Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Cumbre Vieja continue sur l’île de La Palma. Le volcan reste très actif et continue à déverser sa lave. Les dégâts sont de grande ampleur, tant aux habitations qu’aux bananeraies qui sont la principale ressource économique de l’île.

Vous trouverez une description de l’éruption dans les différentes notes publiées quotidiennement sur ce blog.

Capture écran webcam

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue et reste confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche unique dans la paroi ouest du cratère. La surface du lac de lave s’élève en moyenne de un à deux mètres par jour et se trouve actuellement à 794 m d’altitude. . Le total de lave émise est estimé à environ 20 millions de mètres cubes. La sismicité et les émissions de SO2 restent élevées. Elles atteignaient 2600 tonnes par jour le 25 octobre 2021. Les tiltmètres enregistrent actuellement une légère tendance à la déflation de l’édifice volcanique. Aucune activité particulière n’a été observée sur l’East Rift Zone.

 

Vue de la bouche active qui alimente le lac de lave (Crédit photo : HVO)

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Dans une note précédente, j’ai écrit qu’il était fort probable que l’éruption du Fagradalsfjall (Islande) soit terminée. De leur côté, les scientifiques de l’Université d’Islande affirment que l’éruption, qui a débuté le 19 mars, ne sera déclarée terminée que lorsque le cratère sera inactif depuis au moins trois mois. Cinq semaines se sont écoulées depuis la dernière détection d’une coulée de lave. Le cratère devra donc rester inactif pendant encore près de deux mois avant que la fin de l’éruption ne soit officiellement déclarée.
Lorsque l’Eyjafjallajökull est entré en éruption en 2010, la dernière activité a été détectée les 6 et 7 juin, mais la fin de l’éruption n’a été déclarée qu’en octobre de la même année.

Capture écran webcam

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Une éruption soudaine a eu lieu sur l’Anak Krakatau (Indonésie) à 07h13 (UTC) le 26 octobre 2021. L’événement a duré 45 secondes. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le nuage de cendres aurait atteint environ 660 m d’altitude, mais il y a des doutes sur cette hauteur.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

Panache de cendre du Krakatau (Photo: C. Grandpey)

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Le Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) indique que l’activité sismique a légèrement augmenté sur le Yasur à partir de 13h30 le 22 octobre 2021 Les émissions ont également augmenté et de volumineux panaches de cendres et de gaz étaient visibles au-dessus du cratère sur les images de la webcam. En conséquence, le VMGD a étendu la zone de sécurité à un rayon de 1 km autour du cône. Le VAAC de Wellington a noté que les panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 1,2 km d’altitude. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 0 à 4.

Crédit photo: Wikipedia

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L’AVO indique que les émissions de lave se poursuivent sur le Great Sitkin (Îles Andreanov / Alaska). La lave avance sur les flancs S et W sur une distance d’environ 500 m. Des anomalies thermiques étaient visibles sur les images satellites du 25 au 26 octobre. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).

Source: AVO

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange pour le Sheveluch et le Karymsky, et Jaune pour le Bezymianny et l’Ebeko.

Episode éruptif sur le Sheveluch (Source: KVERT)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues on the island of La Palma. The volcano remains very active and continues to pour out its lava. The damage is extensive, both to homes and banana plantations which are the main economic resource of the island.

You will find a description of the eruption in the weekly updates posted on this blog.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues and remains confined inside Halema’uma’u Crater. Lava is emitted from a single vent in the western wall of the crater. The surface of the lava lake rises by about one to two meters per day on average and currently lies 792 m above sea level. The total lava emitted is estimated at about 20 million cubic meters. Seismicity and SO2 emissions remain high. They reached 3,200 tons per day on October 22nd, 2021. The tiltmeters are currently recording a slight deflationary trend No particular activity was observed in the East Rift Zone.

