Aurores françaises…

Phénomène assez exceptionnel à notre latitude, des aurores boréales ont été observées ces derniers jours en France. Ce magnifique phénomène lumineux coloré dans le ciel nocturne a été causé par une très forte tempête solaire. Il pourrait occasionner, comme en 2023, des perturbations sur les réseaux électriques et de communication.

Un ciel mauve ou rose a pu être observé depuis le Limousin, la Bourgogne, les Alpes ou la région parisienne. L’épisode de tempête géomagnétique qui a provoqué le phénomène est le plus important depuis plus de vingt ans. Il a été classée par les autorités au niveau 5, le plus élevé.

Aurore à Strabourg le 11 mai 2024 (Crédit photo: Wikipedia)

Les scientifiques nous expliquent que les aurores boréales sont liées à la réception sur Terre d’éjections de masses coronales en provenance directe du Soleil dont une partie de la surface se soulève. « Le plasma, les particules, le champ magnétique qui constituent le Soleil se détachent de celui-ci et s’envolent dans l’espace. […] Les éjections se déplacent à plusieurs centaines de kilomètres par seconde et se produisent depuis une même tache solaire, dont le diamètre est 17 fois supérieur à celui de notre planète. Ces rejets interviennent alors que le Soleil approche de son pic d’activité, selon un cycle qui revient tous les 11 ans. »

La NOAA américaine ajoute que ce genre d’événement solaire peut avoir des conséquences sur le fonctionnement des outils numériques comme les GPS, les réseaux électriques, les vaisseaux spatiaux, la navigation des satellites, etc. Peu de perturbations sont en revanche attendues sur le trafic aérien.

Lors du dernier puissant épisode d’éjections solaires en 2003 – « les tempêtes d’Halloween » – des coupures de courant étaient survenues en Suède et des transformateurs avaient été endommagés en Afrique du Sud. La plus grosse tempête solaire recensée jusqu’à présent date de 1859. Connue sous le nom d’événement de Carrington, elle avait très fortement perturbé les communications… par télégraphe.

Si la météo le permet, il devrait être possible d’observer à nouveau des aurores en France au cours du prochain week-end car l’activité solaire reste très intense ;

Source : Presse nationale et internationale.

Les aurores les plus spectaculaires se produisent dans les régions polaires E lles peuvent donc être boréales (aurora borealis) ou australes (aurora australis). Dans notre hémisphère, on les observe fréquemment depuis les régions de l’Arctique telles que l’Alaska , les territoires du Yukon canadien, l’Islande , le Groenland , la Norvège , la Suède , la Finlande , l’Écosse et la Sibérie. C’est dans ces régions qu’elles sont le plus spectaculaires. Elles peuvent prendre différents aspects, allant de simple faisceaux lumineux à la belle couleur verte à des draperies mêlant le vert et le rose qui se déploient en avançant dans le ciel hivernal. Des habitants du Yukon m’ont dit que certains épisodes sont tellement puissants que les aurores émettent des sons comme des sifflements ou des craquements. Un soir, j’ai eu l’occasion d’en observer dans le nord du Yukon canadien avec une meute de loups qui hurlait à proximité du lieu où je me trouvais. Du grand spectacle, frissons garantis !

Photos: C. Grandpey

Les Volcans à Verneuil sur Vienne le 25 mai 2024 !

Le samedi 25 mai 2024, l’association « Dynamisons Verneuil » organise les RENCONTRES DU LIVRE dans la salle de Pennevayre à Verneuil sur Vienne (Haute-Vienne).

Les organisateurs m’ont aimablement demandé d’être l’Invité d’Honneur de cette manifestation qui sera donc placée sous le signe des Volcans.

Une trentaine d’auteurs seront présents. De mon côté, je proposerai le dernier ouvrage « Histoires de Volcans – Chroniques d’Éruptions » écrit conjointement avec Dominique Decobecq. Les visiteurs pourront également se procurer « Mémoires Volcaniques » ainsi que des CD d’images de volcans.

Le salon se tiendra de 9h30 à 17h30. Entrée gratuite.

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Fonte des glaces et mesure du temps sur Terre // Melting ice and measuring time on Earth

Pendant des siècles, pour mesurer le temps, l’être humain s’est basé sur la rotation de la Terre. Une rotation complète correspond à une journée de 24 heures, chaque heure contient 60 minutes, et chaque minute 60 secondes. La seconde était ainsi définie jusqu’en 1967. Mais il existe depuis cette date un autre système pour mesurer le temps, basé sur l’heure donnée par les horloges atomiques. Des technologies telles qu’Internet, le GPS et les réseaux de téléphonie mobile dépendent des signaux horaires extraordinairement précis de ces horloges.
Ces horloges atomiques définissent la seconde en termes de fréquence de la lumière impliquée dans une transition spécifique dans le césium atomique. La définition a été choisie de telle sorte que 86 400 secondes atomiques correspondent très étroitement à la durée d’un jour sur Terre – ce qui est la définition traditionnelle de la seconde. Cependant, la correspondance n’est pas exacte. Entre 1970 et 2020, la durée moyenne d’une journée sur Terre (la période de rotation de la Terre) était d’environ 1 à 2 ms plus longue que 86 400 s. Cela signifie que toutes les quelques années, un écart d’une seconde se crée entre le temps mesuré par la rotation de la Terre et le temps mesuré par une horloge atomique.
Depuis 1972, cet écart a été corrigé par l’insertion de 27 secondes intercalaires dans le temps universel coordonné (UTC). Ce processus de correction est compliqué par le fait que divers facteurs font varier la période de la Terre sur plusieurs échelles de temps différentes. Ainsi, des secondes intercalaires sont insérées lorsque cela est nécessaire, et non selon un calendrier régulier comme les années bissextiles. Neuf secondes intercalaires ont été insérées entre 1972 et 1979, par exemple, mais aucune n’a été insérée depuis 2016.
Depuis 2020 environ, la période moyenne de la Terre est tombée en dessous de 86 400 s. En d’autres termes, la rotation de la Terre semble s’accélérer. Cela est dû à l’intensification de la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique, qui diminue la vitesse angulaire de la Terre. En effet, l’eau des pôles est redistribuée dans les océans,ce qui modifie le moment d’inertie de notre planète. Le moment cinétique étant conservé, ce changement entraîne une diminution de la vitesse angulaire. Cela retardera de trois ans la nécessité d’une seconde intercalaire négative. Une seconde intercalaire négative pourrait être nécessaire en 2029, mais elle pourrait être l’une des dernières car les métrologues ont décidé de supprimer la correction de la seconde intercalaire en 2035.
Source  : Médias d’information scientifique comme physicsworld.

