Volcans du monde // Volcanoes around the world

Ambae (Vanuatu):
D’après la presse néo-zélandaise, les habitants d’Ambae ont obéi à l’ordre du gouvernement et ont commencé à évacuer l’île dans les premiers jours du mois d’août. La décision gouvernementale a été motivée par les effets des retombées de cendre provoquées par l’éruption dans le Lac Voui. Le 8 août, plus de 3 000 personnes s’étaient dirigées vers les îles Espiritu Santon et Maewo.

Etna
(Sicile / Italie):
L’INGV indique que l’activité de l’Etna consiste en des émissions de gaz et une activité strombolienne dans les cratères sommitaux. Trois bouches sont actives au fond de la Bocca Nuova, avec des émissions de gaz au niveau de deux d’entre elles et une activité strombolienne sporadique dans la troisième. Trois bouches sont également actives au fond du cratère nord-est; l’une d’elles produit des émissions de cendre ; une autres de la vapeur et une troisième projette des matériaux incandescents qui ne dépassent pas la lèvre du cratère. Après plusieurs mois de calme, l’activité explosive a repris dans la bouche E sur le flanc E du Nouveau Cratère Sud-Est. L’activité a débuté le 1er août avec un panache de cendre qui s’est élevé de plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet.
Source: INGV.

Krakatau (Indonésie):
L’activité est relativement stable sur le volcan. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 600 mètres au-dessus du sommet où l’incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Les habitants et les touristes sont invités à ne pas s’approcher du volcan à moins d’1 km du cratère.
Source: VSI.

Nevados de Chillan (Chili)
L’activité se poursuit sur le volcan ; elle est liée à la croissance du dôme de lave Gil-Cruz dans le cratère Nicanor. La sismicité est modérée à élevée et se compose d’événements longue période (LP) et d’épisodes de tremor. Le niveau d’alerte reste à l’Orange,
Source: SERNAGEOMIN.

Sierra Negra
(Isla Isabela / Equateur):
L’éruption du Sierra Negra se poursuit. L’incandescence produite par les coulées de lave actives est visible quotidiennement. Une augmentation du tremor a commencé à 22h20 le 3 août et a duré deux heures, signe d’une intensification de l’activité sur le flanc N.
Source: Instituto Geofisico.

Sabancaya (Pérou):
Des explosions sont encore observées sur le Sabancaya, avec une vingtaine d’événements en moyenne chaque jour. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,6 km au-dessus du cratère. Le 2 août, les émissions de SO2 atteignaient 5 000 tonnes / jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET.

Kilauea (Hawaii) :

Activité inchangée depuis ma dernière note.

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Ambae (Vanuatu):

According to New Zealand newspapers, residents of Ambae obeyed the government order and began to evacuate the island in the first days of August. The order was potivated by the effects of significant ashfall from the ongoing eruption at Lake Voui. By August 8th, over 3,000 people had been moved to Espiritu Santon and Maewo islands.

Etna (Sicily / Italy):

INGV reports that activity at Mt Etna is characterized by gas emissions at the summit craters and strombolian activity. Three vents at the bottom of Bocca Nuova are active, with gas emissions rising from two vents and sporadic strombolian activity occurring at a third. Three vents are also active at the bottom of Northeast Crater; one produces ash emissions, one steam emissions, and strombolian explosions at the third ejects incandescent material as high as the crater rim. After several months of quiet conditions, explosive activity resumed at the E crater on the E flank of the New Southeast Crater. The activity began on August 1st with an ash plume that rose several hundred metrs above the summit.

Source: INGV.

Krakatau (Indonesia):

Activity is relatively stable at the volcano. Explosions generate ash plumes that rise as high as 600 metres above the summit where incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are asked not to approach the volcano within 1 km of the crater.

Source: VSI.

Nevados de Chillan (Chile)

Activity continues at the volcano, associated with the growth of the Gil-Cruz lava dome in the Nicanor Crater. Seismicity is moderate to high and consists of long-period events and tremor episodes. The Alert Level remains at Orange,

Source : SERNAGEOMIN.

Sierra Negra ( Isla Isabela / Ecuador):

The eruption at Sierra Negra continues. Incandescence from active lava flows is visible daily. An increase in the tremor began at 22:20 on August 3rd and lasted two hours, signifying a new pulse of activity on the N flank.

Source: Instituto Geofisico.

Sabancaya (Peru):

Explosions are still observed at Sabancaya with an average of about 20 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.6 km above the crater rim. On August 2nd, the SO2 emissions were measured at 5,000 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source: INGEMMET.

Kilauea (Hawaii) :

Activity has not changed since my last post.

