Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Au Kamtchatka, l’éruption du Bezymianny se poursuit avec des émissions de gaz et de vapeur et parfois des effondrements de matériaux sur les flancs du dôme de lave sommital. Comme je l’ai déjà écrit, le 7 avril 2023, une image satellite a montré un panache de cendres qui s’étirait sur150 km à l’est du volcan, à des altitudes de 5,5 à 6 km. Les émissions de cendres s’intensifiaient parfois, probablement suite à des avalanches pyroclastiques sur le dôme de lave qui continuait de croître. La couleur de l’alerte aérienne est alors passée au Rouge.

Toujours le 7 avril, une importante éruption a commencé à 17 h 30, heure locale, et en 20 minutes, un volumineux panache de cendres s’est élevé à 10 – 12 km au-dessus du niveau de la mer. Les explosions étaient audibles à 20 km de distance et ont duré quelque 90 minutes. Des retombées de cendres importantes ont été signalées. .
Le 8 avril 2023, le KVERT a indiqué que le paroxysme était terminé et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à Orange. Une coulée de lave était observée. sur le dôme actif.

Comme je l’ai expliqué précédemment, le 28 mars 2023, une augmentation de l’activité a été signalée sur le Sheveluch. L’incandescence au sommet du dôme de lave était constante et le foyer d’activité s’est déplacé du côté E vers le côté NE. L’éruption se caractérisait par des explosions, des coulées pyroclastiques, une extrusion de dôme de lave et une forte activité fumerolienne.
Le 11 avril 2023, les données sismiques ont indiqué une augmentation significative de l’activité. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendres s’élevait à 15,8 km au-dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendres ont été signalées à Klyuchi (45 km au sud-ouest), et le panache de cendres noires a provoqué une période d’obscurité à 7h00 du matin. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Le panache de cendres est ensuite passé au-dessus de Kozyrevsk (112 km au SO) et a transformé le jour en nuit. Les éclairs étaient presque constants dans le panache, avec des coups de tonnerre audibles jusqu’à environ 10 heures du matin. Au fur et à mesure que la journée avançait, la lumière prenait une teinte brun rougeâtre due à la présence de cendre dans l’atmosphère. Dans certaines zones, la couche de cendre atteignait 6 cm d’épaisseur et certains habitants ont signalé que de l’eau sale sortait du robinet. Une image satellite à 17 h 48 a montré des panaches de cendres s’élevant à 8 km au-dessus du niveau de la mer. et dérivant sur 430 km vers l’ouest-sud-ouest et le sud. A Klyuchi, la couche de cendre atteignait 8,5 cm d’épaisseur.
De fortes explosions se sont poursuivies le 12 avril. Les panaches de cendres montaient encore à 8 km d’altitude. Le front d’une coulée pyroclastique qui avait parcouru 19 km au SSE le 11 avril s’était arrêté à quelques centaines de mètres d’un pont sur la route entre Kliuchi et Petropavlovsk-Kamtchatski.

Alaska Airlines a annulé 28 vols en provenance et à l’intérieur de l’Alaska à cause du nuage de cendres émis par le Sheveluch. Selon l’AVO ; bien que ce nuage présente un danger potentiel pour l’aviation et ait perturbé certains vols, aucune retombée de cendres n’a été observée sur des zones habitée en Alaska.
A noter qu’aucun progrès n’a été réalisé concernant les systèmes de détection de cendres dans les avions depuis l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010. La cendre avait cloué au sol le trafic aérien dans toute l’Europe.

Une activité modérée se poursuit sur l’Ebeko. Une anomalie thermique journalière est identifiée sur les images satellites. Les explosions génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 4 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

Dôme de lave du Sheveluch (Crédit photo: KVERT)

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Le cône actif dans le lac Voui sur l’île d’Ambae (Vanuatu) continue de produire des émissions de vapeur, de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Une forte explosion suivie d’une émission de cendres noires a été signalée le 5 avril 2023. Les images de la webcam montrait une incandescence qui se reflétait dans les nuages au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour des bouches actives du lac Voui, et à l’écart des ravines lors de fortes pluies.
Source Vanuatu GeoHazards.

