Nouvel essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // New seismic swarm in the Phlegrean Fields (Italy)

Lorsque des séismes sont enregistrés dans les Champs Phlégréens, la caldeira de 13 km de diamètre à proximité de Naples et le long du Golfe de Pouzzoles, c’est toute l’Italie qui se met à trembler, par crainte d’une catastrophe majeure. La zone des Campi Flegrei est fortement peuplée avec plus de 500 000 habitants répartis dans les villes et villages autour du site.

Un essaim sismique comprenant 64 événements a secoué les Champs Phlégréens en début de matinée le 26 septembre 2023. Certaines secousses avaient des magnitudes allant jusqu’à M 4,2. Les épicentres ont été localisés dans la région de l’Académie-Solfatare (Pouzzoles) et dans le Golfe de Pouzzoles. (Voir ma note du 28 septembre 2023 à propos de cet événement.)
Un nouvel essaim sismique a été enregistré dans la zone des Campi Flegrei à 04h06 (UTC) le 18 mai 2024. Entre 04h06 et 05h30, l’INGV a enregistré 16 événements d’une magnitude allant jusqu’à M 2,8, à des profondeurs comprises entre 2,3 et 2,8 km.
En octobre 2023, dans les jours qui ont suivi le précédent essaim sismique, le gouvernement italien a décidé de prendre une série de nouvelles mesures destinées à assurer la sécurité de la population dans les villes et villages entourant les Campi Flegrei, avec en particulier des évaluations de la solidité des bâtiments.
En 2023, les scientifiques ont attribué la hausse de l’activité sismique au bradyséisme. Ce phénomène se caractérise par une hausse ou une baisse cyclique de la surface de la Terre due au remplissage ou à la vidange des chambres magmatiques sous la région. Actuellement, le sol autour des Champs Phlégréens s’élève de 1,5 cm par mois, ce qui génère des inquiétudes quant à l’intégrité structurelle des bâtiments. Des preuves de l’activité bradysismique sont visibles sur le temple de Sérapis à Pouzzoles. Les coquillages incrustés sur les colonnes montrent que dans le passé la mer recouvrait le site.

(Photo: C. Grandpey)

La dernière éruption des Champs Phlégréens a eu lieu en 1538 et a donné naissance au cône de scories du Monte Nuovo.

Vue du cratère du Monte Nuona (Photo : C. Grandpey)

La caldeira est surveillée en permanence par un système performant qui évalue de nombreux paramètres. À l’heure actuelle, toutes les données fournies par ce système ne montrent aucune éruption volcanique imminente.

La Solfatara reste la zone la plus surveillée des Champs Phlégréens (Photos : C. Grandpey)

Depuis 2012, des études tentent de définir les scénarios éruptifs les plus probables. Le plus souvent évoqué est une petite éruption, semblable à celle du Monte Nuovo en 1538, qui a tué 24 personnes qui escaladaient le volcan. Toutefois, pour évaluer les zones potentiellement exposées à divers phénomènes lors d’une éruption, le scénario de référence se base sur la phase la plus intense d’une éruption de moyenne intensité. Il identifie les zones exposées à différents types d’aléas, tels que les coulées pyroclastiques pour la zone Rouge et les retombées de cendres pour la zone Jaune.
Le problème des Champs Phlégréens est que personne n’est capable de prévoir le lieu et l’amplitude du prochain événement éruptif. Les scientifiques de l’INGV pensent qu’il est peu probable que la prochaine éruption ressemble à un événement comme l’éruption ignimbritique de Campanie. En effet, ce type d’éruption cataclysmale nécessite un énorme apport de magma qui générerait forcément des signaux significatifs détectables par le système de surveillance et par la population locale. De plus, l’INGV explique que lors de l’éruption ignimbritique de Campanie, des dizaines à des centaines de kilomètres cubes de magma ont été mobilisés. De tels phénomènes ne se produisent pas sans précurseurs significatifs détectables.
Même avec la détection de ces précurseurs, un problème majeur sera l’évacuation de la population. L’infrastructure des zones habitées autour des Champs Phlégréens, avec leurs rues étroites, ne facilitera pas les évacuations. La meilleure solution sera peut-être d’utiliser la mer comme échappatoire.

