Islande : quelques nouvelles de l’éruption // Iceland : some news of the eruption

L’éruption qui a débuté le 29 mai 2024 sur la péninsule de Reykjanes est restée relativement stable ces dernières heures. L’activité sur la fissure éruptive s’étire depuis le cratère qui est resté actif pendant plusieurs semaines lors de l’éruption précédente et jusqu’au nord de celui-ci. La lave s’écoule vers la zone située entre Hagafell et Sýlingarfell, et le champ de lave s’épaissit également près du cratère. La lave émise par la partie nord de la fracture s’écoule principalement vers l’est. On n’observe aucune avancée des fronts de coulées à l’ouest de Grindavík.
L’activité sismique reste réduite dans la région et le tremor éruptif reste stable. Un affaissement important du sol a été observé dans le secteur de Svartsengi après le début de l’éruption. Depuis lors, aucun changement significatif n’a été enregistré indiquant une nouvelle accumulation de magma.

Image webcam de la partie active de la fissure éruptive le 30 mai 2024

Sur la base des données obtenues lors d’un survol effectué environ quatre heures après le début de l’éruption, ainsi que d’images satellite, il apparaît que la superficie du champ de lave était de 8,7 km² et son volume de 24 millions de m³ à 17h06 le 29 mai. Le débit moyen de lave au cours des quatre premières heures de l’éruption est estimé à environ 1 500 m³/s sur la base des mêmes données. L’estimation du débit éruptif n’a pas été mise à jour depuis, mais on peut supposer qu’il est désormais bien inférieur à ce qu’il était au début de l’éruption. À titre de comparaison, le débit moyen au cours des premières heures de l’éruption du 16 mars a été estimé à environ 1 100-1 200 m³/s.
Voici une bonne vidéo des premiers instants de l’éruption, filmée par un drone. La pression qui faisait jaillir les fontaines de lave était très élevée et la lave coulait très rapidement.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

Pour le moment, Grindavik est épargnée par la lave. Les habitants qui ont décidé de rester dans la ville et les personnes qui travaillent au port ont été autorisés à revenir. Cependant, il n’est pas recommandé aux gens de ne pas rester pendant la nuit.
La dernière éruption est la plus puissante jamais enregistrée dans la région. Les gens craignaient que des infrastructures soient endommagées. Il est vrai que la lave se rapproche constamment de la ville. Il y a un champ de lave près des digues de terre du côté ouest de la ville et quand on regarde les photos aériennes de Grindavík aujourd’hui, on peut voir les endroits où le champ de lave a presque encerclé la ville. L’accès à Grindavík n’est plus possible via la Grindavíkurvegur, mais il existe des possibilités via la Suðurstrandarvegur et la Nesvegur, bien que cela soit difficile.
Les travaux sur les digues de terre vont se poursuivre. Elles ont prouvé leur efficacité, mais personne ne sait ce qui se passera si l’éruption dure encore longtemps.

Source  : Met Office islandais, Iceland Review.

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The volcanic eruption that began on May 29th, 2024 has been relatively stable over the past hours. Activity on the eruption fissure extends from the location of the crater that erupted for the longest part of the previous eruption and to the north of it. Lava flows from the crater towards the area between Hagafell and Sýlingarfell, and it is also thickening near the crater. Lava from the northern part of the fissure flows mostly to the east. There has been no advance in the lava flow fronts west of Grindavík.

There has been limited seismic activity in the area, and the eruption tremor has remained stable. Significant subsidence is observed in the Svartsengi area following the start of the eruption. Since then, no significant changes have been recorded that indicate renewed magma accumulation.

Based on the data from an aerial survey conducted about four hours after the eruption began, along with satellite images, it appears that the area of the lava field was 8.7 km² and the volume 24 million m³ at 17:06 of May 29th. The average discharge of lava during the first four hours of the eruption is estimated at ~1500 m³/s based on the same data. The estimate of the lava discharge from the craters has not been updated since then, but it can be assumed that it is now much lower than at the start of the eruption. For comparison, the average lava discharge during the first hours of the eruption that began on March 16th was estimated at about 1100-1200 m³/s.