Kilauea: Fissure 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

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Volcans du monde // Volcanoes around the world

L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue. La Fracture n° 8 envoie toujours la lave dans le chenal orienté vers le nord-est de la bouche active. Aucun débordement n’est actuellement signalé. Sur la côte, le front sud de la coulée n’a pas progressé et reste à moins de 175 mètres de la rampe de mise à l’eau de Pohoiki. La lave pénètre en abondance dans l’océan le long d’un front de 2 km, essentiellement à proximité de l’ancien site de Ahalanui Beach Park.
La lave a allumé des feux de broussailles ces derniers jours. Ils ont détruit quatre autres maisons et endommagé un équipement du HVO.
Des séismes sont encore observés au sommet du Kilauea, en même temps que de nouveaux effondrements. L’affaissement du plancher de l’Halema’uma’u continue.
Source: HVO.

Un séisme de magnitude 6,4 a été enregistré le 29 juillet 2019 et ressenti dans les îles de Lombok, Bali et Sumbawa (Indonésie), causant d’importants dégâts aux bâtiments et aux routes, ainsi que de multiples blessures. 17 personnes ont péri à Lombok. Les répliques ont été nombreuses et atteignaient M 5,7. Les secousses ont provoqué la remobilisation de dépôts de cendre sur le Rinjani ainsi que des glissements de terrain. Au moment du séisme, il y avait 1 226 visiteurs dans la zone du parc national du Mont Rinjani et, selon les articles de presse, environ 690 randonneurs étaient sur le volcan et ont dû être secourus. Une personne est décédée dans le parc national suite à des chutes de pierres. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé au public de ne pas s’approcher du cratère à moins de 1,5 km.
Source: VSI.

Des explosions sont toujours observées dans la bouche active du Lac Voui sur l’île d’Ambae (Vanuatu). Le cratère  éjecte des matériaux incandescents et émet des panaches de cendre. L’augmentation de l’activité a incité les autorités à élever le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 0 à 5) le 21 juillet 2018. Il a été demandé à la population de rester à au moins 3 km du cratère actif. L’activité actuelle est semblable à celle du mois de mars, mais avec des émissions de cendre plus soutenues. Le 26 juillet, des explosions ont généré un nuage de cendre qui est monté jusqu’à 12 km de hauteur avant de se diriger vers le NE, l’E et le SE. L’événement a provoqué une longue période d’obscurité pendant la journée et a entraîné un ordre d’évacuation des 10 000 habitants de l’île. Une nouvelle explosion a été enregistrée en début de journée le 27 juillet. Les retombées de cendre ont un impact significatif sur l’approvisionnement en nourriture et en eau, ainsi que sur la santé des habitants de l’île.
Source: GeoHazards.

Sur la base de données satellitaires, le VAAC de Darwin indique que les panaches de cendre de l’Anak Krakatau (Indonésie) s’élevaient à 1,2 km le 25 et le 26 juillet. Les mauvaises conditions météorologiques ont empêché d’observer le volcan entre le 27 et le 30 juillet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Les habitants et les touristes sont invités à ne pas s’approcher à moins de 1 km du cratère. Le volcan a donc repris goût à la vie mais son activité n’a rien d’exceptionnel.
Source: Darwin VAAC, VSI.

L’éruption du Sierra Negra (Galapagos) continue. Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 1 400 tonnes par jour. Entre 24 et 65 événements volcano-tectoniques et entre 3 et 32 événements longue période sont enregistrés quotidiennement.On observe toujours de l’incandescence au-dessus des coulées de lave pendant la nuit. Les panaches de gaz s’élèvent à plus de 1,8 km au-dessus des bouches actives.
Source: Instituto Geofisico.

Bien que l’éruption ne soit pas aussi dévastatrice qu’au début de l’année, le Fuego (Guatemala) émet toujours des panaches de cendre et laisse échapper des avalanches de matériaux qui descendent la ravine Cenizas. Des lahars générés par de fortes pluies le 30 juillet ont dévalé les ravines Taniluyá, Las Lajas, El Jute et Cenizas, transportant des blocs de 2 à 3 mètres de diamètre, avec de fortes odeurs de soufre.
Source: INSIVUMEH.

L’inflation du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a repris après le 13 juillet 2018 qui marquait la fin de la très courte dernière éruption. Une augmentation de la sismicité a été enregistrée le 26 juillet 2018, avec 32 événements volcano-tectoniques à moins de 2 km de profondeur. Une nouvelle éruption est susceptible de se produire, mais personne ne sait quand….

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The eruption of Kilauea Volcano (Hawaii) continues. Fissure 8 is still sending lava into the channel leading northeastward from the vent. No overflows are currently reported. At the coast, the south edge of the lava flow has not advanced westward in the past day, and remains less than 175 metres from the Pohoiki boat ramp. Lava is actively entering the ocean along a broad 2 km flow front centered near the former Ahalanui Beach Park.

Brush fires triggered by the lava have been observed in the past days. They have destroyed four more homes and damages HVO equipment.

Earthquakes are still observed at Kilauea’s summit together with more collapse events. Inward slumping of Halema’uma’u continues.
Source: HVO.

An M 6.4 earthquake was recorded on July29th, shaking the islands of Lombok, Bali, and Sumbawa, and causing significant damage to buildings and roads, as well as multiple injuries, and the death of 17 people in Lombok. Aftershocks were numerous and as large as M 5.7. The earthquakes caused remobilization of ash deposits on Rinjani Volcanoas well as landslides. There were 1,226 visitors to the Mount Rinjani National Park Area at the time, and, according to news articles, about 690 climbers were on the volcano and had to be rescued. One person in the national park died from rockfalls. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). The public is warned not to approach the crater within a 1.5-km radius.

Source: VSI.

Explosions are still observed within the active vent of Ambae’s Lake Voui (Vanuatu)  which is ejecting hot material and producing ash plumes. Increased activity prompted authorities to raise the alert level to 3 (on a scale of 0-5) on July 21st, and warn residents to stay at least 3 km away from the active crater. The report notes that current activity was similar to that in March, but with more sustained ash emissions. On July 26th, explosions generated an ash cloud that rose as high as 12 km and spread NE, E, and SE. The event caused darkness in the daytime and prompted an order for an island-wide evacuation of the 10,000 residents. Another explosive event occurred early on July 27th. The ashfall has had a significant impact on the island’s food and water supplies, and the health of the island residents.

Source: GeoHazards.

Based on satellite and wind model data, the Darwin VAAC reported that on July 25th and 26th minor ash plumes from Anak Krakatau (Indonesia) rose to an altitude of 1.2 km. Poor weather conditions prevented views of the volcano during between July 27th and 30th. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are warned not to approach the volcano within 1 km of the crater.

Source: Darwin VAAC, VSI.

The eruption at Sierra Negra (Galapagos) continues . SO2 emissions are measured at 1,400 tons per day and daily counts of volcano-tectonic and long-period events were 24-65 and 3-32, respectively. Nightly incandescence from advancing lava flows is visible. Gas plumes rise more than 1.8 km above the active vents.

Source: Instituto Geofisico.

Even though the eruption is not as devastating as early this year, Fuego (Guatemala) is still emitting ash plumes and avalanches of material that descend the Cenizas drainage. Hot lahars generated by heavy rains on July 30th descended the Taniluyá, Las Lajas, El Jute and Cenizas drainages, carrying blocks 2-3 metres in diameter and smelling of sulphur.

Source: INSIVUMEH.

Inflation at Piton de la Fournaise (Reunion Island) resumed after July 13th, 2018 which marked the end of the last eruption. A period of increased seismicity was detected on July 26th, with 32 volcano-tectonic events less than 2 km deep. A new eruption is likely to occur, but nobody knows when…

Source: OVPF.

Même si elle semble un peu moins intense, l’éruption du Kilauea est en ce moment la plus spectaculaire au monde. On voit ici la lave en chenal s’écouler le 1er août 2018 à proximité du Kapoho Crater, avec quelques débordements au premier plan (Crédit photo : USGS)

Nouvelles volcaniques en vrac // News from volcanoes around the world

Sur le Kilauea (Hawaii), la Fracture n° 8 continue d’envoyer la lave dans le chenal qui se dirige vers le nord-est. Aucun nouveau débordement n’est actuellement signalé. La coulée dans le secteur d’Ahalanui n’a pas progressé de manière significative vers l’ouest. Elle se trouve à environ 150 mètres de la rampe d’accès de Pohoiki, dans Isaac Hale Park. Des effondrement accompagnés d’explosions sont toujours enregistrés au sommet du Kilauea.

Enfin un signe positif: Selon le dernier bulletin du HVO, depuis quelques heures, l’éruption dans la Lower East Rift Zone semble marquer le pas. Les bouillonnements sont moins intenses à l’intérieur de la Fracture n° 8 et le niveau de la lave s’est abaissé dans le chenal. De plus, les événements d’effondrement sont moins fréquents au sommet. Il est cependant beaucoup trop tôt pour dire que l’éruption touche à sa fin.
Source: HVO.

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Une augmentation significative des émissions de SO2 a été observée à Ambae (Vanuatu) au cours des derniers jours, avec des niveaux similaires à ceux du début d’avril 2018 quand une grande partie de l’île a été dévastée par des chutes de cendre, avec des évacuations de la population. Le niveau d’alerte a été porté à 3 le 21 juillet 2018. La zone de danger est maintenant limitée à un rayon de 3 km du cratère actif.
Comme au cours des derniers mois, l’activité volcanique se produit dans la bouche active à l’intérieur du lac Voui et reste inchangée.

Source : GeoHazards.