Lac Voui (Source: Wikipedia / GeoHazards)

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Le Servicio Geológico Colombiano (SGC) indique que le nombre d’événements sismiques détectés sur le Nevado del Ruiz est variable, mais en baisse. Les secousses sont généralement enregistrées à 2-5 km au sud-ouest du cratère Arenas à des profondeurs de 3-4 km. Le 9 avril 2023, la Gestión del Riesgo de Desastres (UNGRD) a signalé que 2 000 à 2 500 familles avaient été identifiées comme vivant dans des zones à haut risque et devaient être évacuées par précaution ; les familles qui avaient déjà été évacuées étaient hébergées chez des membres de leur famille et des amis, mais pas dans des abris temporaires.
Des anomalies thermiques sont périodiquement visibles au niveau du cratère Arenas. Le niveau d’alerte reste à Orange, niveau II sur une échelle à quatre niveaux.

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Dans un bulletin diffusé le 11 avril 2023, l’OVPF indique avoir observé une augmentation de la sismicité sous le cratère Dolomieu du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). 66 séismes volcano-tectoniques de faible magnitude ont été enregistrés entre le 30 mars et le 10 avril, entre  1,5 et 2 km de profondeur. Toutefois, cette augmentation de la sismicité n’est pas forcément synonyme d’éruption à brève échéance. L’Observatoire explique que le processus de recharge du réservoir superficiel « peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines » avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe, laissant le magma s’échapper à la surface lors d’une éruption.

Cette sismicité fait suite à une reprise de l’inflation de la partie sommitale du volcan depuis début mars 2023. Cette inflation est liée à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel localisé à environ 1,5-2 km de profondeur.

La dernière éruption du Piton de la Fournaise remonte au 19 septembre 2022. Elle s’est arrêtée le 5 octobre. Le cône formé a été baptisé « °Piton Tikal ».

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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Dans une mise à jour publiée le 11 avril 2023, le HVO indique que le Kilauea (Hawaï) n’est toujours pas en éruption. Cela fait plus de 30 jours que la lave n’a pas percé la surface du volcan. Les instruments du HVO montrent une faible sismicité et une déformation de l’édifice volcanique stable et relativement faible, avec seulement quelques émissions de gaz au sommet.
À partir du 11 avril 2023, les mises à jour du Kīlauea ne seront plus quotidiennes mais hebdomadaires en raison du faible niveau d’activité. Le niveau d’alerte reste à ‘Advisory’ (surveillance conseillée).
Le HVO explique qu’il est toujours possible qu’une intrusion magmatique ou une éruption se produise sans forcément prévenir.

Crédit photo: HVO

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Kamchatka, the eruption at Bezymianny continues and is generally characterized by gas-and-steam emissions and occasional collapses of hot material from the flanks of the summit lava dome. As I put it before, on April 7th, 2023, a satellite image showed an ash plume drifting 150 km E at altitudes of 5.5-6 km. Ash emissions sometimes intensified, likely caused by hot avalanches from a growing lava dome. The Aviation Color Code was raised to Red. On that same day, a notable eruption began at 17 :30 local time, and within 20 minutes a large ash plume rose to 10 – 12 km a.s.l. Explosions were clearly audible at 20 km distance and were heard for 90 minutes.
Significant ashfall was reported. .

On April 8th, 2023, KVERT stated that the strong eruptive phase was over, and the Aviation Color Code was lowered to Orange. A lava flow was observed. on the active dome.

