Le dernier épisode éruptif du Lascar a duré du 30 octobre 2015 au 2 avril 2017, avec un VEI 2.
Source : OAVV, The Watchers.
Voici une courte vidéo de l’éruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

 

Vue de l’éruption du 10 décembre 2022 (Crédit photo: OAVV)

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L’éruption du Fuego (Guatemala) continue mais s’est intensifiée le 11 décembre 2022, avec de fortes explosions, de volumineux panaches de cendres et une coulée de lave qui a parcouru 800 mètres dans la ravine Ceniza. Les panaches de cendres ont atteint plus de 7 kilomètres d’altitude.
Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 12 décembre, atteignant 4,6 km au-dessus du niveau de la mer.
En raison des abondantes quantités de cendres émises par l’éruption, le plus grand aéroport du pays et une route majeure ont été fermés le 11 décembre. Les habitants et les touristes doivent se tenir à l’écart des ravines. Des retombées de cendres peuvent affecter les localités sous le vent.
Tout le monde a encore en tête l’éruption du 3 juin 2018 qui a officiellement causé la mort d’au moins 190 personnes, avec 256 disparus. La population locale, quant à elle, estime qu’environ 2 000 personnes ont été ensevelies sous les coulées pyroclastiques. Une organisation locale a déclaré que jusqu’à 2 900 personnes ont probablement péri.
Source : médias d’information guatémaltèques.

 

Eruption du Fuego le 12 décembre 2022 (Source: Teledos)

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Les villageois continuent d’être impactés par les effondrements et les coulées pyroclastiques sur le flanc SE du Semeru (Indonésie). 781 personnes vivent encore dans 21 hébergements provisoires. De fortes retombées de cendres ont empêché les secours d’atteindre facilement Pronojiwo, qui est le village le plus touché.
La lave continue d’être émise pas une bouche au sommet du volcan, bien que l’activité ait globalement diminué. Des anomalies thermiques sont toujours observées sur les images satellites, mais leur intensité a diminué elle aussi. L’amplitude de déformation de l’édifice volcanique a également diminué. Des coulées pyroclastiques continuent d’être observées sur 6 km sur le flanc SE. En raison de la diminution de l’activité, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 3 le 9 décembre 2022. Le public est prié de rester loin du sommet et à au moins 17 km de ce dernier le long des ravines en raison des risques de lahars, d’avalanches et coulées pyroclastiques.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Cotopaxi (Équateur) se poursuit avec des émissions de vapeur et de gaz et parfois de cendres. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne de 665 à 2 745 tonnes par jour. Les panaches éruptifs s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Desretombées de cendres mineures sont signalées dans les villages sous le vent.
Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Instituto Geofísico del Perú (IGP) signale des niveaux d’activité modérés sur le Sabancaya, avec une moyenne quotidienne de 40 explosions. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Hawaii, the eruption of Kilauea is officially over. According to the latest update from the Hawaiian Volcano Observatory (HVO),Kilauea is no longer erupting. Lava supply to the Halemaʻumaʻu lava lake ceased on December 9th, 2022. SO2 emissions have decreased to near pre-eruption background levels. Accordingly, HVO is lowering the Volcano Alert Level from Watch to Advisory and the Aviation Color Code from Orange to Yellow. However, seismicity and deformation patterns remain unsettled, which means the eruption might resume or a new eruption can occur at or near the summit of Kilauea.

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On December 14th, 2022, HVO released an update indicating that eruptive activity has not resumed at the summit of Kīlauea. A passive overturn of the lava lake in Halema’uma’u Crater began just before noon and continued until about 4 p.m. on December 14th, exposing new lava at the surface of the lake. Passive overturns are not uncommon in cooling lava lakes and this activity may be repeated during the next several weeks. However, there has been no resumption of the eruptive tremor, strong degassing, or supply of lava from the west vent.

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The eruption of Mauna Loa is over too. Lava supply to the fissure 3 vent on the Northeast Rift Zone ceased on December 10th, 2022. SO2 emissions have decreased to pre-eruption levels. The volcanic tremor and the seismicitys associated with the eruption are greatly diminished.

Accordingly, HVO has lowered the Volcano Alert Level from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

Spots of incandescence may remain near the vent, along channels, and at the flow front for days or weeks as the lava flows cool. However, eruptive activity is not expected to return based on past eruptive behaviour. Summit and Northeast Rift Zone inflation continues.

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An andesitic-to-dacitic stratovolcano, Láscar is the most active volcano of the northern Chilean Andes. A strong vulcanian explosion shook Lascar at 15:36 (UTC) on December 10th, 2022.

Local observatories indicate that the alert level was increased to Yellow.

The eruption generated an eruptive column that reached 6 000 m above the crater level, or 11.5 km above sea level.

The explosion generated short-range pyroclastic flows that affected the sectors near the crater on the north and southeast flanks of the volcano.

Considering Lascar’s eruptive history, more explosions cannot be excluded with a potential danger area of 3 km around the active crater of the volcano.

The last eruptive episode on Lascar lasted from October 30th, 2015 to April 2nd, 2017, with a VEI 2.

Source: OAVV, The Watchers.

Here is a short videi of the eruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

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Fuego (Guatemala) is still erupting but activity increased on December 11th, 2022, producing intense explosions, heavy ash and a lava flow that travelled 800 meters in the Ceniza drainage. The ash plumes reached more than 7 kilometers above sea level.

Ash emissions continued into December 12th, rising up to 4.6 km a.s.l.

Because of all the ash produced by the eruption, the country’s largest airport and a major highway were closed on December 11th. Residents and tourists are urged to stay away from the drainages. Ashfall may affect downwind municipalities.

Everybody has still in mind the eruption of June 3rd, 2018 which officially caused the deaths of at least 190 people, with at least 256 more missing.However, local residents estimate that approximately 2 000 people have been buried beneath pyroclastic flows A local organization said that up to 2 900 people may have died.

Source: Guatemalan news media.

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Residents continue to be impacted by the collapses and large pyroclastic flows on Semeru’s SE flank (Indonesia). 781 people arestill living in 21 evacuation shelters. Heavy ashfall prevented aid from easily reaching Pronojiwo which is the worst affected village.
Lava continues to erupt from the summit vent, though activity generally declined. Thermal anomalies are still identified in satellite images, though their intensity had decreased. The rate of deformation has also declined. Pyroclastic flows continue to be observed over 6 km down the SE flank. Owing to te decrease in activity, the Alert Level was lowered to 3 on DEcember 9th, 2022. The public is asked to stay away from the summit and from drainages within 17 km of the summit due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues with steam-and-gas emissions and occasional ash emissions. SO2 emissions average 665-2,745 tons per day. The eruption plumes rise as high as 2 km above the crater. Minor ashfall is reported in downwind villages.

The Alert Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source: Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm