La vie à proximité du Cotopaxi (Equateur) // Life close to Cotopaxi (Ecuador)

drapeau francaisAljazeera a récemment mis en ligne sur son site Internet un article très intéressant sur la vie dans un village proche du Cotopaxi qui domine la région de ses 5897 mètres. Le volcan a montré des signes récents d’activité (voir mes notes entre juin et septembre 2015) et les volcanologues locaux pensent qu’une éruption majeure peut se produire à court terme. Voici un résumé de l’article dont l’intégralité (en anglais) se trouve à cette adresse:
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

La dernière éruption majeure du Cotopaxi a eu lieu en juin 1877. Le contexte historique doit être pris en compte. En effet, à cette époque, les églises de Quito, la capitale, étaient silencieuses et leurs portes fermées à clé. Le chef par intérim de l’église avait été contraint à l’exil par le dictateur militaire, le général Ignacio de Veintemilla, que les gens avaient soupçonné d’avoir assassiné l’archevêque de Quito en introduisant du poison dans le vin de son calice pendant les prières du Vendredi Saint. Les habitants de Quito l’évitaient et le craignaient. Un an auparavant, le général avait accédé au pouvoir au cours d’un violent coup d’état suivi d’une guerre civile de trois mois contre les forces fidèles au président déchu, Antonio Borrero.

Le matin du 26 juin 1877, une éruption majeure secoua le Cotopaxi. Selon l’article d’Aljazeera, «le volcan a déversé des torrents d’eau, de gaz très chaud et des roches qui ont détruit les usines et les terres agricoles, ainsi que les villages et les bourgades. Une avalanche de boue a rempli et fait déborder les rivières à proximité. Il a fallu à peine plus de 30 minutes à cette avalanche de matériaux pour atteindre Latacunga, la ville la plus proche, et moins de 18 heures pour atteindre la côte Pacifique. »

Bien que Quito ait été épargnée par cette avalanche de matériaux, la ville est restée dans l’obscurité complète et a été recouverte d’une fine couche de cendre. Un historien local explique que «les habitants de Quito ont été choqués d’apprendre que, en plus des victimes des affrontements avec l’armée de la dictature, de nombreuses personnes étaient mortes à cause des coulées de boue qui recouvraient la partie centrale de Los Chillos Valley où les familles riches avaient leurs haciendas. » On estime qu’au moins 1000 personnes ont perdu la vie et des millions de dollars de biens ont disparu à jamais. Ce fut la dernière éruption majeure du Cotopaxi.

138 ans plus tard, aux premières heures du 21 août 2015, cinq explosions se firent entendre au sommet du Cotopaxi, avec un panache de cendre de cinq kilomètres de hauteur au-dessus du cratère. Aucune éruption majeure n’a été observée depuis ce jour-là, mais les abords du volcan ont été désignés comme « zones à risques » et les 90 000 personnes qui y vivent sont en alerte jaune et doivent se préparer au pire.

Mulalo est une bourgade agricole située à 30 km du Cotopaxi. Un panneau vert sur lequel ont peut lire Evacuación Hacia (Vers l’évacuation) a été apposé au bord de la route. Il montre la direction de Tanicuchi, à 580 mètres, que le gouvernement a désigné comme point de rassemblement dans l’éventualité d’une éruption. On peut voir de gros blocs volcaniques le long des routes. Ils rappellent la catastrophe de 1877.
Aujourd’hui, Mulalo, 12 000 habitants, ressemble à une ville fantôme, avec des rangées de petites maisons abandonnées et des drapeaux rouges qui flottent sur leurs toits pour signaler que l’on entre dans la « zone à risques ». Quelque 4 000 personnes ont quitté Mulalo dès que le Cotopaxi a vomi de la cendre au mois d’août et seulement 40 pour cent d’entre elles sont revenues dans leurs maisons. La ville est très calme avec un petit nombre de magasins ouverts et une école où une poignée d’enfants fréquentent encore des classes.

Avant le mois d’août, il y avait 800 élèves dans l’école mais près de 200 d’entre eux sont partis avec leurs familles dans des villes voisines. Un médecin dit que la cendre cause des problèmes chez les enfants, avec de nombreux cas d’allergies. Près de 80 pour cent des gosses souffrent de conjonctivite à cause de la cendre. Il y a des pièces de sécurité où les enfants  peuvent venir se réfugier en cas de chute de cendre. Si une éruption plus importante devait se produire, les enseignants sont censés escorter les enfants jusqu’à la zone de sécurité la plus proche – à 20 minutes à pied – où ils retrouveront leurs parents avant de se diriger vers d’autres zones de sécurité qui ont été établies en fonction de l’impact des éruptions précédentes.

Cela fait plus de sept mois que le Cotopaxi émet de la cendre. Des réseaux de sirènes ont été installés et des bénévoles ont été équipés de talkies-walkies. Ils seront informés par SMS en cas de changement du niveau d’alerte du volcan. En cas d’alerte rouge, ils devront faire du porte à porte pour alerter les habitants.
Des exercices de simulation ont été effectués dans trois provinces situées dans la zone à risques, avec des sirènes et des annonces dans différentes langues. Les services responsables de l’approvisionnement en eau portable, des itinéraires d’évacuation, des écoles et de la santé publique ont tous participé à ces exercices. Un budget de plus de 67 millions de dollars a été alloué à des mesures d’urgence en cas d’éruption.
Au pied du versant sud du Cotopaxi, il y a des dizaines de petites communautés agricoles dont les maisons sont loin des zones d’évacuation. Ainsi, à San Ramon, les habitants disent que seules 20 familles sur les 150 qui vivaient ici ont choisi de rester sur place. Beaucoup sont des personnes âgées et trop fragiles pour fuir par leurs propres moyens si le volcan entrait en éruption. La plupart espèrent que des membres de leurs familles seront assez proches pour les aider à atteindre les zones de sécurité dans de telles circonstances.

Les conséquences économiques d’une éruption majeure du Cotopaxi seraient catastrophiques pour la région. Les abords du volcan possèdent de vastes plantations de fleurs. Cette région de l’Equateur produit des millions de fleurs qui, fraîchement coupées, se vendent sur les marchés internationaux. Le pays est le troisième exportateur mondial de fleurs coupées, dont les trois quarts sont des roses. Après les premières émissions de cendre en août, des milliers de roses ont été salies, ce qui les a rendues impropres à l’exportation. Les propriétaires des plantations ont perdu des milliers de dollars.
Les éleveurs ont connu une diminution de la production de lait lorsque la cendre a détruit des hectares de pâturages en août. Certains d’entre eux ont été contraints de vendre et parfois d’abattre leur bétail. Le Ministère de l’Agriculture a envoyé des unités vétérinaires mobiles dans les régions touchées et distribué des tonnes d’aliments pour le bétail. Plusieurs grandes fermes ont déjà déplacé leur bétail vers d’autres secteurs, avec parfois l’aide de parents qui possèdent des fermes en dehors des zones à risques.

Le Cotopaxi est l’un des volcans les plus surveillés d’Amérique du Sud. Les scientifiques de l’Instituto Geofisico utilisent des caméras, des capteurs et des sismomètres pour détecter la moindre activité. Il faut espérer que les populations auront suffisamment de temps pour déguerpir en cas d’éruption majeure du volcan!

———————————–

drapeau anglaisThe Aljazeera website has recently released a very interesting article about life in a village close to Cotopaxi. The volcano has shown recent signs of activity (see my posts between June and September 2015) and local volcanologists think a major eruption might occur in the short term. Here is a summary of the article that can be found (in English) at this address:

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

Cotopaxi’s last eruption was in June 1877. The historical context needs to be taken into account. By that time, in Quito, the churches were silent and the doors remained locked. The interim head of the church had been forced into exile by the military dictator, General Ignacio de Veintemilla, who people suspected of murdering the Archbishop of Quito by lacing his chalice of wine with poison during the Good Friday prayers. Residents of Quito shunned and feared him. A year before, the general had ridden to power through a violent coup and a three-month civil war with forces loyal to the deposed president, Antonio Borrero.