As I explained previously, on March 28th, 2023, an increase in activity was reported at Sheveluch. Incandescence at the summit of the lava dome was constant and the focus of activity shifted from the E side to the NE side. The ongoing eruption was generally characterized by explosions, hot avalanches, lava-dome extrusion, and strong fumarolic activity.
Seismic data on April 11th indicated a significant increase in activity, According to the Tokyo VAAC the ash plume had risen to 15.8 km a.s.l. Ashfall was reported in Klyuchi (45 km SW), and the large black ash plume had blocked the daylight at 7:00 in the morning. The Aviation Color Code was raised to Red.
The ash plume drifted over Kozyrevsk (112 km SW) and turned the day to night. Almost constant lightning strikes in the plume were visible and sounds like thunderclaps were heard until about 10 :00. As the day went on the light had a reddish-brown hue due to the ash in the atmosphere. In some areas ashfall was 6 cm deep and some residents reported dirty water coming from their plumbing. A satellite image at 17 :48 showed ash plumes rising to 8 km a.s.l. and drifting 430 km WSW and S. Residents of Klyuchi measured ashfall as thick as 8.5 cm.

Strong explosions were continuing on April 12th. Ash plumes from explosions still rose to 8 km. The terminal part of a pyroclastic flow that had traveled 19 km SSE on April 11th had stopped a few hundred meters from a bridge on the road between Kliuchi and Petropavlovsk-Kamchatsky.

Alaska Airlines canceled 28 flightsfrom and within Alaska because of the ash cloud amitted by Sheveluch. According to AVO ; although this cloud poses a potential hazard to aviation and has disrupted some flights, no ashfall is expected on Alaska communities. It should be noted that no progress was made about ash detection systems on planes since the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland which disrupted air trafic all over Europe.

Moderate activity continues at Ebeko. A daily thermal anomaly is identified in satellite images. Explosions generate ash plumes that rise as high as 4 km a.s.l. The Aviation Color Code remains at Orange.

Source : KVERT.

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The cone in Ambae’s Lake Voui (Vanuatu) continues to produce steam, gas and ash emissions that rise as high as 2.5 km above the crater. A loud explosion followed by a dark ash emission was reported on April 5th, 2023. Webcam images showed incandescence above the crater, reflected in the clouds. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the 2-km radius Danger Zone around the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

Source Vanuatu GeoHazards.

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Servicio Geológico Colombiano’s (SGC) reports that the number of daily events detected at Nevado del Ruiz fluctuated is declining. Earthquakes are generally located 2-5 km SW of Arenas Crater at depths of 3-4 km. On April 9th, 2023, Gestión del Riesgo de Desastres (UNGRD) reported that 2,000-2,500 families had been identified as living in high-risk areas and should be evacuated as a precaution; families that had evacuated were staying with family and friends and not in evacuation shelters.
Thermal anomalies from Arenas Crater are periodically visible. The Alert Level remains at Orange, Level II on a four-level scale.

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In a bulletin issued on April 11th, 2023, OVPF indicates that there has been an increase in seismicity beneath Dolomieu Crater at Piton de la Fournaise (Reunin Island). 66 low magnitude volcano-tectonic earthquakes were recorded between March 30th and April 10th, between 1.5 and 2 km deep. However, this increase in seismicity is not necessarily synonymous with an eruption in the short term. The Observatory explains that the process of recharging the shallow reservoir « can take several days to several weeks » before the reservoir roof weakens and ruptures, letting magma escape to the surface in an eruption.
This seismicity follows a resumption of the inflation of the summit area since the beginning of March 2023. This inflation is linked to a pressurization of the shallow magma reservoir located about 1.5-2 km deep.
The last eruption of Piton de la Fournaise dates back to September 19th, 2022. It stopped on October 5th. The cone was named « °Piton Tikal ».
Source: OVPF.

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In an update released on Aperil 11th, 2023, HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is still not erupting. It has been over 30 days since lava was last active at the surface of the volcano. HVO monitoring shows low rates of seismicity and steady, relatively low rates of deformation across the volcano, with only minor gas emission at the summit.