L’entrelacs de rues dans des villes comme Pouzzoles ne facilitera pas une évacuation. La mer pourrait être la meilleure solution (Photo : C. Grandpey)
Source : INGV.

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When earthquakes are recorded in the Phlerean Fields, the 13 km wide caldera that encompasses part of Naples and extends to the south beneath the Gulf of Pozzuoli, all of Italy is shaking, for fear of a major disaster. The area of the Campi Flegrei is heavily populated with more than 500 000 residents in towns and villages around the site.

A seismic swarm including 64 events shook the Phlegrean Fields on the early morning of September 26th, 2023. Some of the tremors had magnitudes up to M 4.2. The earthquakes were located in the Accademia-Solfatara area (Pozzuoli) and in the Gulf of Pozzuoli. See my post of September 28th, 2023 about this event.

A new earthquake swarm began in the Campi Flegrei area at 04:06 (UTC) on May 18th, 2024. Between 04:06 and 05:30, INGV registered 16 earthquakes with magnitudes up to M 2.8. They occurred at depths between 2.3 and 2.8 km.

In October 2023, in the days that followed the previous swarm, the Italian cabinet discussed a series of new measures designed to ensure the safety of the population in towns and villages surrounding Campi Flegrei. The measures included building assessments.

In 2023, experts attributed the increase in seismic activity to bradyseism. This phenomenon is characterized by a cyclical rise or fall in the Earth’s surface due to the filling or emptying of underground magma chambers. Currently, the ground around Campi Flegrei is rising by 1.5 cm per month, sparking concerns about the structural integrity of local buildings. Proof of the bradyseismic activity can be seen at the Temple of Serapis in Pozzuoli. The shells incrusted on the columns show that some time ago, the sea hasd risen up there.

The latest eruption at the Phlegrean Fields was in 1538 CE and formed the Monte Nuovo cinder cone.

The caldera is monitored by a continuous multi-parameter system. At the moment, all the data provided by this system do not show evidence of the imminence of a volcanic eruption. Since 2012, studies have tried to define the most probable eruptive scenarios in the area. The scenario with the highest probability is a small eruption, similar to the Monte Nuovo eruption of 1538 that killed 24 people who were climbing the volcano. .

However, for evaluating areas potentially exposed to various phenomena during a future eruption, the reference scenario is based on the most intense phase of a medium-scale eruption. It identifies areas exposed to different types of hazards, such as pyroclastic flows for the red zone and ash fall for the yellow zone.

The problem with the Campi Flegrei is that nobody is able to predict the location and the amplitude of an eruptive vent. INGV scientists think that the next eruption is unlikely to look like the Campanian Ignimbrite event. Indeed, these large-scale eruptions require an enormous influx of magma into the system. This would generate significant signals detectable by the monitoring system and the local population. Moreover, INGV explains that during the Campanian Ignimbrite event, tens to hundreds of cubic kilometers of magma were erupted in a single event. Such phenomena could not occur without notable and detectable precursors.

Even with these precursors, a major problem would be the evacuation of the population. The infrastructure of the populated areas around the Phlegrean Fields with their narrow streets would not make evacuations easy. The best solution might be to use the sea as an escape.

Source : INGV.