On the morning of June 26th 1877, a major eruption shook Cotopaxi. According to the article, “torrents of water, hot gas and rock poured down, destroying factories and farmland, villages and small towns. An avalanche of mud filled nearby rivers, bursting their banks. It took just over 30 minutes for the debris to reach the nearest town, Latacunga and less than 18 hours to reach the Pacific coast”.

Although Quito was spared the devastation, it was shrouded in complete darkness and the entire city was coated in a fine layer of ash. A local historian explains that “the inhabitants of Quito were shocked to know that, besides the deaths produced by the clashes with the dictatorship’s army, many people had died because of the mud slides that covered the central area of Los Chillos Valley, where rich families had their haciendas. » It was estimated that at least 1,000 people had lost their lives and millions of dollars worth of property was gone forever. That was the last time Cotopaxi erupted on a significant scale.

138 years later, in the early hours of August 21st 2015, there were reports of five explosions and an ash plume five kilometres above the crater. No major eruption has occurred since that time but the areas around the volcano have been designated as risk zones and the 90,000 people living in them are under yellow alert, preparing for the worst.

Mulalo is a small farming town, 30 km from Cotopaxi. A green street sign – Evacuacion Hacia (Towards evacuation) – stands at the side of the road. It points in the direction of Tanicuchi, 580 metres away, which the government has designated as a gathering point in the event of an eruption. Large volcanic boulders lie by the side of the roads, a reminder of the devastation caused by the volcano in 1877.

Today, the town of 12,000 people resembles a ghost town, with rows of small, abandoned houses with red flags fluttering at the top to signal that they fall within the risk zone. About 4,000 people left Mulalo when Cotopaxi first spewed ash in August, and only about 40 percent of them have returned since. The town is quiet with just a few shops open and a school nearby where a handful of children still attend classes.

Before August, there were 800 pupils studying here, but close to 200 of them have left along with their families for nearby towns. A doctor says the problems for children that are caused by the Cotopaxi ash are allergies. Almost 80 percent of the kids here have conjunctivitis because of the ash. There are safe rooms for the children here in case of ash fall, but if an eruption is significant, teachers are supposed to escort the children to the nearest safe zone – a 20-minute walk away – from where their parents are expected to collect them before heading to designated safe zones, chosen based on the impact of previous eruptions.

Cotopaxi has been emitting ash for more than seven months. Early warning systems of electronic sirens have been installed and volunteers have been provided with walkie talkies. They will be notified by SMS if there is a change to the alert level. In the case of a red alert, the men have been made responsible for going door to door to notify residents and sound the alarms.

Simulation drills have been conducted in three provinces in the risk zone, with sirens sounded and announcements made in different languages. Portable water supplies, evacuation routes, education and health services were all part of the drill. A budget of more than $67m has been allocated for contingency measures in case of an eruption.

At the southern foot of Cotopaxi there are dozens of small farming communities. These isolated homes are far from the evacuation zones. In San Ramon, locals say only 20 of the 150 families who lived there remain. Many are elderly and too frail to flee by themselves should the volcano erupt. Most hope that family members will be close enough by to take them to safety in such circumstances.

 The economic consequences of a major eruption of Cotopaxi would be very serious for the region. The foothills of the volcano are a site of vast flower plantations. This is where Ecuador produces millions of fresh flowers to sell in international markets. The country is the world’s third-largest exporter of cut flowers, three-quarters of which are roses. After the first emissions in August, thousands of roses were covered in ash, making them unfit for export. The plantation owners lost thousands of dollars.

Cattle owners saw a decrease in milk production when the ash destroyed acres of pasture in August. Some of them have been forced to sell and at times kill their cattle. The Ministry of Agriculture has now despatched mobile vet units in the affected regions and given out tonnes of cattle feed. Some large farms have already moved their cattle to other areas, sometimes relying on relatives who farm outside the risk areas.