Starting on April 11th 2023, HVO is changing updates for Kīlauea from DAILY to WEEKLY, reflecting the low level of unrest. The Alert Level remains at ADVISORY/YELLOW.

HVO explains it is still possible that an intrusion of magma beneath the surface or eruption of lava on the surface may occur with little or no warning.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Nouvelles découvertes à proximité de Pompéi // New discoveries close to Pompeii

Comme je l’ai écrit précédemment, les archéologues s’affairent dans les ruines de Pompéi, la ville romaine qui a été détruite et ensevelie sous les cendres lors de l’éruption du Vésuve en 79 après J.C. De nouvelles découvertes intéressantes ont été faites, comme un thermopolium magnifiquement décoré, ou un graffiti prouvant que l’éruption a eu lieu en octobre 79, et non en août, comme on le pensait auparavant.
Des fouilles sont effectuées à Pompéi, mais aussi dans les faubourgs de la cité, comme à Civita Giuliana qui se trouve à environ 700 mètres au nord-ouest des murs de l’ancienne Pompéi. Les archéologues ont découvert qu’elle comprenait de nombreux complexes d’habitations, dispersés sur un territoire qui englobait des fermes viticoles et oléicoles, ainsi que des hébergements saisonniers le temps des récoltes.
Les fouilles à Civita Giuliana ont commencé au début des années 1900. Les archéologues de l’époque ont mis au jour 15 pièces dans les maisons, ainsi que des zones résidentielles et des lieux pour entreposer de la nourriture et du vin.
Un certain nombre d’autres découvertes ont été faites sur le site depuis 2017, notamment un char de cérémonie, une écurie, les restes de trois chevaux et une pièce utilisée par les esclaves qui travaillaient pour l’une des villas.
Les fouilles effectuées sous la tutelle du Parc Archéologique de Pompéi ont permis de reconstituer un ensemble d’habitations assez complexe mais bien articulé, avec l’identification de différentes « villas ».
Les fouilles en cours ont mis au jour le secteur où vivaient les esclaves d’une grande villa qui avait déjà été partiellement explorée au début du 20ème siècle. Elles ont aussi révélé la présence d’une structure rectangulaire, construite avec des murs en opus reticulatum de belle facture, conservés sur une hauteur de 5 mètres, avec certaines pièces sur deux étages. Cette structure comprend au moins cinq pièces quadrangulaires, toutes endommagées par l’effondrement des tuiles et des planchers de l’étage supérieur dont il ne reste que des traces de poutres.
Les archéologues ont déclaré dans un communiqué de presse qu’ils avaient extrait à Civita Giuliana un trésor composé de vaisselle, de céramique et de bols à feu. Les artefacts ont été retrouvés à l’envers le long des murs de ce qui servait de logement aux domestiques. La découverte donne aux scientifiques un meilleur aperçu de la vie quotidienne dans la région. Elle était mal documentée et son exploration était compliquée à cause des fouilles et des pillages illégaux des décennies précédentes.
Source : Parc archéologique de Pompéi.

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As I put it before, archeologists are working hard at Pompeii, the Roman city that was destroyed and buried in ash during thre eruption of Mt Vesuvius in 79 A.D. New interesting discoveries have been made, such as a beautifully decorated termopolium, or a graffitti proving that the eruption took plabe in October 79, and not in August, as previously thought.

Excavations are performed in Pompeii, but also in the suburbs of the city. like Civita Giuliana, around 700 meters northwest of the walls of Ancient Pompeii, which was populated by numerous settlement complexes, scattered over a territory which responded to wine and oil-producing farms, as well as residential or seasonal needs when the owner needed to stay temporarily.

Explorations of Civita Giuliana began in the early 1900s. Archaeologists at the time discovered 15 rooms, including residential areas and work areas for things like storing food and wine.

A number of other discoveries have been made at the site since 2017, including a ceremonial chariot, a stable, the remains of three horses and a room used by slaves who worked at the villa.