Here is a good video of the first moments of the eruption shot by a drone. The pressure activating the lava fountains was very high and lava was flowing very fast.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

For the moment, Grindavik is spared by the lava. Residents who decided to stay in the town and people who work at the port have been allowed to return. However, it is not recommended that people stay nights in the town.

The power of the eruption was large and the biggest ever in the area. People feared damage to further infrastructure. The lava is constantly getting closer to town. There is a lava field by the defense walls on the west side of the town and when one looks at aerial photos of Grindavík today, one can see where the lava field has almost surrounded the town. The way out of Grindavík is not possible via Grindavíkurvegur Road, but there are escape routes via Suðurstrandarvegur Road and Nesvegur Road, although it is difficult.

Work on the defense walls will continue. The defense walls have proved their value but people don’t know what will happen if the eruption continues for a long time.

Source : Icelandic Met Office, Iceland Review.

Samedi 1er juin 2024 : élection présidentielle en Islande // June 1st, 2024 : presidential election in Iceland

L’éruption n’aura aucune influence, mais aujourd’hui 1er juin 2024, les Islandais votent pour élire leur 7ème président de la République. Il y a 13 candidats en lice. Celle ou celui qui remportera le plus de voix prendra la présidence dès le 1er août.
Il y a 266 935 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales. Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes. La circonscription la plus peuplée est celle du Sud-Ouest. En revanche, la circonscription du Nord-Ouest a la population la plus faible. Il y a plus d’une centaine de bureaux de vote répartis dans 64 communes à travers le pays. Ils sont ouverts de 9h00 à 22h00.
Les bulletins de vote seront comptés dans cinq endroits. Les résultats définitifs n’apparaîtront probablement que vers 7h00 demain.
Selon les derniers sondages d’opinion, la victoire devrait appartenir à l’une de ces trois candidates : Halla Hrund Logadóttir, Halla Tómasdóttir et Katrín Jakobsdóttir qui était Première ministre avant les élections.
Source  : médias d’information islandais.

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The eruption will do nothing about it, but today June 1st, 2024, Icelanders are voting to choose their 7th president of the Republic. There are 13 candidates running for office. The one who wins the most votes in the election will take over the president’s office as soon as August 1st.

There are 266,935 people aged 18 and older registered on the electoral roll. There are considerably more women registered than men, The most populous constituency is the Southwest constituency. By contrast, the Northwest constituency has the lowest population. There are more than a hundred polling stations in 64 municipalities nationwide.They are generally open from 9:00 am to 10:00 pm.

The votes will be counted in five places. Final results will probably not appear until around 7:00 am tomorrow.

According to the latest opinion polls, the victory should belong to one among three female candidates : Halla Hrund Logadóttir, Halla Tómasdóttir and Katrín Jakobsdóttir who was Iceland’s Prime Minister before the election.

Source : Icelandic news media.

Hydroélectricité et risques naturels en Inde // Hydroelectricity and natural hazards in India

J’ai écrit dans plusieurs notes sur ce blog que l’Himalaya est le château d’eau de l’Asie. La neige et les glaciers fournissent de l’eau à 270 millions de personnes en Asie du Sud. L’Himalaya est donc une source d’eau douce vitale qui s’étend sur 2 400 kilomètres dans une zone qui comprend les plus hauts sommets du monde.

Source: NASA

Cependant, le réchauffement climatique fait reculer les glaciers et les climatologues avertissent que le niveau des rivières commencera à baisser vers 2050. Avec ses nombreux cours d’eau, la région devrait être en mesure de fournir une grande quantité d’ énergie hydroélectrique. Pourtant, seuls 20 % de ce potentiel estimé à 500 GW sont actuellement exploités.