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In a previous post, I wrote it was highly likely the Fagradalsfjall eruption (Iceland) was over. For their part, scientists at the University of Iceland say that he volcanic eruption, which began on March 19th, will not be declared over until the crater has been inactive for at least three months. Five weeks have gone by since a lava flow was last detected, so the crater will have to remain inactive for nearly another two months before the end of the eruption is declared.

When Eyjafjallajökull volcano erupted in 2010, the last activity was detected on June 6th and 7th, whereas the end of the eruption was not declared until October that year.

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A sudden eruption took place at Anak Krakatau (Indonesia) at 07:13 (UTC) on October 26th, 2021. The event lasted 45 seconds. The Aviation Color Code was raised to Orange. The ash cloud is said to have reached around 660 m above sea level, but there adoubts about this height.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1 – 4).

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The Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) reports that seismic activity slightly increased at Yasur beginning at 13:30 on October. 22nd, 2021 Emissions also increased and large, dense ash-and-gas plumes were visible rising from the crater in webcam images. As a consequence, VMGD expanded the restricted area to a 1-km radius around the cone. The Wellington VAAC noted that ash plumes rose as high as 1.2 km a.s.l. The Alert Level remains at 2, on a scale of 0-4.

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AVO indicates that lava effusion continues at Great Sitkin (Andreanov Islands / Alaska). Lava advances down the S and W flanks over about 500 m. Elevated surface temperatures were visible in satellite images during 25-26 October. The aviation colour code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

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In Kamchatka, the aviation color code is kept at Orange for Sheveluch and Karymsky, and Yellow for Bezymianny and Ebeko.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Pas de risque de « méga-tsunami » à La Palma (Iles Canaries) // No « mega-tsunami » hazard at La Palma (Canary Islands)