The safeguarding activity carried out by the Archaeological Park of Pompeii has allowed to outline a rather complex and articulated context, with the identification of various ‘villas’.

The current excavation operation has brought to light the servile-productive sector of a large villa, which had already been partially investigated at the beginning of the 20th century. It has also revealed the presence of a rectangular structure, constructed with opus reticulatum walls of fine workmanship, which are preserved to a height of 5 meters, with certain rooms over two floors. This structure includes at least five quadrangular rooms, all affected by the collapse of the roof tiles and flooring of the upper floor, of which only traces of the beams remain.

Archaeologists said in a news release that they unearthed a trove of dishware, ceramic and fire bowls at Civita Giuliana. The artifacts were found upside down along the walls of what served as the servants’ quarters of the building. The discovery gives experts more insight into daily life in the region, which was poorly documented and complicated by earlier illegal excavations and looting.

Source : Archaeological Park of Pompeii.

Derniers artefacts découverts à Civita Giuliana (Crédit photo: Parc archéologique de Pompéi)

Puissante éruption du Sheveluch (Kamchatka) // Powerful eruption of Sheveluch Volcano (Kamchatka)

Après le Bezymianny, c’est au tour du Sheveluch de connaître une crise éruptive. Une puissante éruption explosive a eu lieu sur le volcan à 13h10 (UTC) le 10 avril 2023. La couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge car les cendres pourraient être un problème pour le trafic aérien. De très fortes retombées de cendres – les plus fortes depuis 60 ans – ont été signalées à Klyuchi et dans d’autres localités voisines. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendres a atteint 15,8 km d’altitude.
À 05h48 (UTC) le 11 avril, le KVERT a déclaré que l’éruption se poursuivait avec des explosions qui envoyaient encore des cendres jusqu’à 8 km au-dessus du niveau de la mer. D’impressionnantes retombées de cendres, jusqu’à 8 cm d’épaisseur, (voir vidéo ci-dessous) ont été signalées dans la ville de Klyuchi, à 60 km du volcan et dans les zones environnantes. Les autorités signalent des pannes de courant et de l’eau potable polluée par la cendre dans la ville. Tous les cours ont été temporairement suspendus et les habitants ont été priés de ne pas quitter leur domicile.
Source : KVERT, The Watchers.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo de l’éruption et des cendres émises par le Sheveluch :
https://youtu.be/qMJkXAowOfY

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After Bezymianny, it is up to Sheveluch to start an eruptive crisis. A powerful explosive eruption took place at the volcano at 13:10 (UTC) on April 10th, 2023. The Aviation Color Code was from Orange to Red as the ash could be a problem to air traffic. Very heavy ashfall – the strongest in 60 years – was reported in Klyuchi and other nearby municipalities. According to the Tokyo VAAC, the ash plume reached 15.8 km above sea level.

At 05:48 (UTC) on April 11th, KVERT said the powerful eruption continues with explosions sending ash up to 8 km a.s.l. Heavy ashfall, up to 8 cm thick was reported in the city of Klyuchi, 60 km from the volcano and the surrounding areas. Authorities report power outages and polluted drinking water in the city. All classes have been temporarily suspended and residents were urged not to leave their homes.

Source : KVERT, The Watchers.

By clicking on this link, you’ll see a video of the eruption and the ash emitted by Sheveluch :

https://youtu.be/qMJkXAowOfY

Les éruptions du Sheveluch peuvent être très spectaculaires, avec panaches de cendres, épanchements pyroclastiques et coulées de lave (Crédit photo: KVERT)

Des canons à eau pour comprendre les éruptions explosives // Water cannons to understand volcanic blasts

Le dernier article Volcano Watch rédigé par des scientifiques du HVO est consacré aux explosions volcaniques, comme lors de l’éruption du Mont St. Helens (État de Washington) en 1980. L’événement a illustré les dangers et les impacts de telles explosions volcaniques sur les paysages naturels et les infrastructures humaines.
L’éruption a dévasté la nature sur des centaines de kilomètres carrés et tué 57 personnes. Au cours de la quarantaine d’années qui ont suivi, plusieurs autres éruptions explosives dirigées latéralement ont été observées dans le monde.
Une éruption du Mont Ontake (Japon) en 2014 a tué 57 personnes sur ses pentes et, à ce titre, a montré les impacts tragiques des éruptions dirigées latéralement dans les environnements proches des bouches éruptives.