L’immense chaîne de l’Himalaya, avec ses glaciers et ses grands cours d’eau, traverse l’Inde, le Pakistan, le Népal, l’Afghanistan, la Chine et le Bhoutan. La partie indienne de l’Himalaya couvre environ 16,2 % de la superficie du pays et forme sa frontière nord.
Le potentiel hydroélectrique exploitable en Inde a été estimé à environ 84 GW. L’essentiel se concentre dans les États de l’Arunachal Pradesh, de l’Himachal Pradesh et du Jammu-et-Cachemire, ainsi que dans l’État septentrional de l’Uttar Pradesh.
L’Himachal Pradesh possède un fort potentiel de production d’énergie hydroélectrique grâce à la fonte des glaciers et des lacs gelés. L’État héberge la plus grande capacité hydroélectrique installée en Inde, avec plus de 10 500 MW. Le gouvernement prévoit de doubler cette capacité, même si 97 % de la superficie de l’Himachal Pradesh est sujette aux glissements de terrain.

Centale hydroélectrique dans l’Himachal Pradesh (Crédit photo: Electrical India)

Bien que l’hydroélectricité offre des avantages autres que la production d’électricité en assurant la régulation du débit des rivières, l’irrigation et l’eau potable, les risques associés au développement de cette source d’énergie dans l’Himalaya sont plus importants que les avantages.
En effet, les glaciers de l’Himalaya fondent de plus en plus vite en raison du réchauffement climatique, avec l’apparition de grands lacs glaciaires retenus par de fragiles moraines. Ces moraines peuvent s’éventrer et provoquer d’énormes crues soudaines. Une étude de 2019 a révélé que plus de 5 000 lacs glaciaires dans la région étaient susceptibles de déclencher des inondations importantes qui pourraient avoir des conséquences sociétales catastrophiques.

Lac glaciaire dans l’Himalaya (Crédit photo: Planetary Science institute)

Un autre risque découle des effets du réchauffement climatique dans la région. On observe de plus en plus de précipitations extrêmes qui peuvent détruire les infrastructures hydroélectriques et inonder les villages.
De plus, l’Himalaya est soumis à une instabilité géologique et présente un sérieux risque de séismes. De tels événements peuvent briser des barrages et provoquer des inondations soudaines qui détruisent les routes, les habitations et les terres agricoles. Lors du séisme de 2015 au Népal, plus de 30 projets hydroélectriques ont subi des dégâts, principalement suite à des glissements de terrain. Cette catastrophe naturelle a provoqué la perte de 34 % de la capacité hydroélectrique installée dans le pays.

Glissement de terrain dans l’Himachal Pradesh (Crédit photo: India Today)

Les grands projets d’infrastructures tels que les centrales hydroélectriques sont également en grande partie responsables de la disparition des sources dans la région. Les statistiques gouvernementales montrent que la moitié des sources dans l’Himalaya indien se sont taries, avec de graves pénuries d’eau dans des milliers de villages.
De même, en Inde, trois projets hydroélectriques dans l’État himalayen de l’Uttarakhand ont subi des dommages lors d’inondations et de glissements de terrain en 2013 et 2021. Ces trois projets font partie de sept projets hydroélectriques en cours de construction auxquels le gouvernement indien a récemment donné le feu vert. Suite à cette approbation gouvernementale, un groupe de plus de 60 scientifiques, hommes politiques, environnementalistes et autres citoyens en proie à l’inquiétude ont écrit une lettre ouverte au Premier ministre indien. Ils ont demandé son intervention pour arrêter tout autre projet hydroélectrique dans l’Himalaya. Ils ont souligné que de tels projets étaient « voués à être détruits ou gravement endommagés » par des événements naturels.
Source : The Times of India et autres médias d’information internationaux.