Dernière minute: Selon plusieurs organes de presse, les autorités ont ordonné à des milliers de personnes de quitter Ambae. Le gouvernement a rétabli l’état d’urgence et a ordonné l’évacuation obligatoire de toute l’île, qui abritait autrefois environ 10 000 personnes. Ambae a déjà été temporairement évacuée en septembre 2017. Depuis le mois de mars 2018, les autorités conseillent à la population de partir définitivement. De nouveaux lieux de résidence sont proposés sur deux îles voisines. Il semblerait que ces lieux ne fassent pas l’unanimité. Outre les colères du cratère dans le lac Manaro Vui, les autorités doivent faire face aux caprices des personnes évacuées.
132 d’entre elles qui habitent au sud d’Ambae et qui sont montées à bord du MV Touaraken pour l’île voisine de Maewo le 26 juillet, ont changé d’avis et ont demandé d’être ramenées à Ambae. Elles cherchent maintenant des places d’hébergement dans les centres d’évacuation de l’est d’Ambae. Elles ont dit qu’elles préféraient aller sur l’île de Santo.
Les personnes qui sont montées à bord du navire et ont ensuite refusé d’aller à Maewo appartiennent à des familles qui aveint été transférées vers le Centre de formation de Torgil (RTC) et l’école St. Patrick.
Les chefs d’Ambae en poste à Port-Vila s’étaient adressés au gouvernement, par l’intermédiaire du Ministre des Terres pour exprimer le désir de ces personnes d’acquérir des terres sur Santo pour leur réinstallation définitive. Ils ont énuméré les raisons pour lesquelles cette partie de la population préfèrait Santo et ont demandé que le gouvernement réexamine sa décision de les transférer à Maewo. Affaire à suivre !
Source: Journaux du Vanuatu.

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Se référant aux données satellitaires, le VAAC de Darwin a indiqué qu’entre le 18 et le 20 juillet 2018, les panaches de cendre émis par l’Anak Krakatau (Indonésie) atteignaient une altitude de 1,5 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4); les habitants et les visiteurs sont invités de ne pas s’approcher du volcan à moins de 1 km du cratère. Cette nouvelle activité a incité les agences de voyages à organiser des voyages «spécial éruption», bien que l’activité soit généralement considérée comme modérée par les volcanologues locaux.

Source : VSI .

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Sur la base des observations de la Garde côtière japonaise, l’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a signalé qu’une très petite éruption s’est produite à Nishinoshima (Japon) le 12 juillet 2018, avec un panache brunâtre qui s’est élevé à proximité du cratère. Cependant, aucune anomalie thermique n’a été détectée sur le volcan.

Source : JMA.

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L’OVPF indique dans un bulletin diffusé le 26 juillet 2018 que l’activité sismique à l’aplomb de la zone sommitale du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a repris de manière significative ce même jour avec 32 séismes volcano-tectoniques superficiels. Cette augmentation de la sismicité fait suite à une reprise de l’inflation du volcan observée depuis la fin de l’éruption du 13 juillet 2018 et est synonyme d’une réalimentation profonde en magma et d’une pressurisation du réservoir magmatique superficiel. L’accélération de la sismicité montre que la pressurisation du réservoir s’accélère et que ce dernier se fragilise.

En lisant le bulletin de l’Observatoire, on peut raisonnablement conclure qu’une éruption ne devrait pas tarder.

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Selon l’Institut de Géophysique équatorien, l’éruption du Sierra Negra (Galapagos / Equateur) continuait le 23 juillet, avec des variations d’intensité. Quatre fractures se sont ouvertes au début de l’éruption le 26 juin. La fracture 1 mesure 4 km de long et se situe au bord de la caldeira. Les coulées de lave provenant de cette fracture ont parcouru 7 km le long des flancs du volcan et 1,7 km à l’intérieur de la caldeira, couvrant une superficie de 16,1 kilomètres carrés. La fracture 2 est longue d’environ 250 mètres, au nord-ouest de la caldeira, et a produit des coulées de lave qui ont parcouru 3 km et couvert une superficie de 2,3 kilomètres carrés. La fracture 3, située à l’ouest de la caldeira, mesure 250 mètres de long et produit des coulées de lave qui descendent sur 2 km le long des flancs du volcan, couvrant une superficie de 0,3 kilomètre carré. Les fractures 1-3 sont restées actives jusqu’au 27 juin. La fracture 4, longue de 250 mètres et située sur le flanc nord-ouest, continue d être active. La lave de cette fracture a atteint l’océan entre le 9 et le 10 juillet et, le 16 juillet, couvrait une superficie de 11,6 kilomètres carrés. En tout, une surface de 30,4 kilomètres carrés était couverte par la lave en provenance des quatre fractures.

Source : Instituto Geofisico.

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On Kilauea Volcano (Hawaii), Fissure 8 continues to erupt lava into the channel leading northeastward from the vent. No new overflows are currently reported. The lava flow in the Ahalanui area has not extended significantly westward. It remains about 150 metres from the Pohoiki boat ramp in Isaac Hale Park. Collapse explosions are still recorded at the summit of Kilauea

Source: HVO.