Nouvelle éruption du Ruang (Indonésie) et hausse de la sismicité sur le Kilauea (Hawaii) // New eruption of Ruang (Indonesia) and increase in seismicity at Kilauea (Hawaii)

Une nouvelle puissante éruption a débuté sur le Ruang (Îles Sangihe / Indonésie) dans la soirée du 29 avril 2024, avec une colonne de cendres qui s’est élevée à environ 19,2 km d’altitude. Les autorités ont relevé le niveau d’alerte à 4 (le maximum) et la couleur de l’alerte aérienne au Rouge. Cette éruption survient seulement 2 semaines après un événement similaire le 16 avril.
L’éruption s’est caractérisée par une impressionnante émission de lave incandescente. Elle a été rendue encore plus spectaculaire par la présence d’éclairs dans le panache de cendres.
Parallèlement, une importante pluie de pierres et de graviers a été observée sur une zone plus vaste que lors de la précédente éruption du 16 avril. La situation s’est ensuite stabilisée.
Pour des raisons de sécurité, le réseau électrique de l’île de Tagulandang a été désactivé. En outre, la mauvaise qualité des signaux de télécommunications a posé des problèmes à la coordination des communications sur le terrain, compliquant ainsi la prise de mesures efficaces.
L’aéroport Sam Ratulangi de Manado restera fermé au moins jusqu’à midi le 1er mai.
Il est fortement conseillé aux habitants proches du Ruang, y compris les touristes, de rester vigilants et d’éviter d’entrer dans les zones situées dans un rayon de 6 km autour du cratère actif. Il est également recommandé à ces personnes de porter des masques pour se protéger des cendres volcaniques. Pour les habitants de l’île de Tagulandang située dans ce rayon de 6 km, une évacuation immédiate s’impose, avec déplacement vers des zones plus sûres.
Source : PVMBG, Darwin VAAC, médias d’information internationaux.

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Le Kīlauea (Grande Île d’Hawaï) n’est pas en éruption mais une hausse significative de la sismicité (environ 360 séismes superficiels au cours des dernières 24 heures, avec des magnitudes M 1,0 – M 3,0) a incité le Parc National des Volcans d’Hawaï à fermer certaines zones qui pourraient mettre les visiteurs et le personnel en danger si le volcan entre en éruption. Les fermetures concernent également la Chain of Craters Road à partir de l’intersection de Crater Rim Drive.
Selon le HVO, il n’est pas possible à l’heure actuelle de savoir si cette augmentation de l’activité sismique entraînera une éruption dans un avenir proche ou si elle restera confinée sous terre. Cependant, le nombre croissant d’essaims sismiques conduit à penser qu’une éruption dans la région sommitale du Kīlauea ou sous l’Upper East Rift Zone est une possibilité.
La hausse de la sismicité n’a pas eu d’impact sur le trafic routier ou sur les infrastructures au sommet du volcan. De nombreuses zones populaires du Parc restent ouvertes. Les visiteurs sont toutefois invités à planifier à consulter le site web du parc pour connaître les fermetures éventuelles ou les alertes de danger.
Source : Parc national des volcans d’Hawaii.

Hausse de la sismicité mais pas d’éruption pour le moment sur le Kilauea (Image webcam du cratère de l’Halema’uma’u

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Another powerful eruption started at Ruang volcano (Sangihe Islands / Indonesia) in the evening of April 29th, 2024, with an ash column that rose to about 19.2 km above sea level. Authorities raised the Alert Level to 4 (the maximum) and the Aviation Color Code to Red. This powerful eruption comes just 2 weeks after a similar eruption on April 16th.

The eruption was characterized by the impressive emission of incandescent lava. This dramatic display was further enhanced by the presence of volcanic lightning in the ash plume.

Concurrently, a significant shower of stones and gravel was observed over a broader area than during the previous eruption on April 16th. The situation later stabilized.

For safety reasons, the electricity network on Tagulandang Island has been deactivated. Additionally, the weakening of telecommunications signals posed challenges for effective coordination and communication in the field, complicating response efforts.

Manado’s Sam Ratulangi airport was closed at least until noon on May 1st.

Residents near Volcano Ruang, including tourists and visitors, are strongly advised to stay vigilant and avoid entering areas within a 6 km radius from the center of the active crater. They are also encouraged to wear masks to shield themselves from volcanic ash. For the inhabitants of Tagulandang Island located within this 6 km radius, immediate evacuation is imperative. They should relocate to safer areas to ensure their safety.