Au début de l’éruption du volcan Cumbre Vieja sur l’île canarienne de La Palma, certains scientifiques – en particulier un chercheur anglais – ont affirmé que le volcan pourrait s’effondrer et générer un tsunami qui dévasterait la côte est de l’Amérique du Nord et du Sud. Un article publié dans la série « Volcano Watch » par l’Observatoire des volcans d’Hawaii (HVO) examine si une telle approche est concevable
Les éruptions sur l’île de La Palma ressemblent aux éruptions hawaïennes, et ces deux régions de la planète partagent le potentiel d’effondrement de leurs flancs, avec le risque de tsunami. Les archipels canarien et hawaiien sont susceptibles de connaître des glissements de terrain majeurs avec des intervalles de quelques centaines de milliers d’années, une découverte faite pour la première fois dans les années 1960 par Jim Moore, à l’époque responsable du HVO. Selon lui, une partie importante d’une île peut être détruite lors de l’effondrement d’un de ses flancs, avec le déplacement d’énormes quantités d’eau de mer, générant des vagues de tsunami pouvant atteindre localement plus de 100 mètres de hauteur. De cette constatation est née l’idée que l’effondrement d’un volcan – en particulier dans les îles Canaries – pourrait déclencher un «méga-tsunami» à l’échelle de l’océan.
En 2001, une étude a suggéré que l’effondrement de La Palma pourrait générer des vagues de tsunami pouvant atteindre 25 m de haut le long des côtes est de l’Amérique du Nord et du Sud. Ce scénario a fait la une des médias.
La question est de savoir si des effondrements pouvaient réellement générer ces « méga-tsunami » loin de leurs sources. Les dernières recherches jettent le doute sur cette hypothèse.
Le scénario du «méga-tsunami» aux îles Canaries suppose l’effondrement d’un bloc unique, cohérent et massif qui a atteindrait une vitesse élevée très rapidement. Le problème, c’est que la cartographie des fonds océaniques autour des îles Canaries montre que les effondrements se produisent plutôt de manière progressive. De plus, les géomorphologues ont découvert, via l’analyse de la stabilité des pentes, que le volume d’effondrement potentiel est beaucoup plus réduit que ce qui a été envisagé par l’étude de 2001.
La modélisation des tsunamis a également considérablement progressé depuis 2001. Des études sur les vagues induites par les glissements de terrain montrent qu’elles se déplacent à des vitesses différentes et interagissent davantage sur de longues distances, ce qui conduit à une hauteur de vague moindre loin de la source. Une meilleure connaissance de la bathymétrie océanique, de la topographie insulaire et côtière, ainsi que du transfert d’énergie entre le glissement des blocs d’effondrement et l’eau de mer ont également contribué à une modélisation plus précise.
Ces nouvelles simulations montrent que la hauteur maximale des vagues le long de la côte Est des Amériques à partir d’un effondrement de très grande ampleur à La Palma serait de l’ordre de 1 à 2 mètres. Une telle vague serait certes dangereuse, mais pas plus que celles provoquées par les tempêtes que nous connaissons.
Un manque de preuves géologiques remet également en question l’hypothèse du « méga-tsunami ». En effet, les tsunamis laissent des dépôts de sédiments caractéristiques sur les côtes qu’ils impactent. Or aucun dépôt de ce type n’a été identifié sur les côtes est de l’Amérique du Nord et du Sud.
De plus, les effondrements de volcans des îles Canaries sont rares; ils se produisent sur des échelles de temps de centaines de milliers d’années, et seraient précédés de signes d’instabilité des flancs tels que la hausse de la sismicité et la déformation de la surface du sol. Les volcans des îles Canaries entrent régulièrement en éruption – les dernières ont eu lieu en 1971 et 1949 – et les analyses de stabilité des pentes menées à La Palma indiquent que leur structure est stable. Le volcan devrait donc croître de manière significative avant qu’un effondrement se produise. Il ne semble pas que l’éruption actuelle soit suffisante pour provoquer un tel événement.
Il ne faudrait toutefois pas oublier que les tsunamis d’origine volcanique existent et représentent une menace réelle. Par exemple, l’éruption de 1883 du Krakatau a provoqué un tsunami qui a tué des dizaines de milliers de personnes sur les côtes voisines. En 2018, une éruption de moindre ampleur et l’effondrement de l’Anak Krakatau ont également entraîné un tsunami qui a fait des centaines de morts.
Des tsunamis locaux peuvent également être générés par d’autres processus volcaniques. Sur l’île d’Hawaii, l’effondrement du delta qui se forme quand la lave entre dans l’océan peut provoquer de petits tsunamis qui ont un impact sur les zones adjacentes au delta. Par ailleurs, le glissement le long de la faille sous-jacente au flanc sud du Kilauea a déclenché des séismes de magnitude M7-8, ainsi qu’un tsunami local en 1868 et 1975, avec plusieurs victimes.
Source : USGS, HVO.

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At the start of the Cumbre Vieja eruption on the Canary island of La Palma, there was speculation among some scientists – especially an Englidh researcher – that the volcano might collapse, creating a tsunami that would devastate the east coast of North and South America. An article published in the « Volcano Watch » series by the Hawaiian Volcano Observatory » (HVO) examines whether such a scenario is possible or likely.

The eruption style in La Palma is similar to Hawaiian eruptions, and both locations share the potential for flank collapse and tsunami. Both islands tend to experience catastrophic landslides every few hundred thousand years, a discovery first made by HVO Scientist-in-Charge Jim Moore in the early 1960s. A significant portion of an island is removed during collapse and has the potential to displace tremendous amounts of seawater, generating local tsunami waves that are thought to be over 100 meters high. From this understanding grew a notion that collapsing volcanoes — particularly in the Canary Islands — could generate ocean-wide “mega-tsunami.”

In 2001, a research suggested that collapse of La Palma could result in tsunami waves up to 25 m high along the east coasts of North and South America. This scenario made headlines in the media.

But can collapses actually generate these “mega-tsunami” far from their sources? Subsequent research casts doubt on this idea.