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As I put it in several posts, the Himalayas are the water tower of Asia. The snow and the glaciers provide water to 270 million people in South Asia. The Himalayas are a vital freshwater source covering 2,400 kilometres in an area that includes the world’s highest peaks. However, global warming is shrinking the glaciers, and the river level will begin to decrease around 2050. The region has become a hydropower hotspot. However, only 20% of the estimated 500-GW potential is currently tapped.

The immense mountain range of the Himalayas, which includes glaciers and large rivers, passes through India, Pakistan, Nepal, Afghanistan, China and Bhutan. The Indian part of the Himalayas covers about 16.2% of the country’s area and forms its northern boundary.

Exploitable hydropower potential in India has been estimated at about 84 GW. The bulk of this potential lies in the fragile Indian Himalayan states of Arunachal Pradesh, Himachal Pradesh and Jammu and Kashmir, as well as the northern state of Uttar Pradesh.

Himachal Pradesh has a potential for hydropower generation due to the thawing of glaciers and frozen lakes. The state is home to India’s highest installed hydropower capacity of over 10,500 MW. The government plans to double this capacity, even though an estimated 97% of Himachal Pradesh’s geographical area is prone to landslides.

While hydropower offers benefits beyond electricity generation by providing flood control, irrigation support and clean drinking water, the risks associated with developing this energy source in the Himalayas outweigh the benefits.

Indeed, glaciers in the Himalayas are increasingly melting due to climate change and creating big glacier lakes. These lakes can burst and cause huge flash floods. A 2019 study found that more than 5,000 glacier lakes in the region were at risk of extensive flooding and could cause catastrophic societal impacts.

Another risk stems from the changing weather patterns in the region, leading to more extreme rainfall events which can ruin hydropower infrastructure and flood villages.

Additionally, the Himalayas are plagued by geological instability and are at serious risk from earthquakes. Such disasters can fracture dams and release sudden floods that ruin roads, homes and agricultural land. During the 2015 Nepal earthquakes, more than 30 hydropower projects underwent damage, mostly by landslides. This natural disaster caused the loss of 34% of the country’s installed hydropower capacity.

Big infrastructure projects such as hydropower stations are also largely responsible for springs dying in the region. Government statistics show that half of the springs in the Indian Himalayas have dried up, resulting in acute water shortages across thousands of villages.

Similarly, in India, three hydropower projects in the Himalayan state of Uttarakhand suffered damage from floods and landslides in 2013 and 2021.These are among seven under-construction hydropower projects that India’s government recently allowed to restart. Following this approval, a group of more than 60 concerned scientists, politicians, environmentalists and other citizens wrote an open letter to the Indian Prime Minister. They requested his intervention in stopping any more hydroelectric projects in the Himalayas. They highlighted that such projects were “bound to be destroyed or extensively damaged” by natural events.

Source : The Times of India and other international news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Un niveau élevé d’activité sismique persiste sous le sommet du Kilauea (Hawaii). Selon l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, il est impossible de dire si cette hausse d’activité débouchera sur une intrusion magmatique ou une éruption, ou si elle se poursuivra simplement sous forme d’activité sismique en profondeur. « Des changements dans la nature et le lieu de cette activité peuvent survenir rapidement, tout comme pour le risque d’une éruption, mais il n’y a aucun signe d’éruption imminente pour le moment. »

Image webcam du cratère de l’Halema’uma’u le 28 mai 2024

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Comme on pouvait s’y attendre au vu du soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi, une éruption a débuté sur la péninsule de Reykjanes (Islande) le 29 mai 2024 à 12h46 près de Sundhnúkar, au nord de Grindavík, au nord-est de Sýlingafell, après un intense épisode d’activité sismique qui a conduit à l’évacuation de Grindavik, Svartsengi et du Lagon Bleu.