Something positive, at last: According to HVO’s latest update, the eruption in the Lower East Rift Zone seems to have decreased in the past hours. Activity is less intense inside Fissure 8 and the level of lava in the channel has lowered. Besides, collapse events are less frequent at the summit of Kilauea. However, it is much too early to say that the eruption is coming to an end.

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A significant increase in SO2 emissions was observed at Ambae volcano (Vanuatu) during the past days, with levels similar to those of early April 2018 when much of the island was devastated by ashfall and people had to be evacuated. The alert level was raised to 3 on July 21st, 2018. The danger zone is now limited to a radius of 3 km from the active vent.

Like during the past months, volcanic activity is occurring in the vent in Lake Voui and is not changing.

Source: GeoHazards.

Last minute: According to several news media, authorities have just ordered thousands of people to leave Ambae. The government has re-imposed a state of emergency and ordered the compulsory evacuation of the entire island, which was once home to about 10,000 people. The island was temporarily evacuated last September. Since March, authorities have been encouraging people to permanently relocate by offering residence on two neighbouring islands. It seems that not everybody agrees with the suggested relocation sites. Beside Lake Manaro Vui’s fits of anger, authorities have to deal with the evacuees changing minds.

132 evacuees from south Ambae that boarded MV Touaraken for Maewo on July 26th changed their mind about settling on Maewo and directed the ship back to Ambae. They are now seeking shelter at evacuation centres in east Ambae  The evacuees complained that they did not want to go to Maewo. They said they prefered to go to Santo.

Those who boarded the ship and then refused to go include affected families that were relocated to evacuation centres at Torgil Rural Training Centre (RTC) and St. Patrick’s School.

The chiefs from Ambae residing in Port Vila had approached the Government, through the Minister of Lands to express their people’s desire to acquire land on Santo for their total resettlement. They listed reasons as to why they prefer Santo and have requested that the government reconsider its decision to relocate them to Maewo. To be continued!

Source: Vanuatu newspapers.

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Referring to satellite data, the Darwin VAAC reported that between July 18th and 20th, 2018, ash plumes from Anak Krakatau (Indonesia) rose to an altitude of 1.5 km. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4); residents and visitors are warned not to approach the volcano within 1 km of the crater. This new activity has incited travel agencies to organise “special eruption” journeys, although activity at the volcano is usually considered as moderate by local volcanologists.

Source: VSI.

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Based on Japan Coast Guard observations, the Japan Meteorological Agency (JMA) reported that a very small eruption occurred at Nishinoshima (Japan) on July 12th, 2018, producing a brownish plume that rose from near the crater. However, no thermal anomalies were detected.

Source: JMA.

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OVPF indicates in a bulletin released on July 26th, 2018 that seismic activity beneath the summit area of the Piton de la Fournaise (REunion Island) resumed significantly this same day with 32 shallow volcano-tectonic earthquakes. This increase in seismicity follows a new inflation of the edifice observed since the end of the eruption of July 13th, 2018 and is synonymous with a deep magma recharge and a pressurization of the shallow magma reservoir. The acceleration of seismicity shows that the pressurization of the reservoir is accelerating and that it is becoming more fragile.
Judging from this report of the Observatory, one can reasonably conclude that an eruption might occur in the short term.

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According to the Geophysics Institute, the eruption at Sierra Negra (Galapagos / Ecuador) continued through 23 July, with fluctuations in intensity. Four fissures had initially opened on 26 June, at the start of the eruption. Fissure 1 is 4 km long and located at the edge of the caldera. Lava flows from this fissure travelled 7 km down the flanks, and 1.7 km within the interior of the caldera, covering an area of 16.1 square kilometres. Fissure 2 is about 250 metres long, located NW of the caldera, and produced lava flows that travelled 3 km and covered an area of 2.3 square kilometres. Fissure 3, located W of the caldera, is 250 metres long and produced lava flows that descended the flanks 2 km, covering an area of 0.3 square kilometres. Fissures 1-3 were active until 27 June. Fissure 4, 250 metres long and located on the NW flank, continued to be active. Lava from this fissure reached the ocean between 9 and 10 July, and by 16 July had covered an area of 11.6 square kilometres. In all, an area of 30.4 square kilometres was covered by lava from all four fissures.

Source : Instituto Geofisico.

Répartition des coulées de lave sur le Sierra Negra le 16 juillet 2018

(Source: Instituto Geofisico)

« Le Cri » d’Edvard Munch inspiré par le Krakatau? Pas si sûr! // Edvard Munch’s « The Scream » inspired by Krakatau Volcano? Not so sure!