Cotopaxi is one of South America’s most closely monitored volcano with scientists at the Instituto Geofisico using cameras, sensors, instruments and seismometers to detect any activity. Let’s hope the populations will have enough time to evacuate in the case of a major eruption!

Cotopaxi 22 aout

Vue du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Au secours de la grenouille du Cotopaxi (Equateur) // Trying to save the Cotopaxi frog (Ecuador)

drapeau-francaisLe Cotopaxi est entré en éruption le 14 août de l’année dernière après près de 140 ans de sommeil. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé – le niveau d’alerte est Jaune – mais il pourrait se manifester de nouveau à court terme. C’est la raison pour laquelle des scientifiques équatoriens parcourent les berges de la rivière Pita, sur les flancs du volcan, pour essayer de sauver l’une des espèces de grenouilles les plus menacées dans le pays, qui répond au nom latin de Hyloxalus jacobuspeters .
Avant même l’éruption du Cotopaxi, la grenouille était encore plus menacée de disparition que les ours polaires, pandas, baleines et autres animaux emblématiques. Beaucoup moins connue, elle n’a jamais fait la une des médias.
La grenouille est de petite taille avec moins de 2,5 centimètres de longueur. Elle était autrefois très répandue à travers les Andes du centre et du nord de l’Équateur. Les populations de grenouilles ont diminué rapidement dans les années 1980 et 1990, probablement en raison de la maladie et du changement climatique. Les scientifiques redoutaient la disparition définitive de la grenouille, jusqu’au jour où l’unique population qui avait survécu a été découverte sur les rives de la rivière Pita en 2008.
Afin d’essayer de sauver l’espèce, une équipe de scientifiques recueille des grenouilles et des têtards dans la Pita et les confie à un laboratoire à Balsa de los Sapos, sous la responsabilité du Musée Zoologique de l’Université Catholique de l’Équateur.
L’équipe scientifique a recueilli 45 des 100 têtards prévus dans le plan de sauvetage. Quelques-uns ont déjà atteint la métamorphose et les petites grenouilles semblent être en bonne santé. Elles seront relâchées dans leur environnement sauvage dès que leur condition le permettra. Si leur habitat est détruit par le volcan, les grenouilles pourront être conservés à Balsa de los Sapos pendant plusieurs années. Si le programme d’élevage est couronné de succès, la grenouille sera également réintroduite dans d’autres secteurs où les populations ont disparu il y a plusieurs décennies.
Source: Journaux équatoriens.

————————————–

drapeau anglaisCotopaxi erupted last year on August 15th, for the first time in nearly 140 years. Today the volcano has calmed down – the alert level is Yellow – but it might erupt again in the short term. That’s why Ecuadorian scientists are busy along the Pita River, on the flanks of Cotopaxi, trying to save one of the country’s most endangered frog species, Hyloxalus jacobuspeters.
Even before the emergency situation, the frog was at a higher risk of extinction than polar bears, pandas, blue whales and other iconic endangered animals.
The Quito rocket frog is small, less than 2.5 centimetres long, and was once widely distributed across the central and northern Andes of Ecuador. Populations of the frog declined rapidly in the 1980s and 1990s, probably due to disease and climate change. Scientists feared the frog had become extinct, until the only remaining population on the banks of the Pita River was discovered in 2008.
In an effort to save the species, a team of scientists are collecting individual frogs and tadpoles from the Pita River and moving them to a lab at Balsa de los Sapos maintained by the Museum of Zoology at the Catholic University of Ecuador.
The team has collected 45 of the 100 tadpoles they plan to rescue. A few have already reached metamorphosis, and the froglets appear to be healthy. The frogs will be returned to the wild as soon as possible. If their habitat is destroyed, the frogs may be kept at Balsa de los Sapos for several years. If the breeding program is successful, the frog will also be reintroduced in other locations where populations went extinct decades ago.
Source : Ecuadorian newspapers.