Après un début où le débit éruptif était très élevé, l’éruption a décliné et elle se poursuit sur la fracture qui mesure plus de 3 km de longueur. Aucune activité explosive n’a été observée depuis l’après-midi du 29 mai lorsque des explosions phréatiques se sont produites à cause de l’entrée de la lave dans des fractures, ce qui a provoqué un contact avec les eaux souterraines. L’activité la plus forte se situe à proximité du cratère qui a été actif pendant la période éruptive qui a débuté le 16 mars 2024.

S ‘agissant de la déformation du sol, le Met Office précise que le sol s’est affaissé d’une quinzaine de centimètres dans le secteur de Svartsengi lorsque le magma a quitté la chambre magmatique au début de l’éruption. On estime qu’environ 15 millions de mètres cubes de magma sont sortis de la chambre magmatique. Le débit éruptif est estimé entre 1 500 et 2 000 m3/s.
Source : Met Office.

Image webcam de la phase initiale de l’éruption

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L’activité éruptive se poursuit au sommet du Sabancaya (Pérou) avec une quarantaine d’événements explosifs chaque jour et des panaches de cendres qui montent à 2600 mètres au-dessus du sommet du volcan.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Une éruption s’est produite sur le Dempo (SE Sumatra / Indonésie) le 27 mai 2024. Une vidéo montre un événement surtseyen au niveau du lac de cratère avec des matériaux sombres éjectés à 300 m du centre du lac. On peut voir des panaches de cendres denses s’élevant à environ 500 m de hauteur. Selon un article de presse, l’eau du lac du cratère avait changé de couleur au cours des semaines précédentes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc N.
Source : PVMBG.

Vue du cratère du Dempo (Crédit photo : Roamindonesia)

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Toujours en Indonésie, l’éruption de l’Ibu se poursuit avec des panaches de vapeur et de gaz qui s’élèvent de 200 à 600 m au-dessus du cratère. Le 27 mai 2024, un événement éruptif a produit un panache de cendres qui s’est élevé à 6 km au-dessus du cratère avec des retombées de cendres dans les zones habitées à proximité. Des matériaux incandescents ont été éjectés jusqu’à 1 km sur les flancs NO, Ouest, SO et Sud. Le niveau d’alerte reste à 4 (le maximum sur une échelle à quatre niveaux) et il est conseillé au public de rester à 4 km du cratère actif.
Source : PVMBG.

Activité éruptive de l’Ibu en mai 2022

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Au cours du mois de mai 2024, plusieurs épisodes de décoloration de l’eau ont été observés au cratère I du Kelimutu (île de Flores / Indonésie), avec des bulles à la surface dans la partie NE du lac, et une faible odeur de soufre. La température de l’eau a également légèrement augmenté au Cratère II. Les changements de couleur de l’eau du lac au cratère I, ainsi que l’augmentation de la température de l’eau au cratère II, ont incité le PVMBG à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 24 mai, et le public a été invité à rester à 250 m. des lèvres du cratère. La dernière éruption du Kelimutu était de type phréatique ; elle a eu lieu au cratère II en juin 1968.
Source : PVMBG.

Sommet du Kelimutu (Crédit photo: ATOME)

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Une éruption phréatique s’est produite au cratère Nirwana du Suoh (Sumatra / Indonésie) le 24 mai 2024, avec un panache de vapeur dense ; deux autres explosions phréatiques se sont produites peu de temps après. Le premier événement a éjecté des sédiments, le deuxième a éjecté de l’eau chargée de sédiments et le troisième a produit un panache noir très dense. Un fort grondement a été entendu dans un rayon de plusieurs kilomètres. Le public est prié de rester à 500 m du cratère Nirwana et d’éviter les autres cratères du Suah ainsi que les ravines sur les flancs du volcan en raison des niveaux potentiellement élevés de dioxyde de carbone. De fortes explosions phréatiques se sont déjà produites en 1933.
Source : PVMBG.