The Canary Islands “mega-tsunami” scenario assumed a single, coherent, massive collapse block that reached a high velocity very quickly. Ocean floor mapping surrounding the Canary Islands, however, indicates that collapses instead occur in incremental fashion. In addition, geomorphologists found, via slope stability analysis, that the potential collapse volume is much smaller than was simulated by the 2001 paper.

Tsunami modeling has also advanced considerably since 2001. Studies of landslide-induced waves show that they travel at different speeds and interact more across long distances, leading to smaller wave height far from their sources. Better knowledge of ocean bathymetry, island and coastal topography, and the transfer of energy between slide blocks and water also contributed to more accurate modeling.

These new simulations suggest that the maximum wave height along the east coast of the Americas from a “worst-case scenario” collapse of La Palma would be on the order of 1-2 meters, still hazardous, but similar to common storm surge.

A lack of geologic evidence also calls the “mega-tsunami” hypothesis into question. Tsunamis leave characteristic sediment deposits on the coastlines they impact. But no such deposit has ever been identified on the east coasts of North and South America.

Collapses of Canary Island volcanoes are rare, occurring on timescales of hundreds of thousands of years, and should be preceded by signs of flank instability: increases in earthquakes and ground surface deformation. Canary Island volcanoes also erupt regularly – La Palma last erupted in 1971 and 1949 – and slope stability analyses conducted at La Palma indicate that the structure is stable. The volcano would have to grow significantly before a collapse was likely. The current eruption is unlikely to trigger such an event.

However, one should not forget that tsunamis that are generated by volcanoes are a real process and a significant threat. For example, the 1883 explosive eruption of Krakatau caused a local tsunami that killed tens of thousands on nearby coastlines. In 2018, a smaller eruption and collapse of Anak Krakatau also resulted in a local tsunami that killed hundreds.

Local tsunamis can also be generated by other volcanic processes. On the Island of Hawai‘i, lava delta collapse at lava-ocean entries can cause small tsunamis that impact areas adjacent to the delta. Slip on the fault underlying Kilauea’s south flank, associated with M7–8 earthquakes, caused local tsunami in 1868 and 1975 that took lives.

Source: USGS, HVO.

 

Sommet du Cumbre Vieja avec la caldeira de Taburiente dans le lointain. On aperçoit les anciennes bouches éruptives qui s’alignent le long d’une fracture. Peut-elle provoquer un glissement de terrain et un tsunami? C’est la question que se posent certains scientifiques (Crédit photo: Wikipedia).

Les mystères autour du tableau «Le Cri» d’Edvard Munch

Le célèbre tableau « Le Cri » d’Edvard Munch vient de faire la une des journaux à propos d’une mystérieuse inscription rédigée au crayon de bois qui avait été découverte dans le coin gauche en haut de la toile. Cette inscription – « Ne peut avoir été peint que par un fou »– a longtemps nourri les conjectures sur l’identité de leur auteur. La théorie dominante voulait que les mots aient été ceux d’un spectateur indigné par l’œuvre.

Un examen par thermographie infrarouge effectué par le Musée national de la Norvège qui possède la version concernée de Le Cri vient de révéler que l’inscription est sans aucun doute de Munch lui-même.

Ce n’est pas la première fois que cette toile d’Evard Munch est source de discussions. On a longtemps pensé que Munch faisait partie des peintres qui avaient été inspirés par l’éruption du Kralatau (Indonésie) en 1883. C’est l’hypothèse émise en 2004 par des astronomes américains. Selon eux, Munch a peint un ciel fortement coloré par les particules émises par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883.