Glaciers au Groenland Photo: C. Grandpey

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For centuries, to measure time, humans relied on the rotation of the Earth. A full rotation corresponds to a 24-hour day, each hour contains 60 minutes, and each minute 60 seconds. The second was thus defined until 1967. But since then there has been another system for measuring time, based on the time given by atomic clocks. Technologies such as the Internet, positioning systems and mobile-phone networks depend on the clocks’ extraordinarily  accurate time signals.

These atomic clocks define the second in terms of the frequency of light that is involved in a specific transition in atomic caesium. The definition was chosen so that 86,400 atomic seconds corresponds very closely to the length of a day on Earth – which is the traditional definition of the second. However, the correspondence is not exact. Between 1970 and 2020, the average length of a day on Earth (the period of Earth’s rotation) was about 1–2 ms longer than 86,400 s. This means that every few years, a second-long discrepancy builds up between time as measured by Earth’s rotation and time measured by an atomic clock.

Since 1972 this deviation has been corrected by the insertion of  27 leap seconds into co-ordinated universal time (UTC). This correction process is complicated by the fact that various factors cause Earth’s period to vary on a number of different time scales. So leap seconds are inserted when needed – not according to a regular schedule like leap years. Nine leap seconds were inserted in 1972–1979, for example, but none have been inserted since 2016.

Since about 2020 Earth’s average period has dipped below 86,400 s. In other words, Earth’s rotation appears to be speeding up. This is due to the increased melting of ice in Greenland and Antarctica which is decreasing the Earth’s angular velocity. This is because water from the poles is being redistributed throughout the oceans, thereby changing our planet’s moment of inertia. Because angular momentum is conserved, this change results in a decrease in angular velocity. This will postpone the need for a negative leap second by three years. A negative leap second could be needed in 2029, but it could be one of the last because metrologists have voted to get rid of the leap-second correction in 2035.

Source : Scientific news media like physics world.

https://physicsworld.com/

Laves torrentielles sur le Marapi (Sumatra / Indonésie) // Cold lava flows on Mt Marapi (Sumatra / Indonesia)

Au moins 37 personnes ont été tuées par des crues soudaines et des laves torrentielles sur les flancs du Mont Marapi sur l’île de Sumatra (à ne pas confondre avec le Merapi sur l’île de Java). Le 11 mai 2024, plusieurs heures de fortes pluies ont déclenché des torrents de cendres et de roches sur les pentes du volcan. Les laves torrentielles ont envahi deux districts, entraîné la mort de plusieurs personnes et endommagé plus de 100 maisons, mosquées et installations publiques. Le 12 mai dans l’après-midi, les sauveteurs avaient retrouvé 19 corps dans le village de Canduang, le plus touché par les coulées de boue, et neuf autres corps dans le district voisin de Tanah Datar. Les autorités expliqunt que le nombre de morts pourrait s’alourdir car 18 personnes sont portées disparues. Les survivants ont raconté comment ils ont fui devant les coulées de boue qui se précipitaient vers leurs maisons.

La zone autour du Marapi a connu plusieurs catastrophes semblables au cours des six derniers mois. Le 5 décembre 2023, 23 randonneurs ont été tués lors de l’éruption du volcan tandis qu’en février 2024, des crues soudaines ont endommagé des dizaines de maisons dans le Tanah Datar. En avril 2024, plusieurs jours d’activité éruptive ont généré d’énormes nuages de cendres pouvant atteindre 2 km de hauteur. Le trafic aérien dans la région a été interrompu, les routes fermées et plus de 11 000 personnes ont été évacuées.

Source : BBC News.

Eruption du Marapi en décembre 2023 (Crédit photo: VSI)

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At least 37 people were killed by flash floods and cold lava flowing from Mount Marapi on the island of Sumatra. Hours of heavy rain on ay 11th, 2024 swept torrents of ash and rocks down the volcano’s slopes.

The cold lava mudslides inundated two districts, swept people to their deaths and damaged more than 100 homes, mosques and public facilities. On May 12th in the afternoon, rescuers had found 19 bodies in the worst-hit village of Canduang and recovered nine other bodies in the neighbouring district of Tanah Datar. Authorities say the death toll could increase given 18 people are missing.

Survivors recounted how they fled as the cold lava flowed towards their homes.

The area around Mount Marapi has seen several similar disasters in the past six months. On December 5th, 2023, 23 hikers were killed when the volcano erupted while in February 2024, flash floods damaged dozens of homes in the Tanah Datar. In April 2024, days of eruption threw huge clouds of ash – up to a height of 2km – into the sky. Flights in the region were disrupted, roads closed, and more than 11,000 people were told to evacuate.

Source : BBC News.