Source : PVMBG, Darwin VAAC, international news media.

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Kīlauea (Hawaii Big Island) is not erupting but a significant increase in seismicity (about 360 shallow earthquakes in the last 24 hours, with magnitudes M 1.0 – M 3.0) has prompted Hawaiʻi Volcanoes National Park to close some areas that could put visitors and staff at risk if the volcano erupts. Closures also concern the Chain of Craters Road from the intersection at Crater Rim Drive.

According to HVO, it is not possible at this time to know if this increase in activity will lead to an eruption in the near future or simply remain confined below ground. However, the gradual strengthening of seismic swarms suggests that an eruption in the summit region of Kīlauea or beneath the upper East Rift Zone is one potential outcome.

The increased seismicity has not impacted traffic safety or infrastructure projects at the summit. Many popular areas in the park remain open. Park visitors are urged to plan ahead and check the park website for any closure or hazard alerts.

Source : Hawaiʻi Volcanoes National Park.

Activité sismique sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Seismic activity on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Un nouveau petit essaim sismique a été enregistrés sous et autour du mont Þorbjörn, sur la péninsule de Reykjanes, dans l’après-midi du 14 avril 2024. Un grand nombre de ces événements étaient alignés sur la fracture éruptive active actuellement. Aucun de ces séismes n’avait une magnitude supérieure à M 2,0, mais c’est la première fois que de petits séismes sont enregistrés sur une période aussi courte depuis le début de l’éruption le 16 mars.
Comme je l’ai écrit précédemment, un essaim sismique avec un événement de M 3,3 a été enregistré le 13 avril dans la région de Krisuvik, avec son épicentre au niveau du lac Kleifarvatn, à une profondeur de 6 km. Le séisme a été ressenti jusque dans la région de Reykjavik et a été suivi de plusieurs répliques.

Source: Met Office

Dans le même temps, dans le secteur de Svartsengi, le soulèvement du sol se poursuit au même rythme qu’au début du mois d’avril. C’est probablement dû au mouvement du magma sous la surface. Cependant, le Met Office indique que cela n’annonce pas forcément une autre éruption.
L’éruption actuelle semble relativement stable.
Source : Met Office, Iceland Review.

Image webcam de l’éruption le 15 avril 2024 au matin

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A new small seismic swarm was recorded under and around Mt Þorbjörn on the Reykjanes peninsula in the afternoon of April 14th, 2024. A great many of these events are aligning with the ongoing eruption fissure. None of these quakes had a magnitude greater than M 2.0, but it is the first time such small quakes have been recorded over such a short period of time since the start of the eruption on March 16th.

As I put it before, a seismic swarm including an event reaching M 3.3 was recorded on April 13th in the Krisuvik area, with the epicenter at Kleifarvatn lake, at a depth of 6 km. The earthquake was felt well in the capital area andwas followed by several aftershocks.

Meanwhile, ground surface rising has been continuing in the Svartsengi area at the same rate as was recorded in the beginning of April. It is probably an indicator of magma movement beneath the surface. However, the Met Office says it does not necessarily mean the arrival of another eruption.

The current eruption does not appear to be increasing in activity.

Source : Met Office, Iceland Review.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité volcanique est restée relativement stable ces derniers jours. Le seul événement géologique significatif a été le puissant séisme de M 7,2 – ou M 7,4, selon les agences – qui a frappé Taïwan le 3 avril 2024. La cause n’est pas volcanique mais tectonique. Le séisme a été provoqué par le mouvement de grandes plaques tectoniques dans la région. L’île se trouve sur une zone complexe où la plaque philippine plonge sous la plaque eurasienne. Cette d’ailleurs cette subduction qui est responsable du relief montagneux de Taiwan.
À mesure que ces deux plaques glissent l’une contre l’autre, une immense pression s’accumule le long des lignes de faille. Le séisme du 3 avril est attribué au processus de faille inverse dans lequel la plaque dominante – en l’occurrence la plaque eurasienne – est poussée vers le haut contre la plaque philippine en phase de subduction. Ce changement soudain de position déclenche la libération, sous forme d’ondes sismiques, de la pression accumulée et le déclenchement du séisme.
Source : Médias d’information scientifique.