Activité géothermale sur le Suoh (Crédit photo: Wikipedia)

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Une éruption mineure s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 24 mai 2024 au matin et a produit un panache de vapeur et de gaz qui s’est élevé de 2 à 3 km de hauteur. Les images des webcams montrent qu’il n’y avait pas de cendres dans le panache. Le niveau d’alerte volcanique a été porté à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est passé à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs). Les émissions de vapeur sont ensuite redevenues normales. Un survol a permis de constater que l’activité de bouillonnement qui durait depuis des mois en bordure du lac était plus intense, avec projection de matériaux à 20-30 m de hauteur pendant des périodes de plusieurs secondes. Le niveau de l’eau s’était abaissé et exposait des parties du fond du lac. L’activité éruptive était beaucoup moins importante que celle de décembre 2019. Dans la soirée du 24 mai, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune.
Une deuxième éruption mineure s’est produite le 25 mai, incitant à nouveau GeoNet à relever le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à Orange. Il n’y avait toujours pas de cendres dans le panache. Des projections intermittentes de gaz et de vapeur ont continué à être visibles tout au long de la journée. Aucune autre activité n’a été observée au cours des jours suivants ; le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune. L’analyse des données collectées lors d’un survol du 27 mai a indiqué des niveaux élevés de gaz magmatique par rapport aux observations précédentes en avril et début mai.
Source : GeoNet.

White Island après l’éruption de 2018 (Crédit photo: GeoNet)

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Entre 23h42 le 27 mai et 04h08 (UTC) le 28 mai 2024, un essaim sismique a été enregistré dans la caldeira de Las Cañadas (Ténérife / Îles Canaries), composé de dizaines de petites secousses, parmi lesquelles 26 ont été localisées avec précision. La caldeira de Las Cañadas est une structure de 10 x 17 km partiellement remplie par le stratovolcan du Teide. Les séismes avaient des magnitudes allant jusqu’à M 1,2 et se sont produits à des profondeurs comprises entre 5 et 10 km.
On observe une augmentation notable de la microsismicité à Tenerife depuis juin 2017. Elle est probablement due à un processus de pressurisation du système volcano-hydrothermal, de toute évidence lié à l’injection de gaz magmatiques.
Malgré cette augmentation de l’activité sismique, les volcanologues soulignent qu’il n’y a pas de danger immédiat pour la population. De plus, cette activité n’est pas le signe d’une éruption volcanique à court ou moyen terme.
Source : INVOLCAN, The Watchers.

Caldeira de Las Cañadas vue depuis le sommet du Teide (Photo: C. Grandpey)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Elevated seismic unrest continues beneath the Kīlauea summit (Hawaii). According to the Hawaiian Volcano Observatory, it is impossible to say whether this increase in activity will lead to an intrusion or an eruption, or simply continue as seismic unrest at depth. “Changes in the character and location of unrest can occur quickly, as can the potential for eruption, but there are no signs of imminent eruption at this time.”

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As expected given the ground uplift in the Svartsengi sector, an eruption began on the Reykjanes peninsula (Iceland) on May 29th, 2024 at 12:46 p.m. near Sundhnúkar, north of Grindavík, north- east of Sýlingafell, after an intense episode of seismic activity which led to the evacuation of Grindavik, Svartsengi and the Blue Lagoon.
After a start where the eruptive flow was very high, the eruption declined and it continues on the eruptive fissure which is more than 3 km long. No explosive activity has been observed since the afternoon of May 29th when phreatic events occurred due to lava entering fractures, causing contact with groundwater. The strongest activity is located near the crater which was active during the eruptive period which began on March 16th, 2024.
Regarding the deformation of the ground, the Met Office specifies that the ground sank by around fifteen centimeters in the Svartsengi area when magma left the chamber at the start of the eruption. It is estimated that around 15 million cubic meters of magma came out of the magma chamber. The eruptive flow is estimated between 1,500 and 2,000 cubic meters per second.
Source: Met Office.

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Eruptive activity continues at the summit of Sabancaya (Peru) with around forty explosive events each day and ash plumes rising up to 2600 meters above the summit of the volcano.
Source: IGP.