‘Le Cri’ est l’une des peintures les plus célèbres au monde. C’est le nom donné à chacune des quatre versions d’une composition créée par l’artiste norvégien Edvard Munch entre 1893 et ​​1910. Le titre allemand donné par Munch à ces œuvres est Der Schrei der Natur (The Scream of Nature). La première version du « Cri » a été présentée en 1893. Elle dépeint un visage humain qui se tient la tête, visiblement horrifié, avec à l’arrière-plan un ciel tourmenté où dominent les couleurs jaune et orange.
Les nuages ​​aux teintes orangées que l’on peut voir dans le tableau ont été interprétés comme une métaphore de l’angoisse mentale ; ils ont été également liés à une éruption volcanique.  En 2004, les astronomes américains ont émis l’hypothèse selon laquelle Munch a peint un ciel fortement coloré par les particules émises par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883.

Le 24 avril 2017, lors d’une réunion de la European Geosciences Union à Vienne, des scientifiques ont proposé une interprétation différente. Ils ont émis l’hypothèse selon laquelle l’inspiration d’Edward Munch se trouve dans des nuages qui se forment parfois dans des zones froides de haute altitude. Le tableau de Munch représenterait des nuages ​​ »de nacre » (ou nuages nacrés) que l’on observe parfois au-dessus de la ville d’Oslo. De tels nuages apparaissent dans les régions très froides de la stratosphère inférieure à environ 15 – 25 km d’altitude et bien au-dessus des nuages ​​troposphériques. Ils présentent des couleurs très vives après le coucher du soleil et avant l’aube car à ces hauteurs ils sont encore éclairés par le soleil. Ils se forment lorsque le méthane présent dans l’atmosphère réagit avec l’ozone.
Selon les chercheurs présents à Vienne, une éruption volcanique ne produit pas des nuages en forme de «vague» comme ceux de l’œuvre de Munch. De plus, les couchers de soleil colorés produits par une éruption volcanique sont en général présents pendant plusieurs années après un tel événement, alors que le visage horrifié du tableau de Munch traduit de toute évidence une expérience ponctuelle, comme l’artiste l’a écrit dans son journal où l’on peut lire que « le ciel est devenu soudain rouge sang ».
On sait qu’il y avait des nuages ​​nacrés dans la région d’Oslo à la fin du 19ème siècle. Un scientifique a observé le phénomène et a écrit : « ils sont si beaux que l’on a l’impression d’être plongé dans un autre monde ». Des observations similaires de nuages ​​nacrés ont été effectuées dans le sud-est de la Norvège en 2014 et leur ressemblance frappante avec la peinture de Munch a été le point de départ des dernières recherches. Selon les chercheurs, « il n’est pas impossible qu’Edvard Munch ait été terrifié lorsque le ciel a soudain pris la teinte « rouge sang. » C’est donc probablement un épisode de nuages ​​de nacre qui constitue l’arrière-plan naturel du célèbre tableau ‘Le Cri’ ».
Source: Channelnewsasia.com

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‘The Scream’ is one of the most famous paintings in the world. It is the popular name given to each of four versions of a composition created by the Norwegian artist Edvard Munch between 1893 and 1910. The German title Munch gave these works is Der Schrei der Natur (The Scream of Nature).The first version of « The Scream » was released in 1893. It depicts a dark humanlike figure clutching its head in apparent horror against the backdrop of a swirling, red-orange sky.

The orange-tinted clouds in the painting have alternatively been interpreted as a metaphor for mental anguish or a literal depiction of volcanic fallout. On April 24th 2017, scientists hypothesised that the Edward Munch’s inspiration may in fact have been rare clouds which form in cold places at high altitude.

In 2004, American astronomers theorised that Munch had painted a sky brightly coloured by particle pollution from the 1883 Krakatoa volcanic eruption. But the new paper, presented at a meeting of the European Geosciences Union in Vienna, said he more likely depicted a rare sighting of « mother-of-pearl » clouds over Oslo. Such nacreous clouds form in the very cold regions of the lower stratosphere some 15 – 25 km high and well above tropospheric clouds. They are so bright after sunset and before dawn because at those heights they are still sunlit. They are formed when methane in the atmosphere reacts with ozone.

According to the researchers in Vienna, a volcanic eruption does not account for the « waviness » of Munch’s clouds. Furthermore, volcano-tinted sunsets tend to be common for several years after an eruption, whereas Munch’s scary vision was seemingly a one-time experience, the way he described it in his journal. In his diary, Munch wrote of the sky « turning suddenly blood red ».