Cotopaxi 22 aout

Vue de l’éruption du Cotopaxi le 22 août 2015  (Source: Instituto Geofisico)

Cotopaxi (Equateur)

drapeau-francaisL’Institut de Géophysique indique en ce moment que l’activité interne du Cotopaxi est «modérée» tandis que l’activité superficielle est «faible». L’activité globale est qualifiée de «modérée» avec des émissions de gaz et de vapeur à faible teneur en cendre.
Rappelons que le Cotopaxi a repris goût à la vie le 14 août 2015, avec une colonne de cendre qui signalait sa première éruption majeure depuis 1877. Au mois d’août, le président Rafael Correa a déclaré l’état d’urgence car les volcanologues indiquaient que le volcan était l’un des plus dangereux sur Terre à cause de sa couverture de neige et de glace et de la population relativement importante qui vit à proximité. Pendant l’éruption d’août, les autorités ont évacué des centaines de personnes et fermé des dizaines de milliers d’hectares dans le parc national qui entoure le volcan. Le Président a également décrété une mesure de censure très controversée qui empêchait les médias de divulguer toute information non autorisée sur le volcan.
Jusqu’à présent, l’explosion cataclysmale redoutée par le gouvernement n’a pas eu lieu. Une équipe de l’Institut de Géophysique a récemment visité le dernier refuge avant le cratère et installé des générateurs éoliens afin que continue à fonctionner le matériel de surveillance en cas d’émission abondante de cendre volcanique.
Les 10 premiers kilomètres autour du Cotopaxi sont désertiques. Toutefois, il existe le risque que le volcan produise des coulées pyroclastiques qui pourraient faire fondre les glaciers et générer des lahars susceptibles d’affecter la population sur des dizaines de kilomètres.
Les scientifiques pensent qu’une puissante éruption est peu probable. Si elle se produisait, elle aurait un impact dévastateur sur une zone où habitent 325 000 personnes, avec un oléoduc et une importante agriculture, et qui s’étend à seulement 45 km au sud de la capitale Quito.

—————————–

drapeau-anglaisThe Instituto Geofisico indicates that Cotopaxi’s internal activity is “moderate” while superficial activity is “low”. Global activity is said to be “moderate” with gas and steam emissions with low ash contents.
Let’s remember Cotopaxi rumbled to life on August 14th, belching a column of ash in its first major eruption since 1877. By that time, President Rafael Correa declared a state of emergency as local volcanologists warned the volcano was one of the most dangerous on Earth because of its big snow cap and the relatively large population nearby. During the August eruption, authorities evacuated hundreds of people and closed tens of thousands of hectares of the national park that surrounds the volcano. The President also decreed a controversial « prior censorship » measure that barred the media from releasing any unauthorized information on the volcano.
So far, the cataclysmic eruption the government feared has not materialised. A team from Ecuador’s Geophysics Institute recently climbed to the last shelter before the crater and installed wind-powered generators to keep their monitoring equipment running in case it gets covered by volcanic ash.
In the 10 km immediately surrounding Cotopaxi there’s almost nobody and nothing. But there’s a possibility the volcano could generate pyroclastic flows that could melt the glacier and form lahars, which could affect the surrounding population for dozens of kilometres.
Scientists think a powerful eruption is unlikely. If it happened, it would have a devastating impact on an area that is home to 325,000 people, an oil pipeline and a key agriculture industry and sits just 45 km south of the capital Quito.

Cotopaxi 22 aout

Eruption du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Cotopaxi (Equateur)