Il faut toutefois noter que les éruptions latérales ne se limitent pas seulement à l’explosion principale. Des gaz chauds, des cendres et de la boue peuvent s’écouler latéralement lors d’une éruption majoritairement verticale située dans une topographie confinée, comme une vallée, que peuvent emprunter les coulées pyroclastiques. Ces dernières peuvent avoir un impact sur l’environnement proche de la source de l’éruption, même pour des événements mineurs.
Si elles empruntent une vallée ou une autre topographie favorable, les coulées pyroclastiques peuvent se déplacer sur plusieurs kilomètres depuis la bouche éruptive. Dans certains cas, on peut assister à des coulées de boue, ou lahars, qui peuvent être particulièrement dangereux même à des dizaines de kilomètres de la source de l’éruption.
En raison des effets dévastateurs que ces événements peuvent avoir, les volcanologues essayent d’améliorer la détection et la caractérisation des dangers posés par les éruptions explosives. Pour cela, ils utilisent des capteurs automatisés tels que des sismomètres et des microphones pour les systèmes d’alerte précoce.
Une expérience a récemment été réalisée par une équipe de scientifiques américains et néo-zélandais. Les caractéristiques énergétiques d’une éruption volcanique déclenchée par les chercheurs ont été mesurées à l’aide d’un système d’enregistrement acoustique à microphones. L’expérience a utilisé un canon à eau inclinable entouré de capteurs de pression comme ceux utilisés pour la surveillance des volcans. Les scientifiques voulaient savoir s’il existait des différences entre le son mesuré dans le sens du souffle de l’éruption, et le son mesuré derrière le canon. Ces différences peuvent donner aux chercheurs un aperçu des processus éruptifs et leur permettre de mieux comprendre les dangers associés aux véritables éruptions.

L’image ci-dessus – extraite d’une vidéo GNS Science – montre un exemple d’explosion au cours de l’expérience réalisée en 2016 avec un canon à eau incliné. Le canon est un fût classique de 200 litres, ouvert à une extrémité, et rempli au tiers d’eau à température ambiante. Une bouteille bien fermée, remplie d’azote liquide, est introduite dans l’eau. Comme l’azote liquide est à une température de -196 degrés Celsius, il se dilate dans l’eau environnante qui est plus chaude.
Peu de temps après l’immersion de la bouteille, celle-ci éclate rapidement en produisant une petite explosion contrôlée. Dans des conditions normales, une explosion partirait dans toutes les directions, mais comme la bouteille se trouve au fond d’un fût ouvert, l’énergie est propulsée hors de l’ouverture. La direction préférentielle prise par l’énergie et la direction de l’explosion sont enregistrées sur les capteurs installés tout autour..

Chaque expérience réalisée par les scientifiques a été contrôlée à l’aide de caméras orientées dans trois directions pour enregistrer la direction et la vitesse de l’explosion. Les explosions dirigées verticalement ont donné naissance à des enregistrements acoustiques similaires sur tous les microphones.
Pour les éruptions plus proches du sol, les expériences montrent que les explosions les plus fortes produisent une énergie de fréquence plus élevée dans la direction du souffle de l’éruption, tandis qu’une énergie de fréquence plus basse est enregistrée derrière la source de l’explosion, autrement dit le canon.
Bien que davantage de tests soient nécessaires, ces expériences sont susceptibles de révéler les caractéristiques de la dynamique des éruptions explosives. Ces données pourraient être utilisées dans le cadre de futurs systèmes de détection d’éruptions à proximité de bouches éruptives dangereuses.
Ces données peuvent également être utilisées dans le cadre de l’étude des coulées pyroclastiques et la surveillance des lahars. Sur les volcans hawaïens où l’on observe très peu d’éruptions explosives, les résultats des expériences ci-dessus pourraient aider à comprendre la migration latérale des éruptions fissurales.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette expérience (en anglais), il suffit de cliquer sur ce lien :
https://earth-planets-space.springeropen.com/articles/10.1186/s40623-022-01732-0