Toutefois, le 24 avril 2017, lors d’une réunion de la European Geosciences Union à Vienne, des scientifiques ont proposé une interprétation différente. Ils ont émis l’hypothèse selon laquelle l’inspiration d’Edward Munch se trouve dans des nuages noctulescents qui se forment de temps à autre dans des zones froides de haute altitude. Le tableau de Munch représenterait ces nuages nacrés que l’on observe parfois au-dessus de la ville d’Oslo. De tels nuages apparaissent dans les régions très froides de la stratosphère inférieure à environ 15 – 25 km d’altitude et bien au-dessus des nuages ​​troposphériques. Ils présentent des couleurs très vives après le coucher du soleil et avant l’aube car à ces hauteurs ils sont encore éclairés par le soleil. Ils se forment lorsque le méthane présent dans l’atmosphère réagit avec l’ozone.
Selon les chercheurs présents à Vienne, une éruption volcanique ne produit pas des nuages en forme de «vague» comme ceux de l’œuvre de Munch. De plus, les couchers de soleil colorés produits par une éruption volcanique sont en général présents pendant plusieurs années après un tel événement, alors que le visage horrifié du tableau de Munch traduit de toute évidence une expérience ponctuelle, comme l’artiste l’a écrit dans son journal où l’on peut lire que « le ciel est devenu soudain rouge sang ». Selon les chercheurs, « il n’est pas impossible qu’Edvard Munch ait été terrifié lorsque le ciel a soudain pris la teinte « rouge sang. » C’est donc probablement un épisode de nuages ​​noctulescents qui constitue l’arrière-plan naturel du célèbre tableau ‘Le Cri’ ».
Source : Presse internationale, Channelnewsasia.com.

Source : Wikipedia

Anak Krakatau (Indonésie)

Selon plusieurs témoins, l’Anak Krakatau a connu un épisode éruptif dans la soirée du 10 avril 2020, avec un volumineux panache de cendres et de matériaux incandescents qui a atteint  500 mètres de hauteur.
Malgré l’éruption, les autorités n’ont pas augmenté le niveau d’alerte du volcan qui reste à 2, sur une échelle de 4 niveaux, avec une zone d’exclusion de 2 kilomètres de rayon.
Source: VSI.

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Selon le centre de gestion des catastrophes (PVMBG), l’éruption s’est composée d’une première séquence éruptive qui a duré une minute et 12 secondes, suivie d’un deuxième événement qui a duré 38 minutes et 4 secondes. L’éruption s’est poursuivie jusqu’à samedi matin vers 6 h 00 (heure locale).
Certains internautes de Jakarta ont déclaré avoir entendu un fort grondement au moment de l’éruption, mais les autorités indiquent que ce n’est guère possible car les éruptions n’ont pas été entendues depuis le poste d’observation situé près de l’Anak Krakatau. Un volcanologue local pense que le bruit provoqué par l’éruption a pu résonner dans Jakarta car il y avait moins d’activité et de bruit dans la région en raison du confinement lié au COVID-19.
L’éruption a été relativement faible comparée aux événements survenus entre décembre 2018 et janvier 2019. Toutefois, les habitants du littoral de Kalianda dans le Sud Lampung sont partis, par peur d’un nouveau tsynami.
Source: The Jakarta Post.

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According to several eye witnesses, Anak Krakatau erupted late in the evening of April 10th, 2020, sending a massive plume of ash and incandescent material as high as 500 metres high.

Despite the eruption, authorities have not increased the volcano’s alert level which remains at 2, on a scale of 4 levels, with a 2-kilometre radius exclusion zone.

Source : VSI.

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According to the Center for Volcanology and Geological Disaster Mitigation’s (PVMBG), a first eruption lasted one minute and 12 seconds starting  A second event lasted 38 minutes and 4 seconds. The eruption continued until Saturday morning at about 6:00 a.m. (local time).

Some internet users in Jakarta said they heard a loud rumble but authorities doubted the assumption, saying the eruptions could not even be heard from the Anak Krakatau observation post. A local volcanologist suggested that the sound caused by the eruption could have echoed throughout Jakarta as there was less activity and noise in the area as a result of social restrictions over COVID-19.

The eruption was relatively small compared to eruptions that occurred between December 2018 and January 2019. Following the last eruptions, residents of the Kalianda coastline in South Lampung evacuated, fearing that a tsunami might occur again.

Source : The Jakarta Post.

Photo: C. Grandpey