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L’activité reste élevée sur le Poás (Costa Rica). Les émissions de SO2 sont importantes. Les responsables du parc national et la population résidant dans la partie la plus proche du volcan ont signalé des conséquences sanitaires, notamment des maux de tête, des nausées, des saignements de nez et des irritations des yeux, du nez, de la bouche et de la peau. Le 25 mars 2024, une caméra infrarouge a enregistré une température de 302°C au niveau des fumerolles où des flammes bleues étaient visibles.
Le 29 mars, une bouche située dans la partie nord du plancher du cratère s’est complètement asséchée et deux événements explosifs ont été enregistrés ce même jour.
Le 1er avril, les données satellitaires ont montré que les émissions de SO2 atteignaient 714 tonnes, une augmentation significative et la valeur la plus élevée depuis une période d’activité en 2017-2019. Les habitants continuent de signaler des odeurs de SO2 et de petites retombées de cendres.
Source : OVSICORI.

Exemple d’épisode éruptif sur le Poas en avril 2017 (Source: OVSICORI)

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L’éruption débutée le 16 mars 2024 se poursuit tranquillement sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, l’activité se limite désormais à deux cratères, avec une coulée de lave. Rien n’indique que l’éruption touche à sa fin. La majeure partie de l’activité se déroule dans le plus grand des deux cratères. Une certaine pollution par les gaz est parfois détectée à Grindavík et Hafnir. Le Met Office prévient que les fronts des coulées de lave sont hauts dans certains endroits et que des sorties soudaines de lave ou des effondrements de matériaux peuvent se produire. Des incendies de végétation ont été signalés en bordure du champ de lave.

Le 27 mars 2024, les données satellitaires montraient que le champ de lave couvrait alors une superficie de 5,99 km2 et que le volume de lave émis depuis le début de l’éruption était de 25,7 ± 1,9 millions de mètres cubes. Le débit moyen de lave à la source a été estimé à 7,8 ± 0,7 m3/s, ce qui est très proche de celui observé lors de la première phase de l’éruption dans la Geldingadalir en 2021.

Source : Met Office.

Image webcam de l’éruption le 3 avril 2024

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur l’île Fernandina (Galapagos). La lave continue à avancer sur le versant SSE du volcan. Des anomalies thermiques sont détectées quotidiennement sur les images satellite. Les émissions de SO2 atteignaient 158 tonnes le 20 mars, 720 tonnes le 24 mars et 790 tonnes les 25 et 26 mars.
Source : Instituto Geofisico.

Vue du début de l’éruption (Source: Parc National)

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Dans un bulletin émis le 29 mars 2024, l’INGV indique que l’on observe le dégazage habituel des cratères sommitaux de l’Etna (Sicile), notamment la Bocca Nuova et le Cratère Sud-Est. Il n’y a aucun signe significatif d’activité éruptive.
Le tremor volcanique montre une tendance fluctuante, essentiellement dans des valeurs moyennes, avec parfois des valeurs élevées. Ces dernières sont apparues à l’occasion d’un séisme de magnitude M 5,8 dont l’épicentre se trouvait sur la côte grecque, Aucune déformation significative du sol n’est enregistrée.

 

Image webcam de la partie SE de l’Etna le 3 avril 2024

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Dans un rapport spécial, le PHIVOLCS a indiqué que les émissions de SO2 sur le Taal (Philippines) atteignaient 18 638 tonnes par jour le 28 mars 2024, la valeur la plus élevée enregistrée en 2024. La sismicité reste à un niveau normal. Le niveau d’alerte est maintenu à 1 sur une échelle de 0 à 5.