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The latest Volcano Watch article by HVO scientists is dedicated to volcanic explosions like during the eruption that shook Mount St. Helens (Washington State) in 1980. The event illustrated the hazards and impacts of ground-hugging volcanic blasts on natural landscapes and human infrastructure.

The eruption devastated hundreds of square kilometers and killed 57 people. In the more than 40 years since, several additional laterally directed explosive eruptions have occurred worldwide.

An eruption at Mt Ontake (Japan) in 2014 killed 57 people on its slopes and, as such, showed the tragic impacts of laterally directed eruptions in near vent environments. But lateral eruptions at volcanoes are not only confined to the main eruption blast.

Hot gas, ash and mud can flow laterally from a mostly vertical eruption located in confining topography, like a valley, focusing pyroclastic density currents. They may impact the near vent environment even for small eruptions.

If a valley or other topography exists, these types of flows can move several kilometers from the eruption vent. In some cases, such events can produce mudflows, or lahars, which can be particularly dangerous even tens of kilometers from the eruption source.

Due to the devastating impacts these events can have on nearby areas, the global volcano monitoring community wants to improve the detection and characterization of hazards posed by explosive eruptions using automated sensors like seismometers and microphones for early warning systems.

A new experiment was recently completed by a U.S. and New Zealand research team. The energy characteristics of a human-made volcanic eruption was measured on a surrounding microphone acoustic recording system. The experiment used a tiltable water cannon that was surrounded by pressure sensors like those used for volcano monitoring. The scientists wanted to determine if there were differences in the sound measured in the direction of the eruption blast, compared to the sounds measured behind the cannon. These differences may give scientists insight into the eruption processes and better understand the hazards associated with real ground-hugging eruptions.

The image above – taken from video by GNS Science – shows an example explosion from the inclined water cannon experiment performed in 2016. The barrel is comprised of a standard 200-liter drum with one end open, filled one-third full of water at ambient temperature. A sealed soda-pop bottle filled with liquid nitrogen is dropped into the water. Because the liquid nitrogen is at a temperature of -196 degrees Celsius, it will expand in the warmer surrounding water.

Shortly after the bottle is immersed, it rapidly bursts, producing a small, controlled explosion. Normally an explosion would expand in all directions, but because the bottle is at the bottom of an open-ended barrel, the energy is focused out of the barrel opening. The preferential direction of energy expansion and the explosion direction is then recorded on the surrounding sensors.

Each experiment was recorded with video cameras facing in three unique directions to document the blast direction and speed. Vertically directed blasts were found to have similar acoustic recordings on all the surrounding microphones.

For more ground-hugging eruptions, the experiments suggest that the strongest blasts show higher frequency energy in the direction of the blast while lower frequency energy is recorded behind the blast source, which in this case is the cannon.

While more tests are required, the observations might reflect features of eruption blast dynamics that can be used as part of future eruption detection systems near hazardous eruption vents.

The observational data may also have implications for hazardous mass flow events including pyroclastic-flows and lahar monitoring. On Hawaiian volcanoes that have few explosive eruptions, the observation results may be useful to understand the lateral migration of fissure eruptions.

If you want to learn more about this experiment (in English), just click on this link :

https://earth-planets-space.springeropen.com/articles/10.1186/s40623-022-01732-0

Eruption du Mont St Helens en 1980 (Source: USGS)

Le Mont Ontake après l’éruption de 2014 (Sourc: JMA)