It is known that there were mother-of-pearl clouds in the Oslo area in the late 19th century. At least one scientist documented the phenomenon and wrote « they are so beautiful you could believe you are in another world. » Similar sightings of nacreous clouds over southeast Norway occurred in 2014, and their striking resemblance to Munch’s painting is what sparked the latest research. « Edvard Munch could well have been terrified when the sky all of a sudden turned ‘bloodish red’, » the researchers concluded. « Hence, there is a high probability that it was an event of mother-of-pearl clouds which was the background for Munch’s experience in nature, and for his iconic Scream. »

Source: Channelnewsasia.com

« Le Cri » d’Edvard Munch (Source: Wikipedia)

Nuages nacrés en Norvège (Source: Wikipedia)

 

Vers un réveil du Krakatau (Indonésie) ? // Is Krakatau Volcano (Indonesia) about to erupt ?

drapeau-francaisLe Krakatau est-il sur le point d’entrer de nouveau en éruption? Depuis le 17 février 2017, une forte anomalie thermique est visible sur les données satellitaires au niveau de ce qui semble être le sommet de l’Anak Krakatau où la dernière éruption (mineure) s’est produite le 31 mars 2014. Pour le moment, la cause de l’anomalie thermique est inconnue. Elle pourrait être due à des feux de forêt ou, plus vraisemblablement, à une nouvelle arrivée de magma sous le cratère, avec la formation d’un nouveau dôme. .
La dernière éruption significative de l’Anak Krakatau a commencé le 31 juillet 2011 et a pris fin le 9 septembre 2012. Elle avait un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 2, sur une échelle de 8.

Sources : The Watchers, Volcano Discovery.

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drapeau-anglaisIs Krakatau Volcano about to erupt again? Since February 17th, 2017, a strong thermal anomaly is visible on satellite data from what seems to be the summit of Anak Krakatau where the last (minor) eruption occurred on March 31st, 2014. For the moment, what causes the thermal anomaly is unknown. It might be due to forest fires or, more likely, a new magma ascent beneath the crater with the formation of a new dome. .

The last significant eruption at Anak Krakatau began on July 31st, 2011 and ended on September 9th, 2012. It had a Volcanic Explosivity Index of 2, on a scale of 8.

Sources : The Watchers, Volcano Discovery.

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Promenade (un peu folle?) dans le cratère du Krakatau…

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Un peu plus tard, le volcan se mettait en colère…

(Photos: C. Grandpey)

Le Krakatau comme vous ne l’avez encore jamais vu ! // Krakatau Volcano as never seen before !

drapeau-francaisAvec une ouverture prévue le 1er juin 2017 en Floride, Volcano Bay, le dernier né des Studios Universal, est présenté comme «un parc aquatique très différent de ses prédécesseurs, avec des attractions qui procureront des sensations incroyables ou une relaxation parfaite», le tout en parfaite harmonie. «Chaque moment est inspiré par la croyance que l’eau donne la vie, et la vie donne la joie.»

Le parc comportera des dizaines d’attractions prévues pour tous les âges et les visiteurs n’auront pas à subir longues files d’attente pour en profiter. Le parc a été conçu autour d’une réplique de 61 mètres de hauteur du volcan Krakatau et un toboggan aquatique fera entrer au cœur même du volcan! La journée se prolongera pendant la nuit, illuminée par la lueur émise par le cratère du volcan.
La bande-annonce se trouve à cette adresse:
Https://www.youtube.com/watch?v=c3Ro3bYOraI

Le site du parc est à celle-ci:
https://www.universalorlando.com/theme-parks/volcano-bay.aspx

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drapeau-anglaisOpening on June 1st, 2017, Universal’s Volcano Bay in Florida is announced as “a water theme park unlike anything you’ve ever experienced, from incredible thrills to perfected relaxation,” all being in perfect harmony. Every moment is inspired by the belief that water is life, and life is joy.”

The park will feature dozens of attractions that offer something for everyone, and visitors won’t have to stand in long lines to experience any of them. The park is themed around a 61-metre-tall replica of Krakatau volcano and the Krakatau aquacoaster will take pople right through the heart of the volcano! The whole day of fun will last into the night illuminated by the glow coming out of the volcano’s crater.

The trailer can be seen at this address:

https://www.youtube.com/watch?v=c3Ro3bYOraI

The park’s website is at this one:

https://www.universalorlando.com/theme-parks/volcano-bay.aspx

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Vue de Volcano Bay et du Krakatau (Source: Universal)