drapeaufrancaisL’éruption du Cotopaxi continue. Les bulletins de l’Institut Géophysique qualifient de « modérée » l’activité interne du volcan et de « basse » l’activité superficielle. Le volcan continue à émettre des panaches de gaz et de cendre en quantité variable. Leur hauteur varie en général entre 2 et 4 km au-dessus du cratère. On observe toujours des retombées de cendre dans les localités sous le vent. Un survol du volcan le 2 septembre a permis de remarquer la présence de blocs dans plusieurs parties du cratère. Le glacier qui orne la partie supérieure interne du cratère avait considérablement perdu du volume et présentait de vastes fractures. Les glaciers sur les versants supérieurs du Cotopaxi avaient accéléré leur fonte. Les images thermiques ont révélé une hausse de la température du sol dans les parties est et sud du cratère, ainsi que des émissions qui atteignaient 200°C. Les échantillons de cendre prélevés pendant la campagne d’observations du 2 septembre ont révélé la présence majoritaire d’anciens matériaux altérés. Les populations au pied du volcan semblent s’être habituées à cette situation et n’envisagent pas de quitter leurs habitations. Cette accoutumance au risque pourrait se révéler catastrophique si l’activité volcanique venait à s’intensifier.

—————————————

drapeau anglaisThe eruption of Cotopaxi continues. The Geophysics Institute’s reports indicate that internal activity is “moderate” and superficial activity is “low”. The volcano keeps emitting gas and ash plumes that usually rise 2-4 km above the crater. There is still ashfall on the downwind communities. An overflight of the crater on September 2nd allowed to see blocks in several parts of the crater. The circular glacier at the top of the inside part of the crater had significantly decreased in size and had large fractures. Glacial melting on the upper flanks had also accelerated. Thermal images revealed temperature increases in the S and E parts of the crater and a significant increase in temperatures of emissions (200°C). Analysis of the ash collected on September 2nd showed that the greatest contribution of material was pre-existing and altered rock. The populations living close to the volcano seem to have goy used to the situation and are not ready to evacuate. This could turn into a disaster if eruptive activity happened to increase suddenly.

Vn. Cotopaxi

Crédit photo: Wikipedia

Cotopaxi (Equateur)

drapeau-francaisL’activité éruptive du Cotopaxi continue. L’Institut Géophysique indique que depuis le début de l’apparition d’un tremor continu pendant la soirée du 22 août, il y a eu très peu de pauses dans les émissions de cendre et de gaz. Au cours de la dernière semaine d’août, ces émissions s’élevaient à environ 2 km au-dessus du cratère avant de s’étirer vers le NO, l’O et le SO. A noter que le 26 août, le panache a atteint 9 km d’altitude. Des retombées de cendre ont été signalées dans une vaste zone à l’OSO du volcan, avec plusieurs millimètres d’épaisseur dans certains secteurs. La cendre affecte l’élevage, les cultures et les serres. Selon l’IG, les observations sur le terrain ont révélé que le volume de cendre émis depuis le début de l’éruption atteignait 56 000 mètres cubes le 14 août et 19 500 mètres cubes entre le 15 et le 21 août. Les images thermiques obtenues durant les survols des 18 et 26 août ont révélé une augmentation significative de la température des émissions (150 ° C le 26 août) ainsi que dans différentes parties du cratère.

———————————————-

drapeau anglaisEruptive activity at Cotopaxi continues. The Geophysics Institute indicates that since the onset of continuous tremor on the evening of August 22nd, there have been very few breaks in ash-and-gas emissions. During the last week of August, these emissions were observed rising at most 2 km above the crater and drifting NW, W, and SW. However, on August 26th, the plume rose as high as 9 km a.s.l. Ahfall was reported in a wide area to the WSW, millimetres thick in some areas. There are impacts on livestock, crops, and greenhouses. According to IG, fieldwork revealed that the volume of material ejected since the onset of the eruption at Cotopaxi was an estimated 56,000 cubic metres on August 14th and 19,500 cubic metres between August 15th and 21st. Thermal images obtained during overflights on August 18th and 26th revealed a significant increase in the temperatures of emissions (150°C on August 26th) and at different areas in the crater.