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Sur la Grande île d’Hawaii, toujours pas d’éruption sur le Kilauea et rien n’annonce un regain d’activité. La sismicité est faible sous le sommet et dans la zone du rift sud-ouest. La déformation du sol reste faible elle aussi.
Source : HVO.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Volcanic activity has been quite stable in the past days. The only significant geological event was the powerful M 7.2 (or M 7.4, according to the agencies) earthquake that struck Taiwan on April 3rd, 2024. The cause was not volcanic but tectonic. The quake was caused by the movement of large tectonic plates. The island sits on a complex zone where the Philippine Sea Plate dives beneath the Eurasian Plate. This subduction is responsible for creating the mountainous island of Taiwan itself.

As these two plates slide against each other, immense pressure builds up along fault lines. The 2024 earthquake is attributed to the reverse faulting process in which the overriding plate (the Eurasian Plate in this case) is thrust upwards against the subducting Philippine Sea Plate. This sudden shift in position triggers the release of the built-up pressure as seismic waves, causing the earthquake.

Source : International scientific news media.

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Activity is still elevated at Poás (Costa Rica). SO2 emissions remain significant. Parque Nacional Volcán Poás officials and residents to the mest of the volcano have reported health impacts from the emissions including headaches, nausea, nose bleeding, and irritations of eyes, nose, mouth, and skin. On March 25th, 2024, an infrared camera recorded a fumarolic vent temperature of 302 degrees Celsius and glowing blue flames were visible.

On March 29th, a vent on the northern part of the crater floor completely dried up and two explosive eruptive events were recorded that same day.

On April 1st, satellite data showed that SO2 emissions reached 714 tons, a significant increase and the highest recorded value since a period of elevated activity during 2017-2019. Residents continue to report SO2 odors and minor ashfall.

Source : OVSICORI.

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The eruption that began on March 16th, 2024 is quietly continuing on the Reykjanes Peninsula (Iceland). As I put it in previous posts, activity is now limited to two craters, with steady lava flow and no immediate signs of the eruption ending. Most of the activity is ongoing in the larger of the two craters. Some gas pollution is sometimes detected in Grindavík and Hafnir. The Met Office warns that the margins of the lava flows are tall in some places and that sudden breakouts of lava or collapses of material are possible. Wildfires have been noted near the margins of the flow field.

Satellite data from 27 March 2024 showed that the lava field covered then an area of 5.99 km2 and the volume of lava since the beginning of the eruption was 25.7 ± 1.9 millioncubic meters. The average extrusive rate of lava from the craters was estimated at 7.8 ± 0.7 m3/s, which is very comparable to the extrusion rate during the first phase of the Geldingadalir eruption in 2021.

Source : Met Office.

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Moderate eruptive activity continues at Fernandina (Galapagos). Lava continues to advance on the volcano’s SSE flank. Daily thermal anomalies are detected in satellite images. SO2 emissions were measured at 158 tons on 20 March, 720 tons on 24 March, and 790 tons during 25-26 March.

Source : Instituto Geofisico.

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In a bulletin issued on March 29th, 2024, INGV indicates that one observes the usual degassing of Mt Etna‘s summit craters (Sicily), in particular Bocca Nuova and the South-East Crater. There are no significant signs of eruptive activity.
The volcanic tremor shows a fluctuating trend, mainly in medium values, with sometimes high values. The latter appeared during an M 5.8 earthquake whose epicenter was on the Greek coast. No significant deformation of the ground has been recorded.

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In a special report, PHIVOLCS noted that SO2 emissions on Taal (Philippines) reached 18,638 tonnes per day on March 28th, the highest value recorded during 2024. Seismicity remains at background levels. The Alert Level remains at 1 on a scale of 0-5.

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On Hawaii Big Island, Kilauea is not erupting and does not seem ready to do so. Low-level seismicity continues beneath the summit and Southwest Rift Zone, while rates of ground deformation remain low.

Source : HVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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