Le Krakatau et les cactus // Krakatau volcano and the cacti

drapeau-francaisIl y a 133 ans, en 1883, le Krakatau entrait en éruption, avec pour conséquences une baisse des températures et des perturbations météorologiques dans le monde entier. De l’autre côté de la planète, dans le sillage de l’éruption, une prolifération de cactus saguaro était observée dans le Désert de Sonora, la plus grande zone désertique d’Amérique du Nord, au coeur de l’Etat d’Arizona.
Une biogéographe américaine pense que les perturbations météorologiques subies par une grande partie de l’hémisphère nord suite à l’éruption du Krakatau ont généré des conditions idéales dans le désert de Sonora pour le développement des jeunes cactus.
Le saguaro est essentiel à la survie de nombreuses espèces dans le désert. Presque tous les animaux du Sonora les utilisent d’une façon ou d’une autre, comme site de nidification ou comme nourriture, ou comme refuge de fraîcheur dans ce lieu où les températures peuvent facilement dépasser 40°C pendant des semaines en été, époque où les plantules de saguaro viennent de germer.
Clé de voûte de l’écosystème du désert de Sonora, le saguaro (Carnegiea gigantea) est robuste à l’âge adulte, mais très fragile dans les premières années de sa vie. Alors que les adultes peuvent atteindre une hauteur de 12 mètres, les jeunes grandissent de quelques millimètres la première année. Ils sont sensibles à la chaleur et au froid, vulnérables à la sécheresse et au gel, dans leur environnement désertique. Les deux ou trois ans premières années sont les plus importantes ; les jeunes plantes exigent alors des étés frais, des hivers doux et des pluies suffisantes. La plupart du temps, tous les très jeunes saguaros meurent. Cependant, l’année qui a suivi l’éruption du Krakatau, les températures estivales dans l’hémisphère nord se sont situées 1,2°C en dessous de la moyenne. Pour le saguaro, ces perturbations climatiques semblent avoir constitué des conditions favorables à une nouvelle croissance.
Pour réaliser l’étude, la biogéographe s’est rendue dans la réserve naturelle de Kofa (Kofa National Wildlife Refuge) près de Yuma, en Arizona – où la rareté de l’eau repousse les limites physiologiques du saguaro – afin d’y prélever des échantillons montrant l’âge des cactus locaux. La scientifique a calculé l’âge de 250 individus et ajouté des données obtenues à partir de 30 sites dans le désert du nord de Sonora. Elle a ensuite comparé plusieurs générations de cactus aux données climatiques pour la région, ainsi qu’au Weighted Historical Dust Veil Index, un bon indicateur de la poussière générée par le volcanisme. Les années de prolifération des saguaros ont suivi les pics présents sur l’Index, en particulier dans l’environnement marginal de la réserve de Kofa. Les niveaux élevés de poussière volcanique correspondaient aux hivers plus chauds et plus humides de la région, et à la pluie plus abondante à la fin du printemps.
Il sera maintenant intéressant d’étudier la façon dont les cactus réagissent au changement climatique et au réchauffement planétaire. De l’avis de la chercheuse, les cactus saguaro ne sont pas menacés pour le moment, mais la nature imprévisible de leur reproduction inquiète certains scientifiques qui se demandent comment les cactus réagiront aux modifications climatiques. Le fait qu’un volcan comme le Krakatau, situé sur un autre continent, puisse profondément influencer une population de cactus en Arizona souligne l’interdépendance entre les écosystèmes et le climat de notre planète.
Source: Environmental News Network (ENN).

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drapeau-anglais133 years ago, in 1883, Krakatoa erupted, unleashing years of cool temperatures and weather disruptions around the world. On the far side of the planet, a bumper crop of saguaro cacti were getting their start in life in Arizona’s Sonoran Desert, in the wake of the Krakatoa eruption.

An American biogeographer believes that the volcanic climate perturbations that delivered disastrously cold and stormy weather to much of the Northern Hemisphere generated a combination of conditions in the Sonoran Desert that were just right for the delicate young cacti.

The saguaro is key to the survival of many species. Almost every animal in the Sonoran uses them in some way, as a nest site, or food, or a cool refuge in this desert where temperatures can easily exceed 40°C every day for weeks in summer, when saguaro seedlings have just germinated.

A keystone species of the Sonoran ecosystem, the saguaro (Carnegiea gigantea) is sturdy in maturity but delicate in the early years of its life. Though mature individuals can top 12 metres, new cacti grow only a few millimetres in the first year. Tiny young saguaros are susceptible to heat and cold, vulnerable to drying out or freezing in their desert environment. For a critical two to three years, until they grow large enough to withstand cold and drought, they demand cool summers, mild winters, and sufficient rain. In most years, all the baby saguaros die. However, in the year after the Krakatoa eruption, summer temperatures in the Northern Hemisphere fell 1.2°C below average. For the saguaro, the perturbations appear to have amounted to a collection of just right conditions for new growth.

In order to perform the study, the researcher went to Kofa National Wildlife Refuge near Yuma, Arizona, where limited water pushes the physiological limits of the saguaro, to sample the age structure of the local cacti. The scientist estimated the ages of 250 cacti, added data from 30 locations in the Northern Sonoran Desert and compared the generational cohorts of the cacti to climate datasets for the region and the annual Weighted Historical Dust Veil Index, an indicator of volcanism. Saguaro boom years tracked the peaks in the dust index, particularly in the marginal environment at Kofa. High volcanic dust levels also correlated with warmer, wetter, local winters, and more rain in late spring.

It will now be interesting to study how cacti react to climate change and global warming. In the researcher’s opinion, the saguaro cacti are not currently threatened, but the unpredictable nature of their reproduction makes some conservators nervous about how the giants will respond to a changing climate. That a volcano elsewhere on the continent, or even the other side of the world, can so profoundly influence a local population underscores interconnectedness of ecosystems and our global climate.

Source: Environmental News Network (ENN).

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Krakatau blog

Photos: C. Grandpey