Crédit photo: Instituto Geofisico

Cotopaxi (Equateur): Le niveau d’alerte reste au Jaune // The alert level is kept at Yellow

drapeau-francaisUn message audio avec une voix de femme non identifiée a circulé et a prétendu à tort que le niveau d’alerte du Cotopaxi est passé du jaune à l’orange. Un porte-parole du gouvernement a déclaré mardi que le niveau d’alerte du volcan reste jaune et il a dissipé les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et qui prétendent que le niveau d’alerte est manipulé par les responsables politiques.
Afin d’éviter la diffusion d’informations fausses qui pourraient provoquer la panique, le président équatorien Rafael Correa avait déclaré que seul le Ministère de la Coordination de la Sécurité pourrait publier des informations concernant l’activité volcanique.
La décision n’a pas plu aux journalistes et un certain nombre d’hommes politiques de l’opposition ont tenté de salir le gouvernement sur sa gestion de l’éruption du Cotopaxi, l’accusant d’essayer de profiter du danger pour réprimer les manifestations. Bonjour l’ambiance !
Source: Journaux équatoriens.

——————————————————

drapeau-anglaisAn audio message with an unidentified woman’s voice has been circulating online that falsely claims the alert level of Cotopaxi volcano has been raised from yellow to orange. A government spokesperson said Tuesday that the alert level at the Cotopaxi volcano in Ecuador remains at yellow and dispelled rumours circulating on social media that the danger level is being manipulated by political officials.

In order to avoid the dissemination of false information that could cause panic,  President Rafael Correa declared that only the Coordinating Ministry of Security could issue information regarding volcanic activity.

The decision did not please journalists and a number of opposition politicians have attempted to smear the government over its handling of the possible eruption of the Cotopaxi volcano, accusing it of trying to take advantage of the danger to quell protests.

Source : Ecuadorian newspapers.

Crédit photo: Wikipedia

Cotopaxi (Equateur)

drapeau francaisAlors que le Cotopaxi continue à émettre des panaches de cendre avec des retombées sur plusieurs localités, le président équatorien Rafael Correa affirme que son gouvernement est prêt à faire face à une éventuelle éruption du volcan. Le gouvernement équatorien a alloué une somme de 500 millions de dollars en fonds d’urgence en cas d’activité volcanique plus intense. Sa priorité est de « garantir la sécurité des familles dans l’éventualité d’une éruption. » Le Président a fortement recommandé aux personnes vivant à proximité du volcan d’assister aux cours de formation aux situations d’urgence dispensés par le gouvernement.
L’activité récente de Cotopaxi a incité les autorités à déclarer l’état d’urgence nationale. Cela permettrait au gouvernement de consacrer tous les fonds nécessaires aux secours et aux évacuations. Les glissements de boue et de terrain sont une préoccupation majeure pour la région du Cotopaxi et on estime que 325.000 personnes pourraient être immédiatement affectées en cas d’intensification de l’activité volcanique. Les agriculteurs indiquent que la cendre présente déjà un gros problème pour l’élevage.

Dans le même temps, l’opposition organise de violentes manifestations contre le gouvernement en place et promet de bloquer les routes, ce qui serait bien sûr un problème en cas d’éruption et d’évacuations. Dans une telle situation, les Equatoriens ne doivent pas oublier que le volcan est le maître des lieux et qu’il est capable de mettre tout le monde d’accord!
Source: El Telegrafo.

————————————————

drapeau anglaisWhile Cotopaxi keeps emitting ash plumes with ashfall on several communities, Ecuador’s President Rafael Correa says his government is prepared for a possible eruption of the volcano. The Ecuadorean government has earmarked US$500 million in emergency funding to face volcanic activity. Its priority is “to ensure families are safe in the event of an eruption”. The President urged people living near the volcano to attend the government’s emergency training courses.

Cotopaxi’s recent activity has spurred authorities to declare a national state of emergency. This would allow the government to dedicate all the funds that would be necessary for relief and evacuation efforts. Land and mudslides are a major concern for the surrounding area and an estimated 325,000 people could be immediately affected by heightened volcanic activity. Farmers around the volcano say the ash is already affecting livestock.

Meantime, the opposition is organising violent demonstartions against the government and promises to block the roads, which would be a problem in case of an eruption with evacuations. Should such a situation occur, Ecuadirians need to remember the volcano is the master of the place and it is able to destroy everything around.

Source : El Telegrafo.

Source: Instituto Geofisico.