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An eruption occurred at Dempo (SE Sumatra / Indonesia) on May 27th, 2024. A video shows a Surtseyan eruption at the crater lake with dark material ejected 300 m from the center of the lake. Dense ash plumes can be seen rising around 500 m. According to a news report, the crater lake water had been changing colors during the previous few weeks. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Still in Indonesia, the eruption at Ibu continues with steam and gas plumes that rise 200-600 m above the crater. On May 27th, 2024, an eruptive event produced an ash plume that rose 6 km above the crater with ashfall in the nearby communities. Incandescent material was ejected as far as 1 km onto the NW, W, SW, and S flanks. The Alert Level remains at 4 (the highest level on a four-level scale) and the public is advised to stay 4 km away from the active crater.

Source : PVMBG.

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During the month of May 2024, several episodes of water discoloration were observed at Kelimutu’s Crater I (Flores Island / Indonesia), with bubbles on the surface of the NE part of the lake, and there was a weak sulfur odor. Water temperature also slightly increased at Crater II. The changes in lake water color at Crater I, along with increased water temperatures at Crater II, prompted PVMBG to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-4) on May 24th, and the public was asked to stay 250 m from the crater rims. Kelimutu’s last eruption was phreatic, and it occurred at Crater II during June 1968.

Source : PVMBG.

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A phreatic eruption occurred at Suoh’s Nirwana Crater (Sumatra / Indonesia) on May 24th, 2024 and produced a dense steam plume; two more phreatic explosions occurred a short time later. The first event ejected sediment, the second event ejected sediment-laden water, and the third produced a dense black plume. Loud booming was heard within a radius of several kilometers. The public is asked to stay 500 m away from Nirwana Crater and to avoid Suah’s craters and associated drainages due to potentially elevated levels of carbon dioxide. Large phreatic explosions last occurred in 1933.

Source : PVMBG.

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A minor eruption occurred at White Island (New Zealand) on May 24th 2024 in the morning and produced a steam-and-gas plume that rose 2-3 km high. There was no clear indication of ash in the plume, based on webcam images. The Volcanic Alert Level was raised to 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code was raised to Orange (the third level on a four-color scale). Steam emissions later returned to normal. An overflight allowed to see that the geysering at the crater lake that had been ongoing for months was stronger, ejecting material 20-30 m high for periods of several seconds. The level of the crater lake had subsided and exposed parts of the lake floor. The eruption was much smaller than the December 2019 eruption. In the evening of May 24th, the Volcanic Alert Level was lowered back down to 2 and the Aviation Color Code was lowered back to Yellow.

A second minor eruption occurred on May 25th, again prompting GeoNet to raise the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. There were no clear indications of ash in the plume. Intermittent ejections of gas and steam continued to be visible throughout the day. No further activity was observed over the next few days; the Volcanic Alert Level was lowered to 2 and the Aviation Color Code was lowered to Yellow on 29 May. Analysis of data collected during a 27 May overflight indicated elevated levels of magmatic gas compared to previous observations in April and early May.

Source : GeoNet.

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Between 23:42 UTC on May 27th and 04:08 UTC on May 28th, 2024, a seismic swarm was recorded in the Las Cañadas caldera (Tenerife / Canary Islands), consisting of dozens of small earthquakes, among which 26 were precisely located. The Las Cañadas caldera is a 10 x 17 km structure partially filled by the Teide stratovolcano.The earthquakes had magnitudes reaching up to M 1.2 and occurred at depths between 5 and 10 km.

There has been a notable increase in micro-seismicity within Tenerife since June 2017. It is attributed to a pressurization process of the volcanic-hydrothermal system, likely linked to the injection of magmatic gases.

Despite this increase in seismic activity, volcanologists emphasize that there is no immediate danger to the population. Moreover, this activity is not the sign of a volcanic eruption in the short or medium term.

Source : INVOLCAN, The Watchers.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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